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Tu tombes, tu t'relèves, jusqu'au jour où tu crèves. | 29 avril 2008

 
 J'ai écrit un poème. Il ne vaut pas grand-chose, sans doute. Il n'est pas assez fort, à mon avis. Il évoque juste une douleur passée, que je commence à ressentir ces derniers temps.
Je n'allais pas bien du tout, il y'a quelques années de cela. Au début de ma dépression, il y'avait des gens qui étaient là pour m'épauler. Puis face à l'ampleur que prenait mon mal être, ils ont prit peur, puis ils sont partis. Ils n'ont plus jamais été là pour moi, en tous cas, pas comme je l'aurai été pour eux.
Mais je me suis faite une raison, très rapidement. J'ai vite trouvé des excuses. C'était vrai, après tout, je n'avais pas à faire subir ma douleur aux gens que j'aimais.
Mais ces derniers temps je me dis...que je ne peux plus trouver des excuses, que les gens qui nous aiment sont censés être là pour nous, en toutes circonstances.
Utopie, oui, sans doute.
 Vous pouvez imaginer, ce qu'il est frustrant, de ne pouvoir parler de ma souffrance à personne, de peur de faire fuir le peu qu'il me reste. Je ne peux parler de ça qu'ici, le monde virtuel, comme on le nomme. Pourtant ma peine, elle est bien réelle.
C'est vrai que parfois, la puissance des mots des commentaires de certains, valent beaucoup pour moi. Mais souvent, je ressens le besoin, d'une étreinte pleine d'amitié, d'une épaule sur laquelle me poser, lorsque je suis lasse.

Je hais cette sensation que j'ai en ce moment, celle de n'exister qu'à moitié, de ne pas être écoutée, de ne plus être aimée par les gens qui m'entourent et que moi, j'aime, malgré le fait d'être mal.
 Je n'arrive plus à dormir, je me tue à coup de pilon et de côtes du Rhône, mais ça ne passe pas.
    J'ai mal, si mal au cœur,
Depuis des années déjà,
Je traîne mon malheur,
Tu ne le supportes pas.


Ça ronge de l'intérieur,
Le temps n'y change rien,
Chaque fois c'est un leurre,
Je ne vais pas bien.
 J'ai mal, si mal au cœur,
Je me replie sur moi,
J'ai froid, peur, je pleure,
Mais tu ne supportes pas.
 J'ai mal, mal au cœur,
Pourtant, pour toi, il bat,
Et te donne le meilleur,
Mais tu ne supportes toujours pas.

C'est sûr que ça fait mal, mal au cœur,
De voir quelqu'un qu'on aime brisé,
Quelqu'un qui se meurt ,
Et qui ne sait plus aimer.

Tu ne supportes pas ça.
Alors imagine,
Ce que je dois supporter moi,
Qui ai mal, si mal au cœur.
 

Publié par Osaki à 22:54:31 dans Je ferme les yeux et ça recommence... | Commentaires (4) |

J'envoie valser. | 29 avril 2008

  J'ai un petit cœur, tout fragile. Et j'ai souvent tendance à me dire qu'il est tout mort.
Pourtant si il l'était, je ne serais plus là. Parce que moi, j'ai besoin d'une raison pour vivre.
Et je n'en ai pas. Mais il me reste l'amour, même si je n'en reçois pas des masses, j'aime en donner. Et ça, c'est ce que j'aime dans ma vie. Donner.

Avant, je me foutais vraiment pas mal de recevoir. Ça ne me servait à rien, je ne prenais tellement de plaisir à donner. Mais en ce moment, j'ai besoin, j'ai envie de recevoir.
Mais les gens se sont habitués à recevoir de ma part, sans que je n'attende rien en retour.
Ce qui est normal d'ailleurs, selon moi. Mais là, j'avoue qu'il y'a un petit manque.
 Je suis fatiguée. J'aime pas les nuits blanches, y'a tellement rien à faire qu'on ne peut rien faire d'autre que de cogiter. Et moi, quand je cogite trop, ça me tue.
 Il s'est excusé. Malgré le fait que venant de lui, je l'avoue, ma surprise est immense, j'en suis à me demander... Est-ce que de simples mots peuvent vraiment tout excuser...


  

Publié par Osaki à 22:38:59 dans Je ferme les yeux et ça recommence... | Commentaires (1) |