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L'Antre de la Magie

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les 4 tempéraments élémentales | 24 février 2008

Chacun d'entre nous somme régit par un élément , et pour chaque élément prévaut un type de tempérament :

TEMPERAMENT FEU

le tempérament colérique présente,

par sa polarité active, les dispositions agréables suivantes:
l'activité, l'enthousiasme, le zèle, la résolution, l'audace, le courage, la force créatrice, l'assiduité, etc. ..

Par sa polarité négative, il se manifeste en: avidité, jalousie, passion, irritabilité, humeur querelleuse, démesure, penchant à la destruction, etc. ..

TEMPERAMENT AIR

le tempérament sanguin présente,

par sa polarité positive, les dispositions suivantes: la
pénétration, l'application, la joie, l'habileté, la bonhomie~la clarté, l'enjouement, la facilité, l'optimisme, la vivacité, l'indépendance, la vigilance, la confiance etc..

Par sa polarité négative, il se manifeste en: irrévérence, dédain, indiscrétion, impatience, ruse, bavardage, caquetage, malhonnêteté, versatilité, etc. ..

TEMPERAMENT EAU

le tempérament mélancolique présente,

par sa polarité positive, les dispositions suivantes: le respect, la charité, la modestie, le dévouement, la gravité, l'ardeur affective, la cordialité, la compréhension, la tendance à la méditation, la compassion, la tranquillité, la profondeur, l'ouverture à autrui, la délicatesse, la propension à
pardonner, etc. ..

Par sa polarité négative, il se manifeste en: indifférence, dépression, timidité, distraction, paresse, irrespect, etc. ..

TEMPERAMENT TERRE

le tempérament flegmatique présente, par sa polarité positive, les dispositions suivantes: le respect, la considération d'autrui, la persévérance, la circonspection, la ténacité, la gravité, la fermeté, le scrupule, la profondeur, la concentration, la sobriété, la ponctualité, la réserve, l'objectivité, la responsabilité, la prudence, la sûreté, etc. ..

Par sa polarité négative, il se manifeste en: amorphie, négligence, fermeture, indifférence, déloyauté, timidité, paresse, défiance, taciturnité, etc. ..

Les différents aspects de chaque tempérament constituent donc, suivant la prédominance de l'un d'eux, le caractère fondamental de l'homme. La proportion avec laquelle ces aspects s'expriment dépend de la polarité agissante de l'Élément lié au tempérament et donc des fluides électrique et magnétique.

Source : le chemin de la véritable initiation magique de Franz Bardon

Publié par Seleniah à 21:25:55 dans Magie Elementale | Commentaires (0) |

L'ETHER ou L'AKASHA | 24 février 2008




Le cinquième élément, le pouvoir spirituel omniprésent dont l'univers est imprégné. C'est l'énergie fondamentale dont les éléments tirent leur existence
En décrivant les Éléments, Franz Bardon a mentionné à plusieurs reprises qu'ils sont issus de l'Akâsha Source Divine Primordiale-. Celui-ci est donc l'État le plus Sublime, le plus Puissant, l'Inimaginable, l'État Primordial, le Principe de toutes choses et de toute la Création; en d'autres termes, il est la Sphère des Causes. C'est pourquoi, il est Infini et Éternel. Les Religions l'appellent Dieu. Il est la CinQuième Force, la Force
Primordiale; il est l'Origine de toute existence et en Lui réside l'équilibre universel. Il est la Source et la Pureté de chaque pensée, de chaque idée; il est le Monde des Causes
dans lequel se maintient l'Univers entier, des plans les plus élevés aux plans les plus denses. Il est la Quintessence des Alchimistes. il est Tout dans le Tout.

Les textes hermétiques occidentaux, suivant les textes grecs, on longtemps nommé "éther " (Aither) ce que l'Orient appelle "akâsha ". Cependant, depuis plus d'un siècle, il est d'usage, d'attribuerai mot "ahisha " le sens de "substance Divine Primordiale ", " Esprit Unique, Source de
toute la Création ", alors que le mot "éther " désigne à présent un plan subtil et invisible certes, mais très dense, en comparaison des autres plans plus élevés ; Il s'agit d'un plan nature quasi physique, le plan le plus proche de la matière physique. Il est vrai que le plan éthérique est issu, comme tous les plans, de l'Akâsha (Source Divine).


Publié par Seleniah à 21:25:16 dans Magie Elementale | Commentaires (0) |

Exercice sur l'akasha | 24 février 2008

 

I -Absorption de l' Akâsha.

Tous les Éléments sont issus de l' Akâsha et sont également gouvernés et maintenus en équilibre par celui-ci. Lorsque le Mage a parfaitement bien réussi les exercices relatifs aux Éléments, il peut alors aussi manipuler le Principe le plus subtil: l'Akâsha.
Prenez votre position habituelle (âsana) et fenI1ez les yeux. Visualisez qui vous êtes au centre d'un Espace cosmique illimité. Il n 'y a ici ni haut, ni bas, ni côté. Cet Espace est empli de la plus subtile Essence, de la Quintessence. Celle-ci est, en soi, incolore mais elle apparaît aux sens intérieurs ultraviolette, d'une couleur presque violet-noir; ayez conscience de la nature akâshique de cette couleur.
Inspirez, par la respiration pulmonaire, cette Quintessence et introduisez-la consciemment dans le sang. Dès que vous avez acquis une certaine aisance, appliquez le procédé tendant à absorber, par les deux respirations, pulmonaire et cutanée, la Force vitale, avec la différence cependant qu'au lieu de cette Force, vous inspirez l'Akâsha avec la couleur mentionnée et en remplissez le corps entier. En faisant cet exercice, le sentiment de l'Union avec l'Infini doit être maintenu.
La réalité sensible doit paraître très lointaine et cet état doit devenir une habitude. Dans tous les cas, il faut surtout éviter de perdre conscience et de s ' endormir; si donc, on se sent fatigué, on doit aussitôt interrompre cet exercice pour le reprendre à un moment où on se sentira mentalement mieux disposé. Dès que l'on a obtenu quelque résultat satisfaisant, on peut continuer.

II -Maîtrise des Éléments à partir de l' Akâsha.
Ainsi que nous l'avons précisé, l'Akâsha est l'Univers en son aspect Primordial, il constitue donc le monde de toutes les causes. Ainsi, une cause créée consciemment, (tel un souhait, une pensée, une visualisation effectuée dans cette Sphère avec une bonne concentration et une volonté puissante, une foi inébranlable et une conviction totale) doit -elle se réaliser par
l'action des Éléments sur n'importe quel plan universel. Cela est un des plus grands mystères en Magie et pour le Mage une clé universelle dont la portée ne lui sera patente qu'au cours de
son développement ultérieur. Que l'élève ait constamment à l'esprit l'exigence d'ordre éthique grâce à laquelle il ne fait toujours que ce qui est bon et noble. Notre prochain exercice
consiste à obtenir, sur les trois plans (physique, psychique et mental) la puissance absolue sur les Éléments par la mise en oeuvre de la Force Akâshique.
Asseyez-vous dans votre position habituelle et inspirez, par la respiration pulmonaire et cutanée, une coulée d ' Akâsha et remplissez-en la totalité de votre corps. Je dois préciser, en
premier lieu, que l'Akâsha ne peut être accumulé comme la Force vitale. Dès votre inspiration, vous devez visualiser que vous éveillez votre puissance sur les Éléments. Pensez,
ce faisant, que vous possédez déjà la faculté de maîtriser ces derniers et qu'ils accomplissent tout ce que vous ordonnez et souhaitez sur n'importe quel plan. A chacune de vos inspirations
effectuées dans un tel état d'esprit et de conscience, vous devez donc sentir votre puissance sur les Éléments. La foi et l'assurance en ce pouvoir doivent être inébranlables. Aucun doute ne vous est permis sur ce sujet
Celui qui pratique consciencieusement tous les exercices indiqués ici acquerra une puissance absolue sur les Éléments. Le Mage qui a obtenu l' équilibre magique, harmonisé et ennobli
son caractère, qui possède les meilleures vertus et de hauts idéaux, acquerra en peu de temps ce pouvoir. il sentira en lui une foi solide comme un roc, une conviction totale et une sécurité absolue qui excluent tout scepticisme. Par contre, l'élève qui n'a pas travaillé assez consciencieusement, ou celui qui a sauté des Degrés, omis ou négligé des exercices, sera sujet aux doutes et l'influence de l'Élément déséquilibrant sera difficilement maîtrisable. On voit à présent pourquoi on attache tant d'importance à la scrupulosité et à la persévérance. Aucune
lacune ne doit se révéler sur ce Chemin ascendant, sinon on ne peut plus progresser et ce qui a été omis ou négligé ne peut être, par la suite, que très difficilement rattrapé et souvent dans les conditions les plus pénibles en raison de l' accroissement de" entrave "

source : le chemin de la véritable initiation magique de Franz Bardon

Publié par Seleniah à 21:24:28 dans Magie Elementale | Commentaires (0) |

Symbolique et découverte étendue de l'eau | 24 février 2008




L'eau est un principe sacré de valeur universelle. La Genèse (1,1) place le néant précédent la création du monde comme "l'esprit flottant au-dessus des eaux". Les mythologies grecques et romaines placent l'eau comme élément primordial. C'est normal : l'eau est partout, elle compose 70% du corps humain et constitue l'un des 4 éléments fondamentaux de l'univers, on en retrouve même des traces sur Mars. C'est l'eau qui dans beaucoup de cosmogonies sert à la création ou la recréation du monde après des déluges, comme dans la Bible ou les Métamorphoses d'Ovide (lettre 1, chant 3). On retrouve ces mythes fondateurs en Nouvelle Calédonie ou chez les Dogons.

L'eau est bien l'élément primordial symbolisé par le signe du Verseau : une femme qui tient une jarre versant de l'eau surmontée d'une étoile. L'eau est l'élément qui unit le ciel et la terre, car l'eau est un élément familier. Elle évoque la fontaine, le lavoir qui sont des lieux de sociabilité, le pont qui est le symbole de l'unité entre deux rives (qu'elles soient temporelles ou immatérielles). L'eau a donc une symbolique reconnue de tous que l'on peut décomposer en plusieurs niveaux communs à toutes les civilisations. C'est tout d'abord l'eau sacrée, sans plus : l'eau fécondante. Dieu prend l'eau, du limon et donne son souffle divin pour créer l'homme. L'homme formé à partir d'un mélange d'eau et de boue se retrouve dans beaucoup de cultures.

C'est ensuite l'eau lustrale, celle de la purification par excellence, "l'eau qui lave les péchés du monde" (psaume 55 de la Vulgate). Dans le Coran on retrouve 14 références à l'eau purifiante. Bachelard dans "L'eau et les rêves" parle des Cafres qui ne se lavent pas quand ils se sentent bien et en accord avec leur conscience.

C'est l'eau bonne pour tous : celle qui rend jeune ou qui redonne la jeunesse, celle qui permet de maigrir comme l'indiquent de nombreuses publicités pour des eaux minérales à travers le monde.
C'est enfin l'eau baptismale, mais pas que chez les Chrétiens. Le Baptême est l'immersion complète, qui symbolise la mort symbolique pour une renaissance dans une nouvelle vie. C'est un rite de passage qui signifie que la mort n'est qu'un passage dans la vie. Cette symbolique se retrouve aussi dans les cultures asiatiques.

Il semblerait ainsi que l'eau ne soit pas seulement ce matériel H2O des chimistes, c'est bien plus. Elle porte en elle des valeurs profondes et communes dans une dimension sacrée. Pour Pline l'Ancien, "il n'y a pas de fontaine qui ne soit pas sacrée". Il y a toujours une nymphe qui séjourne près d'une source ou d'un cours d'eau, songeons à Sequana qui donna son nom à la Seine. L'eau est un élément syncrétique : en Bretagne, dans le village de Plouaret, la chapelle est édifiée sur un dolmen sous lequel coule une source qui a des vertus curatives, grâce aux bienfaits de 7 saints qui permettent de soigner 7 maladies. Sous un symbole chrétien on retrouve un symbole celtique plus ancien.
Dans les deux cas, le culte de l'eau est commun.
D'ailleurs, toute la Bretagne est parsemée de sources saintes et curatives, on en compte une cinquantaine. Les maladies sont bien sûr guérissables préférentiellement le jour de la fête du saint. On retrouve les mêmes rites au Canada qui n'a pas de saints mais des fontaines qui sont bonnes et sacrées uniquement le matin du jour de Pâques. Cette fois ce n'est pas la fontaine mais le jour qui rend l'eau sacrée.

Dans l'hindouisme ou le bouddhisme, l'eau tient une place centrale mais sous une autre forme. Il y a toujours de l'eau dans les temples pour les ablutions, mais il n'y a pas de séparation entre le sacré et le profane. Il y a certes des points communs avec les grandes religions monothéistes : des ablutions qui sont des purifications et on y passe beaucoup de temps surtout le matin (on se gargarise pour chasser les mauvaises humeurs de la nuit). Pourtant, l'eau en Inde est souvent sale car mal voire pas contrôlée. Néanmoins elle conserve un rôle purificateur spirituel qui dépasse la matérialité.

Dans l'hindouisme, les fleuves sont des entités sacrées (il y a sept fleuves sacrés).

Le Gange, par exemple, est un grand fleuve qui prend sa source dans l'Himalaya puis coule sur près de 3 000 km avant d'atteindre la baie du Bengale dans son delta commun au Brahmapoutre à Calcutta. Le fleuve n'est pas, en Inde, connu pour sa géographie mais pour les rites qui lui sont liés : des pratiques religieuses consacrées par des usages très longs, comme la dispersion des cendres des morts. Les morts sont brûlés, souvent mal brûlés car le bois coûte cher, et jetés au Gange : il n'y a pas de cimetière hindou. Les bords du fleuve sont aménagés pour ces rites, car les cendres dans l'eau appartiennent au cycle de la réincarnation. De toute l'Inde on vient mourir sur les rives du Gange, surtout à Bénarès. Des marches d'escaliers ont été créées avec des bûchers funéraires, alors qu'à quelques pas d'autres hindous se lavent, nagent ou lavent leur vaisselle. Ces rites s'expliquent par une série de mythes.

Dans le Mahâbhârata, épopée indienne rédigée entre mil avant J.C. et le VIe siècle de notre ère, le Gange est un élément fondamental de la Trinité hindoue regroupant Brahmâ, Vishnou et Shiva. Dans le poème, Vishnou est le Gange et Shiva la Jamna, affluent sacré du Gange. A la confluence de ces deux gigantesques cours d'eau émerge une rivière souterraine, qui est une des formes de Brahmâ et que seuls les ascètes peuvent voir.

Le Gange est un archétype qui est reproduit comme l'indiquent les nombreux noms de fleuves qui portent en eux le mot "Ganga". En effet, le Gange est un très grand fleuve certes, mais qui a la particularité de couler dans la région berceau de la religion hindouiste, aussi en a-t-il inspiré en partie les mythes. De plus, le Gange est considéré comme un fleuve parfait car il passe par les montagnes, les plaines et se termine à l'océan. Il fait partie d'un cycle, car l'océan est le symbole de l'unité, l'endroit où tout va ou retourne.

Pour les Chinois de la Chine antique, tout sort du grand unificateur, mais pas d'un fleuve ou d'une source sacrée, car l'idée de sacré n'existe pas en tant que telle dans la mythologie. Il n'y a pas non plus de rites particuliers liés à l'eau, car dès l'origine il y a des croyances et non une religion codifiée. Il y a des ressemblances entre l'Occident et l'Inde dans leur relation à l'eau car ils sont issus de la même civilisation indo-européenne.

On peut y joindre le zoroastrisme, vers 1200 av. J.C., qui repose sur le culte du feu, de la pureté de l'eau, du décharnement des cadavres. Dans les anciennes mythologies chinoises qui précèdent les taoïstes et avant le confucianisme et le bouddhisme, la description du monde est faite à partir d'éléments : l'eau, la terre, le feu, le métal, le bois. Il y a une dualité entre l'eau et le feu qui est le fonctionnement de base de la pensée chinoise. L'eau est l'un des éléments constitutifs du Yin et du Yang.
Ce n'est pas l'eau elle -même qui est Yin mais l'humide symbolisé par les grottes, les marais, la femme ou la lune. L'un et l'autre, le Yin et le Yang, sont tellement imbriqués qu'on ne peut pas les séparer. C'est le principe de base de la culture chinoise : le monde provient d'un grand tout indifférencié qu'on ne peut pas définir, le chaos originel.

L'humanité est ainsi le produit du cosmos et non de dieux. Le monde provient d'un grand tout indifférencié qu'on ne peut pas définir.

La cascade que l'on retrouve dans de nombreuses estampes chinoises n'est pas un symbole : l'eau en tant que principe, sous quelques formes que ce soient, entre dans le paysage. Le mot paysage en chinois (shan shui) se traduit par montagne et eau. Le paysage est ainsi un mélange d'eau et de terre.
Quand arrive la cascade dans la peinture chinoise, elle est constitutive du paysage mais c'est tout. Souvent sur ces mêmes peintures on retrouve un nuage dans la lumière qui représente le vide originel ou le cosmos, dans c'est de l'eau mais sous sa forme gazeuse. Tous les rites chinois actuels sont en fait postérieurs : ils ont été introduits par le bouddhisme, le christianisme ou l'islam.
Il faut dissocier l'eau du sacré en Chine comme le prouve la volonté de réguler les fleuves depuis le début de la civilisation chinoise. Cette volonté d'aménagement relève davantage du pragmatisme que d'une vision sacrée, car les fleuves gênent : ils n'ont pas assez d'eau en hiver et débordent en été. Pour les Chinois le problème est d'avoir de l'eau pour l'électricité ou l'irrigation, comme l'indique la construction démesurée du barrage des Trois Gorges, et peu importe les conséquences environnementales. Cette dissociation du sacré et de l'eau se retrouve au Japon.

En conclusion, on peut opposer deux visions différentes de la conception de la nature qui dicte le rapport à l'eau : une vision asiatique dans laquelle l'eau est un élément matériel parmi d'autres et la civilisation indo-européenne dans laquelle l'eau a depuis les premiers temps joué un rôle sacré et conduit de nombreux rites car l'eau y est depuis toujours un bien rare et indispensable à la vie. Mais avec la banalisation de son accès, elle perd son côté sacré : l'eau du robinet est fonctionnelle mais elle n'est plus sacrée. Ce rapport changeant à l'eau prouve-t-il que le sacré est le passé ? Mais, après tout est-ce vraiment un problème, le passé est-il si sacré ?

 





Compte rendu : Alexandra Monot
URL pour citer cet article: http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=70

 




L'eau est un principe sacré de valeur universelle. La Genèse (1,1) place le néant précédent la création du monde comme "l'esprit flottant au-dessus des eaux". Les mythologies grecques et romaines placent l'eau comme élément primordial. C'est normal : l'eau est partout, elle compose 70% du corps humain et constitue l'un des 4 éléments fondamentaux de l'univers, on en retrouve même des traces sur Mars. C'est l'eau qui dans beaucoup de cosmogonies sert à la création ou la recréation du monde après des déluges, comme dans la Bible ou les Métamorphoses d'Ovide (lettre 1, chant 3). On retrouve ces mythes fondateurs en Nouvelle Calédonie ou chez les Dogons.

L'eau est bien l'élément primordial symbolisé par le signe du Verseau : une femme qui tient une jarre versant de l'eau surmontée d'une étoile. L'eau est l'élément qui unit le ciel et la terre, car l'eau est un élément familier. Elle évoque la fontaine, le lavoir qui sont des lieux de sociabilité, le pont qui est le symbole de l'unité entre deux rives (qu'elles soient temporelles ou immatérielles). L'eau a donc une symbolique reconnue de tous que l'on peut décomposer en plusieurs niveaux communs à toutes les civilisations. C'est tout d'abord l'eau sacrée, sans plus : l'eau fécondante. Dieu prend l'eau, du limon et donne son souffle divin pour créer l'homme. L'homme formé à partir d'un mélange d'eau et de boue se retrouve dans beaucoup de cultures.

C'est ensuite l'eau lustrale, celle de la purification par excellence, "l'eau qui lave les péchés du monde" (psaume 55 de la Vulgate). Dans le Coran on retrouve 14 références à l'eau purifiante. Bachelard dans "L'eau et les rêves" parle des Cafres qui ne se lavent pas quand ils se sentent bien et en accord avec leur conscience.

C'est l'eau bonne pour tous : celle qui rend jeune ou qui redonne la jeunesse, celle qui permet de maigrir comme l'indiquent de nombreuses publicités pour des eaux minérales à travers le monde.
C'est enfin l'eau baptismale, mais pas que chez les Chrétiens. Le Baptême est l'immersion complète, qui symbolise la mort symbolique pour une renaissance dans une nouvelle vie. C'est un rite de passage qui signifie que la mort n'est qu'un passage dans la vie. Cette symbolique se retrouve aussi dans les cultures asiatiques.

Il semblerait ainsi que l'eau ne soit pas seulement ce matériel H2O des chimistes, c'est bien plus. Elle porte en elle des valeurs profondes et communes dans une dimension sacrée. Pour Pline l'Ancien, "il n'y a pas de fontaine qui ne soit pas sacrée". Il y a toujours une nymphe qui séjourne près d'une source ou d'un cours d'eau, songeons à Sequana qui donna son nom à la Seine. L'eau est un élément syncrétique : en Bretagne, dans le village de Plouaret, la chapelle est édifiée sur un dolmen sous lequel coule une source qui a des vertus curatives, grâce aux bienfaits de 7 saints qui permettent de soigner 7 maladies. Sous un symbole chrétien on retrouve un symbole celtique plus ancien.
Dans les deux cas, le culte de l'eau est commun.
D'ailleurs, toute la Bretagne est parsemée de sources saintes et curatives, on en compte une cinquantaine. Les maladies sont bien sûr guérissables préférentiellement le jour de la fête du saint. On retrouve les mêmes rites au Canada qui n'a pas de saints mais des fontaines qui sont bonnes et sacrées uniquement le matin du jour de Pâques. Cette fois ce n'est pas la fontaine mais le jour qui rend l'eau sacrée.

Dans l'hindouisme ou le bouddhisme, l'eau tient une place centrale mais sous une autre forme. Il y a toujours de l'eau dans les temples pour les ablutions, mais il n'y a pas de séparation entre le sacré et le profane. Il y a certes des points communs avec les grandes religions monothéistes : des ablutions qui sont des purifications et on y passe beaucoup de temps surtout le matin (on se gargarise pour chasser les mauvaises humeurs de la nuit). Pourtant, l'eau en Inde est souvent sale car mal voire pas contrôlée. Néanmoins elle conserve un rôle purificateur spirituel qui dépasse la matérialité.

Dans l'hindouisme, les fleuves sont des entités sacrées (il y a sept fleuves sacrés).

Le Gange, par exemple, est un grand fleuve qui prend sa source dans l'Himalaya puis coule sur près de 3 000 km avant d'atteindre la baie du Bengale dans son delta commun au Brahmapoutre à Calcutta. Le fleuve n'est pas, en Inde, connu pour sa géographie mais pour les rites qui lui sont liés : des pratiques religieuses consacrées par des usages très longs, comme la dispersion des cendres des morts. Les morts sont brûlés, souvent mal brûlés car le bois coûte cher, et jetés au Gange : il n'y a pas de cimetière hindou. Les bords du fleuve sont aménagés pour ces rites, car les cendres dans l'eau appartiennent au cycle de la réincarnation. De toute l'Inde on vient mourir sur les rives du Gange, surtout à Bénarès. Des marches d'escaliers ont été créées avec des bûchers funéraires, alors qu'à quelques pas d'autres hindous se lavent, nagent ou lavent leur vaisselle. Ces rites s'expliquent par une série de mythes.

Dans le Mahâbhârata, épopée indienne rédigée entre mil avant J.C. et le VIe siècle de notre ère, le Gange est un élément fondamental de la Trinité hindoue regroupant Brahmâ, Vishnou et Shiva. Dans le poème, Vishnou est le Gange et Shiva la Jamna, affluent sacré du Gange. A la confluence de ces deux gigantesques cours d'eau émerge une rivière souterraine, qui est une des formes de Brahmâ et que seuls les ascètes peuvent voir.

Le Gange est un archétype qui est reproduit comme l'indiquent les nombreux noms de fleuves qui portent en eux le mot "Ganga". En effet, le Gange est un très grand fleuve certes, mais qui a la particularité de couler dans la région berceau de la religion hindouiste, aussi en a-t-il inspiré en partie les mythes. De plus, le Gange est considéré comme un fleuve parfait car il passe par les montagnes, les plaines et se termine à l'océan. Il fait partie d'un cycle, car l'océan est le symbole de l'unité, l'endroit où tout va ou retourne.

Pour les Chinois de la Chine antique, tout sort du grand unificateur, mais pas d'un fleuve ou d'une source sacrée, car l'idée de sacré n'existe pas en tant que telle dans la mythologie. Il n'y a pas non plus de rites particuliers liés à l'eau, car dès l'origine il y a des croyances et non une religion codifiée. Il y a des ressemblances entre l'Occident et l'Inde dans leur relation à l'eau car ils sont issus de la même civilisation indo-européenne.

On peut y joindre le zoroastrisme, vers 1200 av. J.C., qui repose sur le culte du feu, de la pureté de l'eau, du décharnement des cadavres. Dans les anciennes mythologies chinoises qui précèdent les taoïstes et avant le confucianisme et le bouddhisme, la description du monde est faite à partir d'éléments : l'eau, la terre, le feu, le métal, le bois. Il y a une dualité entre l'eau et le feu qui est le fonctionnement de base de la pensée chinoise. L'eau est l'un des éléments constitutifs du Yin et du Yang.
Ce n'est pas l'eau elle -même qui est Yin mais l'humide symbolisé par les grottes, les marais, la femme ou la lune. L'un et l'autre, le Yin et le Yang, sont tellement imbriqués qu'on ne peut pas les séparer. C'est le principe de base de la culture chinoise : le monde provient d'un grand tout indifférencié qu'on ne peut pas définir, le chaos originel.

L'humanité est ainsi le produit du cosmos et non de dieux. Le monde provient d'un grand tout indifférencié qu'on ne peut pas définir.

La cascade que l'on retrouve dans de nombreuses estampes chinoises n'est pas un symbole : l'eau en tant que principe, sous quelques formes que ce soient, entre dans le paysage. Le mot paysage en chinois (shan shui) se traduit par montagne et eau. Le paysage est ainsi un mélange d'eau et de terre.
Quand arrive la cascade dans la peinture chinoise, elle est constitutive du paysage mais c'est tout. Souvent sur ces mêmes peintures on retrouve un nuage dans la lumière qui représente le vide originel ou le cosmos, dans c'est de l'eau mais sous sa forme gazeuse. Tous les rites chinois actuels sont en fait postérieurs : ils ont été introduits par le bouddhisme, le christianisme ou l'islam.
Il faut dissocier l'eau du sacré en Chine comme le prouve la volonté de réguler les fleuves depuis le début de la civilisation chinoise. Cette volonté d'aménagement relève davantage du pragmatisme que d'une vision sacrée, car les fleuves gênent : ils n'ont pas assez d'eau en hiver et débordent en été. Pour les Chinois le problème est d'avoir de l'eau pour l'électricité ou l'irrigation, comme l'indique la construction démesurée du barrage des Trois Gorges, et peu importe les conséquences environnementales. Cette dissociation du sacré et de l'eau se retrouve au Japon.

En conclusion, on peut opposer deux visions différentes de la conception de la nature qui dicte le rapport à l'eau : une vision asiatique dans laquelle l'eau est un élément matériel parmi d'autres et la civilisation indo-européenne dans laquelle l'eau a depuis les premiers temps joué un rôle sacré et conduit de nombreux rites car l'eau y est depuis toujours un bien rare et indispensable à la vie. Mais avec la banalisation de son accès, elle perd son côté sacré : l'eau du robinet est fonctionnelle mais elle n'est plus sacrée. Ce rapport changeant à l'eau prouve-t-il que le sacré est le passé ? Mais, après tout est-ce vraiment un problème, le passé est-il si sacré ?

 




Compte rendu : Alexandra Monot
URL pour citer cet article: http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=70

Publié par Seleniah à 21:23:47 dans Magie Elementale | Commentaires (0) |

Les esprits du Feu : Les Salamandres | 24 février 2008

Les esprits du feu : Les salamandres





Les salamandres sont les petits esprits du feu. Elles dansent dans chaque flamme qui se manifeste que ce soit le feu du foyer, d'un feu de camp ou d'une chandelle. Ces petites fées du feu peuvent être aperçues en se concentrant sur les flammes. Elles peuvent vous apparaître quelques instants, pour ainsi disparaître dans chaque flamme. Vous pouvez commencer à remarquer des formes, ensuite des visages et plus tard des formes complètement distinctes.


Cela dit, il y a même des salamandres qui s'occupent de la kundalini des humains (voir notre chronique sur la kundalini). La kundalini est l'énergie du serpent, tel un feu tournoyant autour de notre colonne vertébrale.

Cependant, il faut être prudent avec les esprits du feu puisqu'ils peuvent être destructeurs et créateurs en même temps. Telle une flamme, ils sont toujours en mouvement, c'est pourquoi il peut être difficile de se connecter à ces petits êtres.



Voici quelques qualités universelles attribuées aux esprits du feu : (Source : Andrews, 2003)

Ils prennent forme dans les rythmes du feu et sous la manifestation de la chaleur. Ils apparaissent souvent dans des ombrages de couleurs, tel le feu (rouge, orange et jaune). Ils peuvent apparaître sous une forme animale comme un dragon, une créature mythique, une luciole, un serpent ou un reptile. Ils stimulent la passion spirituelle et physique. Ils portent la clé sur les leçons de la vie après la mort. Ils apportent l'inspiration et la spiritualité. Ils nous assistent dans notre éveil spirituel et dans le développement et le contrôle de notre kundalini. Ils apparaissent majoritairement sous une forme masculine. Ils sont des agents de la transmutation, de la transformation et de la régénération. Ils stimulent la créativité, le courage, l'idéalisme et la vision. Ils nous aident à reconnaître la loi de cause et effet dans les aspects de tous les jours. Ils nous aident à développer des énergies de guérison.

« Les salamandres sont les éléments les plus éloignés de nous ; leur apparence et leur langage n'ont rien d'humain ! On les décrit parfois comme des sortes de serpents noirs en position verticale qui se tordent sur eux-mêmes et qu'on peut observer dans les feux de cheminée ou au coeur des orages, dans les éclairs de la foudre. [...] Les salamandres habitent une matière presque totalement épurée qui accomplit son ultime combustion avant de devenir pur esprit. C'est pourquoi elles incarnent le feu divin, celui de l'illumination et de l'éveil. Elles sont les soeurs de la kundalini. Ce serpent énergétique qui, pour les hindous, est situé à la base de notre colonne vertébrale et qui, une fois éveillé, provoque un feu intérieur qui embrase notre être entier, monte jusqu'au cerveau et jaillit par le septième chakra, celui de la fontanelle, en une magnifique fleur de lotus aux mille pétales. Les salamandres sont également associées au feu philosophique des alchimistes. On classe les salamandres en quatre catégories suivant leur degré de combustion. Elles sont rouges, oranges, jaunes ou violettes, ces dernières étant les plus élevées et les plus subtiles. On les invoque dans toutes les cérémonies à base de feu, en chamanisme notamment. Paradis, Morgane, Glasting, respectivement reine, princesse et dame des salamandres, ont la possibilité de projeter sur nous des flots d'énergie (astrales, émotives, éthériques et physiques) et sont capables de nous conduire de manière merveilleuse vers la réussite matérielle de nos souhaits. En priant ces trois fées dirigeant les salamandres, nous pouvons résoudre en quelques heures un problème urgent, un souci ponctuel. » (Source : Les salamandres)
Pour être plus en contact avec les esprits du feu, certaines personnes vont utiliser la pyromancie. Cette dernière est une technique de divination par le feu. La lecture par le feu se lit par le mouvement et la forme des flammes qui donnent la réponse à une question.

source : http://www.acadie.net/

Publié par Seleniah à 21:22:55 dans Magie Elementale | Commentaires (0) |

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