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Portrait de Planète


C'est ici que vous pourrez suivre
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Vous y trouverez des photos, des vidéos, des sons, le carnet de route des voyageurs et surtout de nombreuses informations sur ceux qui luttent un peu partout dans le monde pour la préservation de l'environnement

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Toutes les images de la Roumanie | 03 août 2008

Et voici un complément de photos de la Roumanie :

http://picasaweb.google.com/portraitdeplanete/Roumanie

Publié par alice.cedric à 06:56:54 dans Photos | Commentaires (3) |

Fin de la Roumanie | 02 août 2008

 

Voici les dernières nouvelles de la Roumanie du 25 juillet au 2 aout

vendredi 25 juillet (51 km)

Demie journée de repos. La traversée des villages le matin est très sympa avec beaucoup de gens dans les rues qui nous saluent, rient ou sont impressionnés par nos vélos. Le midi, notre vitesse escargot nous fait une fois de plus arriver les derniers. Nous trouvons au bord du Danube un faux camping qui s'avère être plutôt une maison bourgeoise en cours de diversification de ses activités dans des domaines culturels. Le jeune homme de la demeure parle très bien Anglais et nous explique que nous pouvons planter la tente et bénéficier des salles de bains. Nous pouvons aussi manger ici ce soir. Le tout pour 20 Lei par personnes. En fait, il semblerait qu'il y ait eu un petit mal-entendu et le soir les « serviteurs » de la demeure sont surpris de nous voir attendre à table. On essaye de leur expliquer. Ils comprennent assez bien mais sont plutôt « mal-embouchés ». Nous aurons droit à des patates, du pain, un peu de cornichons et un peu de choux farcit (spécialité Roumaine). Même pas un verre d'eau sur la table.


samedi 26 juillet (89 km)

Nous continuons la route vers Bucarest et nous nous éloignons du Danube. Les villages que l'on traverse sont très typiques mais il est impossible de trouver des cartes postales relatant ce visage rural de la Roumanie. Les cartes sont vendues dans les bureaux de poste et les seules que l'on trouve montrent des bâtiments Historiques ou des villes modernes. La Roumanie est entrée très tard dans l'Union Européenne, mais elle revendique très fort cette appartenance. A chaque entrée de village, et sur chaque lampadaires, flottent des drapeaux de l'Europe.

Cédric : « Depuis que j'ai réglé mes freins avant, les chiens ne m'attaquent plus mais le problème c'est que je fais peur aux chevaux. A chaque carriole croisée, les chevaux ont peur et foncent vers le fossé. Vers 10h ce matin, un cheval trainant un grand père sur sa charrette pleine de sacs de blé, prend peur en me voyant. Il s'emballe et part au triple galop. Le grand père fait un vol plané derrière le cheval, la charrette se plante dans le fossé, les sacs de blé tombent et l'un est éventré. »

Nous nous arrêtons tout de suite et voulons porter secours au vieil homme. Celui-ci se relève vite et part à la recherche de son cheval. Nous attendons près de la charrette jusqu'à ce qu'un homme s'arrête en voiture. Le grand-père revient bredouille sans son cheval. Il nous explique que ce n'est pas grave et que nous pouvons partir. Mais le malaise persiste. Si le vélo couché n'est pas dangereux pour nous, il l'est pour les autres par l'effet qu'il produit sur les animaux. Le problème semble venir du frein à disque avant du vélo. Comme l'axe de roue est très légèrement tordu, le disque ne tourne pas très rond et frotte à chaque tour de roue sur les plaquettes. Un bruit ultrason doit se produire et énerve les chiens et effraie les chevaux. Dès que possible on changera la roue et la fourche du vélo pour mettre des freins plus classiques. En plus ça fera un peu moins tape à l'oeil car le vélo est très regardé et avec les disques de freins, les gens pensent que l'engin roule très vite, comme une moto !

Ce soir nous trouvons 2 Allemands qui roulent vers la Mer Noire. L'un d'eux est en vélo couché. On fini la journée ensembles et nous sommes maintenant un peloton de 8 vélos ! On dort près d'un lac où comme tous les soirs, les moustiques attaquent à 21h précise.


Dimanche 27 juillet (96 km)

Grosse journée ! nous partons tous de bonne heure, vers 8h. Pendant qu'il ne fait pas trop chaud rouler est très agréable. Mais avec les grosses chaleurs de l'après midi, on s'arrête assez facilement dans les petits villages boire un coup dans les bistrots. Ces pauses sont toujours l'occasion de discuter avec les gens d'ici.

Le soir, nous campons près du Danube, dans un grand pré en contrebas de la ville de Corabia. Cette ville est très glauque avec ses usines textiles en ruines, ses décharges dans les fossés et les chiens errants malades, squelettiques ou mort sur le bord de la route. Nous rencontrons toutefois un vacher très gentil avec qui on discute un bon moment. Très cultivé, il parle un peu l'Anglais, et le Fançais. Il nous explique qu'il garde 11 vaches mais que 4 seulement sont à lui. Il gagne sa vie en vendant le lait sur le marché. Il ne gagne pas grand chose et travail énormément mais il pense faire un bon métier et surtout, il est fier de nourrir les gens au niveau local et trouve absurde les systèmes d'élevages intensifs qui maltraitent l'animal et ne respectent pas la nature.

Après le repas, nous essayons d'aller en ville téléphoner en France, mais nous devons franchir des territoires de meutes de chiens qui ne sont pas décidés à nous laisser passer, sauf quand nous employons la technique du lancer de cailloux dans leur direction. La ville n'étant pas ou peu éclairée la nuit, trouver une cabine de télephone est trop difficile, nous préferons rebrousser chemin.


Lundi 28 juillet (68 km)

Bon anniversaire frangin !!!

Une journée qui commence bien sous le soleil et puis au bout de 10 km c'est la grosse averse ! Nous nous réfugions dans un bistrot à coté duquel un tas de déchet brûle dans le fossé. L'odeur de plastique brûlé est terrible, on pense à la dioxine qui doit émaner de ce tas fumant que la pluie essaye d'éteindre. Nous parlons assez facilement avec les autochtones ! On profite aussi du téléphone pour appeler en France.

Le midi en passant dans une plus grande ville, nous rencontrons une dame de Médecins sans frontières. Elle parle bien le Français et on discute un peu.

En fin d'après midi nous nous arrêtons dans un village où l'on parle un bon moment avec les gens. Nous achetons quelques bricoles pour manger puis la vendeuse nous donne une pastèque et quelques abricots.


Mardi 29 juillet (85 km)

Journée très chaude qui se termine sous la pluie et à l'hôtel. Nous roulons tous les 6 vers Giurgu, la ville frontière avec la Bulgarie. Il fait vraiment très chaud et nous sentons l'orage arriver. A l'entrée de la ville, Bingo ! C'est l'orage. Nous cherchons un bistrot pour nous abriter puis un stade pour aller camper sous la pluie. Soudain, un homme nous croise en voiture, il nous propose un hôtel, nous lui répondons que nous ne sommes pas intéressé, que c'est trop cher, nous préférons camper gratis ! Il s'arrête et nous discutons. Il nous propose une nuit d'hôtel à 10€ par personne. On se rend rapidement dans son établissement. Pendant que les filles vont visiter l'hôtel, Bruno marchande pour un autre lieu moins cher. Finalement, l'hôtel est correct. Nous pouvons y laisser les vélos, aller faire un tour en ville, faire une bonne lessive et surtout prendre une vraie douche !


Mercredi 30 juillet (75 km)

Sortie culturelle en Bulgarie

Nous laissons les bagages à l'hôtel et nous fuyons vers la Bulgarie. Le passage de la frontière de fait facilement par un simple contrôle des passeports.

La Bulgarie semble plus riche et la consommation bien plus importante ! Il y a des écrans partout avec des pubs qui défilent. Par contre, beaucoup moins de déchets dans les fossés. La route est bonne et le relief plus marqué. Nous allons visiter un site historique très impressionnant : les églises troglodytes de Ivanov !

Dans ce qui ressemble à un canyon, des grottes naturelles ont été aménagées en églises orthodoxes. Certaines peintures religieuses sont très bien conservées. Nous sommes fascinés par ces lieux magnifiques, mystérieux et chargés d'histoire.


Jeudi 31 juillet (75 km)

C'est la journée du début de la fin du groupe des 6 français. Valérie va rejoindre demain Bucarest pour regagner la France. Bruno l'accompagne puis filera à toute vitesse vers Istambul. Après nos 75 km, nous arrivons dans la ville par couple. Bruno et Valérie, les plus rapides y sont déjà. Elie et Marie sont 15 minutes derrières nous. Pour nous retrouver ensemble dans la ville on doit toujours chercher un peu dans le centre, les cybercafés, les bistrots ou les parcs. Cette fois-ci, nous n'aurons pas à chercher car un homme avec une casquette orange nous interpelle et nous demande de le suivre. Il nous dit : « Moi Nicos, vous Français ? Bruno ! Valérie ! Suivez moi ! ». Nous le suivons, il nous montre les commerces, le cybercafé, et le parc où se sont installés nos 2 collègues ! 15 minutes plus tard, nous voyons au loin Elie et Marie. Nicos saute sur son vélo et va les chercher. Il est très gentil ce jeune homme, mais aussi très présent. Il a vraiment beaucoup envie de communiquer et de nous aider, mais parfois on a du mettre les freins surtout en fin de journée quand le vélo de Cédric a crevé et qu'il a voulu démonter le pneu avec un petit tournevis plat. Puis quand il a plié le pneu pour montrer qu'il était abimé. Finalement, nous mangeons tous ensemble ce soir dans un petit resto, puis nous plantons une dernière fois les 3 tentes sur un stade au bord de la ville.


Vendredi 1er Août (100 km)

Valérie et Bruno partent à 6h du matin pour profiter de la fraicheur. Avec Elie et Marie, nous décollons à 7h. La température grimpe vite et nous sommes un peu fatigués. Nous nous réjouissons à l'idée de retrouver le camping de Calarasi, pour une bonne douche et une bonne lessive. Une fois arrivé devant l'entrée du camping, où il est écrit sur une énorme plaque en taule « CAMPING ». Un chef de chantier nous dit qu'il n'y a pas de camping ici, nous ne sommes pas welcome, nous devons faire demi-tour. Derrière le panneau en taule se dresse de nouveaux batiments très laids, 100% béton jusque dans le Danube. Finalement on trouve derrière un hôtel ***, une plage de sable fin avec des toilettes ET une douche. On en profite à fond puis nous allons manger dans un festival de musiques traditionnelles d'europe de l'Est. Ce festival n'est pas du tout ce que nous pensions. Il n'y a que du folklore, plein de marchands de pacotilles et des Tziganes qui insistent pour vendre leur graines de tournesol grillées. Sur une table à coté de nous, nous sommes effarés par l'éducation d'un enfant roi. Ce gamin de 4ans s'amuse à narguer les plus pauvres avec sa petite moto électrique. On le regarde partir avec des billets dans les mains puis revenir avec une épée en plastique. Pour le féliciter de ses achats et de ses bonnes manières, les adultes qui l'entourent lui font boire de la bière à la bouteille. Lorsqu'on lui refuse un caprice, il se met en crise et pleure très fort jusqu'à ce que sa volonté soit faite. Cet enfant n'a pas l'air heureux mais en plus, il doit générer une énorme frustration auprès des enfants Tziganes qui essayent de vendre leurs sachets de graines pour faire vivre la famille. Nous repartons en pleine nuit vers la plage derrière l'hôtel à l'extérieur de la ville. Nous dormons tous les 4 sur le sable sous les étoiles.


Samedi 2 août

Bulgarie droit devant !!!

Nous prenons le bâteau avec Elie et Marie pour traverser le Danube. De l'autre coté, nous nous séparons. ils vont suivre le Danube jusqu'à la mer Noire en restant en Roumanie et nous passons la frontière pour la Bulgarie. Avant de nous séparer, on leur laisse quelques bricoles superflues qu'ils ont bien voulu rapporter en France (une assiette, un tee-shirt, des guêtres, un DVD que Eni nous avait donné...). Coté Bulgare, nous trouvons un petit hôtel correct et pas cher. Aujourd'hui, pas de vélo. On s'occupe de l'entretien des affaires : une couture par ci, une réparation par là, l'entretien des vélos, la sauvegarde des photos sur CD envoyés en France, ....


Publié par alice.cedric à 17:40:42 dans Carnet de route | Commentaires (1) |

Photos de la Hongrie et de la fête de la soupe du pêcheur !!! | 02 août 2008

Voici quelques photos "en retard" de la hongrie et surtout la fête de la soupe du pécheur. Un énorme festival d'un soir à Baja sur les bords du Danube au Sud de la Hongrie.

http://picasaweb.google.com/portraitdeplanete/AutricheSlovaquieEtHongrie

Publié par alice.cedric à 17:22:11 dans Photos | Commentaires (0) |

On pédale à 6 | 26 juillet 2008

En pleine Roumanie nous rencontrons Bruno, Valérie, Elie et Marie. On pédale ensemble encore aujourd'hui !
Voici nos dernières journées de bicyclettes :

Vendredi 18 juillet 2008
Après une courte nuit dans ce camping Roumain, on fait un petit tour dans la ville pour trouver de quoi manger. Il y a encore des gens qui viennent nous voir en nous faisant le signe de l'argent avec les mains et nous demande des euros.

Sur la route vers le Sud-Est de Timisoara, nous sommes complètement effarés par la quantité de déchets sur les bords de route. Il y a franchement de TOUT et surtout du n'importe quoi. Le pire c'est qu'environ 80% de ces déchets pourrait être facilement recyclé (bouteilles en plastique, en verre, tetrapack, cannettes en acier ou en alu). Amis ambassadeurs de tri, venez faire un tour en Roumanie, il y a du boulot !
 

Un nouveau phénomène inauguré aujourd'hui : Les routes goudronnées qui laissent soudainement la place à des pistes de terre plutôt Rock'n Roll. En quittant la grande route pleine d'auto, nous ne pensions pas arriver là. Ce qui est marqué comme une route moyenne sur notre carte devient à partir de la petite ville de Tormac un chemin de terre. En arrivant dans la ville, une quinzaine de gamins nous accueillent. Ils nous suivent en vélo ou à pied et s'amusent beaucoup à nous voir sur nos drôles d'engins. Quand nous voyons les pancartes avec la « route » à suivre, on pense qu'il y a erreur. On demande aux enfants, puis aux adultes, tout le monde nous indique le même chemin. Les enfants nous escortent pendant 2 km sur cette piste en nous promettant que le village prochain est goudronné (seulement le village). Après avoir salué et remercier tout le monde, nous nous sommes séparés. Les enfants sont retournés chez eux, et nous montons le campement sur des chaumes avec les Carpates à l'horizon.

 

Samedi 19 juillet 2008 (70 km)

L'asphalte en pointillés.
Après une nuit tranquille sous une pluie continue, nous démarrons la journée sur le chemin le plus défoncé du voyage. Grâce au relief de plus en plus marqué, les grandes mono-cultures de maïs sont de plus en plus rares et la nature devient de plus en plus intéressante. De grandes étendues de prairies, avec des bergers qui mènent leur troupeau, des paysans qui stockent le foin sous forme de meules (un savoir-faire disparu de France depuis que tout le monde presse le foin en bottes carrées ou rondes). La très faible mécanisation agricole semble laisser la nature et la biodiversité prospérer en paix. MAIS, l'omniprésence de déchets d'emballage, l'incinération des ordures et du plastique dans les villages les plus reculés où la collecte n'est pas organisée, les décharges sauvages un peu partout, finissent par tout polluer. C'est vraiment dommage pour le pays, pour les enfants qui grandissent là dedans, pour la planète.

Aujourd'hui, près d'une ancienne ferme d'Etat, où (on le rappel) l'agriculture appartenait plus au secteur industriel qu'au secteur primaire, nous nous sommes aperçu que rien n'avait changé. De nouveaux bâtiments industriels subventionnés par l'Europe (c'est écrit dessus), fabriquent de la volaille ! Toute la filière est présente. Il y a un grand bâtiment où des poules entassées fabriquent des oeufs, un autre bâtiment où l'on fabrique de la viande de poulet et un autre grand bâtiment neuf où l'on fabrique des poussins.

Quelques kilomètres plus tard, juste avant de quitter la route bitumée pour une nouvelle portion de terre, nous passons à coté d'une iiimmmense décharge. l'odeur est abominable ! à l'entrée, une maison et des gens qui viennent nous regarder passer.

Le soir nous trouvons un campement perché à flan de colline surplombant un village. Loin des routes, nous pensons être tranquille, mais la Roumanie n'est pas la France ou l'Allemagne, et même loin des voitures, nous avons eu la visite d'un berger et d'un homme avec des chevaux.

Dimanche 20 juillet (61 km)

Même en essayant de partir tôt (8h30), nous souffrons vite de la chaleur. A midi nous décidons de manger à l'ombre d'un arbre, puis d'y faire une sieste. Cette dernière sera écourtée par la visite d'un jeune Tzigane qui nous racontera quand il est venu vivre en Roumanie avec sa famille à l'age de treize ans puis, comment il a acheté sa voiture 200 euros à un Lyonnais (la voiture est toujours immatriculée en France mais dans la Marne, pas du tout la région de Lyon). Nous avons croisé plusieurs voitures françaises en Roumanie, mais à chaque fois, les conducteurs étaient de purs Roumains. On se demande s'il n'y a pas un trafic de voitures volées la dessous... Bref, nous reprenons la route plus tôt que prévu et sous les grandes chaleurs. Rejoindre le Danube ne se fait pas sans peine et nous perdons beaucoup d'eau pendant la grande côte de 10 km où des gens s'arrêtent pour nous photographier (on aurait cru une étape de montagne du tour de France, mais en vélos couchés).
A destination, la petite ville de Moldova Noua ne nous semble pas très accueillante, avec ses barres de HLM partout, on a déjà vu mieux. Toutefois en s'arrêtant boire boire boire dans un café, nous rencontrons Ioan, un roumain qui parle très bien Français car il a travaillé en France dans des carrières, près de Lyon. Il se propose de nous héberger, ce que nous acceptons volontier. Avec sa soeur, son Beau-frère et son neveu, nous passons un bon moment agréable à boire et discuter. Nous apprenons beaucoup sur la Roumanie (Histoire, culture, guerre, ...). Nous visitons le coin et nous allons boire un coup dans un bar situé sur les hauteurs, la vue sur le danube et le couché de soleil est splendide !

Nous passons une nuit assez perturbée chez Ioan car dehors, dans la rue, des meutes de chiens errants se battent. On entend hurler, japper toute la nuit.
Alice "En parlant de chien, Il y a un problème avec le vélo de Cédric. depuis hier, les chiens sont devenus comme fous en le voyant. Nous n'avons jamais eu de problèmes avec eux et aujourd'hui nous avons (enfin surtout Cédric), subit 3 attaques ! Les chiens semblent en vouloir personnellement à Cédric. Pourquoi ? est-ce une odeur ? un bruit ? une hormone ?"

 

Lundi 21 Juillet (17 kms)

Aujourd'hui c'est la fête, nous rencontrons d'autres voyageurs ! A Baya en Hongrie, nous avions rencontré Bruno et Valérie qui voyageaient dans la même direction que nous. Eux sont passés en Serbie, nous, directement en Roumanie. On s'est donné rendez-vous dans cette petite ville et nous nous y retrouvons comme prévu avec en plus Elie et Marie, deux autres Français qui suivent le Danube à vélo pendant les vacances. Nous passons tous les 6 de bons moments et le soir nous campons sur le bord du Danube.

 

mardi 22 juillet (80 km)

Après une nuit d'orage, nous passons la journée sous un ciel plus que couvert avec une petite bruine qui nous rafraichit beaucoup par rapport à la canicule de la veille. Nous suivons ce qui sera dans quelques années la GRANDE route touristique de Roumanie, actuellement en travaux. Le Danube coule dans une vallée très encaissée et profonde où la forêt tente de s'accrocher aux parois rocheuses. Le paysage est magnifique bien qu'un peu bouché par les nuages bas qui s'accrochent aux montagnes. Comme nous roulons tous les 6 à des rythmes différents, nous nous donnons rendez-vous dans un village pour le soir. Lorsque nous arrivons, nous nous retrouvons autour d'une bonne bière dans un bistrot, puis on cherche un endroit pour camper. Finalement on trouve une bonne place au bord du Danube grâce à la police des frontières. On passe une excellente soirée sur une plate forme en compagnie d'un fameux pêcheur et des 2 policiers. On essaye de raconter des blagues en Anglais. La pluie ne s'arrête pas de la nuit et cesse seulement au petit matin. 

 

mercredi 23 juillet (63 km)

Le temps est meilleurs le matin. On s'arrête tous les 6 sur un pont pour la photo souvenir devant la gigantesque sculpture de l'empereur Dercebal sur une falaise. Puis nous bicyclons gaiement tous les 6 le long du Danube en pensant aux célèbres thermes de Herculane. L'après-midi le temps se gâte sérieusement et la pluie tombe fort alors que nous cherchons désespérément les fameuses thermes Romaines. Nous pensions trouver de grandes thermes, dans de grands bâtiments, avec de grands bassins ! mais en fait la célèbre therme se trouve, d'après les nombreux renseignements que nous avons collectés et selon ce que nous avons pu en voir, sous un pont où passe les voitures, au bord d'une rivière, au pied d'une falaise. Un peu perplexe devant ce que nous pensions être de gigantesques thermes, nous retournons en ville et trouvons finalement d'autres bassins, dehors, au bord de la rivière. Très rudimentaires, petits, mais conviviaux, des bassins en béton recueillent de l'eau provenant d'une source chaude jaillissant au fond d'un tunnel de 200 mètres environ. Equipés de nos lampes frontales, nous sommes allés au fond de ce trou, mais nous n'y sommes pas restés longtemps car c'est un vrai hammam naturel.
Après le hammam, le bain. Et après le bain, le bistrot, et après le bistrot, le bivouac planté ce soir à coté d'un stade de foot tranquille au bord de la ville.

Les chiens ont cessé leurs attaques, le problème venait très probablement des freins à disque avant du vélo de Cédric. Mal réglés, ils devaient produire un son désagréable pour les chiens.

 

Jeudi 24 juillet (94 km)

Grosse journée. Nous nous rendons compte que rouler en vélo couché n'est pas très compatible avec des vélos debouts. D'une part nous sommes chargés comme des mulets (les plus chargés des voyageurs), et ensuite, le vélo couché va plus vite dans les descentes donc on peut rouler avec le reste du groupe. Mais dans les montées, on roule très largement moins vite. Pendant que les vélos debouts roulent à 15 km/h en côte, nous sommes à 7km/h. Nous sommes par conséquent toujours à la traine alors que l'on fourni plus d'effort car roulant moins vite, on pédale plus longtemps. C'est assez frustrant.

Aujourd'hui le temps est chaud à très chaud. Pour nous réhydrater nous prenons tous les 6 une bonne bière avant le campement dans une forêt infestée de moustiques. Après la canicule du jour, nous avons droit à l'orage de la nuit.

Fait marquant : partout où nous pédalons en Roumanie, nous voyons des chiens errants. Solitaires ou en meutes, ils trainent autour de nous dès que nous nous arrêtons casser la croute.
Cédric : "Depuis que j'ai réglé mes freins avant pour ne plus me faire agresser par les chiens, ça va mieux mais maintenant, ce sont les chevaux qui réagissent à mon vélo. Dès que je croise une charrette (et elles sont nombreuses) le cheval s'emballe et traine l'attelage dans le fossé. C'est assez gênant."

Publié par alice.cedric à 14:15:36 dans Carnet de route | Commentaires (0) |

Roumanie premiere serie de photos | 21 juillet 2008

Nous voici donc en train de decouvrir la Roumanie avec nos petits velos.
Voici les premieres photos, il y en aura d`autres !!!
http://picasaweb.google.fr/portraitdeplanete/Roumanie 

Publié par alice.cedric à 11:04:10 dans Photos | Commentaires (0) |

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