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L'Antre de la Magie

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Le sceau de Salomon | 24 février 2008




Le sceau de salomon


Le sceau de salomon forme une étoile à six branches , composée de deux triangles equilatéraux entrecroisés.
cette figure est une véritable somme de pensées hermétique.
elle contient d'abord les 4 élèments : le triangle la pointe en ahut reprèsente le feu, le triangle la pointe en bas reprèsente l'eau.,




le triangle du feu tronqué par la base du triangle de l'eau désigne l'air ; à l'opposé, le triangle de l'eau tronqué par la base du traingle de feu correspond à la terre




Le tout réuni dans l'hexagramme constitue l'ensemble des élèments de l'univers.

si l'on considère les 4 points latéraux de l'étoile, auxquelles on situe convenablement les quatres propriétés fondamentales de la matière, on voit se manifester les correspondances entre les 4 élèments et les propriétés opposées deux à deux.

Le feu combine le chaud et le sec, l'eau l'humide et le chaud.
La variation de la combinaison produit la variété des êtres matériels.
Le sceau de salomon apparait alors comme la synthèse des opposés et l'expression de l'unité cosmique, en même temps que sa complexité.

Le sceau de salomon englobe aussi, toujours d'après les traditions hermétiques, les sept minéraux de base, c'est à dire la totalité des métaux, ainsi que les sept planètes qui résument la totalité du ciel.
Au centre résident l'or et le soleil ; la pointe supérieur l'argent et la lune ; l'inférieure, le plomb et Saturne ; les pointes de droites, en haut, le cuivre et vénus ; en bas , le mercure et Mercure ; les pointes de gauches , en haut le fer et mars en bas, l'étain et jupiter
On pourrait multiplier le jeu de correspondances entre les éléments , les qualités, les métaux et les planètes avec leurs divers gammes de symbolessur la base de l'hexagramme.

Toute la pensée et le travail de l'alchimie consiste à obtenir une transmutation de l'imparfait,, qui se trouve à la périphèrie, en une perfection unique, qui se trouve au centre et que symbolisent l'or et le soleil.
La réduction du multiple à l'un, de l'imparfait au parfait, rêve des savants et des pphilosophes , s'exprime dans le sceau de salomon.

Certains interprètes n'ont pas hésité à passer au plan matériel au plan spirituel et voir dans le Grand Oeuvre de l'alchimie une ascèse et une mystique tendant à ramener un être , divisé entre ses multiples tendances, à l'union avec son principe masculin et féminin dans les deux triangles superposés.

Le sceau de Salomon symbolise l'harmonie des contraires, reflète l'ordre cosmique, les cieux et la trajectoire des astres,le flux perpétuel entre le ciel et la terre...il incarne l'air et le feu, la sagesse surhumaine et la monarchie de droit divin.
Symbole d'équilibre, elle peut représenter également le mariage entre le fini et l'infini, celui entre le monde visible et le monde invisible. Sa première apparition dans l'histoire juive date du VIIème siècle avant Jésus Christ. Pour les Pharisiens et les docteurs de la loi, l'étoile à six branches symbolisait les six jours de la semaine, le septième jour, celui du repos divin (le Shabbat), était symbolisé par le centre de l'étoile. C'est en quelque sorte une représentation de la plénitude du chiffre sept, chiffre sacré. Aujourd'hui, cela pourrait aussi bien représenter l'antagonisme entre l'eau et le feu que celui entre le Haut et le Bas, etc...

Dictionnaire des Symboles de Jean CHEVALIER et Alain GHEERBRANT

Publié par Seleniah à 19:42:38 dans Secrets de la Magie | Commentaires (0) |

Histoire de la magie | 24 février 2008

 

A La Préhistoire :

C'est le commencement de la magie!
Si l'Egypte reste le pays incontesté de la magie,il faut remonter à la préhistoire pour trouver ses premières traces avec l'Homo sapiens qui se trouve désarmé face au monde hostile qui l'entoure.
Pour l'affronter,il commence par maîtriser le feu,l'un des 5 éléments,qui constituent la base de la magie et qui représente symboliquement la naissance de la vie.
Evidemment on ne parle pas encore de magie,mais les traditions de l'Homo sapiens sont les premières bases magiques,reposant sur des croyances et sur l'importance du Chaman en faisant appel aux esprits de la nature pour trouver la force de survivre.Les peintures préhistoriques en sont le plus bel exemple,au même titre que les objets qui ont été trouvés dans les grottes qu'il occupait.On peut en effet voir dans une griffe d'ours,un ossement ou une baguette de bois,qui n'avaient(a priori) pas de valeur usuelle,la représentation d'une amulette magique que l'Homo sapiens pouvait utiliser pour se protéger.En se parant d'un collier de griffes ou de tout autre objet ayant appartenu à un animal vaincu,il se rassurait et avait l'impression de gagner en force.Les spécialistes s'accordent à dire qu'à cette époque,l'Homme s'appliquait à suivre des rituels et vivait en harmonie avec la nature: il était une pièce du puzzle du mystère de la création,au même titre que les animaux,les végétaux,l'air,l'eau et l'atmosphère qui transcendait tous ces éléments.
Les deux aspects fondamentaux de la magie – la foi dans la puissance du nom et de la parole et la science du geste et de l'image – sont étroitement associés, dès leurs origines préhistoriques, à la conception centrale d'une relation mimétique puis d'un rapport analogique entre le signe et l'objet du rite, opération primordiale d'anticipation de l'acte ou de possession contraignante qu'incarne la puissance vitale du magicien et qu'elle rend actuelle et efficace.
L'accomplissement rituel de l'acte magique semble avoir eu pour but principal d'enfermer et de capturer figurativement un gibier visible ou invisible, naturel ou surnaturel, en le contraignant à se prendre au piège d'un espace clos, de formules fixes, de gestes précis et de danses minutieusement réglées, comme s'il s'agissait, en quelque sorte, d'arrêter ses mouvements avec sa vie et, par là, de «contracter» le temps autour de l'expression d'un désir ou d'une volonté. La magie, dit Jacob Boehme, «n'est en soi rien qu'une volonté, et cette volonté est le grand mystère de toute merveille et de tout secret: elle s'opère par l'appétit du désir de l'être».
Les études de linguistique comparative ont montré l'existence, dans le monde indo-européen, de correspondances précises entre des termes religieux ou des expressions juridiques et des notions magiques communes à la plupart des peuples de race blanche qui s'établirent en Europe: Hellènes, Latins, Celtes, Germains, Albanais, Arméniens et Slaves.

D'autre part, les travaux des préhistoriens ont révélé l'influence fondamentale des pratiques magiques sur la conception et l'élaboration des œuvres d'art. Dès ses origines les plus lointaines, la magie n'apparaît pas comme un système cognitif ou spéculatif, ni comme une «vision du monde» de type religieux philosophique ou préscientifique. Étroitement opérative, concrète et expérimentale, au sens le plus général de ce terme, elle fait partie des techniques de mimétisme, de piégeage, de simulation et de travestissement, indispensables à l'économie préhistorique de la chasse. Ainsi est-ce peut-être en imitant la nature que l'homme a inventé la magie, c'est-à-dire l'art d'accomplir ce qui n'a pas lieu dans le cours ordinaire des événements naturels.
Les psychologues et les psychiatres, enfin, ont découvert et observé les constantes de l'imagination magique dans l'inconscient individuel et collectif. Ils ont montré que des archétypes mythiques, des clichés et des désirs immémoriaux ne cessent de hanter obscurément l'esprit humain. Ces fantômes et ces ombres de l'imagination magique continuent d'être exploités par les formes modernes de l'économie de la chasse, qui rabattent et traquent des consommateurs par l'envoûtement publicitaire. Ainsi peut-on dire de la magie qu'elle est capable de servir fort longtemps après avoir cessé de vivre.
Cependant elle n'a pas toujours été une langue spectrale. Dans les antiques civilisations de type traditionnel, les mages détenaient la réalité du pouvoir dont les rois n'étaient que les instruments. Leur savoir ésotérique n'était jamais écrit; ses lumières n'étaient dispensées qu'à une élite d'initiés, sous le voile de mystères et de symboles qui, pour la plupart, sont devenus impénétrables.
Déjà, ce temple invisible tombait en ruine dans les derniers siècles qui précédèrent le christianisme. Alors, la magie, qui était née avec les premiers hommes et comptait des dizaines de millénaires d'existence, se fragmenta en diverses disciplines ésotériques dont certaines, comme l'alchimie et l'astrologie, tentèrent de retrouver et de reconstituer la totalité de ce savoir perdu, vaste projet qui, avec des fortunes diverses, se prolongea durant le Moyen Âge et ne fut définitivement abandonné qu'au début des temps modernes. Dès lors, à l'imagination magique du monde succéda l'interprétation scientifique de l'Univers.
Origines de la magie et économie préhistorique de la chasse
Kurt Lindner, dans son magistral ouvrage sur La Chasse préhistorique , rappelle un fait fondamental: «La magie chasseresse, avec sa croyance à l'enchantement, est la racine de toute philosophie et de toute religion. C'est là qu'est sa signification pour l'évolution de la pensée humaine. Elle est plus ancienne que toute forme du culte des ancêtres et de croyance aux esprits, et, par cela, sans doute la plus antique expression du sentiment religieux. Le sens de toute magie étant la domination des forces secrètes de la nature, la signification de son expression supéropaléolithique était la volonté d'acquérir une emprise sur l'animal, dont dépendait l'existence pénible de la communauté.»



En Égypte ancienne :

Si la magie n'a pas de patrie,elle a un berceau : l'Égypte ancienne.
Une citation du Talmud dénote l'importance que l'on peut donner quant à l'apparition de l'ésotérisme d'aujourd'hui: "Dix mesures de magie sont descendues sur le monde : l'Égypte en a reçu neuf,le reste du monde,une".
Jadis,la magie avait une grande importance dans la vie des égyptiens.Ils pensaient que les dieux eux mêmes l'avaient enseignée aux hommes pour se défendre.Ils l'utilisaient non pas pour faire le mal,mais pour se protéger contre les génies malveillants et contre les maladies.Ils portaient sur eux des amulettes,disposaient des statues guérisseuses dans leurs maisons,récitaient des formules magiques pour chasser les esprits.Les rois avaient recours aux magiciens pour les aider à vaincre leurs ennemis étrangers et pour obtenir des succès militaires.Les prêtres usaient des mêmes procédés pour aider les dieux à combattre leurs adversaires.Les morts étaient accompagnés de nombreux talismans destinés à leur permettre d'accomplir sans difficultés leur voyage dans l'autre monde.

Le heka

Ce terme égyptien désigne le "don du dieu-soleil" fait au hommes,c'est à dire "le pouvoir magique" qui leur permettait de se protéger des menaces auxquelles ils devaient faire face.Ce mot est avant tout lié à la notion de puissance;il se décompose en he: ce qui stimule et permet la création du ka: le potentiel vital de toute chose.

Le pratiquant

La magie pouvait être exercée par tous et n'était pas considérée comme une pratique damné.Néanmoins,s'il ne pouvait pas abuser de magie pour un profit quelconque,le prêtre magicien était,lui,l'interprète des dieux.Quant au Pharaon,il n'était que le serviteur de la Maât,qu'un simple interlocuteur entre les dieux et les hommes.Seul,le pouvoir des dieux se manifestait à travers lui.

En Grèce ancienne :

Chez les Grecs,mais aussi dans toute la culture gréco-romaine,une large place est faite à la magie et à ses rites
Les officiants
Le magos(terme à l'origine de "mageia) est une sorte de prêtre itinérant qui fait des sacrifices,pratique la divination et interprète les rêves.
Les égyptiens ont exercé une influence considérable sur les croyances et les rites adoptés par les Grecs.Ceux-ci ont pareillement eu recours aux principes magiques du papyrus,de la tablette et des amulettes pour faire intervenir les forces invisibles dans leur quotidien.
Si la Grèce antique connaît,elle aussi,sa période où l'on cherche à découvrir son avenir,et là ce sont les Oracles qui jouent le rôle de prédicateurs.Les oracles constituent un aspect fondamental de la religion et de la culture grecques. L'oracle est la réponse donnée par un dieu que l'on a consulté à une question personnelle, concernant généralement le futur. De tels oracles ne peuvent être rendus que par certains dieux, dans des lieux précis, sur des sujets déterminés et dans le respect de rites rigoureusement respectés. Le principal dieu devin est Apollon, dont l'oracle est à Delphes.

A Rome :

Chez les Romains,la magie agit par carmina,c'est à dire que le rituel est chanté,que les gestes magiques s'accompagnent de chants.A leurs yeux,ceux-qui relève pourtant plus de la médecine que de la magie qui se définit davantage par une intention malveillante.La magie s'installe largement sous L'Empire,englobant la médecine mais aussi l'astrologie et la divination.Sous la République,des pratiques sorcières s'attaquent à l'intégrité spirituelle de l'homme et à ses biens.Quoi qu'il en soit,même si elle s'impose en deux temps,la magie agira toujours dans le secret.Qui plus est,puisque les femmes et les esclaves l'utilisaient,on disait qu'elle incarnait la cité "à l'envers";seuls les prêtres et les rois agissaient à l'aide de la religion "officielle".
L'envoûtement,l'exorcisme et la sorcellerie sont monnaie courante dans la panoplie occultiste italienne.La "fascination" (ou la possession),et le "mauvais oeil" se trouvent de même être fréquemment traités...


Au Moyen-Âge :

Le Moyen-Âge marque un tournant puisqu'on ne parle plus de magie mais de sorcellerie : la magie noire ce développe à mesure que la magie traditionnelle est condamné avec vigueur par le christianisme,qui n'est plus le culte réservé à une poignée de gens comme aux temps des Romains.L'église impose son point de vue d'un Dieu unique et bannît toutes autres croyances reposant sur la doctrine: "Ce qui n'est pas forcement de l'ordre de Dieu est forcément démoniaque".Une lutte sans merci est engagée pour museler à jamais les croyances de "la vieille religion".C'est le temps de l'inquisition et des premières chasses aux sorcières qui finissent par par se terminer pour pratiquer leur art ou terminent leur existence sur le bûcher.
Le procès des sorcières de Salem est un épisode fameux de l'histoire coloniale des États-Unis qui entraîne la condamnation et l'exécution de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachusetts. Généralement analysé comme découlant d'une période de luttes intestines et de paranoïa puritaine, ce procès cause la mort de 25 personnes et l'emprisonnement d'un bien plus grand nombre.

A la Renaissance

A la Renaissance,les philosophes qui,parfois,pratiquent l'alchimie,choquent par leurs théories.Il n'est par rare que certains soient emprisonnés à cause de leurs idées que les bien-pensants jugent trop subversives pour le commun des mortels.Eux aussi finissent sur le bûcher.Suite à cette répression,l'intêret pour la magie diminue parce qu'elle est indubitablementassocié au Diable.Ils ne sont plus nombreux à la pratiquer et on lui préfère les sciences.Les esprits rationnels et scientifiques prennent le dessus et la magie ne fait pas le poids.Au siècle des Lumières,on préfère développer les technologies en s'intéressant aux sciences.Toutefois certains se mettent à l'hypnose et au spiritisme pour communiquer avec les défunts.

Publié par Seleniah à 19:38:26 dans Secrets de la Magie | Commentaires (0) |

Le Grand Arcane | 24 février 2008



sur ce site vous trouverez une explication concernant toute la symbolique du Mystère du Grand Arcane, une approche d'eliphas Levi, reprenant les enseignements d'hermès trismégiste et de sa table d'Emeraude entre autres, ainsi que d'autres correspondance concernant le tarot, ou les lettres hebraïques repris dans la figure ci-dessus Very Happy

http://groups.msn.com/THEURGIEMAGIEDIVINE/forum.msnw?action=get_message&mview=1&ID_Message=21

Publié par Seleniah à 19:36:42 dans Secrets de la Magie | Commentaires (0) |

Animisme | 24 février 2008

L'animisme

L'animisme (du latin anima âme) est une croyance ou religion selon laquelle la nature est régie par des âmes ou esprits, analogues à la volonté humaine : les pierres, le vent, les animaux. Il se rencontre surtout chez les sociétés traditionnelles comme en Afrique, en Amérique du Sud, en Amérique du Nord, en Sibérie ou en Océanie. Dans les pays scandinaves, il existe un fond animiste en parallèle au christianisme.

Le psychologue Geoffrey Miller a suggéré que les chances de survie des humains étaient grandement augmentées s'ils développaient un mécanisme permettant de projeter des intentions sur les objets de leur milieu (en particulier bien entendu autres humains et animaux divers) pour prédire leurs réactions. Cette disposition a donc été favorisée par la sélection naturelle et l'animisme pourrait en constituer une conséquence.

étymologie

Le mot animisme a été inventé par le médecin allemand Georg Ernst Stahl pour réfuter la séparation platonicienne, puis cartésienne, entre le corps et l'âme et y opposer une vision de l'âme couvrant tout l'être humain. C'est uniquement par la suite que les limites sémantiques du mot vont inclure des synonymes comme paganisme.


Différents types d'animisme

Les sociétés animistes peuvent être monothéistes ou polythéistes. En effet, on peut considérer qu'il y a une âme dans chaque objet et croire en un dieu créateur unique.

On distingue deux types d'animisme majeurs :

le chamanisme qui considère que seules de rares personnes peuvent entrer en communication avec les divinités à travers la transe ;
ou, comme le vaudou, une conception qui considère que c'est la divinité elle-même qui vient prendre possession des individus.

Un aperçu de l'animisme

Le nombre d'animistes est aujourd'hui estimé à environ 90 millions. Un chiffre probablement à revoir à la hausse si l'on considère que de nombreux croyants de confessions catholique ou musulmane reconnaissent ne pas s'être départis de leurs pratiques animistes.

Pour comprendre la vision complexe du monde animiste, il est nécessaire de se débarrasser des schémas de pensée des religions monothéistes. Divers, les cultes animistes se caractérisent par leur complexité et diffèrent d'une région à l'autre.
Le terme « animisme » désigne généralement l'ensemble des religions traditionnelles des Océaniens, des Africains et des Aborigènes d'Asie. L'animisme renvoie à une vision de l'univers peuplé d'esprits, bien ou malfaisants, et de génies dotés du pouvoir d'influer sur la vie des vivants. Présent dans tout être et même dans les objets inanimés, l'esprit peut être celui d'un ancêtre mort, devenu divinité, ou même un esprit de la nature

De manière générale, les animistes croient en l'existence d'un Dieu créateur : Amma chez les Dogons, Faro chez les Bambara ou encore Nyamé chez les Ashanti, celui-ci est connu sous de multiples autres appellations. Rarement objet direct du culte, ce Dieu suprême est essentiellement invoqué au travers des médiateurs que constituent les dieux « secondaires », les esprits et les ancêtres. Pour les animistes, ces dieux secondaires, dont les plus importants sont symbolisés par des éléments naturels, tels que le ciel, la terre ou même les maladies, remplissent la fonction de protecteurs de villages. Sans clergé défini, cette religion fait néanmoins appel à des « prêtres » qui servent eux aussi d'intermédiaires.

Les origines

Il n'est pas aisé de retrouver les mythes fondateurs de cette religion très ancienne. L'importance de l'oralité dans ces sociétés a sans doute largement contribué à la persistance de l'animisme, en insistant sur l'importance de la tradition et en enseignant une certaine vision de l'ordre du Monde. Sans fondateur ni traditions écrites, cette religion n'a pas non plus de langue sacrée ni de lieux de culte uniques.

Le culte des ancêtres

Premiers destinataires du culte animiste : les ancêtres, considérés comme parties intégrantes du village. Destiné à souder l'individu à son groupe, le culte des ancêtres nécessite de nombreux sacrifices d'animaux, des offrandes de lait, d'alcool et de sang, afin de s'attirer les grâces des morts. La tradition impose qu'avant de consommer une boisson, les ancêtres ne soient pas oubliés : l'équivalent d'une gorgée d'alcool est ainsi rituellement versée sur le sol. Ce culte est généralement rendu dans l'enceinte des maisons et des villages. C'est au chef de famille que revient le pouvoir de sacrifier des animaux.
A la mort de l'un d'entre eux, ceux qui lui survivent sont soumis à certaines obligations concernant les rites funéraires. Afin de purifier le nouveau défunt et de lui ouvrir les portes du village des ancêtres, offrandes et sacrifices sont réitérés

Le vaudou haïtien

Dans les Caraïbes, l'arrivée des esclaves africains a permis l'introduction de l'animisme. En Haïti, le vaudou a longtemps constitué une forme de résistance de l'esclave à l'oppression. Inspirée de l'animisme africain, cette religion intègre aujourd'hui des influences catholiques. De manière générale, le vaudou règle entièrement la vie de ses fidèles par un ensemble de pratiques rituelles qui prend en compte tous les aspects de la vie sociale et individuelle.

L'animisme malgache
Du côté de Madagascar, l'animisme est également très répandu. Alors que divers lieux sacrés - lacs, grottes ou forêts, sont répartis sur l'ensemble de l'île, de nombreuses pratiques rituelles sont fondées sur l'hommage aux ancêtres, les Razanas.
Dans cette île, les Malgaches pratiquent le « retournement des morts », ou Famadihana. A l'occasion d'une cérémonie, porcs, zébus, et autres animaux sont sacrifiés. Les corps sont régulièrement sortis de terre, remis dans de nouveaux suaires, promenés, avant d'être de nouveau confiés à la terre. Pour les Malgaches, la mort n'est nullement vécue comme une fin, mais plutôt comme une transition vers un autre monde.

L'animisme et magie

Les animistes peuvent se passer de temple. Ils n'ont même pas nécessairement besoin de se réunir en collectivité sous la houlette d'un chef spirituel. Ce n'est pas une religion de masse. Il n'est pas rare que la pratique soit individuelle puisque chacun porte en soi sa Lumière dispensant la présence d'un "phare" pour guider les égarés. Les animistes communiquent souvent directement avec la nature, ou les déités invoquées, sans besoin de prêtre-intermédiaire. Comme toute religion, les invocations se font à l'aide de rituels, que l'on dit magiques dans le cas du paganisme.



source : http://www.rfo.fr/article155.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Animisme

Publié par Seleniah à 19:36:16 dans Secrets de la Magie | Commentaires (0) |

symbolique des chiffres | 24 février 2008

1 : unité de l'existence et harmonie générale

- 2 : binaire, la diversité, la division, la séparation. Le 2 est la dyade, principe passif et actif, masculin-féminin, faculté génératrice, esprit-âme et corps humain d'une part. Divin, d'autre part

- 3 : la loi du ternaire est : pour les pythagoriciens, la véritable clef de vie. Nombre par excellence, premier impair qui réunit les propriétés des deux premiers chiffres 1 et 2.

- 4 : quaternaire. Nombre parfait, racine des autres et de toutes choses, nombre ineffable de Dieu. En hébreu, quatre lettres parmi les 22 représentent le symbole de l'immortalité de l'âme qui se meut d'elle-même. Considéré comme l'essence des quatre éléments, des quatre qualités fondamentales des corps : sec, humide, froid et chaud ; des quatre principes géométriques : point, ligne, plan et solide ; les quatre notes fondamentales de la gamme : les quatre fleuves du paradis terrestre ; les quatre figures symboliques du char de la vision d'Ezechiel traduite par les quatre évangélistes

Le carré parfait est l'image de l'homme qui a atteint l'harmonie en lui, entre l'esprit et la matière, entre ses moyens spirituels et physiques. Son nombre mystique est 144, sa racine carrée est 12, divisible par 1, 2, 3, 4, 6 ; le total de ces chiffres : 1 + 2 = 3, forme le triangle, les 3 principes... 12 représente Israel, les douze tribus, les douze portes des murailles de Jérusalem.

Doué d'épaisseur, le carré devient cube, qui a douze arêtes et montre la relation cosmique élémentaire ; le triangle est le symbole du Dieu unique au sommet de la pyramide qui est le tout. Dans la tradition hébraïque, le "bloc carré" indique le chiffre 4, il signifie quatre murs, quatre lignes allant du centre aux quatre coins. L'association : cercle et carré, évoque le couple : ciel et terre. Il correspond à l'archétype fondamental de la plénitude. Dans la kabbale, les lettres qui servent à écrire les noms divins ont un pouvoir magique. Les carrés magiques sont composés de chiffres et de lettres prises pour leur valeur numérique et dont la somme verticale est égale à la somme horizontale et diagonale et qui correspond à un mot ou à un nom qui peut être lu de bas en haut, de droite à gauche, de gauche à droite ou de haut en bas sans que l'ordre ne soit modifié.

Le Zohar explique que les chiffres 3, 7, 33 forment une grille d'interprétation de ces carrés.

5 : symbole du double additionné au ternaire, représente : terre, eau, feu, éther et esprit

6 : les six dimensions de tous les corps dans la nature. Quatre directions plus deux lignes : hauteur (zénith) et profondeur (nadir). s'applique à l'homme physique

7 : symbolise la vie. Formé de 3 + 4, c'est à dire : 3 éléments + le 4 qui est l'emblème de la perfection de l'esprit, de la perfection de l'invisible. Il forme l'union de l'homme avec la divinité. Il représente la loi de l'évolution. Les 7 cercles qui représentent le cosmos ont joué un grand rôle dans les mystères anciens. Le sept est le chiffre des adeptes

8 : c'est la loi naturelle des hommes. C'est le nombre 7 (qui représente les sept planètes) plus l'unité, ce qui forme le 8 qui correspond à la perfection de l'univers par son mouvement perpétuel et régulier

9 : 3 X 3, symbole de toute corporisation de l'oeuvre génératrice. Multiplié par lui-même ou par un nombre quelconque, il donne un résultat dont la somme est toujours 9

10 : base du système décimal qui se répète à l'infini. "1" suivi de "0" indique que hors de l'unité tout est néant et ne subsiste que par le système des nombres qui permet d'arriver à la découverte du principe des choses. Il contient tous les principes de la divinité évoluée et réunie. 10 est le nombre de la Tétraktys pythagoricienne, somme des 4 premiers nombres. Il a le sens de la totalité, de l'achèvement, du retour à l'unité après le cycle des 9 premiers nombres. Pour les pythagoriciens, c'est le chiffre le plus sacré, symbole de la création universelle. La Tétraktys était représentée par un triangle de 10 points disposés en pyramide de quatre étages

Publié par Seleniah à 19:35:40 dans Secrets de la Magie | Commentaires (0) |

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