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Ici... et là...

Rien qui soit vraiment intéressant... Il faut bien commencer par quelque chose.

L'ivesse de l'ire | 14 février 2008

Il est étonnant de voir, à quel point un être sous l'emprise de l'ire* peut irradier autour de lui une aura de méfiance et de tension. C'est avec une voix tendue et vibrante qu'il s'exprimera, utilisant plus d'énergie que nécessaire, pour produire un son intense et empli d'un signal de danger pour les autres.

Le comportement en lui-même de l'infortuné ne sera qu'avertissement pour ses congénères: tremblements, regards noirs, gestes brusques, gonflement du cou pour certains, bandage permanent des muscle pour d'autres ou encore éclat de voix.
L'homme énervé, doit être traité avec prudence, d'abord parce qu'il est sur ses gardes et au bord du non-contrôle ou de la crise de nerf, ensuite parce qu'il règne en lui une extrême tension, qui doit s'évacuer, si il ne peut pas sur la cible qu'il avait choisi il calmera peut-être ses nerfs sur vous, ce qui peut être douloureux. Il faut connaitre l'homme pour calmer la bête, et même en le connaissant c'est parfois une difficile tâche que de remettre en prison ce qui s'est échappé.

Sous l'ire, de nombreuses décisions ont été prises, parfois bonnes, mais souvent mauvaises. La patience est utile et la colère l'annihile complètement, il faut savoir ramener l'homme à la raison, via des arguments verbaux ou physiques, sans toutefois le blesser. Ensuite un long entrainement devra suivre, afin de lui apprendre à canaliser ses flux et reflux de bestialité.

Notes d'Aluan, humaniste et chercheur.


* la colère.

Publié par Dos à 14:37:33 dans Essais et notes d'Aluan | Commentaires (2) |

|| la ligne jaune || | 12 février 2008

 C'est avec acharnement que tu tentes de maîtriser tes tremblements. La pièce devient trop petite, tu sens les murs se rapprocher de toi, l'air s'en aller, le temps s'allonger. Tu transpires abondamment,  respires plus fort qu'après une course éreintante. Ton coeur bat la chamade, ta cage toracique est trop étroite pour lui, tes viscères manquent d'espace dans ton ventre tout contracté.
  Tu commences à prier, à supplier n'importe qui de venir t'aider. Dans la salle noire, en pleine crise de panique, tu voles à chaque coin de la pièce comme un papillon sous un verre retourné. Tu déambules sans te rappeler où est la porte pour sortir, désespéré, tu te dis que tu vas mourir là, broyer par l'enceinte du bâtiment, abandonné par tous ceux que tu aimais.
 
  Tes pleurs résonnent de plus en plus fort dans le lieu exsangue. Roulé en boule au sol, tu souhaites ardemment qu'un rayon de soleil vienne caresser ton visage, que la brise entre et t'apporte un souffle de vie. Tu imagines une ligne jaune qui se dessine sur le mur en face de toi, au milieu de tes larmes chaudes la ligne est étrangement courbe. Tu fixes ton attention sur ce bout d'espoir, la ligne s'épaissit. 
   En haut et en bas, deux nouveaux traits jaunes apparaissent. Tu ne comprends pas, tu te contentes de t'accrocher au fait que tu n'es pas entrain de mourir asphyxié. Les  lignes deviennent encore plus larges et forment des angles complexes, tu apprécies la beauté de la figure, ton coeur bats plus vite.
  Ta maman ouvre la porte en grand, enlève ses chaussures et s'approche de toi. Elle t'emporte dans ses bras, tu sens son parfum rassurant. Soudain tu n'as plus peur, maman est là, l'appartement devient plus grand, maman est là...

Publié par Dos à 18:23:47 dans Acide-desoxyribonucleique | Commentaires (0) |

D+O+L+L = S+L+A+V+E | 11 février 2008

"... When I said we, you know I meant me
and when I said sweet I meant dirty..."

Slutgarden, Manson.


 Deviens le pantin de l'ombre, soit la poupée dénaturée. Fais tout ce qu'il souhaite, tu es son objet. Par désirs excessifs et sentiments mièvres, tu t'es jeté dans ses bras, douces et charmantes furent les premières étreintes. Maintenant pleures chaque soir tes erreurs.

  Hurles à la lune et cries dans le vent, ton maître se gausse de tes peines. Apprends à ne plus penser, tu es l'instrument de ses envies; remâches tes remords, graves les sur ton corps, tu ne peux plus changer ta condition d'asservissement.

  Subi, souffre et nettoie. C'est une notion clé dans cet échange à sens unique. Oublie ton passé, refuse l'avenir, soit l'objet de tous ses désirs.
   Le maître est bon, le maître pourvoit à chacun de tes besoins, alors dans l'accomplissement du don que tu as fait, deviens son jouet. Aimes ton maître autant qu'il t'aime, aimes la vie simple qu'il t'offre.

Publié par Dos à 21:15:49 dans Acide-desoxyribonucleique | Commentaires (1) |

A.n.d.r.o.g.y.n.e | 11 février 2008

 Ce soir c'est le grand jour, tu as récuré ton corps sous une douche brulante, lavé tes longs cheveux. Tes ongles sont polis et teins à la perfection, ton visage illuminé par tant de maquillage semble être celui d'un ange. Une chemise très classe et une jupe courte achèvent de te mettre en valeur. Tu repasses une couche de mascara, tes lèvres couleur carmin sont pulpeuses à souhait, ton regard est embelli de fard à paupière, tu sembles transcendé par tant de beauté. La majorité de ton corps est devenue imberbe et douce à coup de rasoir, de cire, de crème, de gommage; ça t'a pris du temps mais tu es heureux maintenant, tu te sens vraiment femme.

  Tu as été invité dans un restaurant des plus chics, juste lui et toi, toi et lui; quelques bougies, une lumière tamisée et la douceur de son regard. Ce soir tu sais qu'après le repas vous irez chez lui. Ce soir, tu sais qu'il se passera beaucoup de choses. Mais surtout ce soir, tu sais que ce sera ta première fois. Tu rêves de douceur, de caresses tendres, d'amour sans retenue. Tu n'es pas inexpérimenté, le sexe tu connais; le vrai jeu ce soir, sera d'assumer jusqu'au bout, de ne pas avoir honte de sortir avec lui bien que tu aimes t'habiller comme une femme. Le vrai jeu ce soir, sera d'accepter d'être défloré en tant qu'homme, par un homme.


  Tu te sens princesse et femme à la fois, tu as un peu peur malgré ses caresses rassurantes et ses mots doux au creux de ton oreille. Tu adores sa bouche dans ton cou, ses mains sur tes fesses. Ce soir tu auras été la plus belle, ce soir tu as éprouvé des choses nouvelles, ce soir un homme t'as fait l'amour comme si tu étais femme.


Tant pis je laisse comme ça... Cette fin ne me parait pas une bonne fin et en même temps je ne vois pas comment finir ça autrement. Si vous avez des suggestions ne vous gênez pas hein.

Publié par Dos à 20:23:11 dans Acide-desoxyribonucleique | Commentaires (1) |

Même pas peur... | 11 février 2008

Tu as toujours mal aux yeux le matin, le soleil te fracasse les tempes. D'ailleurs ton corps endolori te fait savoir que des nuits comme ça c'est trop dur pour lui.
Mais après tout tu t'en fous, l'éclate est tellement bonne à chaque soir dans la boite noire aux flash et lumières aléatoires. Les basses saturées font tressaillir tes pieds sur la piste, le boum boum répété te fait bad triper, t'as l'impression d'entendre ton coeur en pleine tachycardie. C'est pas grave pour faire passer ça tu reprends un petit verre, avec une pilule bleue; le dessin est joli dessus, les filles qui se trémoussent ça te fait de l'effet. Tu as envie de passer à l'action mais ton corps est un peu mou, pour tout avouer il est carrément HS.
Le début de soirée fut riche en lignes blanches, des images de filles bien roulées tournent dans ta tête, les basses sont un peu écoeurantes mais tu tiens bon. Une fois debout ça tourne pas mal pour ta tête, ton corps titube un peu, la sortie est proche. Les portes sont lourdes, tu transpires pour pousser un battant.
L'air froid de la nuit te transperce de part en part, tu avais oublié que tu étais en sueur et que tu possédais un manteau. Tu marche dans la rue, elle n'est pas assez large pour toi, les murs viennent à ta rencontre avec de grands sourires, tu sembles être un pantin entre deux enfants de pierre. Tes jambes s'emmêlent en un inextricable noeud, tu t'effondres, comme si on t'avait brillamment head shot. Les boum boum sont de plus en plus forts, tu te dis que le Dj a craqué. En fait tu n'as pas capté que tu es dehors, les battements de ton coeur deviennent un appel pour la mort. Tu l'imagines bien cette grande garce avec sa faux et ses effluves de cadavres; de toute manière toi, tu es plus fort qu'elle.
Tu te concentres un instant, oubliant ton coeur tu bouges la main, tu entames les mouvement de doigts permettant de faire un "fuck" bien envoyé. Tu ne sens plus ton coeur, tu as juste le temps de penser que c'est la fin du bad trip.

Le médecin légiste un peu embrumé observe le spectacle qui s'offre à lui. Il zoome sur la main tendue de l'adolescent malingre, ses doigts rigides forment un doigt d'honneur, l'homme de science ne peut s'empêcher de sourire: des plaisanteries mal placées trottent dans sa tête. "Un fuck éternel..."

Vous pouvez pas vous imaginez à quel point j'en ai chié pour poser une fin correcte, et encore celle-ci ne me plait pas assez... Fiouuu...


Publié par Dos à 12:49:56 dans Acide-desoxyribonucleique | Commentaires (1) |

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Définition

Le moi est entre le ça et le surmoi.
Le ça représente les pulsions; le surmoi est l'interdit.

Moi, est la raison.

Je veux

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Flux et reflux

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