Généralement, l'on se borne à décrire une politique comme étant "cohérente" ou "de gribouille". Mais ruputre oblige, la vérite m'oblige à le dire, ce n'est ni l'un, ni l'autre. C'est une politique de Kéké. Une politique de m'as tu vu...
Exemple frappant : l'invitation de Bachar Al-Assad aux cérémonies du 14 juillet. Alors que globalement, il parvient à préserver l'initiaitive sur l'Uni Pour la Méditerrannée en y associant l'Europe, en faisant venir tous ceux qui doivent venir, en obtenant le boycott de Khadafi (autre exemple de la politique prolifique de Kéké), malgré les atermoiements de l'Algérie (qui essaient de négocier une plus grande influence notamment sur ses partenaires maghrébins), bref... Tout ne va pas bien pas cela avance cahin-caha. Et donc emporté dans son élan, il invite Bachar Al-Assad au défilé du 14 juillet. Ce dirigeant aura même la joie de voir défiler une division qui porte le nom d'un soldat mort dans l'attentat du Drakkar à Beyrouth, attentat commandité par une milice téléguidée par la Syrie. Donc 1er effet kisscool, le nawak.
2ème effet kiss cool : le désaveu du prédécesseur, alors que Jacques Chirac se retient depuis plus d'un an de faire un quelconque commentaire sur son successeur, il va boycotter les cérémonies, laissant donc croire que Sarkozy préfère inviter un dictateur que d'avoir le précédent président à ses côtés...
Symboliquement, ça la fout mal. Si. Quand même un peu.
On passera sur le fait que Bachar Al-Assad est fortement soupçonné d'avoir titré les ficelles de l'assassinat de Rafic Hariri, ami personnel de Jacques Chirac au point que la famille du défunt le loge gracieusement dans Paris, et que moralement, moi, ça me la foutrait mal de venir m'asseoir à côté du mec qui a buté le daron du proprio.
Enfin, bon, après, tout ça c'est personnel. Mais quand même.
Publié par chorlesingolls à 20:11:45 dans Chorles Ingolls | Commentaires (0) | Permaliens
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