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dans cette bulle

le monde virtuel d'une otaku nommée emma

ah la la ...

...bien sur pour lire les chapitres dans l'ordre il faut commencer par la fin -_-#

Chaque thème est une histoire

J'me suis dis que je pourrais utiliser ce blog, créé y'a longtemps et plus utilisé depuis que je blogue sur vef, pour rencontrer plus de blogueurs

...mais franchement, si vous appréciez ce que j'écris, allez dans "ma vollière à papillons:

là: http://sucre-glace.vefblog.net,

la présentation est bien plus facile à suivre ^_^ (et puis c'est plus joli !)

Présentation

Bienvenue à vous


vous venez d'arriver sur le blog d'une petite otaku un peu folle


Sa passion, à par les mangas évidement, c'est la création de personnages imaginaires


Mes moyens de créations sont pour l'instant l'écriture et le dessin, si je peux ce sera peu être bientôt les JBDs


Je vous souhaite beaucoup de fun dans mon monde fabulé

s'il vous plait, le contenu de ce blog est protégé par une licence, merci de la respecter

euh, "lâcher vos coms"

comme on dit^^" En fait ce que je voudrais vous demander c'est juste si vous lisez mes écrits de me laisser un petit mot juste pour me dire "quelqu'un a lu ça" ...vous pouvez en dire plus aussi bien sur ^_^

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Le fil_ chapitre un, en parallèle (basculement) | 14 mai 2008

en parallèle (basculement)

 

Mélodie ne pense pas à confier son malaise à quelqu'un.

elle ne voit plus les gens. A eux tous ils forment la foule, ils ne sont plus que ce tout, une aura hostile qui l'entoure. Elle tente de suivre les mouvance de cette force pour ne pas se blesser à son contact. Elle aperçoit quand même dans la masse un élément identifiable: véronique. Une des coqueluche du collège.

 

Elles ont le même âge.

 

Les paroles de sa mère ce matin "Vous devriez devenir amies, vous avez le même âge". Mélodie se dit qu'elle a envie de vomir. Elle sait que bien sur, sa mère dans son innocence ne pouvait pas savoir combien ce qu'elle a dit est dégueulasse et visqueux. Mais quand même, d'où tient t'elle cette idée simpliste qu'avoir 14 ans ça rapproche deux individus? Qu'est ce qui a mit dans la t^te de sa mère que Mélodie, la bonne élève, était supérieure à la redoublante véronique et devait aller vers elle gentiment? Elle pense dur comme fer que c'est Mélodie qui la snobe, c'est une ironie désopilante ! Mais rien dans cet établissement n'est supérieur à véronique ! Voyons maman, elle ne souhaite pas que je sois son amie, elle ne veux surtout pas que je l'approche, si je la touchais j'entacherais sa belle image en papier glacé, cette salope.

 

Le dégoût qui occupe ses pensées permet à Mélodie d'atteindre les casiers sans trop faire attention à son malaise, elle cherche le numéro 131. Mais c'est très flou, elle passe longtemps sous chaque casier, appuyée, elle déchiffre les chiffres méthodiquement. Elle a l'habitude de ces malaises, ça fait cinq ou six semaines qu'elle en a.

Elle pense que ça va aller.

Son casier ne s'ouvre pas, ça l'énerve, elle pense qu'on l'a sûrement forcé. Des garçons forcent les casiers pour voir s'il n'y a pas des fringues ou du matériel de marque à piquer, les adultes disent que si tu n'emmène pas d'objets de valeur tu n'auras pas de problèmes. Mais mer-de ! Elle en a un de problème elle, son livre d'histoire est dans ce casier, merde ! En plus elle sens qu'on la regarde batailler contre son cadenas, ça ajoute à son malaise, elle ne peut pas perdre ce duel, si elle partait sous le regard de tous sans avoir ouvert ce cadenas elle passerait pour plus idiote qu'elle ne passait déjà.

Que faire maintenant que ça a sonné !


 

 

Raconter à son amie ce qu'elle venait d'apprendre avait permit à Tsu de relativiser, elle a retrouvé son calme quand elle entend le pas familier. Elle est accroupie dans le jardin japonais, mais qu'est ce qu'elle regarde par terre? Elle prend le temps de sourire avant de lever la tête pour acceuilir le visiteur.

Et son sourire artificiel devient sincère quand elle croise le regard sérieux de l'homme qui la fixe. Grand, austère dans son uniforme noir et violet, stoïque. Hito tourna la tête, regarda les traces de ces pieds sur le chemin, vraiment comme s'il se demandait si il avait bien fait de venir.

La jeune fille lui laissa le temps qu'il lui fallait pour prendre sa décision en regardant son corp de bas en haut. On peut se demander si ça n'était pas pour la laisser la passer au scanner que le garçon avait détourné les yeux. Quand Hito cessa de regarder ses empreintes pour poser les yeux sur ses pieds Tsu sut qu'elle devait rompre le silence.

_ Viens, on va boire le thé sur l'engayoi, Hito. Tu as dut voir Shiroï ? Est ce que tu as un message de ma

 

_Oui, elle veut que tu viennes à la tour. Cette nuit. Personne ne doit te voir bien sur, tu passeras par le souterrain à partir du temple comme les autres fois. Quand tu arriveras dans les cachots du sous sol il y aura quelques chose que tu dois voir là bas.

 

_ Hito, comme tu sais je viens de voir Shiroï tôt ce matin, elle m'a parlé d'une fille qui devait venir...

 

_ Dans les escaliers de la tour blanche. ... Ce matin.

 

_ Comment ? ... je veux dire "comment elle est apparut là" !

 

_ Qu'en dit la prêtresse Shiroï ?, tu l'as vu quelques heures avant l'apparition de la fille, pas moi.

 

_ Elle est très inquiètes, limite bouleversée, elle pense que cette fille pourrait entraîner des changements, être dangereuse

 

_ De quelle façon?

 

_ Et bien je pense, d'après ce que dit Shiroï, si le peuple voyait en elle une sorte d'élue, un miracle, elle est arrivée de façon ...si mystérieuse ... qui l'a trouvé? on l'a vu apparaître? Est ce qu'elle a l'air ...normale?

 

_ Hume . elle était dans les escaliers et semblait paumée. Les servantes qui venaient faire le ménage ont crié, pas de chance que ça tombe ce jour là, c'est le seul où il y a un peu de monde dans la tour... Je l'ai prise et l'ai emmenée dans les cachots. Elle n'avait pas l'air d'avoir des intentions agressives, elle faisait plutôt pitié... C'est un fille ! ... et genre petite. A peu près ton âge peu être.

 

_ C'est ce que tu avais de mieux à faire. Il faut la garder cachée dans la tour et raconter n'importe quoi aux servantes pour qu'elles n'ébruitent rien.

 

_ Je sais ce qu'il faut faire pour empecher quelqu'un de parler, je suis un soldat.

 

_ Et tu culpabilise parce que tu en as mis une dans un cachot ?!!!! [vemmm...longue expiration] pardon, c'était pas ce que je voulais dire...

 

_ Ne t'inquiètes pas Tsubame, c'est normal qu'une fille ait du mal à entendre ce genre de choses. "Nos sentiments sont suffisamment clairs pour qu'on puisse se montrer naturel l'un envers l'autre", tu te souviens?

 

Tsu sourit vaguement, avec Hito, qu'ils ne se soient pas vu pendant une semaine ou pendant un mois... le temps est sans doute une valeur abstraite pour lui qui vit dans un concept d'éternité.

 

(hito) _ Shiroï s'inquiète pour rien, elle ne peut pas faire de mal à la princesse, c'est elle qui est morte de peur.

 

_ Soit. On s'affole peu être pour rien et on ne voit pas ce qu'on veut nous montrer. As t'elle dit quelque chose ? Elle est un peu dans un état second, c'est ça? J'aimerais savoir...si c'est elle même qui a décidé de venir ici ?

 

_ Je m'en fou de ça.

Tout ce qui compte pour moi c'est la princesse Surannée. C'est bien pour ça que tu viendras lui poser toi même ces questions cette nuit.

 

_ En fait, c'est Sue qui

 

_ Comment peut tu oser l'appeler ainsi ?!

 

_ hein

 

_ Tu oublis qui tu es ou quoi ?! Toi plus que tout autre tu lui dois un respect absolue !! Et puis c'est TA princesse autant que tout autre sujet, non ?!

 

_ Je viendrais ce soir par le souterrain comme prévu. Tu diras à la princesse éternelle qu'elle peut compter sur moi.

 

La voie de Tsu avait perdu toute sa mélodie dans ces dernière paroles. elle reste dans le silence, tête baisée, pour signifier à Hito que sauf s'il voulait se rattraper, la conversation était terminée, qu'il pouvait partir.

Elle le sentie se lever et s'éloigner.

Elle aurait voulu crier quelque chose pour ne pas finir cette entrevue comme ça. mais finalement elle ne trouva rien d'autre à dire, rien de plus important que "Sue peut compter sur moi", rien qui valle la peine d'être dit après ça.


 

 

Les élèves autour de Mélodie ne la regardaient pas batailler contre son cadenas comme elle le croyait.  Ils regardent son corp frêle suer, les yeux à moitiés révulsés, trembler contre son casier. Puis, le corp s'effondra sur le carrelage sale et cessa de trembler.

Et tout le monde continua de regarder.

Puis, comme ça bougeait plus et que ça avait sonné une partie des élèves partit avant d'arriver en retard.

Puis, enfin, quelqu'un alla toucher le corp et dit comme un courtisan qui aurait fait un trait d'esprit et s'en amuse lui même, fièrement: "Je crois qu'elle est morte!".

Et là, quand même, une jeune fille habillée de noir et vieilli par le maquillage dit qu'elle allait "prévenir l'infirmerie" tandis que d'autre portaient leurs mains à leur bouche dans un geste théâtral et se précipitent pour ranimer la présumée morte, cherchant tous à la secouer, la toucher, l'appeler en disant l'un à l'autre de partir pour qu'elle ait de l'air, l'entourant sans respect de ce brouhaha qu'elle détestait tant.

Publié par emmanokoto à 21:55:51 dans Le fil | Commentaires (0) |

Le fil_ chapitre un, en parallèle (discution avec une amie) | 14 mai 2008

en parallèle (discussion avec une amie)

 

Elle sait où elle va. Bientôt elle quitte la masse des gens, au fond du temple une personne toute drapée de blanc attend visiblement sa venue.

_ je viens voir la prêtresse Shiroï qui m'a accordée audience.

_ Mademoiselle Tsubamée.

Sur cette réponse elliptique le fantôme et elle continuent ensemble de s'enfoncer dans les dédales du temple, le fantôme  prenant soins de refermer toutes les portes derrière eux jusqu'à se qu'il laisse entrer Tsu et referme derrière elle.

 

_ Shiroï ♥ !

_ Tsu...

_ Tu as l'air soucieuse...

- Rien de grave; ...ou peu être que si. Inattendu en tout cas. J'attendais de pouvoir t'en parler. ...Mais je préférerais un endroit plus discret...même si c'est une sale d'audience ici...

_ Dans la foule personne ne fera attention à nous, marchons jusqu'aux portes de l'Est, le levé du soleil est magnifique !

L'autre fantôme, encore plus drapé que celui qui avait guidé Tsu, parut soulagé par ces paroles légères et souris comme quelqu'un qui n'en a pas l'habitude.

_ Merci Tsu.

 

_ Dis moi...

_ Je dors très mal en ce moment, mes visions m'en empêchent. Je n'en ai encore jamais eu autant, rien que ça c'est inquiétant.

_ Est ce qu'elles sont nettes, tu peux les comprendre?

_ Elles se répètent tout le temps... mais elles n'en sont pas moins vagues. Je vois quelqu'un, une fille... c'est une personne importante, noble, je le ressens.

_ Noble ?! Comme "la princesse éternelle" ?

_ Importante ! Mais c'est subjectif. Quand je le vois, je ressens qu'elle est importante pour la suite de l'histoire de ce royaume.

_ Est elle proche de la princesse ? "la suite de l'histoire de ce royaume" tu dis, mais c'est la princesse Surannée le seul avenir de ce royaume.

_ Bien sur. Mais cette autre fille, à chaque vision elle se rapproche.

_ Tu pense qu'elle est dangereuse pour la princesse? Désolée d'insister mais c'est la première chose qui me préoccupe !

_ Moi aussi bien sur. Mais qu'est ce qui pourrait ^mettre en danger la "princesse éternelle" ? C'est impossible.

 

Un moment de flottement suivit cette déclaration.

Elle est éternelle, hors d'atteinte même de la course du temps. Une beauté infinie et sans tache. Intouchable dans sa tour blanche elle inspire la vénération de tout son peuple. La perfection de son être dissipe les doutes et rassemble. C'est rassurant, confortable cette image immuable. Personne ne l'a jamais vu mais le simple fait de savoir qu'elle existe rend tout ce monde heureux. Paisible.

Un symbole au delà de sa nature humaine, qui est t'elle? Une sorte d'oeuvre d'art?

Une beauté et une pureté qui incarne "le bien".

 

Tsu et Shiroï se regardent dans les yeux avec inquiétude et leurs coeurs se resserrent, unis dans un sentiment de malaise que si quelque chose allait bientôt basculer...si.

Shiroï, plus pudique, détourne les yeux la première.

 

_ La princesse n'apparaît pas dans mes visions. Si il doit se passer quelque chose à mon avis la princesse en sera protégée dans la tour blanche, la garde sera renforcée, elle ne verra rien du mal extérieur.

_ Sans doute que les choses se passerais ainsi... Est ce que tu me permet de parler de tes visions à Hito?

_ humm, que puis-je faire pour empêcher les confidences sur l'oreiller?

_ Arêêête ! Qu'est ce qui te fais croire qu'Hito et moi on a ce genre de relation ♥ ?

_ Oh, de toi à moi, il vient de voir bien régulièrement jusque chez toi alors que personne n'ose s'y aventurer !

_ Hito sait ce qu'il en est de moi et qu'il est dans l'intérêt de la princesse qu'il garde contact avec moi...  je pense que c'est plutôt d'elle qu'il est amoureux ♥ hi

_ Dans ce cas il est aussi impie que toi !♥

_ Ressentir une affection sincère pour elle semble être un manque de respect...

_ Tu as raison !     ...........

Tsu! Si une crise doit avoir lieu, c'est à nous de tout faire pour que son image de stabilité perdure! s'il était envisageable que ça ne soit pas le cas...

_ tu es bien alarmiste tout à coup! Tu admet enfin que tu penses qu'elle n'est pas si toute puissante que ça ? Tu ne m'as pas tout dis n'est ce pas ?! Qu'est ce que tu sais vraiment ?! Shii-chan, qu'est ce que tu as vus ?!

_ Je ne sais pas! Je ne sais pas tout! Je!...Je vois certaine choses c'est tout. Mais notre conversation prouve que nous les interprétons de façon on ne peut plus partial et on est peu être complètement à côté de la plaque. Une nouvelle protagoniste va venir et ce qui se passera dépendra beaucoup plus de la façon dont elle sera accueilli et perçut que d'elle. Elle n'a peu être rien à voir avec la princesse ou elle est peu être la prochaine égérie qui la remplacera...malgré la longue histoire de notre royaume, malgré la solidité et la stabilité dans le temps de notre système, malgré mes visions, le future demeure incertain. 

_ Hum. [grande inspiration] Tu sais que j'ai toujours respecté tes visions pour ce qu'elles sont Shii-chan... mais tu parles de cette fille de façon bizarre: elle va "venir", "l'acceuillir", mais d'où pourrait elle venir? Ce n'est pas une fille du village?  "Elle" ne viendrait pas du Nord quand même?

_ Ne me fait pas rire, qu'une prêtresse n'exprime pas ce genre de sentiments,  tu étais la première à te marrer non, quand ils ont construit le mur fortifié sur la frontière nord?

_ T'as raison! Y'a rien dans ces montagnes à part une dizaine d'ours et des lapins, et puis "le grand méchant loup" peu être^^

Sans déconner Shiroï, ...d'où alors?

 

Shiroï répondit en la regardant comme si elle voyait à travers elle.

D'ailleurs...

 

_ Ecoutes, je vais faire en sorte que tout l'entourage de la princesse fasse attention à tout ce qui arrive d'inhabituel. Inutile d'inquiéter la garde, si une information pareille filtrait ce serait la panique et ce serait pire que tout. Hito demandera aux gardes d'être particulièrement vigilants sous n'importe quel prétexte et ils ne poseront pas de questions. Personne ne pose de question au premier protecteur de la princesse, c'est pratique.

_ Mais toi tu lui donne même des ordre apparemment.

_ Eh! Peu être qu'on a "ce genre de relations"♥  Mais nous sommes déjà aux portes de L'Est et le jour est levé, je dois renter, ça devient dangereux pour moi de rester plus longtemps...à la prochaine pleine lune Shii-chan ! Bye Bye

 

Tsu se sauva précipitamment, contente de sa dernière réplique. Elle savait qu'elle ne devait pas s'attarder et cacha son visage derrière son étole pour traverser le village par les petites ruelles, d'une pas rapide et profitant que la plupart des villageois soient au temple. elle espère retrouver Iris tandis qu'elle s'enfonce dans la forêt, vers l'ouest, en suivant le canal d'arrosage. a peine une dizaine de mètre après le premier arbre il n'est plus entretenu par les paysans, trop peur. La mousse et les grenouilles l'on envahit en conséquence. Tsu les regarde en souriant, elle s'amuse de penser qu'elle est autant responsable que les loups se la peur des paysans. Elle ralenti son pas pour en admirer certaine et retire ses chaussures pour finir le chemin en marchant sur les pierres mouillées.

Ça sent le thé,

avec des fleurs, ça sent bon,

ça veut dire que la petite Iris est là! Tsu se sent soulagée sur le coup et cour jusqu'à la porte en enlevant son étole dont elle ne s'était toujours pas dévoilée. Les nouvelles de Shiroï l'ont perturbées mais maintenant elle sait qu'elle va pouvoir se confier. 

Publié par emmanokoto à 21:51:27 dans Le fil | Commentaires (0) |

Le fil_ début de l'histoire _ en parallèle | 14 mai 2008

en parallèle

La lumière voilée de la lune éclaire le visage pensif.
Le regard braqué avec détermination sur l'astre nocturne semble hypnotisé, aspiré loin du monde et la sérénité qui se dégage de ce visage un peu ingrat lui confère une sorte de beauté.

D'un coup, la jeune fille fait volte face. Son regard bute sur deux tasses à thé sales abandonnées sur la table basse. Dans un frisson qui accompagne son trop brusque retour à la réalité elle serre ses bras sur sa poitrine, comme un câlin à elle même, comme pour se réconforter avant de se lancer d'un pas précipité et gauche récupérer les tasses pour les porter à une bassine de cuivre dans les reflets de laquelle elle s'arrête un moment, retombe dans ses rêves, rassemble ses esprits, avant de se diriger calmement vers un amas de cousins où elle se love et se laisse aller dans le sommeil qui s'était déjà presque emparé d'elle.

"Il ne dort pas lui" dernière pensée.


Elle n'arrive pas a s'endormir.
Elle maudit les rayons de lumière filtrés par les volets.
Énervée, excitée, embrouillée, elle se lève d'un coup pour rompre cette situation.
Machinalement, parce qu'il n'y a pas grand chose d'autre à faire, elle va boire au robinet puis va aux toilettes et va se recoucher.
Combien de fois a telle fait ça cette nuit? Elle sait plus.
Perdue dans ses sens, le froissement des draps est une avalanche noire qui l'engloutie lourdement. Elle croit qu'elle va étouffer ensevelie sous le sable mais le matin le souvenir flou et oppressant d'un cauchemar est la seule preuve qu'elle a dormi. Glauque.

Machinalement, parce qu'il n'y a pas grand chose d'autre à faire, elle se prépare pour partir au collège. Il n'y a rien.

Elle est consciente du problème mais voilà longtemps qu'elle cherche et qu'elle ne trouve pas. Elle regarde les gens autour d'elle. A cet instant elle prend le petit déjeuné, à côté d'elle maman, qui à un poste à responsabilités abstraites et fatigantes, papa est vendeur automobile et ça n'a aucun intérêt. Il n'y a pas un regard échangé entre eux trois. Il n'y a rien de non codé, du bonjour morose du matin à la bise hypocrite du soir. De l'amour il n'y a que les rites qui l'imite mais Mélodie n'essaye plus de s'y raccrocher.

Vis dans le néant.

 

Le bol du petit déjeuner vient de disparaître.

 

Une voix pressée tente de communiquer son stress. Comme poussée par les aiguilles de la montre de maman Mélodie atterrit devant la porte du collège. Dans l'élan elle suit le mouvement de foule. La houle des sacs noirs et bleus marine la noie. Elle prend conscience qu'elle voit flou. Pour trouver un endroit tranquille elle se dirige vers le numéro de sa salle de cour. "C'est bientôt l'heure." Cette plate réalité mathématique est la seule qu'elle puisse encore appréhender. Autour d'elle des camarades de classe qu'elle reconnaît sans émotions commence à s'attrouper. Ils font beaucoup de bruit. Les mots qu'elle ne comprend pas bien et les intonations exagérées ou hors propos: elle se sens étrangère à ces beuglements qui redeviennent très vite un brouhaha flou. Sonnerie et la foule commence à bouger. Elle la suit tandis que derrière elle le soleil se lève à peine.

 

C'est un soleil rouge qui illumine le ciel nuageux.

 

La jeune fille le regarde en souriant, elle semble lui parler un moment, sans doute lui souhaite elle une bonne journée!

Brusquement elle se met a courir dans sa direction.

Cette façon de s'activer quand on ne s'y attend pas semble être habituel chez elle. A contre jour, ombre chinoise avançant irrégulièrement à travers les champs vers le grand bâtiment blanc, elle est une tache inopportune dans le paysage horizontal mais dès qu'elle pose le pied sur la première marche de pierre lissée par l'usure la voilà en harmonie avec la dignité du lieu. Changeant à nouveau son attitude elle monte dans le temple avec la foule venue du village sans se mélanger à elle.

Publié par emmanokoto à 21:48:50 dans Le fil | Commentaires (0) |

annotation sur l'histoire "Le fil" | 14 mai 2008

J'ai toujours étais très imaginative et j'ai toujours passé une partie de ma vie dans le monde parallèle de mes délires, cependant je n'avais jamais essayé d'écrire une longue histoire avant celle ci. Je me suis lancée dans l'écriture de cette fic" parce que ça allait mal dans ma vie, pour rien cacher.

 

Quand j'ai commencé à écrire j'me suis dis "faut que je comprenne ce qui me bloque dans la vie et cette histoire ce pourra prendre fin que quand j'aurais trouvé une réponse".

Le fait qu'elle soit restée inachevée me semble donc de mauvais augures et j'ai décidée de profiter de la création de ce blog (au départ motivée par les demandes de Makkuro et Momoïro, si si) pour la reprendre, la corriger, lui donner un dénouement.

 

Au delà d'une expérience thérapeutique pour moi j'espère que ça pourra être aussi une jolie histoire, un peu farfelue et amusante.

Contrairement à Pinku and black le titre ne s'est pas imposé dès le départ mais petit à petit alors que l'écriture était déjà bien avancée, je pense donc que c'est pas la peine de me lancer dans une explication fastidieuse, vous comprendrez pourquoi "le fil" le moment venu. C'est l'histoire d'une jeune fille qui cherche le bonheur, ou qui fuit son mal être, je ne sais pas trop...donc si vous avez envie de partager mes introspections parce que vous êtes curieux ou parce que vous poursuivez la même quête, lisez ce qui suit.

 

Comme cette fic" date de l'année dernière il y a peu être des passages que je changerais au fur et à mesure que je ré-écrirais ici "une version définitive" mais je n'ai pas l'intention de faire des grands changements car ce texte a été écrit dans un état d'esprit bien particulier et je voudrais le conserver comme je l'ai ressentit à ce moment pour qu'il conserve tout son sens.

 

Bonne lecture à tous ceux qui voudront lire

 

 

A propos des noms des personnages 

 

Pour cette fic" j'ai choisi des prénoms qui soient japonais ou français mais qui soient tous aussi des nom communs. Chaque prénoms français est aussi un mots et aucun prénom japonais n'est écrit en kanji mais est un mot, de la même façon.

Les prénoms sont choisis pour être représentatifs de la personnalité du personnage et de son rôle dans l'histoire, évidemment.

 

        Tsubame, diminutif Tsu : signifie "camélia": nom masculin, arbruisseau à belles fleurs originaire d'Asie.

"Sous les neiges de janvier dans l'île d'Oshima, la première fleur qui éclot est celle de "l'arbre qui annonce le printemps"" 

 

        Shiroï: signifie "blanc"

 

        Hito: signifie "personne": 1_ être humain en général

                                              2_ individu considéré en lui même

                                              3_ (en droit) entité représentant une ou plusieurs personne à qui la capacité s'être sujet de droits est reconnue.

                                              4_  (grammatical)forme du verbe et du pronom qui permet de distinguer la ou les personnes qui parlent, à qui on parle, dont on parle

                                              5_ pronom indéfini, nul, aucun, absence

 

        Mélodie:  1_ suite de sons formant un air

                       2_ ce qui est agréable à l'oreille

                       3_ composition pour une seule voix avec accompagnement musical

 

 

        Iris: 1_ membrane colorée de l'oeil

               2_ plante à fleur ornementale

               3_ poudre parfumée tirée du rhizome de cette plante.

               adj irisé : qui a les couleurs de l'arc en ciel

 

        Surannée: qui n'est plus en usage, démodée

 

        Hoshi:  signifie "étoile": 1_ astre fixe qui brille par sa lumière propre

                                             2_ astre considéré par rapport à son influence sur la destinée des hommes.

Publié par emmanokoto à 21:48:07 dans Le fil | Commentaires (0) |

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