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dans cette bulle

le monde virtuel d'une otaku nommée emma

ah la la ...

...bien sur pour lire les chapitres dans l'ordre il faut commencer par la fin -_-#

Chaque thème est une histoire

J'me suis dis que je pourrais utiliser ce blog, créé y'a longtemps et plus utilisé depuis que je blogue sur vef, pour rencontrer plus de blogueurs

...mais franchement, si vous appréciez ce que j'écris, allez dans "ma vollière à papillons:

là: http://sucre-glace.vefblog.net,

la présentation est bien plus facile à suivre ^_^ (et puis c'est plus joli !)

Présentation

Bienvenue à vous


vous venez d'arriver sur le blog d'une petite otaku un peu folle


Sa passion, à par les mangas évidement, c'est la création de personnages imaginaires


Mes moyens de créations sont pour l'instant l'écriture et le dessin, si je peux ce sera peu être bientôt les JBDs


Je vous souhaite beaucoup de fun dans mon monde fabulé

s'il vous plait, le contenu de ce blog est protégé par une licence, merci de la respecter

euh, "lâcher vos coms"

comme on dit^^" En fait ce que je voudrais vous demander c'est juste si vous lisez mes écrits de me laisser un petit mot juste pour me dire "quelqu'un a lu ça" ...vous pouvez en dire plus aussi bien sur ^_^

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A trois heure du matin les frontières entre les mondes s'amincissent | 14 mai 2008

attention ce chapitre contient un ou des > lemons < (déjà je vous averti qu'y'en a alors si je vous dis combien y'a plus d'surprise)



à trois heure du matin les frontières entre les mondes s'amincissent

 

 

Ce matin, il n'est pas venu vers moi.

Je m'attendais à quoi?

Je m'attendais exactement à ça mais j'espérais quand même l'inverse.

 

A près m'être dit un bonne fois pour toute de plus que j'étais con, j'ai essayé de me recadrer en énumérant tous les éléments de ma vie à part lui. Au lieu de ça je me surprend à énumérer toutes les petites parcelles de choses qui se sont passées avec lui. Ca fait 15 ans que je vis et 5 jours que je le connais. Que je le connais... recadrement numéro un "je ne le connais pas !" c'est vrai, je ne sais rein de lui, son nom, ses cheveux, un contact bref et brutal, ...son rire, sa voix, sa façon de répondre en cour, sa voix lorsqu'il est mal à l'aise, la différence entre les deux, j'en sais déjà trop pour pouvoir dire "je ne le connais pas".

 

Cette situation... est frustrante ! Pourquoi ? Je connais cela et rien que cela de la plupart de mes camarades, non ? Ben en fait non, sans doute que j'ai déjà vu Megumi passer la main dans ses cheveux et Keigo rire au réfectoire avec des potes mais je n'ai pas retenu tout ça et si on me parle du rire de Keigo, il se fond dans la masse des bruits que j'ai entendu et je ne peux pas le ré-entendre de mémoire, pas comme son rire à "lui". Je peux le ré-entendre en boucle jusqu'à ce que ça devienne horripilant puis carrément horrifique ! Mais si je pousse un bon cri pour arrêter de l'entendre, je suis content quand il revient de voir que je ne l'ai pas perdu, ce précieux petit enregistrement de ma mémoire.

 

La seule façon de me libérer de l'obsession de ces petits moments de "lui" serait de le connaître plus. Avoir pleins d'images, l'avoir entier. Pour ne plus me sentir seul face à mes obsessions de "lui", être avec lui.

 

Cela est impossible.

Lui et moi sommes très différents. Que pourions nous faire ensemble? Les seules fois où nous l'avons été (essayons de voir la situation plus objectivement: la seule fois) ça n'a pas été un moment de bonheur où je flottais loin au dessus de mes démons obsessionnels, faut pas se mentir.

 

Fin des divagations du jour.

 

Cour de géo.

Cour de japonais.

Cour d'anglais.

Réfectoire.

Cour de Japonais ancien.

Cour de maths.

Métro.


 

_Tadaïma !

Il entre chez lui en s'annonçant d'une voix enjouée et se penche immédiatement sur le livre à la couverture luxueuse qui est tout le temps ouvert sur ce guéridon kitch dans l'entrée. Il y lit quelque chose puis un doux sourire vient sur ses lèvres et il s'incline vers le livre comme s'il venait de recevoir une consigne de lui.

Il prend son sac et va le poser dans l'alcôve qui lui appartient, il s'assoit par terre. Il n'a eu aucuns soucis aujourd'hui, objectivement, tout s'est bien passé en cour, il a suivit, prit des notes, il a mangé équilibré au réfectoire, il ne s'est pas laissé distraire par ses pensées divagentes. Pourtant il se sent comme si on lui avait gribouillé dessus.

Il se lève, enlève tout ce qu'il porte en haut et revient sur ses pas jusque dans l'entrée, là face à la porte ornée du grand miroir Pa-qua, il enlève également ses chaussures avant d'entrer.

 

Cette pièce est comme un temple pour lui.

Dans cette chambre de femme il joue à l'esprit frappeur.

A genoux sur le lit, il déplace les coussins, tripote leurs rubans. Comme un chat, il passe à quatre pattes sur le tabouret de la coiffeuse, se saisit d'un tube de rouge à lèvre, va pour se maquiller avec puis arrête son geste. Tous les tubes de rouges à lèvres entassées dans cette petite boîte transparente il les ouvre et les regarde avant d'en choisir un et de s'en peindre les lèvres finalement.

Ses cheveux clair maintenu en arrière avec le bandeau noir qui est là pour ça et maquillé ainsi il est bien plus coloré. Il se recule sur le lit pour se regarder de loin, son torse nu apparaissant dans le cadre du miroir il ressemble à nouveau à un garçon. Cette image doit lui paraître incongru car il enlève le bandeau et secoue ses cheveux devant son visage pour le cacher.

Cette fois il se lève pour aller s'asseoir normalement sur le tabouret et se démaquille soigneusement. Il va refaire normalement les noeuds des angles des coussins qu'il avait noué ensemble et quitte cette pièce.

 

De retour dans le salon il regarde l'heure pour évaluer le temps qu'il a passé à délirer dans la chambre de Shoubi et se reconnecter avec la réalitée. Par la grande fenêtre panoramique il voit que le soleil est déjà en train de se coucher. Les mots échangés à la même heure, hier, sur ce canapé, avec Shoubi, face à ce même spectacle, lui reviennent en mémoire.

 

Il l'a pas fait. Il n'y est pas allé à ce rendez vous.

Il a l'impression qu'avec l'heure passé tout est fini, comme le bal de Cendrillon. Mais contrairement à ses prévisions, loin d'être un soulagement, la fin de cette chose dérangeante lui compresse la poitrine, un sentiment d'angoisse grandit en lui. Il regarde une nouvelle fois la pendule, il aurait déjà dû partir depuis longtemps si il voulait y aller, c'est vrai, mais l'heure du rendez vous n'est pas passée.

Il se met à agir convulsivement, il voudrait aller très vite, rattraper ce truc qu'il voulais laisser partir il y a une heure. Il se rhabille vite fait, retrouve ses chaussures dans l'entrée, écrit d'une main tremblante quelque chose dans le livre puis part avec presque rien.


 

Après les cours, j'ai attendu de voir les quatre loustiques quitter l'établissement puis je suis parti directement en direction des entrepôts, à pied. Comme je savais pas quoi faire, la marche à occupé mon temps et mon esprit. En cour de route je me suis arrêté chez moi prendre des fringues, j'en aurais bien acheté pour m"éviter ça mais je n'avais plus assez d'argent sur moi pour avoir quelque chose de correcte. Ma mère était là avec mes soeurs qui regardaient les dessins animés à la télé. Ma mère m'a dit qu'ils m'avaient attendu hier sur un ton de reproche style la part qu'elle avait cuisiné pour moi avait été gâchée. Soeurette deux voudrait un chien, ce serait pratique dans ce genre de circonstances, je me demande pourquoi ils le font pas.

Je me suis quand même changé dans les toilettes d'un restau de ramen dans lequel j'ai mangé plutôt que chez moi. J'ai plus de sous, ce soir je serais obligé de rentrer... mais c'est pas grave, après avoir cassé la gueule de ces quatre types voir mon père ne devrait pas trop me taper sur les nerfs.

 

Dans les entrepôts les bruits sont amplifiés à cause de toute cette tôle. Quand on fait silence on entend très bien la mer, comme quand on colle ses mains contre ses oreilles. C'est un bel endroit.

J'y ai passé une heure ou deux sans m'en rendre compte avant que les autres crétins ne se pointent. Ils sont venu à deux, les deux pote ensembles, d'autres ne viendraient probablement pas du tout. Faut être inconscient ou trop innocent pour venir à ce genre de rendez vous. Ca à l'air d'être leur cas à eux.

 

Finalement un troisième s'est ramené dans la chorée de façon improvisé alors qu'on en était au climax du ballet. C'est excitant comme ça !

 

Il se défoule en rigolant, sa technique est bien meilleure que les deux potes, son instinct à éviter les coups à des origines plus lointaine que l'autre. C'est facile !

Les sons qui se répercutent sur les paroies métalliques de l'entrepôt lui donne comme une vision à 360°, il n'a pas choisit cet endroit juste pour faire comme dans les films, il le connaît bien, les autres sont trop innocents et finissent par s'enfuir, le laissant seul, complètement saoulé. Deux ont laissé des gouttes de leur sang ici, l'un d'eux même une belle giclée, l'autre a eu de la chance ou n'avait pas un si mauvais niveau que ça. Le vrai combat, qui avait commencé avec l'arrivée du troisième, n'avait duré qu'une vingtaine de minutes. Le brun était en sueur mais n'était pas vidé de toute son énergie et en était très frustré. Il allait se vider de cette énergie incontrôlable contre les murs quand il entendit quelqu'un courir. Des pas qui couraient puis interrompaient leur course pour quelques pas et la reprenait, la marche de quelqu'un de fatigué qui refuse de s'arrêter. Le brun se raidit en écoutant cette personne se rapprocher de lui par derrière et lui fit volte face au moment où elle pénétrait dans l'entrepôt.

Il ne s'attendait pas du tout à ça.

"Lui", après avoir couru avait les joues toutes roses à cause de sa peau si blanche. Il ne porte qu'une chemise pas entièrement boutonnée alors qu'il fait froid au bord de la mer à cette saison. Le contraste entre l'air ambiant et la chaleur de son propre corp le fait trembler comme un petit animal fragile. Ses cheveux fins sont en bataille.

 

En partie parce qu'il avait prévu de le faire et aussi pour l'empoigner avant qu'il se s'écroule, le brun s'est précipité sur lui sans savoir ce qu'il allait faire ensuite.

 

_Wah ! hum/ah!

 

Ca fait mal.

Son contact est encore douloureux, comme la première fois, pourtant je ne souhaite pas le fuir...

 

Durement plaqué par moi contre le métal glacé, il me regarde avec un air mi_soulagé mi-contrit, comme si il voyait le Christ et n'émet aucune résistance. Cet air pitoyable qu'il prend ouvertement devant moi m'agace car ça éveille en moi une violence dont je ne comprend pas la raison. Il essaye de me sourire et se rend compte que ses lèvres sont desséchées, il passe le bout de sa langue dessus, il ressemble trop à un chaton.

 

Brusquement il a prit mes lèvres avec les siennes, me faisant ouvrir la bouche pour entrer dedans. Ce contact intrusif est dérangeant, mais à travers le goût laissé par ses cigarettes il me fait partager ainsi le goût de son combat. Le sang frai sur le mur et sur le sol, c'est lui qui l'a fait couler, mais du sang s'écoule aussi dans sa bouche et sur ses lèvre je sens la chaleur intense de son corp et le rythme encore affolé de son coeur.

 

Il a le goût d'un produit de toilette. Ca ne m'étonne pas et ça m'émeut d'en savoir un tout petit peu plus sur lui, sur ce qu'il a fait avant, pendant qu'il était seul.

 

Il veut savoir ces moments d'intimité, son corp le lui dira.

Il passe ses mains sous la fine chemise débraillée, c'est tellement facile, ce corp est si lisse et si doux que ses mains le parcourt plus vite qu'il ne voudrait. Dès qu'il relâche un peu son éteinte ce corp glisse le long du mur qui le soutient, semblant l'inviter à le tenir plus fermement. Le brun ne se fait pas prier et l'empoigne, le serre contre lui, cherche à l'ancrer solidement à lui, prend ses jambes, le manipule comme une poupée, le décolle de ce sol qui semble le lui arracher en le posant sur ces hanches. De ses lèvres bouillantes il parcourt le corp frissonnant du blond, au fur et a mesure qu'il descend le long de son torse il veut descendre plus, tout connaître. Il fait remonter le corp le long du sien, amenant au niveau de ses lèvres ce qu'il veut embrasser jusqu'à faire passer les jambes fines de sa poupée par dessus ses épaules. Il enlève le tissu au fur et à mesure qu'il le gène mais ainsi ces bras ne sont plus libre, il ira là coûte que coûte, il décolle le blond du soutient du mur et suis sa chute, il le soutient à peine, ne prêtant pas attention à ses cris. Un fois le corp posé par terre il peut s'atteler à tirer son pantalon jusqu à ses chaussures, juste pour voir nues les jambes qu'il a senti serrer son corp. Prit par sa propre excitation il se replie sur lui même en s'éloignant de celui qui l'a mis dans cet état, plonge les mains dans ses propres vêtements.

 

Le corp dénudé récupère son attention en laissant échapper de petite sanglots qui le font tressaillir. Dans un mouvement pour se raccrocher à quelque chose il bascule sur le côté, se tournant à nouveau vers le sol pour y trouver un soutient. Sans comprendre, le brun se sent à nouveau ému et veut à nouveau que ce corp s'accroche au sien plutôt que de se terrer sur le sol en béton.

A nouveau il l'empoigne et le colle contre lui.

 

"Je ne veux plus que tu pleures, que tu t'excuses."

 

Guidé par son désir le brun ne peux s'empêcher de se conduire en homme. A ce moment il apparaît au brun qu'il a trouvé la solution qu'il cherchait pour attacher ce corp au au siens. Le blond aussi semble comprendre et cherche à se raccrocher au brun de ses propres forces mais l'autre ne comprend pas ses gestes pour se retourner vers lui et utilise sa violence pour l'immobiliser tandis qu'il prend de l'assurance dans son mouvement à l'intérieur de son partenaire. Après un moment d'hésitation le blond accepte sa domination et se laisse aller dans ses bras.

 

Assez vite le brun le relâche et s'éloigne encore. Doucement, hésitant après l'interdiction qu'il en a eu l'instant d'avant, le blond se retourne et se rapproche. Avec surprise le brun le découvre dans le même état que lui tout à l'heure, mais le regardant fixement au lieu de s'occuper de son propre corp. Est ce qu'il ne sait pas quoi faire? Se sentant inhabituellement sans gêne vis à vis de celui qu'il vient d'explorer, il fait pour lui ce qu'il sait faire comme réponse à cette situation, avec sa main. L'effet sur le blond se fait vite sentir les laissant tous les deux fébriles.


 

_Pardon, j'avais froid.

 

fit une petite voix gelée

 

Il le reconnaît tout de suite "lui" à cette façon de s'excuser, avant de se rappeler ce qu'il vient de faire.

_ T'es pas encore parti ?

Se rendant compte qu'il n'aurait pas dû lui dire quelque chose qu'il puisse prendre pour un reproche, au vu de sa propension à se sentir coupable, il le serre un peu contre son torse où il s'est blotti. Il a ouvert son sweat-shirt pour s'en couvrir en se collant de tout son long contre le brun. Il est si mignon.

 

_ Je t'ai pas fait mal ?

 

_ Je ne crois pas.

 

_ "Je ne crois pas", quelle drôle de réponse...

 

_ Tu me trouve bizarre ?

 

_ Oui

 

_ ah

 

...

_ pard

 

_ Non ! ...ne t'excuses pas

 

lui dit le brun en l'embrassant pour le faire taire.

 

_ Makkuro

...ce que tu m'as fait c'était

 

_ Ca n'était pour aucune raison !! ... tu m'en veux ?

 

_ Non, il n'y a pas de raison, je suis content.

 

_ Je suis désolée, je vois bien que je n'aurais pas dû.

 

_ Non ! C'est moi !

 

[c'est toi? c'est quoi encore ces conneries?}

 

J'ai dis "je ne sais pas" parce que j'étais troublé ! Tu ne m'a fait aucun mal, n'en doutes pas ! Mais moi je...je sais comment on fait les bébés !! ...mais ça ne m'était jamais arrivé à moi...

 

_ Ah ! ah aha ah

Tu es trop mignon. Mais quand tu dis que ça ne t'étais jamais arrivé tu veux dire que tu n'avais jamais... enfin, c'est pas techniquement impossible ça, pour un garçon ? Ca arrive forcément non ?

 

_ Il paraît...ça ne serait pas la première chose qui arrive aux autres mais pas à moi.

 

_ Comme ?

 

_...

 

_ Tu veux pas répondre ?

 

_ avoir de l'acné ?

 

Le brun rit à cette réponse pour signifier qu'il l'acceptait et n'allait pas insister. Comme le joli blond lui rendit son sourire en continuant de trembler comme une feuille Makkuro enleva sa manche droite pour que Momoïro y passe son bras et qu'ils partagent équitablement ce sweat-shirt qui était le seul vêtement chaud qu'ils avaient. Le blond accepta l'offre sans la moindre crainte prouvant ainsi qu'il ne regrettait vraiment pas ce qu'il c'était passé une ou deux heure plus tôt. Comprenant cela le brun le serra contre lui en essayant d'être tendre. Il était partagé entre un peu de culpabilité et l'intuition d'avoir fait quelque chose d'important qui allait dans le sens qu'il souhaitait suivre avec "lui".

 

_ Cet endroit n'est pas très confortable, désolé.

 

_ Tu l'as choisit parce que c'est un endroit que tu aimes n'est ce pas ?

 

_ C'est vrai. ...Aller viens, je vais t'amener dans un endroit mieux ! Mais il va falloir marcher pas mal, est ce que ça ira ?

 

_Oui

 

fit Momo en s'inclinant, même s'il était collé face contre moi la volonté de son mouvement était perceptible dans la contraction de ses muscles au moment où il a parlé.

 

marcher m'aidera à me réchauffer.

 

 

Nous sommes parti toujours habillé dans ce même sweat-shirt, heureusement que c'était un over sise.

Dès qu'on est sorti de l'entrepôt Momo a regardé les étoiles. Il a regardé le ciel pendant un moment, se laissant entièrement guider par moi. J'ai remarqué qu'avec nos corp liés ainsi il était possible de savoir tout le temps où l'autre regardait, quand il était surpris, quand il se laissait aller, quand il regardait dans le vague. Pendant tout notre chemin pour sortir des entrepôts en se dirigeant vers la mer Momo n'a pas cessé de scruter les lieux. J'ai su qu'il sentait aussi bien mon corp que je sentais le sien car pas une seule fois il n'a trébuché, levant les jambes en même temps que moi pour franchir les obstacles invisibles dans la nuit.

 

Quand on a atteint la plage j'ai eu envie de relâcher mon attention et de courir, j'ai senti Momo partir en avant, attiré par le bruit du ressac et je n'ai plus hésité, nous avons couru ensemble jusqu'à la mer, à la limite de s'amuser dans l'eau glacée mais nous rappelant que nous n'avions pas de change on s'est juste mouillé jusqu'aux genoux.

 

Pour arriver là où je voulais aller la seule façon de se repérer dans le noir complet est de suivre le chemin pour aveugles délimité par le sac et le ressac en marchant dans l'eau. Momo ne s'est pas plaint une seule fois que c'était difficile, long, ou que l'eau était glacée, je lui en était vraiment reconnaissant. Je me suis demandé un moment si j'avais bien fait d'entreprendre cette expédition avec lui mais son attitude m'a rassurée.

J'ai eu le sentiment d'avoir appris beaucoup de Momoïro cette nuit. Je me sentais comme un conquérant qui aurait définitivement posé le pied sur le territoire qu'il convoite et ne doute plus de le posséder entièrement victoire après victoires. Alors que je découvre un Momo que je n'avais pas imaginé, persévérant, capable d'endurance, m'accordant sans poser de questions toute sa fois, je le regarde avec passion, exalté par la perspective de le découvrir entièrement et de me l'approprier.

 

_Momo (?)

 

chuchotais-je pour ne pas rompre le silence qui nous avait unis jusqu'ici. Il fallait qu'on soit libre de nos mouvement pour escalader les quelques rochers donc je l'emmitouflais seul dans le sweat.

_ Viens.

 

Il m'a guidé doucement sur les rochers humides. Comme il était là je décidais de ne pas avoir peur des choses bizarres sur lesquelles je posais les mains, des coquillages, du lichen.

L'endroit aimé de makkuro était un amas de rochers plats qui entrait dans la mer sur un quinzaine de mètres. Sur notre gauche, à perte de vu, les lumières de Tokyo by night que la crique nous cachait, sur notre droite la sombre zone industrielle portuaire, en face de nous les étoiles et la mer à l'infini.

 

_ Pardon, à cause de moi tu as froid.

 

_ heéiiin ! Comment tu peux penser à ça dans un endroit pareil !

 

_ Je suis désolé, parce qu'à cause de moi ça n'est pas parfait, mais ça ne veut pas dire que je ne suis pas sensible à la féeries de cet endroit....

 

soudainement, sans raisons, Momo a fondu en larmes.

 

_ Merci de m'avoir emmené ici !

 

Le brun le prit dans ses bras et entreprit de le bercer doucement, sentant que Momo redeviendrait fort si seulement il lui montrait qu'il le soutenait.

_Pardon, ...ce, ...c'est parce que, ...c'est beaucoup d'émotions pour moi ce qui s'est passé ce soir.

Il fut satisfait de voir son compagnon se calmer rapidement et lui rendre ses caresses.

 

Ce soir là, nous avons parlé des endroits que nous aimons et où nous aimerions aller ensemble. On s'est rendu compte que l'un comme l'autre nous n'aimons pas beaucoup les endroits où il est coutume d'aller en amoureux, mais on a pensé que si on y allait ensemble on aimerait peu être donc on y irait quand même. J'ai appris que Makkuro aime beaucoup les endroits d'où on peut voir les étoiles. J'ai appris que Momoïro avait cinq endroits qu'il aimait bien rien que chez lui !

 

Notre rendez vous s'est fini quand je l'ai raccompagné jusqu'à une station de métro d'où il a put rentrer chez lui. Il m'a assuré qu'il était à l'aise avec le métro et qu'il n'aurait pas de difficultées même si c'était la première fois qu'il prennait cette rame. Je lui ait assuré qu'il n'y avait aucun problème pour que je rentre chez moi top-less et à pied. Nous nous sommes souri, il s'est inclibé plusieurs fois.

 

Quand la rame est partie je me suis dirigé vers chez moi en me sentant une responsabilitée nouvelle.

 

Alors que je voyais mon reflet dans la vitre de la porte l'image dans le miroir de la coiffeuse m'est revenu à l'esprit, mon corp de garçon avec mon visage maquillé.

 

Il pose le front sur la vitre et les mains sur son corp. "Cette image" était honteuse et pas naturelle, elle était le signe d'un dérangement chez lui qui était peu être une maladie.

Publié par emmanokoto à 21:09:49 dans Pinku and Black | Commentaires (0) |

Deux minutes d'entrevue | 14 mai 2008

Deux jours se sont écoulés de façon tout à fait normale. Tsuda a sans doute oublié le petit mot tout plié. Depuis ma connerie du premier jours il s'assoit devant pendant les cours de maths avec notre prof principal. Tsuda semble toujours autant dans un autre monde mais il est entré dans un cadre de banalité, c'est un élève sérieux, il ne paraît plus évaporé comme le premier jour mais au contraire très concentré. Ce genre de gars, même s'il a lu le mot, il n'en fera pas cas. Je regrette un peu d'avoir brisé cette image en ne pouvant résister à la toucher.

 

_ C'était toi? ...n'est ce pas ? ...le mot

_ hein?

_ Ceci 

qu'il a dit en me tendant le petit papier plié qu'il a sorti sous mes yeux de la doublure de sa cravate.

 

Il n'y a plus que nous.

Comme le cour de sport est notre dernier cour le jeudi après midi la majorité des élèves préfèrent se doucher chez eux  que dans les douches des vestiaires du lycée, c'est compréhensible, ce n'est pas très agréable ce genre de douches. On a tous les deux les cheveux mouillés. Quand ils sont mouillés les cheveux de Tsuda tombent d'une bonne dizaine de centimètres sur ces épaules et paraissent encore plus "gris", quelle couleur bizarre. Il est à peine vêtue devant moi, il ne porte que son pantalon et ses chaussures et me tend le papier de bout des doigts, son bras fin tendu, ...pendant une éternité avant que le brun se décide à le prendre, ou plutôt réalise qu'il devait le prendre. Un peu décontenancé par le blond il ouvre le papier et le lis, même s'il n'avait aucun doute que se soit bien "ce papier". Une lettre de défit façon imitation de samuraï. Ca lui semblait tellement ridicule maintenant qu'elle lui était rendue par ce garçon plutôt "métrosexuel" s'il fallait le classer, qui ne devait certainement pas lire le jump, qu'il aurait voulu donner n'importe quoi pour ne jamais avoir écris ça.

 

_ C'était moi ! Et alors ?!

 

Se sentant ridiculisé par son vis à vis le brun adopte une attitude bravache.

 

_ Je voulais  savoir de qui c'était avant le jour de rendez vous c'est tout...

mais ce n'est peu être pas bien...

Masanori-san, c'est bien ça ? 

 

Ce nom prononcé par quelqu'un de son âge emplit la bouche du brun d'un goût âcre. Qu'un prof l'appelle comme ça, soit, mais que ce soit un garçon de son âge lui donnait une autre réalité et lui rappelait méchamment que c'était bien son nom, et pas juste celui de son père.

 

_ M, Makkuro, je préférerais "Makkuro".

_ Pardon de ne pas m'être encore présenté, je suis Momoïro Tsuda.

_ Mo-mo-ï-ro , "pinku" ? 

_ Oui, en un seul kanji, celui qui signifie "rose"

 

Sur ces mots le blond recommença à s'habiller dans un ordre bizarre, en commençant à mettre sa cravate avant d'enfiler sa chemise. Une chemise propre qu'il avait emmené exprès pour se changer après le sport.

 

_ T'as pas couru avec ta chemise ?

_ Excuse moi ?

_ T'as pas couru en chemise alors pourquoi tu la change, elle est pas sale.

_ Je trouve qu'elle l'est assez pour que j'ai envie d'en mettre  une propre. C'est une question de plaisir.

 

Pourquoi fallait t'il qu'il prononce le mot "plaisir" avec une voix si langoureuse...ou plutôt quel besoins avais-je de me la ramener pour qu'il finisse par dire ce mot... ou plutôt pourquoi ce mot dans sa bouche provoque sur moi tant de réactions... (?)

En regardant son manège je fini par comprendre pourquoi en s'habillant il effectue ces gestes aussi lentement, c'est qu'il cherche le bon angle de vu pour se voir dans le reflet de la porte métallique du casier.  Il doit avoir l'habitude de s'habiller devant un miroir. Pourtant il n'en a pas besoins, il l'a très bien fait sans miroir son noeud de cravate, mais comme il vient de trouver un meilleur angle de vus il le défait pour le refaire en se regardant le faire ! J'me tape l'allue totale là... ça aussi ce doit être "une question de plaisir" hein.

Et toujours cette voix de fille qui chante quand je le regarde bouger.

 

_ Tu ne t'habilles pas ?

_ De quoi tu te mêles, tu te prends pour ma maman ?!

_ Pardonne moi

_ Pourquoi tu t'excuse ? T'en as pas marre de t'excuser tout le temps ?!

 

Le blond ne répondit pas mais se pressa de ranger ses affaires et parti après s'être vivement incliné devant l'autre en posant ses mains sur ses genoux.

 

_ Ep ! eh ! c'est comme ça que tu arrêtes de t'excuser

 

Makkuro allait lui courir après quand il fut stoppé par la vision du papier de leur rendez vous le lendemain soir abandonné par terre. Il ne viendra plus maintenant, il est trop tard....


 

_Tadaïma! 

s'annonça t'il d'une voix enjouée en se penchant immédiatement sur un livre assez luxueux, ouvert sur une petite table haute qui lui servait de piédestal, comme un livre d'or sur le comptoir d'un grand hôtel.

 

C'est un appartement classique dans un grand immeuble tokyoïte de très bon standing. On y entre dans un petit couloir étroit que ses propriétaires ont aménagé comme une petite galerie d'art, avec pas mal d'originaux d'artistes contemporains Japonais, un éclairage artificiel est étudié pour mettre ces oeuvres en valeur et distraire de l'étroitesse des lieus.

Sur la gauche une voix lui répondit à travers une porte ornée d'un grand miroir Pa-qua  qui la rendait imposante.

 

_ Je ne pensais pas que tu serais déjà là ce soir Shoubi.

_ Tout le monde était tellement fatigué au travail qu'on a mis le coup de bourre pour terminer assez tôt aujourd'hui.

N'entres pas. 

 

dit la voix féminine alors que Momoïro posait la main sur la poignée.

 

Vas faire du thé, je me prépare et on va le boire ensemble. [1]

 

Momoïro sourit et s'inclina un peu pour dire qu'il avait compris, même si la personne ne pouvait pas le voir.Il repris son sac et alla le déposer dans un coin de la grande pièce qui lui était apparemment réservé, puis passa dans la cuisine pour faire du thé tout en déboutonnant sa chemise blanche.

 

Cette pièce sur la droite du couloir était aménagée comme un petit loft, avec la cuisine, la salons et la petite alcôve qui servait de chambre à Momo en enfilade ce qui donnait l'impression que c'était grand. De la fenêtre panoramique du salon on avait une vue magnifique sur Tokyo. 

Bientôt le soleil allait se coucher et ils le regarderaient ensemble en buvant du thé vert.

 



Il en est à son troisième café dans un grand bar d'un centre commercial. Il aime bien cet endroit car il a une vue plongeante sur le quartier animé de Shibuya. Il regarde ce spectacle le front appuyé contre la vitre. Il fait nuit depuis un bail mais on le remarque plus aux changements de couleurs qu'à une baisse de la luminosité. Il rentrera chez lui quand il commencera à avoir envie de dormir...sauf s'il s'endort ici quelques heures, ce bar reste ouvert 24h sur 24, c'est aussi pour ça qu'il aime bien cet endroit, c'est un bon endroit pour oublier, beaucoup de choses, pour s'oublier.

 

Il se réveille en sursaut.

Il se frotte les yeux, peigne ses cheveux avec ses doigts, découvre qu'il avait déjà fini son café, scrute l'ambiance autour de lui pour se donner une idée de l'heure qu'il est. Il n'a pas de montre sur lui.

Un groupe de lycéens de troisième année qui étaient venus se détendre après leurs cours du soir sont sur le point de partir. Il doit être à peine minuit. Il se prend un autre café qui ne le satisfait pas et lui donne envie d'en prendre un autre, accoudé au comptoir cette fois, et avec une cigarette. il commence à retirer de ces projets de rentrer dormir chez lui.

 



_ Shoubiii...

 

_ Oui Momoïro

_ Aujourd'hui j'ai parlé à un homme bizarre, enfin c'est plutôt lui qui m'a ^parlé.

_ Eéééét...

_ Et j'ai envie de lui parler à nouveau...pourtant il était plutôt désagréable, objectivement.

_ En quoi il était bizarrrre ? Je veux tôût savoiiiirrrr.

_ ...Il était froid, ...et il avait des cheveux très longs, il était beau.

_ hum, ce n'est pas bizarre ça, c'est exceptionnel, je comprend que tu ais envie de le revoir.

...Pourquoi n'es tu pas tout exité? 

_ Je crois qu'il ne souhaite pas me revoir, Shoubi. mon attitude ne lui plaît pas, je crois que ma présence l'agace.

_ Tu l'aimes mais tu crois qu'il te déteste et tu te lamente devant le couché du soleil, c'est vraiment cool ça !

_ Shoubi, c'est ma vie, ma vrai vie, et ce n'est pas "cool" non.

_ Maiéééés si ! Parce que c'est pas fini. Le soleil va se lever demain et tu vas lui avouer que tu l'aimeuh !

 

lui dit elle en pointant son doigt vers le point où le soleil venait de disparaître.

En levant les yeux de sa tasse de thé sans la retirer de ses lèvres Momo lui adressa un regard qui signifiait "Mais bien sur !" puis il rebaissa les yeux dans sa tasse de thé, faisant tourner doucement le liquide vert avec un mouvement de son poignet en se disant que lorsque shoubi est excitée comme ça, comme une enfant, il est inutile d'attendre d'elle un conseil censé.



Le lendemain c'est le levé du soleil qui l'a réveillé. Il a donc passé la nuit ici. Sa première pensée quand il comprend ça est pour l'autre qui aime tellement changer de chemise...

Publié par emmanokoto à 21:06:10 dans Pinku and Black | Commentaires (0) |

Un moment de solitude avant le début | 14 mai 2008

Il marche en regardant ces pieds.

Non pas qu'il soit triste.

Il n'a pas trop envie de regarder le monde autour de lui et préfère se tourner la tête dans le rythme rapide et répétitif de ses propre pas.

Il pense à la route qu'il parcoure et au chemin sur lequel il marche? Cette route il la parcourera tant et tant de fois que cela deviendra bientôt une habitude. C'est pourquoi il ne regarde pas le paysage, c'est un jeu pour lui de ne pas le voir, comme une lettre reçu qu'on ouvre que le lendemain.

S'il ne veut pas s'ouvrir c'est qu'aujourd'hui ses pensées sont un peu noires.

C'est un bon lycée dans lequel il fait cette rentrée, pourtant ça ne lui rappel que sont échec. Il avait rêvé son entré au lycée sur un chemin parcouru par l'élite, il avait pensé qu'il verrait sous ses pas les empreintes de ses sempaïs qui le guiderait vers une réussite et un bonheur abstrait mais promis. Mais il a échoué à ce concours.

Là il ne sait pas trop où il va. Sous ses pieds une fine pellicule de boue noire, mélange d'humidité et de pollution malaxée par les milliers de passants représente si bien son dégoût de lui même et de l'avenir vers lequel il va que ça le fascine et il s'y complaît.         Il se trouve faible de se laisser aller ainsi. Mais après tout, pourquoi ne se donnerait il pas le droit d'être faible aujourd'hui? Cette décision le rassénére et lui arrache un sourire; "Aujourd'hui sera spleen et mélancolie et ça lui f'ra du bien, voilà!"


 

La journée a commencée avec le son du réveil.

Il dormait pas mais ça l'a réveillé quand même.

Il est assit sur le toit au dessus de sa chambre, il est sorti par le velux, comme il le fait depuis toujours, dans un crapahutage enfantin.

Il fume, il regarde le soleil se lever.

Il a une sacrée dégaine avec sa clope, ses jambes nues, ses grosses bottes noires gothico-punk aux pieds et le gros pull informe qu'il était retourné chercher parce qu'il faisait vraiment trop froid cette nuit, assit au milieu de ses mégots. Il a tenu la place toute la nuit.

C'est plus les vac", merde.

Cette nuit il a pas dormi pour regarder les vac" se finir.

Il n'est pas triste. Un grand sourire lui traverse le visage quand il appuis enfin sur le bouton off du réveil, après avoir écouté ce son jusqu'à être sur de ne pas regretter de l'avoir stoppé, le clairon qui sonnait ce moment solennel. Ses dernières vac" de collégien; Il déteste les fins; Mais c'est nécessaire pour un nouveau début, ce sera "collège reload", le même délire avec encore plus de tout... non en fait il flippe grave. Il déteste les fins parce que ça l'angoisse. Il avait réussit à imposer sa domination dans le petit collège de son quartier mais c'est quoi ce grand lycée de relous où il va devoir passer ses trois prochaines années? Un truc de petits bourges bons élèves dont il aurait dû rater le concours...inexplicable qu'il l'ai eu d'ailleurs, il y avait mis du siens pourtant.

Aller, faut y go. Se lancer dans la bergerie et y faire masacre serait la meilleur façon de rendre ces années moins pourris, tout se joue pendant la première semaine. En même temps ça devrait pas être bien dur de prendre le titre du plus fort face à cette fine sélection d'intellos faiblards et binoclards, arg, avant de partir il passe du crayon noir par dessus ses cernes, sa touche perso à l'uniforme de son nouveau lycée.


 

Il avance d'un pas mesuré et précis dans le hall de l'école. Il s'arrête assez loin des panneaux d'affichages, derrière les petits attroupements qui cherchent leur nom et commence à faire comme eux, lisant en diagonale, rapidement mais sur de lui. Il s'arrête, revient en arrière, en avant en arrière, un coup d'oeil de plus, c'est bien ça, il ne s'est pas trompé. Guidé par un petit plan sur un flier disponible à l'entr"e il rejoint sans attendre sa salle de classe.

L'établissement est encore vide dans les étages, ce qui est normal vu son avance. La majorité des élèves vont rester en bas retrouver leurs connaissances, discuter de leurs vacances, et ne chercheront leurs salles que le moment venu. Il aime bien découvrir les couloirs qu'il arpentera ainsi: vides, il a l'impression de les voir mieux, de mieux comprendre leur architecture et de les mémoriser. Et puis il ne les verra probablement jamais plus comme ça alors il en profite. Les portes des salles sont ouvertes, il entre donc dans celle qui lui a été désignée et s'assoit à la dernière place du fond, côté fenêtre. Immédiatement, dans cette salle de classe vide et propre, il prend devant lui le flier et commence à l'étudier avec concentration et calme.

_ "gage!

Ehp!  [...] là oui ou non !!

T'es mort ?!?

 

Il est pas croyable celui là...

 

_T'es une poupée en cire ?

...une déco ?

Mais putain quelle potiche !!!

 

Le dernier cri parvient enfin à contacter le garçon blond dans le monde lointain où il s'était isolé mais il sursaute juste à temps pour voir le brun l'attraper par l'épaule et le jeter violemment par terre, voir un bref moment d'hésitation traverser ses yeux puis attraper tout aussi violemment le flier et le lui jeter dessus.

Le blond regarde la chute lente du papier tandis que l'autre s'installe à la place près de la fenêtre.

Le geste vif et rageur avec lequel il l'a lancé et le résultat tout mou du petit papier qui vient de se poser entre ses jambes arrache au blondinet un rire convulsif très audible bien que bref.

Le brun tourne son visage vers la fenêtre en mordant son poignet pour maîtriser son propre rire.

Halluciné, il voit le blondinet, décidément original, se réinstaller exactement une place en face de lui, laissant juste un mètre entre eux. après une telle première impression n'importe qui aurait fui à la diagonale de la pièce. Mais il semble vraiment tenir à rester côté fenêtre. il regarde dehors et son visage se reflète. Le brun regarde ce reflet en tentant de définir ce visage...lascif.

 

Un prof entre dans la salle et fait du bruit pour rassembler l'attention de ses élèves.

 

La salle est juste à la hauteur du feuillage des arbres de la cour. Leurs feuilles sont juste nées, d'un vert clair et gay. Le blond se laisse captiver par le spectacle d'un oiseau et délaisse le discourt du prof. puis d'un geste souple il ramène ses cheveux du côté qui ne le gêne pas pour écrire et sort du sac posé sur ses genoux du matériel basique. On dirait vraiment le geste d'une fille. &Ccedil;a fait penser qu'il a dû avoir les cheveux plus long par le passé. Ils sont plutôt court autour du visage, une couple classique avec une frange fine, les quelques longues mèches argentées qui tombent sur les épaules sont très romantiques. Sa nuque qu'il vient de découvrir a l'air toute douce. Le brun est bien tenté de la toucher du bout des doigts. Ces cheveux fins et un peu ondulés et surtout si clair, ce n'est pas une chevelure de japonais, un étranger?

 

_ Tsuda Momoïro

 

se lève et s'incline

"c'est lui"  "me met pas ton cul sous le nez !"  "pourquoi je pense ça ?"  "Tsuda?, ça ressemble à mon vrai prénom, je m'en souviendrais facilement."

Il est si proche. J'ai trop envie de le toucher, "Tsuda".

 

Il regarde par la fenêtre en se balançant imperceptiblement, puis se détourne, prend quelques notes, reprend sa contemplation de je ne sais quoi et se mouvement imperceptible qui m'hypnotise. _Comme le voix d'une fille qui chante dans ma tête quand je le regarde bouger._ Je me suis rendu compte que je l'avais touché quand j'ai entendu son sursaut. &Ccedil;a m'a fait crier, comme si j'avais cassé un objet précieux...c'était un peu ça. Parce que le joli gif-annimé devant moi est parti. L'injonction du prof m'a fait l'effet d'une putain de fenêtre pop-up. Tsuda s'est excusé très poliment et est allé s'installer devant, à la place que le prof avait désignée. Avant de s'asseoir à sa nouvelle place son regard à croisé le mien sans faire cas de moi pour aller se fixer un instant sur le même point que tout à l'heure, de l'autre côté de la fenêtre. J'ai pensé qu'il devait être dégoûté d'avoir perdu cette place et ça m'a un peu touché. Une attitude normale aurait était d'en rire, pourquoi Tsuda n'est pas normal ? Maintenant que son visage ne se reflète plus dans la vitre il n'y a plus rien dans l'image que m'offre cette fenêtre que j'ai envie de regarder. Mais que voyait 'il dans ce paysage banal, lui ? Lui il n'est pas banal et ça intéresse le brun. &Ccedil;a paraît ridicule de lui parler, c'est un petit intellectuel fragile et timide... mais tout proche de la fin du cour il ne sais quoi faire d'autre pour qu'il ne disparaisse pas encore plus loin en refusant de me voir. Faut dire que tout à l'heure ça l'a un peu vexé ! Donc il lui fait passer d'une table à l'autre un petit mot tout plié que le blondinet reçoit de justesse avant la sonnerie.

 

Après que le prof principal de chaque classes ait fait son topos à ses élèves il y avait réunion à l'amphi pour entendre un topos plus général sur le lycée et notamment le clubs, parmis lesquels chacun devrait un choisir un. La plupart des élèves se regroupent par affinités mais quand on a encore aucunes connaissances dans le bahut on ne peut pas se reposer là dessus. Comme c'est un grand lycée il y a beaucoup de clubs.

 

Dépêche toi de finir de jaqueter, vieux con, j'ai qu'une envie c'est de remplir ma fiche d'inscription ai club de karaté et de me barrer d'ici. C'est bien assez long pour une première journée.

 

Eh bien, c'est pas ce que vous dites qui va nous aider dans le choix d'un club, monsieur le dirlo, vous faite de l'air tiède, mais celà tombe bien, c'est la température de mon humeur du jour.

 

Idée en boucle: karaté, me barrer...

 

C'est un club alors je pourrais peu être faire quelque chose de vraiment futile ? de l'ikebana (?) j'en fait déjà assez, de la calligraphie aussi...; idées embrouillées.

 

Qu'est ce qu'il va prendre lui ? [idée parasite]

Publié par emmanokoto à 20:57:29 dans Pinku and Black | Commentaires (0) |

annotation sur cette histoire qui commence | 14 mai 2008

Je suis l'exemple de Arisa et je poste en premier un article pour servir à écrire tous les petits commentaires que je pourrais vouloir faire sur cette fic", de cette façon cette rubrique contiendra les chapitres de la fic" dans l'ordre.

 

Mais oui, je me souviens bien avoir dit que je n'écrirais pas cette histoire pour m'obliger à la raconter en dessins...néanmoins l'urgence de raconter ce qui se passe dans ma tête m'a pousser à commencer à écrire, un jours entre midi et deux au boulo... Et puis la lecture d'une fan fic" originale m'a rappelé que j'adore autant les mots que le dessin.

 

Je crois avoir déjà dit que ça s'appelle Pinku and Black parce que pour moi ces deux couleurs, le rose et le noir représentent l'essence d'une romance amoureuse.

Avant l'histoire sont venu les personnages, à l'origine il n'était prévu que des illustrations mais bien sur Momoïro et Makkuro sont très vite devenus plus que des images.

 

Pourquoi du yaoi? Eh bien si les personnages sont plus important que les évènements, c'est à dire qu'il n'y a pas de grand enjeu, de chose à sauver ou de quête à mener, alors c'est sûrement une histoire d'amour.

Je déteste les triangles amoureux, donc ce sera l'histoire d'un couple, quelque chose de très intimiste.

Si c'est une fille et un garçon il y aura forcément des stéréotypes dut au fait qu'il s'agisse d'une fille et d'un garçon. Il y a des questions qu'une fille est inéluctablement amenée à se poser quand elle a une relation avec un garçon, comme je suis pas moi même un garçon si je veux opposer une psychologie féminine à une psychologie masculine je devrais forcément tomber plus ou moins dans un stéréotype masculin. Et puis en tant que fille quand je suis dans une relation amoureuse avec un garçon je me comporte comme je pense qu'il l'attend d'une fille c'est à dire que je deviens un stéréotype de fille. Je trouve ça tellement nul comme relation que je recherche plutôt des relations avec d'autres filles. ....ouais, donc pourquoi je fais pas du yuri? Ce serait plus logique en effet... mais j'ai déjà fait des couples yuri en pagaille dans ma précédente fic" (qui sera bientôt ré-écrite au propre sur ce blog) et là j'avais envie de dessiner des corps masculins, c'est la seule raison pour laquelle il s'agit d'un couple yaoi et non yuri cette fois ci. De toute façon comme je suis une fille Momoïro et Makkuro auront une psychologie féminine tous les deux et de masculin que leurs corps^^.

Publié par emmanokoto à 20:56:08 dans Pinku and Black | Commentaires (0) |

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