J'ai beaucoup hésité avant d'écrire, là. J'avais énormément envie d'écrire, mais je ne savais pas à qui, je ne savais pas pourquoi. Mais je savais que je devais le faire. Parce que sinon la tristesse allait finir par me bouffer.
J'ai commencé par me dire que je devais écrire à mon premier petit copain, ou peut être au deuxième, puis j'ai fini par me dire que finalement c'est à mon premier amour qu'il fallait que je m'adresse. Mais je suis bien trop orgueilleuse pour le faire. Alors je me suis dit que j'allais écrire ici, parce qu'ici c'est mon blog et que je peux me confier sans avoir trop peur. Je ne pense pas que mon petit ami connaisse l'existence de ce blog, et c'est tant mieux parce que je n'ai pas envie qu'il soit au courant du mal être qui me prend aux tripes en ce moment. Je n'ai pas envie de reproduire toutes ces erreurs que j'ai faites dans le passé
Et j'en ai fais, beaucoup, beaucoup trop peut être d'ailleurs. Je sais que dans certaines de mes relations, je ne peux que m'en prendre à moi-même. Mais en ce qui concerne mon premier véritable amour, je sais que je ne suis pas la seule à avoir fait des erreurs.
Il en a fait énormément aussi. Je ne suis pas venue là pour le blâmer. Parce que je n'ai plus envie de détester. Non, mais je voudrais qu'il comprenne. Que j'ai eu énormément de peine. Je n'ai jamais vraiment compris comment on avait pu en arriver là.
En fait, si je l'ai compris. Mais je me demande si lui et moi avons la même vision des choses. J'aimerais qu'il soit devenu adulte. J'aimerais tellement.
J'ai l'impression qu'avec les années, au lieu d'évoluer, il a régressé.
C'était sans doute la même chose pour moi avant que je rencontre Antoine et que ça me mette une grande claque en pleine gueule.
C'est pour ça que je me permets d'écrire pour/sur Robin aujourd'hui. Parce que plus le temps passe et plus je remarque que je n'étais qu'une enfant. Et qu'avec le recul, je peux aujourd'hui en parler sans haine, sans rancune. Mais pas sans regrets.
Et puis, j'ai toujours peur de mal me comporter dans mes relations maintenant, c'est devenu une grande phobie. Oui, j'ai été traumatisée par cette relation et maintenant j'ai peur.
Je me fiche pas mal de souffrir à présent, parce que j'ai vu assez de choses pour savoir que le pire est derrière moi. Mais c'est la peur de faire du mal aux autres qui me ronge.
Robin je l'aimais. Je l'aimais vraiment.
J'étais peut être jeune, mais je n'étais pas idiote et je savais faire la différence entre l'amour et un flirt. Je crois que je ne me suis jamais autant impliquée dans une relation que dans la notre, quoi qu'il se passe. Je lui ai consacré tout mon temps. Même si j'allais mal, même malade comme un chien crevé, je sortais pour le voir ne serait-ce qu'une heure. Je crois que j'ai dépensé dans ma vie plus d'argent pour lui que pour quiconque, et limite plus pour lui que pour moi. Je voulais le chouchouter. Je cédais à toutes ses envies parce que toutes ces envies je voulais que nous les partagions ensemble. Je voulais qu'il comprenne que mon amour pour lui était sans limite et sans faille, et quoi qu'il se passe, je serais toujours là. Quoi qu'il se passe. Et je l'ai été. J'ai toujours été là, si il avait besoin de moi. Sauf que. J'avais une confiance aveugle en lui, au départ. Quand je dis aveugle, c'était vraiment aveugle. Je suppose qu'il m'a menti des milliers de fois pendant notre première année et je n'ai jamais rien capté (pourtant maintenant je sais tout ça, et j'ai encore un peu du mal à y croire), juste parce que voilà, j'avais juste ça : confiance. Je n'ai jamais eu la haine contre Robin. Je l'ai toujours aimé, d'un amour incomparable, inégalable, ça c'est une valeur sûre.
Je n'ai jamais eu la haine. Mais il a brisé ma confiance en Janvier 2006, et j'ai été déçue. Et cette déception m'a porté à le détester. Ou du moins à l'aimer, d'un amour mystique. D'un amour un peu sadique. J'étais complètement maso. Et il devait l'être aussi un peu pour avoir supporté tout ça pendant trois années de suite. Quand on brise ma confiance une fois, on a rarement l'occasion de tester une deuxième fois. Pourtant je lui ai donné sa deuxième chance. Et j'ai été déçue, encore une fois. Et je crois que je ne supporte pas le fait d'être déçue. Et là, je l'ai été, beaucoup de fois. Et ça m'a brisé du coup, et pas qu'une fois. Il partait, il revenait. Je n'ai jamais compris pourquoi il faisait ça. Pourquoi il me disait que j'étais détestable, mais revenait quand même. Sur la fin, je sais qu'il est revenu uniquement pour le sexe [Surtout il y'a deux mois, en fait, et fondamentalement ça ne me posait pas de soucis]. Seulement voilà, l'avoir entendu me dire que j'étais la femme de sa vie, et qu'à côté de ça un mois plus tard il me dise que c'était des paroles de bourré, ça m'a achevée.
Une fille que nous connaissons tous les deux m'a dit que c'était un connard qui n'en avait jamais rien eu a foutre de nos vies et qu'il valait mieux l'oublier. Si elle savait, comme j'aimerais pouvoir l'oublier. Mais elle se trompe lorsqu'elle dit qu'il s'en foutait de nos vies. Parce que je sais que malgré tout ses défauts qui sont apparus avec le temps et en ma compagnie, à la base Robin était quelqu'un de bien, quelqu'un d'attachant, plein de qualités et qu'il aimait les gens. Quand on m'a dit de me réveiller et de comprendre que si il est resté avec moi en seconde c'était juste pour le sexe, là aussi, je ne veux pas m'y résigner. Je ne veux pas croire qu'il ne m'a jamais aimé, sans doute ai-je peur parce que cela voudrait dire que toutes mes notions de l'amour et de l'amitié étaient fausses. Comme je l'ai dit sur un autre de mes blogs, moi je crois en l'amour et l'amitié, je les ai simplement longtemps surestimés et à présent ce n'est plus le cas. Je voudrais qu'il sache que je ne l'ai jamais haïs, que j'aurai préféré crever que de le voir souffrir, et que je n'ai pas pris de plaisir à lui faire de mal, parce qu'au fond, tout ce que je voulais c'était qu'il soit heureux. Le seul problème, c'est que je voulais qu'on soit heureux ensemble, mais que lui ne m'aimait déjà plus depuis longtemps. Je ne ressens plus d'amour pour Robin, cela doit faire environ... six mois de ça. Une déception de trop, je le crois. Et pourtant encore aujourd'hui, je ressens ce vide, un vide que rien ne comble, et ce n'est pas d'amour dont il est question. Et ça les gens ne le comprennent pas. Et il ne comprendrait sûrement pas non plus. Parce que je l'ai longtemps idéalisé, je sais en ce moment que ce que je pensais de lui était totalement faux. Ce qui ne l'était pas par contre c'est le temps qu'on a pu partager. Et je pense que deux personnes qui ne se supportent réellement pas ne peuvent pas passer autant de temps ensemble, à rire comme nous le faisions. Et c'est ce rire qui me manque. C'est cette complicité qui me manque.
Pourtant, j'ai un petit ami, et avec lui tout est parfait. Il est gentil, généreux, ouvert d'esprit, romantique, drôle. Je ne manque de rien. J'ai des amis fantastiques, des potes aussi, je sors, je ris, je m'éclate. Oui. Je sais que c'est pareil pour Robin, je sais qu'il vit bien et je me doute qu'il vit peut être même mieux que lorsque je fais partie de sa vie.
Malgré tout ça, je me surprends à esperer en ce moment qu'il ai changé. Qu'il soit devenu un adulte, capable de me regarder comme une femme qui n'a plus de problème, qu'il puisse me regarder comme je suis, comme quelqu'un qui a atteint une stabilité, comme quelqu'un qui ne lui demandera plus jamais rien, comme quelqu'un qui n'a plus BESOIN de lui. Non je n'en ai plus besoin. Ce que je ressens est un vide, non pas un manque. Je voudrais qu'il sache que je suis désolée. Mais que je suis conne d'avoir cru que notre amour irait au-delà du lycée.
Conne de m'être attachée à un souvenir. Conne de l'avoir blâmé parce qu'il avait changé.
Parce que tout le monde change.
Et moi la première.
PIX : La dernière photo que j'ai de nous. A ce moment là, on était bien, et c'est dommage.
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