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La tradition des Indiens de l'Amérique du Nord, ou plus précisément de ceux des plaines et des forêts dont le domaine s'étend des Montagnes Rocheuses et même de plus loin à l'Océan atlantique, possède un symbole et un « moyen de grâce » de première importance : le Calumet, qui représente une synthèse doctrinale à la fois concise et complexe, et aussi un instrument rituel sur lequel s'appuie toute la vie spirituelle et sociale ; décrire le symbolisme de la Pipe sacrée et de son rite revient donc, en un certain sens, à exposer toute la sagesse des Indiens.
Nous utiliserons toutefois de préférence les symboles en usage chez les Sioux, nation à laquelle appartenait Héhaka Sapa (Black Elk : Elan Noir);(Hehaka Sapa mourut en 1950 dans la Réserve de Pine Ridge « South Dakota ») le vénérable auteur de ce livre.
L'art Indien est d'une simplicité toute primordiale, d'un langage concentré, direct, hardi ; comme l'Indien lui même, type non seulement noble, mais aussi puissamment original, - son art est à la fois « qualitatif » et spontané ; il est d'un symbolisme précis en même temps que d'une surprenante fraîcheur. Il « encadre », avons-nous dit, la personne humaine, et c'est ce qui explique la haute qualité qu'atteint ici l'art vestimentaire : coiffures majestueuses, - surtout la grande parure en plumes d'aigle, - vêtements ruisselants de franges et brodés de symboles solaires, mocassins aux dessins chatoyants qui semblent vouloir enlever aux pieds toute pesanteur et toute uniformité, robes féminines d'une exquise simplicité ; cet art indien, dans ses aspects concis comme dans ses expressions les plus riches, est, peut-être non l'un des plus subtils, mais assurément l'un des plus géniaux qui soient.
Certains auteurs croient devoir contester que la tradition indienne possède l'idée de Dieu, et cela parce qu'ils croient y découvrir du « panthéisme » ou immanentisme » pur et simple ; mais cette méprise n'est due qu'au fait que la plupart des termes indiens désignant la Divinité s'appliquent à tous les aspects possibles de celle-ci, et non pas à son seul aspect personnel ; Wakan Tanka le « Grand Esprit » - est Dieu, non pas seulement en tant que Créateur et Seigneur, mais aussi en tant qu'Essence impersonnelle.
Ce nom de « Grand Esprit » comme traduction sioux de Wakan Tanka, et des termes similaires dans d'autres langues indiennes, donne parfois lieu à des objections ; pourtant, si Wakan Tanka et les termes correspondants peut aussi se traduire par « Grand Mystère » ou « Grand Pouvoir Mystérieux » (ou même « Grande Médecine »), et que « Grand Esprit » n'est sans doute pas absolument adéquat, cette dernière traduction est néanmoins tout à fait suffisante ; il est vrai que le mot « esprit » a quelque chose d'assez indéterminé, mais il n'en représente pas moins l'avantage de n'impliquer aucune restriction, et c'est là exactement ce qui convient pour le terme « polysynthétique » de Wakan.
L'expression de « Grand Mystère » proposée par certains comme traduction de Wakan Tanka ou des termes analogues dans d'autres langues indiennes, tels que Wakonda ou Manito n'explique pas mieux que « Grand Esprit » l'idée qu'il s'agit de rendre, car le mot « mystère » n'exprime somme toute qu'une qualité extrinsèque ; ce qui importe est du reste la question de savoir, non si le terme indien rend exactement ce que nous entendons par « esprit », mais si l'idée exprimée par le terme indien peut se traduire par « esprit » ou non.
Nous avons dit plus haut que le « Grand Esprit » est Dieu, non pas seulement en tant que Créateur et Seigneur, mais aussi en tant qu'Essence impersonnelle ; nous ajouterons que, inversement, Il est Dieu non seulement comme pur Principe, mais comme Manifestation : il est donc Dieu comme tel et en Lui-même, puis en tant que Manifestation cosmique, s'il est permis de s'exprimer ainsi, et enfin Dieu en tant que reflet de Lui-même dans cette Manifestation, c'est-à-dire en tant qu'empreinte divine dans le créé.
Ce que nous venons de dire découle d'une façon nécessaire de l'emploi même que font les Indiens de la plupart des termes désignant le « Grand Esprit » ; mais, à part cela, les Sioux établissent explicitement une distinction entre les aspects essentiels de Wakan Tanka : Tunkashila (« Grand Père ») est Wakan Tanka en tant que celui-ci est au delà de toute manifestation, et même au delà de toute qualité ou détermination quelle qu'elle soit ; Ate (« Père ») par contre est « Dieu en acte » : le Créateur, le Nourrisseur et le Destructeur.
D'une manière analogue, ils distinguent, en ce qui concerne la « Terre », Unchi (« Grand Mère ») et Inâ (« Mère ») :
Unchi est la Substance de toute chose, tandis que Inâ est son acte créateur, - envisagé ici comme un « enfantement », - acte qui produit, conjointement avec l' « inspiration » par Ate, tous les êtres.
C'est à travers les espèces animales et les phénomènes fondamentaux de la nature que l'Indien contemple les essences angéliques et les Qualités divines : dans cet ordre d'idées, nous citerons les considérations suivantes d'une lettre de Joseph Epes Brown : « Il est difficile, pour ceux qui regardent la religion des hommes rouges de l'extérieur, de comprendre l'importance qu'ont pour eux les animaux et, d'une manière générale, toutes les choses que contient l'Univers. Pour ces hommes, tout objet créé est important, pour la simple raison qu'ils connaissent la correspondance métaphysique entre ce monde-ci et le « Monde réel ». Aucun objet n'est pour eux ce qu'il paraît être selon les seules apparences ; ils ne voient dans la chose apparente qu'un faible reflet d'une réalité principielle. C'est pour cela que toute chose est wakan, sacrée, et possède un pouvoir, selon le degré de la réalité spirituelle qu'elle reflète ; ainsi, beaucoup d'objets possèdent un pouvoir pour le mal autant que pour le bien, et que tout objet est traité avec respect, car le « pouvoir » particulier qu'il contient peut être transféré dans l'homme ; les Indiens savent bien qu'il n'y a rien, dans l'Univers, qui n'ait sa correspondance analogique dans l'âme humaine.
L'Indien s'humilie devant la Création entière, surtout quand il « implore » (c'est à dire, quand il invoque rituellement le Grand Esprit dans la solitude), parce que toutes les choses visibles ont été créées avant lui (antériorité qui, au oint de vue d'un certain symbolisme des créatures, a aussi un sens purement principiel) et que, étant ses aînées, elles méritent le respect ; mais l'homme, bien qu'ayant été créé en dernier lieu, est pourtant le premier des êtres, car lui seul peut connaître le Grand Esprit (Wakan Tanka)
Ces considérations permettront de mieux comprendre de quelle façon toute chose « caractéristique », c'est à dire manifestant une « essence », est wakan, « sacrée ». Croire que Dieu est le soleil, c'est assurément une erreur toute « païenne », et étrangère à la pensée indienne, mais il est aussi absurde de croire que le soleil n'est rien d'autre qu'une masse incandescente, c'est à dire, qu'il n' « est » Dieu en aucune manière. Nous pourrions nous exprimer aussi de la manière suivante : est wakan ce qui est intégralement conforme à son propre « génie » ; le Principe est Wakan Tanka, c'est à dire : ce qui est absolument « Soi-même » ; et d'autre part, le sage est celui qui est parfaitement conforme à son « génie » ou à son « essence » ; celle-ci n'est autre que le « Grand Esprit » ou le « Grand <mystère ».
Est wakan, « sacré », ce qui permet d' « assentir » directement la Réalité divine ; l'homme est wakan quand son âme manifeste le Divin avec l'évidence spontanée et fulgurante des merveilles de la nature : les éléments, le soleil, l'éclair, l'aigle, le bison, l'ours, les montagnes, les torrents, les étoiles et ainsi de suite. C'est pour cela que la lâcheté sorte d'abandon de la « personnalité » - est le péché par excellence ; et c'est ce qui explique aussi l' «individualisme », apparent ou réel, des Indiens, attitude qui, en partant de la « personnalité qualitative », a fini par devenir un individualisme aventureux.
Quant à la connaissance du « Grand Esprit » que seul l'homme parmi les créatures terrestres, peut atteindre, Héhaka Sapa l'a définie un jour en ces termes : « Je suis aveugle et je ne vois pas les choses de ce monde ; mais quand la lumière vient d'En Haut, elle illumine mon cœur et je peux voir, car l'œil de mon cœur (Chante Ishta) voit toute chose. Le cœur est le sanctuaire au centre duquel se trouve un petit espace où habite le Grand Esprit, et ceci est l'œil (Ishta). Ceci est l'œil du Grand Esprit par lequel Il voit toute chose, et par lequel nous le voyons. Lorsque le cœur n'est pas pur, le Grand Esprit ne peut être vu, et si vous deviez mourir dans cette ignorance, votre âme ne pourra pas retourner immédiatement auprès de lui, mais devra être purifiée par des pérégrinations à travers le monde.
Pour connaître le Centre du cœur où réside le Grand Esprit, vous devez être purs et bons et vivre selon la manière que le Grand Esprit nous a enseigné. L'homme qui, de cette manière est pur, contient l'Univers dans la poche de son cœur (Chante Ognaka) ».
Nous ne saurions mieux faire, avant de commenter sommairement le symbolisme du Calumet, que de citer l'explication qu'en a donnée Héhaka Sapa dans son premier livre (Black Elk Speaks) :
« Je remplis la Pipe sacrée avec l'écorce de saule rouge ; mais avant que nous la fumions, vous devez voir comment elle est faite et ce qu'elle signifie.
Ces quatre rubans qui pendent de la tige sont les quatre Quartiers de l'Univers : le noirs est pour l'Ouest où vivent les créatures du Tonnerre afin de nous envoyer la pluie ; le blanc est pour le Nord, d'où vient le grand Vent blanc qui purifie ; le rouge est pour l'Est d'où jaillit la Lumière, et où vit l'Etoile du matin afin de donner aux hommes la science ; le jaune est pour le Sud, d'où vient l'été et le pouvoir de croissance. Mais ces quatre Esprits ne sont somme toute qu'Un Esprit, et cette plume d'aigle est pour l'Un, qui est comme un père ; mais elle est aussi pour les pensées des hommes, qui doivent s'élever vers les hauteurs, comme le font les aigles. Le Ciel n'est-il pas un père et la Terre n'est-elle pas une mère, et tous les êtres vivants leurs enfants, qu'ils aient des pieds, des ailes ou des racines ? Et cette peau sur l'embouchure, qui doit être de la peau de bison, est pour la Terre, d'où nous venons et au sein de laquelle nous suçons toutes nos vies, pareils à des nouveau-nés, avec tous les animaux, oiseaux, arbres et herbes. Et parce qu'elle signifie tout cela, et plus qu'aucun homme ne peut comprendre, la Pipe est sacrés. »
Quand l'Indien accomplit le rite du Calumet, il salue le ciel, la terre et les quatre points cardinaux, soit en leur « offrant la Pipe, dont il représente la tige, comme le veut par exemple le rituel des Sioux, soit en dirigeant la fumée vers les dites directions et parfois aussi vers le « feu central » (le feu de son conseil ou de son grand logis de médecine, comme parfois l'indiquent ses chansons, est le plus ancien de tout ; c'est à peu près ce que les philosophes grecs de l'école de Pythagore la Hestia qui brûle au centre du monde. C'est à ce feu central qu'il prend part en mêlant son haleine au feu du tabac sacré, et c'est ce même feu qui s'élève avec sa fumée vers le zénith de l'univers, ou s'abaisse vers le nadir en touchant la terre, ou se joint aux quatre vents qui parcourent les côtés de notre habitacle humain pleins de la vie soufflante des hauts cieux. ) l'agni védique qui brûle devant l'officiant ; l'ordre de ces gestes peut varier, mais son plan statique reste toujours le même, puisqu'il est le schéma doctrinal, dogmatique si l'on veut, dont le rite sera l'actualisation.
Conformément à certains usages rituels, nous commencerons notre énumération avec l'Ouest : ce « Vent de l'Ouest » amène le tonnerre et la pluie, c'est à dire la Révélation et aussi la Grâce ; le « Vent du Nord » purifie et donne la force ; de l' « Est » vient la Lumière, donc la Connaissance, qui selon la perspective indienne sont en rapport avec la Paix ; le « Sud » est la source de la Vie et de la Croissance ; c'est là que commence la « bonne Route rouge », la Voie du bonheur et de la félicité. C'est que l'Univers dépend de quatre détermination primordiales, à savoir, l' « Eau », le « Froid », la « Lumière », la « Chaleur » ; la première l' « Eau », n'est pas autre chose que l'aspect positif de l'obscurité qui normalement devrait s'opposer à la lumière comme le froid s'oppose à la chaleur ; l'aspect positif de l'obscurité est en effet sa qualité d' « ombre » qui protège contre la force desséchante et qui produit ou favorise l'humidité ; il faut que le ciel s'obscurcisse avant de pouvoir donner la pluie, et que Dieu manifeste la Colère le tonnerre avant d'accorder la Grâce dont le symbole naturel est la pluie. Quant au « Froid », - « le Vent sanctifiant et purificateur qui donne la force », - son aspect positif est la pureté, en sorte qu'on pourrait opposer la « Pureté » du Nord à la « Chaleur » du Sud comme on oppose le « Pluie » de l'Ouest à la « Lumière » de l'Est ; le rapport entre le « Froid » et la « Pureté » est évident : les choses inanimées, donc « froides », c'est à dire les minéraux, ne sont pas assujetties à la corruption comme les êtres animés, donc « chauds ». La « Lumière » de l'Est, nous l'avons dit, est la « Connaissance ; la « Chaleur », elle, est la « Vie » et par conséquent l' « Amour », et ainsi la « Bonté », la « Beauté », le « Bonheur ».
Avant d'aller plus loin, nous devons répondre à une objection qui pourrait surgir du fait que les « Quatre Vents », dans la doctrine des Sioux, semblent correspondre ç une fonction assez secondaire de la Divinité, celle-ci se divisant en quatre aspects quatre fois subdivisés ; or, outre que ce n'est point le symbolisme mythologique des Sioux que nous proposons d'étudier ici en premier lieu, mais la métaphysique de la Quaternité qui transparaît dans toutes les variantes de la tradition indienne, la doctrine siouse reconnaît aux quatre Principes, par une remarquable dérogation à la hiérarchie mythologique, une prééminence sur les autres divinités, et ceci indique très nettement que dans le rite du Calumet ou plutôt dans la perspective qui s'y rattache, les points cardinaux représentent les quatre Manifestations divines essentielles et par conséquent aussi leur Prototypes dans l'Etre. il ne fait du reste jamais oublier que chez d'autres Indiens le symbolisme assume des formes très différentes de celles qu'il a chez les Sioux : ainsi, pour ne citer que cet exemple, les quatre Principes sont symbolisés, chez les Arapaho, par quatre « Vieillards » qui, émanés du « Soleil », veillent sur les habitants du monde terrestre, et à qui sont attribués symboliquement le jour (Sud-Est), l'été (Sud-Ouest), la nuit (Nord-Ouest) et l'hiver (Nord-Est) ; enfin, il convient de faire remarquer que la Quaternité est souvent considérée comme constituant au fond une « Duodécimité », chacun de ces éléments étant conçu sous trois aspects, abstraction faite de l'axe vertical Ciel-Terre qui ajoute à la Quaternité deux éléments nouveaux, quoique d'un autre ordre.
Ceci dit, revenons à la considération des quatre Principes en eux-mêmes : on pourrait aussi, toujours en partant de l' « Ouest) vers le « Nord », désigner les quatre « Lieux cosmiques » respectivement par les termes suivants : « Humidité », « Froid », « Sécheresse », « Chaleur » ; l'aspect négatif corrélatif de l'humidité est l'obscurité, et l'aspect positif corrélatif de la sécheresse est la lumière. L' « Oiseau-Tonnerre » (Wakinyan Tanka), qui habite l'Ouest, et qui protège la terre et la végétation contre la sécheresse et la mort, est décrit comme lançant des éclairs par les yeux et produisant le tonnerre avec les ailes ; l'analogie avec la Révélation sur le Sinaï, accompagnée de « tonnerres », d' « éclairs) et d'une « nuée épaisse » est d'autant plus frappante que l'événement biblique a lieu sur un rocher, et que la mythologie indienne établit précisément un lien entre l' « Oiseau-Tonnerre » et le « Rocher », ainsi que nous le verrons par la suite. Quant à l'assimilation symbolique de la Révélation à l'Ouest, elle peut paraître insolite et paradoxale, mais il ne faut jamais perdre de vue que les points cardinaux ont ici forcément une signification positive : l'Ouest ne sera donc pas le contraire de l'Est, à savoir l' « Obscurité » et l' « Ignorance », mais son complément positif, donc la « Pluie » et la « Grâce ». On pourrait s'étonner d'autre part du fait que la tradition indienne établisse un lien symbolique entre le « Vent de l'Ouest », porteur de tonnerre et de pluie, et le « rocher », personnification « angélique » ou « semi-divine » d'un aspect cosmique de Wakan Tanka ; ce rapprochement est cependant plausible, car le rocher réunit en lui les mêmes aspects complémentaires que l'orage : l'aspect terrible par sa durée destructive, - il est, pour les Indiens, symbole de destruction, d'où les armes en pierre, auxquelles il faut naturellement rattacher les « pierres de foudre », - et l'aspect de Grâce par le fait qu'il donne naissance à des sources qui, comme la pluie, abreuvent le pays
Les quatre « Vents » sont comme les « Puissances productrices » (au sens du terme sanscrit Shakti) des « Quartiers du Monde », et ils sont conçus comme faisant le tour de l'horizon et déterminant la vie terrestre par leurs influences combinées. Le vent est comme le « souffle » du monde terrestre où nous vivons ; il représente ainsi la « respiration » cosmique. Le « souffle » est en un certain sens le véhicule de l' « âme » ou de l « esprit », d'où la connexion étymologique de ces mots dans beaucoup de langues ; mais il est aussi le véhicule actif de la vie, car c'est lui qui alimente et purifie le sang, support passif et inférieur de l'élément vital. Le « souffle » est donc à la fois l « âme et la « vie », et il est ainsi fait à l'image du Verbe divin dont le Souffle créateur a fait l'homme.
Les points cardinaux sont associés symboliquement, nous l'avons dit, à quatre Divinités, désignées de diverses manières et personnifiant autant d'aspects complémentaires de l'Esprit universel ; celui-ci les unit en lui-même, comme les couleurs s'unissent dans la lumière ; et il « est » Wakan Tanka en ce sens qu'il s'identifie à Dieu en vertu de l'unicité d'Essence, comme la lumière s'identifie essentiellement au soleil. Selon la cosmologie des Sioux, ces quatre Divinités ou « semi-Divinités » - se subdivisent à leur tour chacune en quatre entités hiérarchisées, portant les noms les plus divers, tels que « Soleil », « Lune », « Bison », « Ame », et marquant autant de ramifications ou reflets de l'Esprit dans le cosmos ; ces ramifications ne sont autres que les Anges secondaires dont les innombrables modalités pénètrent jusqu'aux confins du crée.
Les Sioux établissent un rapport analogique entre les « Quatre Vents » et les quatre périodes cycliques, symbolisées par les quatre plumes d'aigles qui ornent le « cercle sacré » qu'on utilise dans la « Danse du Soleil » et à d'autres occasions : la première période est celle de la « Pierre », la seconde celle de l' « Arc », la troisième celle du « Feu », et la quatrième celle de la « Pipe », dont chacun de ces symboles représentant le moyen spirituel de la période respective. De même, il y a quatre âge à travers lesquels toute chose créée doit passer : le premier est le Sud, qui est jaune et qui est la source de toute vie, et ceci est le premier âge dans un cycle historique ; le second est l'Ouest, qui est noir ; le troisième le Nord, qui est blanc ; et le quatrième l'Est, qui est rouge : l'humanité terrestre se trouve actuellement dans le quatrième âge qui se terminera par un grand désastre. Cette répartition, qui attribue l' « Age d'or » au Sud et l' «Age de Fer » à l'Est, alors que les autres doctrines traditionnelles attribuent le premier au Nord et le second à l'Ouest, peut étonner à première vue, mais il faut tenir compte ici de deux choses : premièrement, en ce qui concerne l' « Age d'or », - le Krita Yuga hindou, - s'il est exact de l'attribuer au Nord en raison de la situation polaire du Paradis terrestre, il n'en est pas moins vrai que, en fait, le pôle actuel est couvert de glace, et que, sous le rapport « qualitatif », c'est bien le sud qui correspond effectivement au Paradis, donc à l' « Age d'or », de sorte que le symbolisme en question peut se fonder sur la chaleur et la fertilité Sud aussi bien que sur la situation hyperboréenne du Jardin primordial ; deuxièmement, en ce qui concerne l' « Age de fer »,- le Kali Yuga,- s'il est évidemment juste de l'attribuer, selon la perspective géographique de l' « Ancien Mode », à l'Ouest, puisque c'est là que le soleil se couche et qu'à pris naissance le matérialisme moderne qui étend ses ténèbres à l'humanité entière, il n'en est pas moins vrai que pour les Peaux Rouges, ce matérialisme destructeur de la Nature vient de l'Est ; c'est là que se situe ce qui pour les Orientaux, est le « sombre Occident », et c'est de là que sont venus ces « esprits » (washichun) aux visages pâles qui ont exterminé la race rouge ; mais ceci n'empêche nullement que le Sauveur universel, le Messie attendu par tous les peuples pour la fin de l' « Age de fer », viendra également de l'Est, en sorte que le symbolisme solaire de cette direction reste intact dans la théorie siouse des quatre périodes cycliques. Dans le même ordre d'idées, la cosmologie des Cheyennes insiste sur la position arctique du siège de la Tradition primordiale : elle situe le Paradis terrestre à l'extrême Nord, sur une île surgie des eaux primordiales, où régnait un perpétuel printemps et où les hommes et les animaux parlaient la même langue ; ce récit décrit ensuite les tribulations, notamment deux déluges, à la suite desquelles la race rouge ou plutôt ses ancêtres primordiaux s'établit définitivement dans le Sud, devenu à son tour une région fertile.
Nous ne voulons pas oublier de mentionner ici que le Calumet comporte, à côté de son symbolisme quaternaire, un autre, ternaire celui-ci, qui se rapporte aux trois mondes, et auxquels correspondent respectivement le ciel, les points cardinaux et la terre. Ces trois mondes se trouvent d'ailleurs aussi indiqués, chez les Indiens Corbeaux (Crow, Absaroka), sous la forme de trois anneaux peints sur le mat central de la Danse du Soleil, mat qui signifie l'arbre de Vie ou l'Axe du Monde, conformément au symbolisme hyperboréen ; ils sont alors interprétés comme formant le ternaire (en sens ascendant) « corps, âme, esprit, ou « grossier, subtil, pur »
Les fonctions essentielles de l'Existence, et ses deux fondements « paternel » et « maternel » , - ou « divin » et « existentiel », - le Calumet doit les rappeler et les actualiser toujours à nouveau, afin que l'homme ne perde jamais le contact avec le Tout dont il est comme une parcelle ; c'est pour cela que le rite du Calumet équivaut à une prière et à une consécration, car, « comme aucune bonne chose ne peut être faite par l'homme seul, je veux d'abord faire une offrande et envoyer une voix vers l'Esprit du Monde, afin qu'Il m'aide à être véridique » (Black Elk). Le Calumet est donc pontifex ; il est l'instrument « eucharistique » qui rattache l'homme, poursuivi qu'il est des morsures du « fini », à l'Infini, et c'est ce qui explique la vénération et l'amour que les Indiens lui témoignent.
Ceci nous amène à considérer un autre aspect de ce rite, où apparaît l'analogie entre la fumée du tabac sacré (kinni-kinnik) et l'encens : dans la plupart des traditions, l'encens est en quelque sorte la « réponse humaine » à la Présence divine ; la fumée marque par conséquent la « présence spirituelle » de l'homme en face de la Présence surnaturelle de Dieu, comme l'énonce cette incantation iroquoise : « Salut ! Salut ! Salut ! Toi qui as créé toutes choses, écoute notre voix. Nous obéissons maintenant à tes Commandements. Ce que Tu as créé, revient vers Toi, la fumée du tabac (sacré) s'élève vers Toi, par quoi l'on voit que notre parole est véridique
Dans le rite du Calumet, l'homme représente l'état d' « individuation » ; l'espace avec ses six directions représente l'Universel dans lequel l'individuel doit, en se transmuant, se résorber ; la fumée se perdant dans l'espace, et s'identifiant à lui, marque bien cette transmutation du « durci », « opaque » ou « formel », en « dissous », « transparent » ou « informel » ; elle marque en même temps l'irréalité du « moi », donc celle du monde qui, spirituellement s'identifie au microcosme humain. Mais cette résorption de la fumée dans l'espace qui « est Dieu » - transcrit également le mystère de l' « identité » en vertu de laquelle, pour parler en terme soufiques, « le sage n'est pas crée » : l'homme n'est qu'illusoirement un « poids » retranché de l'espace et isolé en lui ; en réalité, il « est » cet espace, et il « doit devenir ce qu'il est », comme disent les Ecritures hindoues. L'homme, en absorbant, avec la fumée sacrée, le « parfum de la Grâce », et en s'exhalant avec elle vers l'illimité, se répand surnaturellement dans l' « Espace divin », si l'on peut dire ; mais Dieu est aussi représenté par le feu qui consume le tabac : ce dernier est l'homme ou, au point de vue macroscopique, l'Univers ; l'espace s' « incarne » ici dans le feu du Calumet, comme les points cardinaux s'unissent, selon un autre symbolisme, dans le feu central.
Selon Héhaka Sapa, « toute chose faite par un Indien est faite dans un cercle, et il en est ainsi parce que le Pouvoir de l'Univers agit toujours moyennant des cercles, et toute chose tend à être ronde. Dans les anciens jours, quand nous étions un peuple fort et heureux, toute notre puissance nous venait du cercle sacré de la nation, et aussi longtemps que le cercle demeurait entier, le peuple florissait. L'arbre fleuri était le centre vivant du cercle, et le cercle des quatre quartiers le nourrissait. L'Est donnait la paix et la lumière, le Sud la chaleur, l'Ouest la pluie, et le Nord, avec son vent froid et puissant, donnait la force et l'endurance et l'endurance. cette connaissance vint à nous du Monde extérieur (le Monde transcendant, l'Univers), avec notre religion. Toute chose que fait le Pouvoir de l'Univers, Il le fait en forme de cercle.
Le ciel est circulaire, et j'ai entendu que la terre est ronde comme une boule, et les étoiles, elles aussi, sont rondes. Le vent, dans sa plus grande force, tourbillonne. Les oiseaux fond leurs nids en forme de cercles, car ils ont la même religion que nous... Nos tentes (tipis) étaient circulaires comme les nids d'oiseaux, et elles étaient toujours disposées en cercle, - le cercle de la nation, un nid fait de beaucoup de nids, où le Grand Esprit voulait que nous couvions nos enfants » (Black Elk Speaks).
Toutes les formes statiques de l'existence se trouvent ainsi déterminée par un archétype « concentrique », matériel ou mental ; centré dans son égo qualitatif, « totémique », presque impersonnel, l'Indien tend vers l'indépendance, et part là vers l'indifférence, à l'égard du monde externe ; il s'entoure de silence comme d'un cercle magique, et ce silence est sacré parce qu'il véhicule les influences célestes.
C'est dans ce silence dont le support naturel est la solitude que l'indien tire sa force spirituelle ; sa prière ordinaire est muette : ce qu'il exige, ce n'est pas une pensée, mais une « conscience de l'Esprit », et cette « conscience » est immédiate et formelle comme la voûte céleste.
Si le Grand Esprit agit toujours « par cercles », Il agit aussi, sous un autre rapport, toujours « par quaternités », comme l'indiquent les directions spatiales et les cycles temporels, et alors le cercle devient svastika ; c'est pour cela que l'Indien, dont la vie se déroule en quelque sorte entre le point central et l'espace illimité, accomplit les choses statiques selon le principe circulaire ou unitif, et les choses dynamiques les actions selon le principe quaternaire, c'est-à-dire, conformément aux quatre vertus cardinales qui pour lui sont le courage, la patience, la générosité et la fidélité. Cette structure profonde de la vie indienne signifie que l'homme rouge n'entend point se « fixer » sur cette terre où tout selon la loi de stabilisation et aussi de condensation, voire de « pétrification », menace de se « cristalliser » ; et ceci explique l'aversion de l'Indien pour les maisons et surtout celles en pierre, et aussi l'absence d'une écriture qui, d'après cette perspective, « fixerait » et « tuerait » le flux sacré de l'esprit. la civilisation européenne par contre, dans ses formes statiques, est foncièrement sédentaire et citadine : elle est donc ancrée dans l'espace et s'y étend quantitativement, tandis que la civilisation indienne à son pivot en quelque sorte en dehors de l'espace, dans le centre principiel, non localisé ; son expansivité sera par conséquent « qualitative », en ce sens qu'elle n'est que mouvement pur, symbole de l'illimité, et non point délimitation qualitative, voire « mercantile », de l'étendue spatiale. Il importe du reste de préciser ici que le Christianisme, comme d'autres religions de l' « Ancien Monde », fixe le Céleste sur le plan terrestre et bâtit des sanctuaires dans la matière la plus statique, la pierre ; la tradition des Peaux Rouges, de son côté, intègre le terrestre le « spatial » si l'on veut dans le Céleste omniprésent, et c'est pour cela que le sanctuaire du Peau Rouge est partout ; c'est pour cela aussi que la terre doit rester intacte, vierge sacrée comme elle est sortie des Mains divines, - car seules les choses pures reflètent l'Eternel . L'Indien n'est point « panthéiste », mais il sait que le monde est mystérieusement plongé en Dieu.
Ce que nous venons de dire permettra de comprendre pourquoi la nature, - paysage, ciel, astre, éléments, animaux sauvages, - est un support nécessaire de la tradition des Peaux Rouges, au même titre que les temples pour les autres religions ; toutes les limitations imposées à la nature par des œuvres artificielles, pesantes, inamovibles et imposées à l'homme par son asservissement à ces œuvres sont donc sacrilèges, voire « idolâtres », et portent en elles les germes de la mort . Il résulte de cette façon de voir que le destin des Peaux Rouges est tragique au sens propre du terme : est tragique une situation sans issue qui résulte, non pas d'une cause fortuite, mais du heurt fatal de deux principes. L'écrasement de la race indienne est tragique parce que l'homme rouge ne pouvait que vaincre ou mourir; il a succombé parce qu'il représentait un esprit incompatible avec le mercantilisme des « visages pâles ». On pourrait définir ce drame immense comme la lutte, non seulement entre une civilisation et matérialiste et une autre chevaleresque et spiritualiste, mais aussi entre la civilisation citadine au sens strictement humain et péjoratif de ce terme, impliquant une idée d' « artifice » et de « servilité » - et le règne de la Nature, considérée, elle, comme le vêtement majestueux, pur, illimité, de l'Esprit divin. Or la Nature, dont l'Indien se sent comme l'incarnation et qui est en même temps son ancien sanctuaire, finira par vaincre ce monde artificiel et sacrilège, car elle est le Vêtement, le Souffle, la Main même du Grand Esprit.
FRITHJOF SCHUON
extrait des rites secrets des indiens sioux par
JOSEPH EPES BROWN
Publié par Seleniah à 21:34:08 dans Magie Elementale | Commentaires (0) | Permaliens
Les Esprits de la Nature régissent l'ensemble des richesses naturelles de la planète dans la plus grande harmonie. Ils donnent leur énergie, leur savoir et leur sagesse afin que la nature s'épanouisse, se transforme, se préserve.
A chacun des cinq éléments (Terre, Eau, Feu, Air, Ether) correspond un type d'Esprit de la Nature appelé aussi Elémental.
Les Esprits de la Terre gouvernent cet élément, les arbres, les plantes, les fleurs, les rochers, les montagnes, mais aussi la vie souterraine.
La terre absorbe les rayons du soleil, la pluie, les cendres, les sels minéraux, l'énergie vitale et toute nourriture. Elle permet ainsi à toute la vie végétale, animale et minérale de croître. Ce processus est soutenu par la guidance des Esprits de la Nature. Ils peuvent aider à l'adaptation de certaines espèces végétales ou animales qui sans cela disparaîtraient à cause de brusques changements de milieu.
Tous les produits de la terre : plantes, animaux, hommes, retournent à elle à la fin de chaque cycle d'existence. Tous ces organismes décomposés enrichissent la terre d'une vie nouvelle.
Chaque étape de la vie terrestre reçoit l'assistance des Esprits de la Terre (et des autres Esprits de la Nature) pour un développement harmonieux.
Les Esprits de l'Eau régissent les sources, les rivières, les fleuves, les lacs, les nappes phréatiques, les mers et toute la faune et la flore sous-marines.
L'eau précieuse arrose la terre et la fertilise par les sédiments qu'elle charrie. Sous les auspices des Esprits de l'eau, la vie marine et sous-marine croît, s'adapte et se préserve. Rien ne pourrait vivre sans leur indispensable action.
Les Esprits du Feu règnent sur la chaleur de la terre, sur les volcans, sur le feu lui-même. Les merveilleuses sources d'eau chaude, remplies de minéraux, sont également sous leur tutelle.
Ils participent aussi au mouvement cinétique de toute transformation terrestre. Les Esprits du Feu dirigent l'activité de la nature. Tout procrée, se développe et se transforme grâce à leur soutien. Il existe une variété de plante en Amérique (Iliamna corei) qui ne se perpétue que par le feu. Lorsqu'elle tend à disparaître, un incendie de forêt fait renaître cette plante des cendres. Les les volcaniques, grâce à la richesse de la lave, donnent vie à de multiples sortes de végétaux. Les Esprits du Feu assistent cette vie si fertile et si riche en transformations.
Les Esprits de l'Air gouvernent le climat. La pluie, les nuages, les orages, la grêle, la neige et le vent leur sont soumis. Ils règlent l'équilibre des saisons. Sans cela, le développement de la nature serait chaotique. Les Esprits de l'Air ont ainsi un rôle essentiel de préservateurs du climat saisonnier et des aires de climats définies par les différences de latitude et de longitude.
Les Esprits de l'Ether régissent les forces de l'espace.
L'attraction terrestre, la gravitation, l'activité solaire par exemple, sont sous leur guidance. Leur action n'est donc pas seulement déterminante pour cette planète, mais pour d'autres également. Elle montre l'interdépendance de l'univers.
L'harmonie est vitale pour le système planétaire. Si l'activité solaire diminuait, la vie terrestre en serait très affectée. La bonne conduite de ces forces cosmiques est donc essentielle à la vie.
Ces différents ordres d'Esprits de la Nature ont chacun une polarité spécifique dominante. Ainsi, les Esprits de l'Eau et de l'Air ont une prédominance féminine, tandis que les autres sont plutôt masculins. Tous, ils collaborent pour une évolution harmonieuse de la nature, favorisant un épanouissement sans heurts.
Mais l'action de l'homme sur cette planète ne suit pas cette voie. Il veut asservir la nature à ses besoins et la détruit, la pollue comme bon lui semble, au lieu de collaborer avec elle et de suivre ses lois. Cependant, l'homme n'est qu'un petit habitant de la planète, il n'est rien à côté de la puissance de la nature et des Esprits qui la peuplent et la dirigent. La terre peut trembler, des villes peuvent être inondées, des volcans s'éveiller, le climat changer, le soleil s'activer... L'homme n'est pas plus qu'un grain de sable. La nature reprend toujours ses droits.
Mais, si les individus, les peuples, veulent écouter les Esprits de la Nature, une vie nouvelle et harmonieuse s'épanouira sur toute la terre. Il vous est possible de faire appel aux Esprits de la Nature des cinq éléments. Les évocations dans un cercle de protection, avec dans vos mains la baguette et la lame occultes, vous autoriseront de voir, sentir et recevoir les Esprits de la Nature. Ils peuvent vous apparaître sous forme de sphère lumineuse, ou sous un aspect humain, comme une belle jeune fille, ou un noble jeune homme.
Rendez-leur hommage, et leurs connaissance, sagesse et énergie seront vôtre. Ils vous aideront dans toutes vos œuvres de lumière.
l'occultisme universel d'Henri Totev
Publié par Seleniah à 21:32:34 dans Magie Elementale | Commentaires (0) | Permaliens
- Touchez la terre de vos mains
- Ressentez sa vibration.
- Touchez sa texture.
- Sentez son odeur.
- Observez sa couleur
- Remerciez le Créateur
- Inspirez profondément et laissez vos sens s' imprégner de ce qui vous environne.
Vous pourriez à cet instant recevoir un message des êtres invisibles : le vent qui se lève, un chant d'oiseau .
je vous conseille de visiter le site , il y a plein de données intéressantes qui semblent tirer de pratiques amérindiennes
source : http://www.astrosante.com/RituelsAlasudumakuna.htm
Publié par Seleniah à 21:31:49 dans Magie Elementale | Commentaires (0) | Permaliens
Cette formule a le pouvoir d'apaiser rapidement les grands vents.
Celle-ci doit être dite face au vent qui souffle, et à haute voix.
cette formule est issue de la techniques des palindromes , style d'anagrame et des carrés magiques comme le sator arepo
Publié par Seleniah à 21:31:13 dans Magie Elementale | Commentaires (0) | Permaliens
La TERRE a une grande puissance de résorption des forces négatives qui sont en nous ou dans les objets. Cette puissance ravive nos forces positives et vitales. Il est possible de se décharger de ses tendances négatives en se couchant nu sur le sol sablonneux ou sur de l'herbe, en voyant comment ses vibrations vitales rentrent en nous.
Si vous lui faites la demande mentale, la terre agira fortement sur votre organisme pour drainer le surcroît de vibrations négatives et vous équilibrer en vous donnant une grande énergie vitale, psychique et même spirituelle. N'oubliez pas que la terre est un être vivant auquel vous êtes associé et dont vous êtes le fruit. Unissons-nous à la planète terre en la respectant profondément, en l'honorant avec un grand amour. La terre nous nourrit, nous fait croître depuis toujours ; la relation entre nous et la terre est constante à travers toutes nos réincarnations.
Sur la terre se trouvent des zones de concentration d'énergie vitale électromagnétique. Ces zones sont les nœuds telluriques.
Ces nœuds telluriques sont un surcroît d'énergie vitale dû au croisement de plusieurs champs de force, ce qui forme un centre de rayonnement tellurique très puissant. Choisissez des lieux où ces nœuds telluriques existent (des points marqués par un menhir, un dolmen, un stupa ou tout autre symbole occulte) ; ensuite, couchez-vous tout nu, sans vêtements car ils gênent la réceptivité des vibrations terrestres, d'abord le corps sur le dos, pour vous décharger de vos tendances négatives (stress, nervosité, angoisse, fatigue, colère ), et faites la demande mentale à la terre pour qu'elle draine ces excès.
Enfin, dès que vous vous sentez très détendu et paisible, mettez-vous sur le ventre en faisant à nouveau appel à la puissance de la terre. Elle entendra ou sentira votre demande et vous chargera d'une grande force vitale. Vous vous sentirez rempli d'énergie et d'équilibre ; la vitalité de la terre coulera dans tout votre corps. Votre esprit sera très stable et empli d'un bonheur parfait. Restez sur le dos et puis sur le ventre aussi longtemps que vous le désirez ; l'arrière du corps est de polarité positive et l'avant de polarité négative. L'important est que la puissance de la terre vous remplisse et que l'effet soit effectif sur votre corps et votre esprit.
L'amour que vous témoignerez à la terre et à tout ce qu'il y a dessus et en dessous vous plongera dans l'harmonie totale. Une relation et même une fusion constante se feront entre vous et la terre, mère et père de la Vie.
source: tiré de l'occultisme universel d'henri totev
Publié par Seleniah à 21:30:33 dans Magie Elementale | Commentaires (0) | Permaliens
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