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Rêve vire au cauchemard (1) | 26 février 2008



La nuit s'est saisie de moi, et mes paupières alourdies ont cédé au sommeil qui me gagnait. Je pensais faire un doux rêve, mais...

Il était 19h00, nous avions prévu de nous retrouver dans ce petit bistrot qui a un nom d'oiseau, sur le quai à trois rues de chez toi. Tu avais prétexté à ta compagne un dîner/réunion pour préparer un débat ayant lieu le lendemain dans l'après-midi.
J'étais un peu en avance, je flânais en passant dans ta rue. Soudain je t'ai aperçu, tu descendais les poubelles visiblement. Sans prêter attention aux personnes se trouvant dans la rue, tu remontas rapidement jusqu'à ton appartement.

Je continuais ma déambulation dans cette rue devenant de plus en plus sombre à mesure que la nuit s'annonçait. Il faisait froid ce soir là, mais je m'étais apprêtée pour ton plaisir. Sous mon grand manteau gris foncé, je portais une petite robe bustier noir, des bas couture noir, et des dessous qui je le pensais, ne manqueraient pas de susciter ton enthousiasme. Le silence de la nuit avait envahit la rue lorsque j'entendis des pas relativement rapprochés derrière moi. Je remontais le col de mon manteau pour empêcher le froid de me pénétrer, une main, venant de l'arrière, se posa sur mon épaule, je fis volte face et me trouvais face à deux hommes habillés en noir, l'air pas franchement accueillant.
L'un d'eux me dévisageait tandis que l'autre fit le tour de moi. N'ayant pas l'habitude de me laisser faire, je tentais de m'éloigner quand celui qui se trouvait derrière moi se saisit de mes bras en me disant près de l'oreille « t'es à mon goût toi, et ce soir mon pote et moi avons faim Â». Je sentis son corps se plaquer contre mon dos à mesure que son comparse entreprit d'ouvrir mon manteau en arrachant les boutons.

La terreur m'envahissait, je voulais hurler, crier haut et fort pour que tu m'entendes mais aucun son ne transpirait de la main massive qu'il venait d'apposer sur ma bouche. Il me saisit les bras et la taille et me traîna jusqu'à la voiture que son collège venait d'approcher.
La rue toujours aussi déserte, personne pour voir dans mon regard le cris de désespoir que je lançais...


Publié par une ombre à 15:48:39 dans l'Ombre aurait aimé... | Commentaires (12) |



l'Ombre d'une jeune femme dans la trentaine, désabusée, qui ne croit plus, qui n'espère plus.
Il lui reste les rêves, les vers, la prose.
Si d'aventure vous croisez l'Ombre ne soufflez pas trop fort elle pourrait s'évanouir définitivement.

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