En bon coupeur de bois, il y a des choses que je ne comprends forcément pas.
Prenons un exemple arbitrairement : l'histoire du mariage annulé pour cause de non virginité de la mariée.
Là on tutoie le nawak total. Total parce que devant l'horreur de cette annulation, partis et association poussent des cris d'orfraie devant cet aspect rétrograde qui a poussé la Justice à faire droit au marié.
Problème : on se trompe de débat. Lorsque le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt. Autrement dit, ce n'est pas la question de la virginté qui a été au coeur de l'annulation, mais celle du mensonge.
Il faut tout d'abord être bien bien clair : l'abruti qui pense qu'il doit épouser une femme qui doit être vierge est ... un abruti (ah oui je l'ai déjà dit). Et l'Islam n'a rien à voir avec ça. Notamment parce que le Coran, ni même les Hadiths ne stipulent une quelconque virginité (pour une raison simple, la prophète s'est marié en première noce avec une femme qui n'était pas vierge...) A la grande différence de la relgion catholique qui elle insiste très lourdement sur la question jusqu'à postuler, dans le dogme, la virginité de Marie ou d'immaculée conception (d'où le petit nom affectueux de Sainte Vierge). Mais bref, pour faire simple : homme qui veut marier avec femme vierge, abruti. Maintenant, j'inverse la controverse : la femme qui accepte de se marier avec un homme qui veut qu'elle soit vierge est, d'entrée, plutôt mal barrée dans la vie, parce qu'elle va se marier à ... un abruti. Suivez un peu, je ne répéterai pas.
Reprenons maintenant la question de l'annulation et du pourquoi elle fût prononcée : elle a été prononcée, parce qu'il y a eu mensonge, or l'article 180 du code civil stipule qu'il peut y avoir annulation si il y a eu erreur dans la personne ou sur les qualités essentielles de la personne. Evidemment, une fois qu'on a lu cela, les bonnes âmes retiennent /p>
Il faut tout d'abord être bien bien clair : l'abruti qui pense qu'il doit épouser une femme qui doit être vierge est ... un abruti (ah oui je l'ai déjà dit). Et l'Islam n'a rien à voir avec ça. Notamment parce que le Coran, ni même les Hadiths ne stipulent une quelconque virginité (pour une raison simple, la prophète s'est marié en première noce avec une femme qui n'était pas vierge...) A la grande différence de la relgion catholique qui elle insiste très lourdement sur la question jusqu'à postuler, dans le dogme, la virginité de Marie ou d'immaculée conception (d'où le petit nom affectueux de Sainte Vierge). Mais bref, pour faire simple : homme qui veut marier avec femme vierge, abruti. Maintenant, j'inverse la controverse : la femme qui accepte de se marier avec un homme qui veut qu'elle soit vierge est, d'entrée, plutôt mal barrée dans la vie, parce qu'elle va se marier à ... un abruti. Suivez un peu, je ne répéterai pas.
Reprenons maintenant la question de l'annulation et du pourquoi elle fût prononcée : elle a été prononcée, parce qu'il y a eu mensonge, or l'article 180 du code civil stipule qu'il peut y avoir annulation si il y a eu erreur dans la personne ou sur les qualités essentielles de la personne. Evidemment, une fois qu'on a lu cela, les bonnes âmes retiennent la deuxième partie : comment ?! La virginité sera une quelité essentielle d'une personne, mais que diable, voilà donc quelque chose machiste. Et ce serai bien vrai. Sauf que la première partie dit "s'il y a eu erreur dans la personne", c'est-à-dire : s'il y a eu un élément qui permettait de faire l'erreur dans la personne. Cette erreur entraînant de fait une perte de confiance. Et en cela la décision du TGI de Lille est fidèle à l'arrêt Berthon de 1868 du nom de cette femme ayant demandé annulation du mariage parce que l'époux avait dissimulé le fait qu'il ait été bagnard. Dans le cas présent, il s'agit d'une femme qui a dit qu'elle était vierge et dont il s'avère qu'elle ne l'était pas, donc l'époux peut dire qu'elle a menti. Par ailleurs, ils sont tous les deux d'accord pour l'annulation. Le divorce, autre voie aujourd'hui demandée par les bonnes âmes, se ferait sur la base d'une faute... Ubuesque.
Il faut donc bien séparer les deux aspects : la question de la virginité. Donc chacun peut ou pas se soucier mais dont je pense que ceux qui s'en soucient sont de patentés abrutis. Et la question de l'erreur dans la personne qui est elle, pour le coup, avérée et donc source d'annulation. En allant plus au fond sur ce sujet, on trouvera, j'en suis sûr, que les bonnes âmes furent bien promptes à condamner le jugement au nom du fait qu'il faille lutter contre cet Islam intolérant, en omettant d'interroger les catholiques et les chrétiens pro-chasteté de tous poils, sur cette question de la virginité. Et si à ce jour, il y a 745 annulations sur les 230 000 mariages prononcés annuellement, il est tout de même curieux que cette annulation soit tant médiatisée. D'autant qu'encore une fois, petite différence avec le catholicisme, voire la religion chrétienne, l'Islam ne prône pas la virginité. En revanche, c'est l'Islam qui est montré du doigt. Et je pense que c'est à dessein. Au fond, la question n'est pas de savoir si le jugement est juste (pourtant il l'est), mais plutôt de savoir comment on peut encore dire aux musulmans de bien vouloir fermer leur gueule, quand bien même légalement, ils sont dans leur droit. Non pas en tant que musulman, mais en tant que citoyen, et c'est bien là tout l'apanage de la laïcité.
Volo.
Publié par chorlesingolls à 15:26:24 dans Chorles Ingolls | Commentaires (16) | Permaliens
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