le sang dragon | 24 février 2008
La plupart connaisse très certainement le fameux encens "sang dragon" que l'on trouve dans toutes les boutiques esoteriques
cet encens est préconisé pour se défendre des ses ennemis.
et bien cet encens est tiré d'un arbre que l'on trouve en arabie appelé "arbre dragon"

La mythologie conte que Ladón, le dragon millenaire qui mourut à cause de Atlas et qui surveillait le jardin des Hespérides, continue à vivre dans ses fis, les soi-disant arbres dragon. D'après la legende, le sang qui sortait des plaies mortelles du dragon, tomba sur les Îles Canaries (pays où se trouvait le jardin des Hesperides), et de chaque goutte poussait un arbre. Ces arbres qu'on appelle « arbol dragon », ont un gros tronc d'où sort en une seule fois une botte de branches tordues, qui ressemblent aux têtes du Ladón.
Les Guanchen, les autochtones de Tenerife, honoraient le drago comme leur esprit protecteur et lui reconnaissaient des pouvoirs curatifs, en sirvant le jus rouge de l'arbre pour fabriquer des boissons curatives, qui se utilisaient lors des rituels esoteriques. Ils croyaient que ce jus de l'arbre était du sang du dragon, bien que le jus en realité soit incolore et change au tons rougeâtre seulement au contact avec l'aire et la lumière. L'arbre-dragon était un élément totémique et autour de lui se réunissait le conseil des anciens pour impôser le droit au nom du dieu Acorán, le peuple aussi se rencontrait ici pour commémorer des fêtes religieuses.
Le fameux historien José de Viera y Clavijo nombre dans son Lexikon sur l'histoire naturel des Îles Canaries, que le sang de l'arbre no se utilisait seulement comme médicament, sinon qu'il était aussi utilisé pour fabriquer des couleurs, des laques ou des aliments pour le bétail - des coutumes qui pouvraient encore être en vigueur.
Cet arbre singulier a été porté à l'europe àpres la conquête des Îles Canaries, étant sa commercialisation tant important qu'ont payait beaucoup d'argent pour lui. Certains marins catalans et portugués écrivaient d'habitude leurs noms dans les arbres-dragons (ils le faisaient aussi dans les Baobabs africains) comme signe de possession et d'occupation des îles qui eux découvraient.

Les romains aussi l'appréciaient et payaient beaucoup d'argent pour le jus de l'abre, qui était usé par les dames romaines pour en faire des cosmétiques. Au moyen-âge, on attribuait au « sang de l'arbre-dragon » des propriétés curatives contre la Lepra.
Il y a eu plein de speculations sur l'âge qui pourraient atteindre ces arbres. Alexander von Humboldt, l'un des premiers explorateurs fameux des Îles Canaries, racconte qu'un exemplaire de l'arbre-dragon de Tenerife, lequel était situé dans la vallée de Orotava (détruit en 1867 par un orcan), avait une circonférence de 15 mètres et un âge de 6000 ans, ce qu'en fairait un vrai fossil vivant.

S'il se traite de legendes, de mythes ou de la realité, qui entourent et couvrent les arbres-dragon, certain est qu'ici aussi, Los Realejos a été gâté par la nature, par la grande variété et quantité de ces arbres qu'il y a dans ses environs. Nous pouvons signalé par ses âges et par ses beautés, les arbres-dragon de San Francisco à Realejo Bajo et le Sietefuentes à San Agustín, exemplaires grands qui chaqu'un ont un âge de plus de 300 ans ; les arbres-dragon jumeau de Realejo Bajo, une attraction pratiquement unique ou qui ne se trouve pas ailleurs, l'arbre-dragon de la Rambla del Mar qui sort de la couverture verte des plantations de bananes et qui offre une image spectaculaire du littoral de Los Realejos ; les arbres-dragon de Tigaiga avec semblance sauvage et de jumeau ; celui de la Rambla de Castro, un exemplaire beau qui sort du bosquet de palmiers ; etc. Chaque-un d'entre eux mérite une visite et une reconnaissance.
L'arbre-dragon de San Francisco, sur une hauteur, où se réunissent les rues de El Medio et Cruz Verde, est le plus beau après celui de Icod de los Vinos. Des voyageurs et des écrivains ont dit de lui que «son aspect est rare, on pourrait dire qu'il ressemble à un candélabre géant qui porte une forêt de plantes de Yuca ». Il est certainement l'une des plantes les plus rares qu'il y ait dans le monde et beaucoup de gents ont cru de avoir vu en-dessous de lui, l'image du dragon de la légende qui était le gardien des pommes dorées dans le jardin des Hespérides.
Son nom scientifique est Dracaena draco est il appartient à la famille des Agaváceas. La floraison de ces géants naturels est tout les 15 ans et un spectacle naturel qui vaut la peine de voir.
source : http://www.ayto-realejos.es/otraswebs/guiarecursos/FRA/Galerias/Gal_Dragos/FRA_Gal_Dragos.htm
Publié par Seleniah à 19:45:52 dans Secrets de la Magie
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Permaliens
Papus | 24 février 2008

Il s'appelait Gérard Anaclet Vincent Encausse, né le 13 7 1865 à la Corogne en Espagne de nationalité française, baptisé le 13 7 à La Corogne ; communion le 26 4 1877 en l'église saint-Pierre de Montmartre, marié le 23 2 95 en l'église Notre Dame d'Auteuil ; excommunié.
Il habite Montmartre, il possède un cabinet médical 16, rue Rodier, 5 rue de Savoie à Paris, 14 rue Balzac à Tours. Il effectue son service militaire de 1888 à 1891 aux 31, 113, 76 R I. D'une haute silhouette, de forte carrure, obèse précoce, face puissante et léonine ; regard incisif, lumineux et fin parfois rêveur, nez large aux narines mobiles, front vaste, sont les traits de son personnage.
Il est médecin, fils de Louis Encausse décédé à 76 ans en 1907 et originaire de Valladolid en Espagne et de ?
Il est le frère de Louise Encausse née en 1878 ; il fit des études au collège Rollin d'où il est renvoyé (batailleur ?) ; il deviendra officier de santé le 24 5 1891 et bachelier es sciences le 11 6 92 ; il aurait été initié par Delaage en 1882 et par Chaboseau en 1888 (avec lequel il échange les éléments de sa propre initiation). En octobre 1888 il fonde la revue "l'initiation" ; il fut membre de la Société Théosophique dés octobre 1887, en octobre 88 il est le co-fondateur d'Hermès dont il démissionnera le 19 5 90, il aurait été radié de la Société Théosophique le 7 07 1890.
Son premier ouvrage paraît en 1884, il fera paraître de nombreux livres sur les sciences occultes, le tarot, la kabbale, la magie, la réincarnation, les nombres, Martinez de Pasqually, Saint Martin, la magie et l'hypnose... des almanachs de la chance, du magiste... il collabore ou fonde "l'initiation", "mystéria" "le voile d'Isis" "le lotus", "la revue théosophique" " la revue spirite" "light of Paris" "la lumière d'orient"
PAPUS est son nom magique, son nom mystique, son nomen, le nom qui peut conduire au numen. Il l'emprunte au nuctéméron d'Apollonyus de Tyane, ce qui indique un chemin qui permet d'arriver à l'une des formes de l'initiation.
Il sait être un joyeux drille, il prend part aux activités du "chat noir" sur la butte Montmartre. Il passe son temps dans les bibliothèques à la recherche de textes anciens. Cela lui permet d'opposer à la tradition orientale, la tradition occidentale !
A Paris, il fréquente les ésotéristes. Parmi ses amis on notera Stanislas de Guaïta et Joséphin Péladan.
En 1888, il rencontre Pierre-Augustin Chaboseau qui lui confie qu'il détient lui-même une initiation martiniste. Troublante "coïncidence" qui donnerait d'autant plus de force au nouvel Ordre dont la structure sera définitivement établie en 1891.
Il y aurait 160 textes de Papus ou de Gérard Encausse.
Sa rencontre avec M. Philippe de Lyon bouleverse sa vision du monde. Il deviendra le défenseur acharné de la mystique chrétienne et de la Voie cardiaque que Saint-Martin appelait la Voie Intérieure.
Lorsque la première guerre mondiale éclate, il sera médecin chef d'une ambulance, sur le front. Affaibli par ses années de labeur et les conditions de vie qu'il rencontre à la guerre, gazé, il tombera gravement malade et sera rapatrié pour mourir le 25 octobre 1916 à l'hôpital de la Charité.
Devant la personnalité de Papus, les avis divergent et s'opposent.
Pour des occultistes, cet homme fut un génie qui étudia, pratiqua et oeuvra dans le monde tout en écrivant une somme considérable d'ouvrages qui font souvent encore autorité en ce domaine. Bien peu se sont sacrifiés comme lui à l'oeuvre qu'il avait entreprise, il sut attirer près de lui des chercheurs et des mystiques extraordinaires. Il les mena dans une œuvre commune, utile aux hommes de désir.
Papus, c'est l'homme qui tenta de donner ses lettres de noblesse aux sciences dites occultes. Il est celui qui voulu faire des martinistes des ouvriers sérieux et estimés. Il était l'homme de l'action et celui de la prière et semble synthétiser et organiser en lui une myriade de courants jusque-là dispersés.
Les Martinistes qui l'entouraient ne craignaient pas de multiplier les efforts individuels. Le travail était à faire, ils le firent. L'étude chez eux était affaire de tous les instants. Des rites, des catéchismes furent mis au point, conséquence naturelle de leurs travaux d'homme de désir. Il s'agissait de partager leurs recherches pour pouvoir guider les martinistes et les hommes de bonne volonté.
Papus propose 3 cheminements : la connaissance de l'homme (sciences psychiques); la connaissance de la nature (l'alchimie); la connaissance de Dieu (la mystique).
Avec lui, les abonnés Chercheront (la graine à semer), Respecteront (enseigner, examiner, donc cultiver la vraie nature humaine) les autres abonnés, Partageront (selon des critères d'importance) de qu'ils auront récolté ! La Tradition sera ouverte, puisque nous aurons frappé à la porte du temple de l'homme !
Bibliographie
pour ceux qui désirent télécharger ses oeuvres voici le lien du site :
http://www.chez.com/crp/papus/index.html
encore une des grandes figures de l'occultisme, à lire absolument
Publié par Seleniah à 19:45:19 dans Secrets de la Magie
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Permaliens
Le Pentagramme Flamboyant | 24 février 2008
Le pentagramme, qu'on appelle dans les écoles gnostiques l'étoile flamboyante, est le signe de la toute-puissance et de l'autocratie intellectuelles.
C'est l'étoile des mages ; c'est le signe du Verbe fait chair ; et, suivant la direction de ses rayons, ce symbole absolu en magie représente le bien ou le mal, l'ordre ou le désordre, l'agneau béni d'Ormuz et de Saint Jean ou le bouc maudit de Mendès.
C'est l'initiation ou la profanation ; c'est Lucifer ou Vesper, l'étoile du matin ou du soir.
C'est Marie ou Lilith ; c'est la victoire ou la mort ; c'est la lumière ou la nuit.
Le pentagramme élevant en l'air deux de ses pointes représente Satan ou le bouc du sabbat, et il représente le Sauveur lorsqu'il élève en l'air un seul de ses rayons.
Le pentagramme est la figure du corps humain avec quatre membres et une pointe unique qui doit représenter la tête.
Une figure humaine la tête en bas représente naturellement un démon, c'est-à-dire la subversion intellectuelle, le désordre ou la folie.
Or, si la magie est une réalité, si cette science occulte est la loi véritable des trois mondes, ce signe absolu, ce signe ancien comme l'histoire et plus que l'histoire, doit exercer et exerce en effet une influence incalculable sur les esprits dégagés de leur enveloppe matérielle.
Le signe du pentagramme s'appelle aussi le signe du microcosme, et il représente ce que les kabbalistes du livre de Zohar appellent le microprosope.
L'intelligence complète du pentagramme est la clef des deux mondes. C'est la philosophie et la science naturelle absolues.
Le signe du pentagramme doit se composer des sept métaux, ou du moins être tracé en or pur sur du marbre blanc.
On peut aussi le dessiner avec du vermillon sur une peau d'agneau sans défauts et sans taches, symbole d'intégrité et de lumière.
Le marbre doit être vierge, c'est-à-dire n'avoir jamais servi à d'autres usages ; la peau d'agneau doit être préparée sous les auspices du soleil.
L'agneau doit avoir été égorgé au temps de Pâques avec un couteau neuf, et la peau doit avoir été salée avec le sel consacré par les opérations magiques.
La négligence d'une seule de ces cérémonies difficiles et arbitraires en apparence fait avorter tout le succès des grandes œuvres de la science.
On consacre le pentagramme avec les quatre éléments ; on souffle cinq fois sur la figure magique ; on l'asperge avec l'eau consacrée ; on la sèche à la fumée des cinq parfums, qui sont l'encens, la myrrhe, l'aloès, le soufre et le camphre, auxquels on peut joindre un peu de résine blanche et d'ambre gris ; on souffle cinq fois, en prononçant les noms des cinq génies, qui sont Gabriel, Raphaël, Anaël, Samaël et Orifiel ; puis on pose alternativement le pentacle sur la terre au nord, au midi, à l'orient, à l'occident et au centre de la croix astronomique, et l'on prononce l'une après l'autre les lettres du tétragramme sacré ; puis on dit tout bas les noms bénis de l'Aleph et du Thau mystérieux réunis dans le nom kabbalistique d'Azoth.
Le pentagramme doit être placé sur l'autel des parfums, et sous le trépied des évocations.
L'opérateur doit aussi en porter sur lui la figure avec celle du macrocosme, c'est-à-dire de l'étoile à six rayons, composée de deux triangles croisés et superposés.
Lorsqu'on évoque un esprit de lumière, il faut tourner la tête de l'étoile, c'est-à-dire une de ses pointes, vers le trépied de l'évocation et les deux pointes inférieures du côté de l'autel des parfums. C'est le contraire s'il s'agit d'un esprit des ténèbres ; mais il faut alors que l'opérateur ait soin de tenir le bout de la baguette ou la pointe de l'épée sur la tête du pentagramme.
Nous avons déjà dit que les signes sont le Verbe actif de la volonté. Or la volonté doit donner son Verbe complet pour le transformer en action ; et une seule négligence, représentant une parole oiseuse ou un doute, frappe toute l'opération de mensonge et d'impuissance, et retourne contre l'opérateur toutes les forces dépensées en vain.
Il faut donc s'abstenir absolument des cérémonies magiques, ou les accomplir scrupuleusement et exactement toutes.
Le pentagramme tracé en lignes sinueuses sur du verre au moyen de la machine électrique exerce aussi une grande influence sur les esprits et terrifie les fantômes.
Les anciens magiciens traçaient le signe du pentagramme sur le seuil de leur porte pour empêcher les mauvais esprits d'entrer et empêcher les bons de sortir. Cette contrainte résultait de la direction des rayons de l'étoile. Deux pointes en dehors repoussaient les mauvais esprits, deux pointes en dedans les retenaient prisonniers ; une seule pointe en dedans captivait les bons esprits.
Toutes ces théories magiques, basées sur le dogme unique d'Hermès et sur les instructions analogiques de la science, ont toujours été confirmées par les visions des extatiques et par les convulsions des cataleptiques se disant possédés des esprits.
Le G que les francs-maçons placent au milieu de l'étoile flamboyante signifie Gnose et Génération, les deux mots sacrés de l'ancienne Kabbale. Il veut dire aussi Grand Architecte, car le pentagramme, de quelque côté qu'on le regarde, représente un A.
En le disposant de manière que deux de ses pointes soient en haut et une seule pointe en bas, on peut y voir les cornes, les oreilles et la barbe du bouc hiératique de Mendès, et il devient le signe des évocations infernales.
Comme on le voit, tous les mystères de la magie, tous les symboles de la gnose, toutes les figures de l'occultisme, toutes les clefs kabbalistiques de la prophétie, se résument dans le signe du pentagramme, que Paracelse proclame le plus grand et le plus puissant de tous les signes.
Faut-il s'étonner après cela de la confiance des magistes et de l'influence réelle exercée par ce signe sur les esprits de toutes les hiérarchies ? Ceux qui méconnaissent le signe de la croix tremblent à l'aspect de l'étoile du microcosme. Le mage, au contraire, lorsqu'il sent sa volonté faiblir, porte les yeux vers le symbole, le prend dans la main droite, et se sent armé de la toute-puissance intellectuelle, pourvu qu'il soit vraiment un roi digne d'être conduit par l'étoile au berceau de la réalisation divine ; pourvu qu'il sache, qu'il ose, qu'il veuille et qu'il se taise ; pourvu qu'il connaisse les usages du pentacle, de la coupe, de la baguette et de l'épée ; pourvu enfin que les regards intrépides de son âme correspondent à ces deux yeux que la pointe supérieure de notre pentagramme lui présente toujours ouverts.
Source : dogme et rituel de la Haute Magie d'Eliphas Levi
Publié par Seleniah à 19:44:49 dans Secrets de la Magie
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Symbolique de l'encens | 24 février 2008
Symbolique de l'encens
Ne suffit-il pas d'assister à une cérémonie religieuse pour éprouver, même contre son gré, la magie de l'encens ? ses volutes bleutées qui emplissent le sanctuaire le purifient, ainsi que le prêtre et les assistants. Elles montent vers le ciel, telle l'offrande qui lui fût de tout temps destinée.
Depuis l'antiquité la plus reculée, toutes les religions ont utilisé l'encens. D'ailleurs, religion et encens ne peuvent être séparés. Religion du latin religio (vénération) et relegere (relier) est un mot qui exprime le lien entre les hommes et Dieu. L'encens brûlé durant un rituel religieux établit le lien entre la terre et le ciel, portant les prières au ciel.
Le symbolisme de l'encens relève à la fois de celui de la fumée, du parfum et des résines incorruptibles qui servent à le préparer. Les arbres qui le produisaient ont parfois été pris comme symboles du christ.
La fumée d'encens est chargée d'élever la prière vers le ciel et il est, en ce sens, un emblème de la fonction sacerdotale. L'usage de l'encensement, qui est universel, a partout la même valeur symbolique : il associe l'humain à la divinité, le fini à l'infini, le mortel à l'immortel. Il n'y a pas tant de différences, en ce sens, entre la fumée du bûcher funéraire, celle du copal maya, de l'encens chrétien et du tabac chez les amérindiens.
Les anciennes croyances égyptiennes, comme tant d'autres modernes ou non, témoignent de la merveilleuse odeur des dieux. Aujourd'hui nous l'appelons "odeur de sainteté" ; de nombreux canonisés avaient la réputation de répandre une douce odeur lors de leur mort. "A tous ceux qu'il aime et plus particulièrement aux morts, Isis transfère son odeur, ainsi que le faisait Osiris". Ainsi, l'odeur de l'encens est donc un des parfums des dieux. Il semblerait même que l'encens ait été emporté par Adam du jardin d'Eden.
Les mayas, bien des siècles avant que les européens ne les découvrent, se servaient d'un encens, le copal. selon leur livre sacré, le Popol-Vuh, il fut extrait de l'Arbre de Vie par une divinité chthonienne (qui est une sorte de titan venant de l'intérieur de la terre) qui offrit aux hommes, comme son propre sang, cette sève rouge qui se coagule à l'air. Pour les mayas, le copal était la résine céleste ; sa fumée se dirigeant d'elle-même vers le milieu du ciel était l'émanation de l'esprit divin.
Les égyptiens étaient passés maîtres dans l'art de préparer et d'employer l'encens. La fabrication était un acte sacré effectué lors d'un rite secret, durant lequel les pratiquants psalmodiaient des textes sacrés. Ce rite remplissait une mystérieuse fonction d'ordre et d'harmonie et chargeait certainement le produit d'une force supplémentaire, inexistante dans les produits fabriqués ou traités industriellement.
Le plus célèbre des encens égyptiens est le Kyphi. La combustion des différentes variétés d'encens formait une partie importante des rites car chaque ingrédient était doté de propriétés magiques et mystiques bien spécifiques. Lors de l'adoration du dieu soleil Râ, les égyptiens brûlaient trois fois l'encens en son honneur tout au long de la journée.
Les hindous ont toujours été de grands amateurs d'odeurs suaves et de tout temps, l'Inde a été célébrée pour ses parfums.
Très tôt, ce pays importa des matières thurifères en provenance d'Arabie. Toutefois, l'emploi de substances odoriférantes telles que le benjoin ou autres gommes-résines, graines, racines, fleurs séchées et bois aux douces senteurs remonte plus loin encore. L'un des ingrédients sans doute le plus populaire et depuis toujours le plus exporté est le bois de santal.
La sybille hindou de Kush s'aide de plantes et des herbes sacrées pour atteindre cet état temporaire d'inspiration divine. Après avoir placé une étoffe sur sa tête, elle inhale leur fumée. Elle est alors saisie de convulsions et tombe inanimée sur le sol. dans cet état, elle émet ses prophéties.
Dans l'hindouisme moderne, l'emploi de l'encens est assez fréquent. le culte de Shiva recommande aux prêtres d'en brûler quotidiennement devant la statue du dieu Orissa ou sur une pierre le représentant. Devant l'image de Krishna, sont brûlés le camphre et l'encens. L'encens est, dans le rituel hindou, en rapport avec l'élément Air. Il est dit représenter la perception de la conscience qui y est partout présente.
Les nombreuses références à l'encens dans l'Ancien Testament démontrent clairement que son emploi dans le rituel juif remonte à la nuit des temps. des érudits estiment que l'encens était déjà employé dans le rituel judaïque au septième siècle avant notre ère. Une fois adoptée, cette pratique ne fit que s'amplifier au cours des siècles. Le premier encens n'était composé que de très peu d'ingrédients tels que stacte, onyx, galbanum... Sa préparation par les prêtres était considére avec le même respect que celle du kyphi des egyptiens. Dans l'exode 30, 34-38, il est écrit "la fabrication du parfum sacré : Le seigneur dit à Moïse, procure-toi des substances odorantes, storax, onyx, galbanum. Ajoutes-y une quantité égale d'encens pur. Un parfumeur les mélangera avec du sel...."
...Pour les grecs et les latins aussi, l'encens ne pouvait avoir qu'une origine mythologique. Selon une fable rapportée par Ovide dans ses Métamorphoses, l'encens serait né de l'union du soleil et de Leucothoé, fille d'Orchamos, roi des Perses et suzerain du pays des aromates. Aphrodite embrasa de désir l'astre impassible afin de se venger de celui-ci qui avait dévoilé ses nombreuses infidélités. Orchamos, découvrant que Phoebus était devenu l'amant de sa fille, voulut la soustraire définitivement à cette passion. A la tombée du jour, il fit enfouir la malheureuse dans une fosse profonde que l'on recouvrit de sable. Au matin, lors de son sur la terre, le soleil éperdu chercha Leucothoé; quand enfin il la retrouva, il voulut la réchauffer de ses rayons, mais il était trop tard. Alors, désespéré, Phoebus répandit sur le corps inanimé un nectar divin, en faisant à son amante cette promesse : "Malgrè tout, tu monteras au ciel". Aussitôt jaillit du sol le premier arbre à encens. D'un corps promis à la décomposition, le dieu avait fait un aromate destiné à relier le ciel et la terre...
...Pour les bouddhistes, l'encens servait non seulement lors de cérémonies initiatiques des moines, mais également lors de rites quotidiens du monastère et du clergé local. Offert pour obtenir l'aide des bons esprits, son emploi s'intensifie lors des festivals où des nuages d'encens emplissent l'atmosphère, à l'occasion de baptêmes, d'exorcismes et autres cérémonies. Encens et parfums forment l'une des cinq offrandes sensorielles, qui est une des sept étapes d'adoration.
Pour les bouddhistes japonais, l'usage de l'encens est très courant et il a ainsi influencé le culte japonais, le shinto.
Les chinois recommandent d'en brûler avant de consulter les dieux. L'encens joue également un rôle important lors des cérémonies et des processions funéraires où il agit comme désinfectant et représente le cadeau offert au sens olfactif de l'âme en partance.
A Canton, durant la troisième semaine du douzième mois, on procède à un grand nettoyage de la maison et la fumée de trois bâtonnets d'encens chasse le démon de la pauvreté.
Les romains utilisaient l'encens régulièrement avant et durant leurs sacrifices. Il fut également lié aux exécutions perpétrées sous le règne de l'empereur Decius qui persécuta les chrétiens sans répit. L'encens devint en effet le symbole du chrétien reniant sa foi, qui, pour ce faire, devait brûler quelques graines d'encens devant une idole ou devant l'epereur lui-même...
Certainement pour cette raison, la chrétienté fut lente à adopter l'encens dans ses rites. Pourtant, l'or, l'encens et la myrrhe se placent en tant que symboles de prédiction de l'être et de la vie de l'enfant jésus. Ainsi, les rois mages apportèrent de l'or pour symboliser le soleil, le père ou la force du père, ils apportèrent l'encens pour symboliser le fils, le lien entre l'incarné et de divin, le sacrifice, la souffrance et la purification et ils apportèrent de la myrrhe pour symboliser le saint-esprit, l'éternel...
Extrait : Ecole Lyonnaise de plantes médicinales /1994
source : http://www.encens-compagnie.com/enc-infos/symbolic.htm
Publié par Seleniah à 19:44:15 dans Secrets de la Magie
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Le sceau de Salomon | 24 février 2008
Le sceau de salomon
Le sceau de salomon forme une étoile à six branches , composée de deux triangles equilatéraux entrecroisés.
cette figure est une véritable somme de pensées hermétique.
elle contient d'abord les 4 élèments : le triangle la pointe en ahut reprèsente le feu, le triangle la pointe en bas reprèsente l'eau.,

le triangle du feu tronqué par la base du triangle de l'eau désigne l'air ; à l'opposé, le triangle de l'eau tronqué par la base du traingle de feu correspond à la terre

Le tout réuni dans l'hexagramme constitue l'ensemble des élèments de l'univers.
si l'on considère les 4 points latéraux de l'étoile, auxquelles on situe convenablement les quatres propriétés fondamentales de la matière, on voit se manifester les correspondances entre les 4 élèments et les propriétés opposées deux à deux.
Le feu combine le chaud et le sec, l'eau l'humide et le chaud.
La variation de la combinaison produit la variété des êtres matériels.
Le sceau de salomon apparait alors comme la synthèse des opposés et l'expression de l'unité cosmique, en même temps que sa complexité.
Le sceau de salomon englobe aussi, toujours d'après les traditions hermétiques, les sept minéraux de base, c'est à dire la totalité des métaux, ainsi que les sept planètes qui résument la totalité du ciel.
Au centre résident l'or et le soleil ; la pointe supérieur l'argent et la lune ; l'inférieure, le plomb et Saturne ; les pointes de droites, en haut, le cuivre et vénus ; en bas , le mercure et Mercure ; les pointes de gauches , en haut le fer et mars en bas, l'étain et jupiter
On pourrait multiplier le jeu de correspondances entre les éléments , les qualités, les métaux et les planètes avec leurs divers gammes de symbolessur la base de l'hexagramme.
Toute la pensée et le travail de l'alchimie consiste à obtenir une transmutation de l'imparfait,, qui se trouve à la périphèrie, en une perfection unique, qui se trouve au centre et que symbolisent l'or et le soleil.
La réduction du multiple à l'un, de l'imparfait au parfait, rêve des savants et des pphilosophes , s'exprime dans le sceau de salomon.
Certains interprètes n'ont pas hésité à passer au plan matériel au plan spirituel et voir dans le Grand Oeuvre de l'alchimie une ascèse et une mystique tendant à ramener un être , divisé entre ses multiples tendances, à l'union avec son principe masculin et féminin dans les deux triangles superposés.
Le sceau de Salomon symbolise l'harmonie des contraires, reflète l'ordre cosmique, les cieux et la trajectoire des astres,le flux perpétuel entre le ciel et la terre...il incarne l'air et le feu, la sagesse surhumaine et la monarchie de droit divin.
Symbole d'équilibre, elle peut représenter également le mariage entre le fini et l'infini, celui entre le monde visible et le monde invisible. Sa première apparition dans l'histoire juive date du VIIème siècle avant Jésus Christ. Pour les Pharisiens et les docteurs de la loi, l'étoile à six branches symbolisait les six jours de la semaine, le septième jour, celui du repos divin (le Shabbat), était symbolisé par le centre de l'étoile. C'est en quelque sorte une représentation de la plénitude du chiffre sept, chiffre sacré. Aujourd'hui, cela pourrait aussi bien représenter l'antagonisme entre l'eau et le feu que celui entre le Haut et le Bas, etc...
Dictionnaire des Symboles de Jean CHEVALIER et Alain GHEERBRANT
Publié par Seleniah à 19:42:38 dans Secrets de la Magie
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