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Du Caviar sur les Méninges

Le 1er roman de cimetière où l'on prend du plaisir

| Aujourd'hui, sortie du premier roman d'égare... | Sortie nationale le 18/01/08: Georges Etesse monte au créneau. >>

Aujourd'hui, sortie du premier roman d'égare... | 18 janvier 2008

18 janvier 2008...

Enfin!

Après un an de travail et de plaisir indicible, sortie d'un roman qui va vous épater...

"La première fois que j'ai mis les pieds au Père Lachaise, c'était pour mon enterrement...", première phrase assassine du roman...

Qu'un minus ressuscite au Père Lachaise, ça aurait déjà pu faire un bon sujet de roman.

Que ce minus ressuscite à son tour les personnalités qui y sont enterrées, et là, ce roman devient fantastique...

Demain, un peu plus...

Publié par caviar à 04:59:44 dans Du Caviar sur les Méninges | Commentaires (1) |

18-01-2008  05:25  18-01-2008 05:25
Du Caviar  De  pierre Desproges  Sujet:  Du Caviar
"-Béni sois celui qui me plagie et semble si bien posséder mon esprit ! L’humoriste à Serbes, ça c’est du pilonnage de pilou-pilou à la Grosse Bertha, Serbe elle aussi… Je ne croyais plus en l’homme, encore moins en un Dieu petit fonctionnaire borgne issu de sa propre réflexion dans le noir, un épicier de quartier populaire, entre caviar et bière… Alors-là, vous me la coupez en deux, Francis ! Je peux vous appeler Francis ? Oui ! J’ai vu des trucs dingues, j’ai souvent imaginé moi-même le pire, même le pire du pire, mais là, vous me battez… Pour ma rencontre avec le tout-puissant, je m’attendais une superproduction à la Hollywood. Cecil B. De Mile aux manettes. Marilyn en levrette. Je me figurais plus un colosse deux ou trois fois plus grand que moi, genre David de Michel-Ange, pas le David de Goliath, méchamment scalpé de surcroît. J’espérais au minimum un super ministre du culte, prétentieux, blafard, barbu et acariâtre, drapé à l’anglaise, un donneur de leçons bien pommadé s’il vous plaît, prêt à vous sodomiser si vous n’obéissez pas ! Je songeais à la limite à une couronne d’épines d’aubépines en fleurs immaculées, et à un trône doré gigantesque, à des nuages coussins de soie vaporeuse, à des angelots frisés et joufflus à petites bites non circoncises de travelos pas encore sucés, à des vierges roses, grassouillettes et souriantes, une main sur le minou pas encore pubère, et l’autre pinçant leur joli téton rond, déjà belle promesse de joies gourmandeuses et solitaires si tu vas pas les aider ! Je pensais avoir droit à la limite syndicale italienne, à une lyre au moins, à une barbe à la Florianus..."

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