...bien sur pour lire les chapitres dans l'ordre il faut commencer par la fin -_-#
Chaque thème est une histoire
J'me suis dis que je pourrais utiliser ce blog, créé y'a longtemps et plus utilisé depuis que je blogue sur vef, pour rencontrer plus de blogueurs
...mais franchement, si vous appréciez ce que j'écris, allez dans "ma vollière à papillons:
là: http://sucre-glace.vefblog.net,
la présentation est bien plus facile à suivre ^_^ (et puis c'est plus joli !)
Bienvenue à vous
vous venez d'arriver sur le blog d'une petite otaku un peu folle
Sa passion, à par les mangas évidement, c'est la création de personnages imaginaires
Mes moyens de créations sont pour l'instant l'écriture et le dessin, si je peux ce sera peu être bientôt les JBDs
Je vous souhaite beaucoup de fun dans mon monde fabulé

mon blog de créa by ptiteotaku emma est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
comme on dit^^" En fait ce que je voudrais vous demander c'est juste si vous lisez mes écrits de me laisser un petit mot juste pour me dire "quelqu'un a lu ça" ...vous pouvez en dire plus aussi bien sur ^_^
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en parallèle (basculement)
Mélodie ne pense pas à confier son malaise à quelqu'un.
elle ne voit plus les gens. A eux tous ils forment la foule, ils ne sont plus que ce tout, une aura hostile qui l'entoure. Elle tente de suivre les mouvance de cette force pour ne pas se blesser à son contact. Elle aperçoit quand même dans la masse un élément identifiable: véronique. Une des coqueluche du collège.
Elles ont le même âge.
Les paroles de sa mère ce matin "Vous devriez devenir amies, vous avez le même âge". Mélodie se dit qu'elle a envie de vomir. Elle sait que bien sur, sa mère dans son innocence ne pouvait pas savoir combien ce qu'elle a dit est dégueulasse et visqueux. Mais quand même, d'où tient t'elle cette idée simpliste qu'avoir 14 ans ça rapproche deux individus? Qu'est ce qui a mit dans la t^te de sa mère que Mélodie, la bonne élève, était supérieure à la redoublante véronique et devait aller vers elle gentiment? Elle pense dur comme fer que c'est Mélodie qui la snobe, c'est une ironie désopilante ! Mais rien dans cet établissement n'est supérieur à véronique ! Voyons maman, elle ne souhaite pas que je sois son amie, elle ne veux surtout pas que je l'approche, si je la touchais j'entacherais sa belle image en papier glacé, cette salope.
Le dégoût qui occupe ses pensées permet à Mélodie d'atteindre les casiers sans trop faire attention à son malaise, elle cherche le numéro 131. Mais c'est très flou, elle passe longtemps sous chaque casier, appuyée, elle déchiffre les chiffres méthodiquement. Elle a l'habitude de ces malaises, ça fait cinq ou six semaines qu'elle en a.
Elle pense que ça va aller.
Son casier ne s'ouvre pas, ça l'énerve, elle pense qu'on l'a sûrement forcé. Des garçons forcent les casiers pour voir s'il n'y a pas des fringues ou du matériel de marque à piquer, les adultes disent que si tu n'emmène pas d'objets de valeur tu n'auras pas de problèmes. Mais mer-de ! Elle en a un de problème elle, son livre d'histoire est dans ce casier, merde ! En plus elle sens qu'on la regarde batailler contre son cadenas, ça ajoute à son malaise, elle ne peut pas perdre ce duel, si elle partait sous le regard de tous sans avoir ouvert ce cadenas elle passerait pour plus idiote qu'elle ne passait déjà.
Que faire maintenant que ça a sonné !
Raconter à son amie ce qu'elle venait d'apprendre avait permit à Tsu de relativiser, elle a retrouvé son calme quand elle entend le pas familier. Elle est accroupie dans le jardin japonais, mais qu'est ce qu'elle regarde par terre? Elle prend le temps de sourire avant de lever la tête pour acceuilir le visiteur.
Et son sourire artificiel devient sincère quand elle croise le regard sérieux de l'homme qui la fixe. Grand, austère dans son uniforme noir et violet, stoïque. Hito tourna la tête, regarda les traces de ces pieds sur le chemin, vraiment comme s'il se demandait si il avait bien fait de venir.
La jeune fille lui laissa le temps qu'il lui fallait pour prendre sa décision en regardant son corp de bas en haut. On peut se demander si ça n'était pas pour la laisser la passer au scanner que le garçon avait détourné les yeux. Quand Hito cessa de regarder ses empreintes pour poser les yeux sur ses pieds Tsu sut qu'elle devait rompre le silence.
_ Viens, on va boire le thé sur l'engayoi, Hito. Tu as dut voir Shiroï ? Est ce que tu as un message de ma
_Oui, elle veut que tu viennes à la tour. Cette nuit. Personne ne doit te voir bien sur, tu passeras par le souterrain à partir du temple comme les autres fois. Quand tu arriveras dans les cachots du sous sol il y aura quelques chose que tu dois voir là bas.
_ Hito, comme tu sais je viens de voir Shiroï tôt ce matin, elle m'a parlé d'une fille qui devait venir...
_ Dans les escaliers de la tour blanche. ... Ce matin.
_ Comment ? ... je veux dire "comment elle est apparut là" !
_ Qu'en dit la prêtresse Shiroï ?, tu l'as vu quelques heures avant l'apparition de la fille, pas moi.
_ Elle est très inquiètes, limite bouleversée, elle pense que cette fille pourrait entraîner des changements, être dangereuse
_ De quelle façon?
_ Et bien je pense, d'après ce que dit Shiroï, si le peuple voyait en elle une sorte d'élue, un miracle, elle est arrivée de façon ...si mystérieuse ... qui l'a trouvé? on l'a vu apparaître? Est ce qu'elle a l'air ...normale?
_ Hume . elle était dans les escaliers et semblait paumée. Les servantes qui venaient faire le ménage ont crié, pas de chance que ça tombe ce jour là, c'est le seul où il y a un peu de monde dans la tour... Je l'ai prise et l'ai emmenée dans les cachots. Elle n'avait pas l'air d'avoir des intentions agressives, elle faisait plutôt pitié... C'est un fille ! ... et genre petite. A peu près ton âge peu être.
_ C'est ce que tu avais de mieux à faire. Il faut la garder cachée dans la tour et raconter n'importe quoi aux servantes pour qu'elles n'ébruitent rien.
_ Je sais ce qu'il faut faire pour empecher quelqu'un de parler, je suis un soldat.
_ Et tu culpabilise parce que tu en as mis une dans un cachot ?!!!! [vemmm...longue expiration] pardon, c'était pas ce que je voulais dire...
_ Ne t'inquiètes pas Tsubame, c'est normal qu'une fille ait du mal à entendre ce genre de choses. "Nos sentiments sont suffisamment clairs pour qu'on puisse se montrer naturel l'un envers l'autre", tu te souviens?
Tsu sourit vaguement, avec Hito, qu'ils ne se soient pas vu pendant une semaine ou pendant un mois... le temps est sans doute une valeur abstraite pour lui qui vit dans un concept d'éternité.
(hito) _ Shiroï s'inquiète pour rien, elle ne peut pas faire de mal à la princesse, c'est elle qui est morte de peur.
_ Soit. On s'affole peu être pour rien et on ne voit pas ce qu'on veut nous montrer. As t'elle dit quelque chose ? Elle est un peu dans un état second, c'est ça? J'aimerais savoir...si c'est elle même qui a décidé de venir ici ?
_ Je m'en fou de ça.
Tout ce qui compte pour moi c'est la princesse Surannée. C'est bien pour ça que tu viendras lui poser toi même ces questions cette nuit.
_ En fait, c'est Sue qui
_ Comment peut tu oser l'appeler ainsi ?!
_ hein
_ Tu oublis qui tu es ou quoi ?! Toi plus que tout autre tu lui dois un respect absolue !! Et puis c'est TA princesse autant que tout autre sujet, non ?!
_ Je viendrais ce soir par le souterrain comme prévu. Tu diras à la princesse éternelle qu'elle peut compter sur moi.
La voie de Tsu avait perdu toute sa mélodie dans ces dernière paroles. elle reste dans le silence, tête baisée, pour signifier à Hito que sauf s'il voulait se rattraper, la conversation était terminée, qu'il pouvait partir.
Elle le sentie se lever et s'éloigner.
Elle aurait voulu crier quelque chose pour ne pas finir cette entrevue comme ça. mais finalement elle ne trouva rien d'autre à dire, rien de plus important que "Sue peut compter sur moi", rien qui valle la peine d'être dit après ça.
Les élèves autour de Mélodie ne la regardaient pas batailler contre son cadenas comme elle le croyait. Ils regardent son corp frêle suer, les yeux à moitiés révulsés, trembler contre son casier. Puis, le corp s'effondra sur le carrelage sale et cessa de trembler.
Et tout le monde continua de regarder.
Puis, comme ça bougeait plus et que ça avait sonné une partie des élèves partit avant d'arriver en retard.
Puis, enfin, quelqu'un alla toucher le corp et dit comme un courtisan qui aurait fait un trait d'esprit et s'en amuse lui même, fièrement: "Je crois qu'elle est morte!".
Et là, quand même, une jeune fille habillée de noir et vieilli par le maquillage dit qu'elle allait "prévenir l'infirmerie" tandis que d'autre portaient leurs mains à leur bouche dans un geste théâtral et se précipitent pour ranimer la présumée morte, cherchant tous à la secouer, la toucher, l'appeler en disant l'un à l'autre de partir pour qu'elle ait de l'air, l'entourant sans respect de ce brouhaha qu'elle détestait tant.
Publié par emmanokoto à 21:55:51 dans Le fil | Commentaires (0) | Permaliens
en parallèle (discussion avec une amie)
Elle sait où elle va. Bientôt elle quitte la masse des gens, au fond du temple une personne toute drapée de blanc attend visiblement sa venue.
_ je viens voir la prêtresse Shiroï qui m'a accordée audience.
_ Mademoiselle Tsubamée.
Sur cette réponse elliptique le fantôme et elle continuent ensemble de s'enfoncer dans les dédales du temple, le fantôme prenant soins de refermer toutes les portes derrière eux jusqu'à se qu'il laisse entrer Tsu et referme derrière elle.
_ Shiroï ♥ !
_ Tsu...
_ Tu as l'air soucieuse...
- Rien de grave; ...ou peu être que si. Inattendu en tout cas. J'attendais de pouvoir t'en parler. ...Mais je préférerais un endroit plus discret...même si c'est une sale d'audience ici...
_ Dans la foule personne ne fera attention à nous, marchons jusqu'aux portes de l'Est, le levé du soleil est magnifique !
L'autre fantôme, encore plus drapé que celui qui avait guidé Tsu, parut soulagé par ces paroles légères et souris comme quelqu'un qui n'en a pas l'habitude.
_ Merci Tsu.
_ Dis moi...
_ Je dors très mal en ce moment, mes visions m'en empêchent. Je n'en ai encore jamais eu autant, rien que ça c'est inquiétant.
_ Est ce qu'elles sont nettes, tu peux les comprendre?
_ Elles se répètent tout le temps... mais elles n'en sont pas moins vagues. Je vois quelqu'un, une fille... c'est une personne importante, noble, je le ressens.
_ Noble ?! Comme "la princesse éternelle" ?
_ Importante ! Mais c'est subjectif. Quand je le vois, je ressens qu'elle est importante pour la suite de l'histoire de ce royaume.
_ Est elle proche de la princesse ? "la suite de l'histoire de ce royaume" tu dis, mais c'est la princesse Surannée le seul avenir de ce royaume.
_ Bien sur. Mais cette autre fille, à chaque vision elle se rapproche.
_ Tu pense qu'elle est dangereuse pour la princesse? Désolée d'insister mais c'est la première chose qui me préoccupe !
_ Moi aussi bien sur. Mais qu'est ce qui pourrait ^mettre en danger la "princesse éternelle" ? C'est impossible.
Un moment de flottement suivit cette déclaration.
Elle est éternelle, hors d'atteinte même de la course du temps. Une beauté infinie et sans tache. Intouchable dans sa tour blanche elle inspire la vénération de tout son peuple. La perfection de son être dissipe les doutes et rassemble. C'est rassurant, confortable cette image immuable. Personne ne l'a jamais vu mais le simple fait de savoir qu'elle existe rend tout ce monde heureux. Paisible.
Un symbole au delà de sa nature humaine, qui est t'elle? Une sorte d'oeuvre d'art?
Une beauté et une pureté qui incarne "le bien".
Tsu et Shiroï se regardent dans les yeux avec inquiétude et leurs coeurs se resserrent, unis dans un sentiment de malaise que si quelque chose allait bientôt basculer...si.
Shiroï, plus pudique, détourne les yeux la première.
_ La princesse n'apparaît pas dans mes visions. Si il doit se passer quelque chose à mon avis la princesse en sera protégée dans la tour blanche, la garde sera renforcée, elle ne verra rien du mal extérieur.
_ Sans doute que les choses se passerais ainsi... Est ce que tu me permet de parler de tes visions à Hito?
_ humm, que puis-je faire pour empêcher les confidences sur l'oreiller?
_ Arêêête ! Qu'est ce qui te fais croire qu'Hito et moi on a ce genre de relation ♥ ?
_ Oh, de toi à moi, il vient de voir bien régulièrement jusque chez toi alors que personne n'ose s'y aventurer !
_ Hito sait ce qu'il en est de moi et qu'il est dans l'intérêt de la princesse qu'il garde contact avec moi... je pense que c'est plutôt d'elle qu'il est amoureux ♥ hi
_ Dans ce cas il est aussi impie que toi !♥
_ Ressentir une affection sincère pour elle semble être un manque de respect...
_ Tu as raison ! ...........
Tsu! Si une crise doit avoir lieu, c'est à nous de tout faire pour que son image de stabilité perdure! s'il était envisageable que ça ne soit pas le cas...
_ tu es bien alarmiste tout à coup! Tu admet enfin que tu penses qu'elle n'est pas si toute puissante que ça ? Tu ne m'as pas tout dis n'est ce pas ?! Qu'est ce que tu sais vraiment ?! Shii-chan, qu'est ce que tu as vus ?!
_ Je ne sais pas! Je ne sais pas tout! Je!...Je vois certaine choses c'est tout. Mais notre conversation prouve que nous les interprétons de façon on ne peut plus partial et on est peu être complètement à côté de la plaque. Une nouvelle protagoniste va venir et ce qui se passera dépendra beaucoup plus de la façon dont elle sera accueilli et perçut que d'elle. Elle n'a peu être rien à voir avec la princesse ou elle est peu être la prochaine égérie qui la remplacera...malgré la longue histoire de notre royaume, malgré la solidité et la stabilité dans le temps de notre système, malgré mes visions, le future demeure incertain.
_ Hum. [grande inspiration] Tu sais que j'ai toujours respecté tes visions pour ce qu'elles sont Shii-chan... mais tu parles de cette fille de façon bizarre: elle va "venir", "l'acceuillir", mais d'où pourrait elle venir? Ce n'est pas une fille du village? "Elle" ne viendrait pas du Nord quand même?
_ Ne me fait pas rire, qu'une prêtresse n'exprime pas ce genre de sentiments, tu étais la première à te marrer non, quand ils ont construit le mur fortifié sur la frontière nord?
_ T'as raison! Y'a rien dans ces montagnes à part une dizaine d'ours et des lapins, et puis "le grand méchant loup" peu être^^
Sans déconner Shiroï, ...d'où alors?
Shiroï répondit en la regardant comme si elle voyait à travers elle.
D'ailleurs...
_ Ecoutes, je vais faire en sorte que tout l'entourage de la princesse fasse attention à tout ce qui arrive d'inhabituel. Inutile d'inquiéter la garde, si une information pareille filtrait ce serait la panique et ce serait pire que tout. Hito demandera aux gardes d'être particulièrement vigilants sous n'importe quel prétexte et ils ne poseront pas de questions. Personne ne pose de question au premier protecteur de la princesse, c'est pratique.
_ Mais toi tu lui donne même des ordre apparemment.
_ Eh! Peu être qu'on a "ce genre de relations"♥ Mais nous sommes déjà aux portes de L'Est et le jour est levé, je dois renter, ça devient dangereux pour moi de rester plus longtemps...à la prochaine pleine lune Shii-chan ! Bye Bye
Tsu se sauva précipitamment, contente de sa dernière réplique. Elle savait qu'elle ne devait pas s'attarder et cacha son visage derrière son étole pour traverser le village par les petites ruelles, d'une pas rapide et profitant que la plupart des villageois soient au temple. elle espère retrouver Iris tandis qu'elle s'enfonce dans la forêt, vers l'ouest, en suivant le canal d'arrosage. a peine une dizaine de mètre après le premier arbre il n'est plus entretenu par les paysans, trop peur. La mousse et les grenouilles l'on envahit en conséquence. Tsu les regarde en souriant, elle s'amuse de penser qu'elle est autant responsable que les loups se la peur des paysans. Elle ralenti son pas pour en admirer certaine et retire ses chaussures pour finir le chemin en marchant sur les pierres mouillées.
Ça sent le thé,
avec des fleurs, ça sent bon,
ça veut dire que la petite Iris est là! Tsu se sent soulagée sur le coup et cour jusqu'à la porte en enlevant son étole dont elle ne s'était toujours pas dévoilée. Les nouvelles de Shiroï l'ont perturbées mais maintenant elle sait qu'elle va pouvoir se confier.
Publié par emmanokoto à 21:51:27 dans Le fil | Commentaires (0) | Permaliens
en parallèle
La lumière voilée de la lune éclaire le visage pensif.
Le regard braqué avec détermination sur l'astre nocturne semble hypnotisé, aspiré loin du monde et la sérénité qui se dégage de ce visage un peu ingrat lui confère une sorte de beauté.
D'un coup, la jeune fille fait volte face. Son regard bute sur deux tasses à thé sales abandonnées sur la table basse. Dans un frisson qui accompagne son trop brusque retour à la réalité elle serre ses bras sur sa poitrine, comme un câlin à elle même, comme pour se réconforter avant de se lancer d'un pas précipité et gauche récupérer les tasses pour les porter à une bassine de cuivre dans les reflets de laquelle elle s'arrête un moment, retombe dans ses rêves, rassemble ses esprits, avant de se diriger calmement vers un amas de cousins où elle se love et se laisse aller dans le sommeil qui s'était déjà presque emparé d'elle.
"Il ne dort pas lui" dernière pensée.
Elle n'arrive pas a s'endormir.
Elle maudit les rayons de lumière filtrés par les volets.
Énervée, excitée, embrouillée, elle se lève d'un coup pour rompre cette situation.
Machinalement, parce qu'il n'y a pas grand chose d'autre à faire, elle va boire au robinet puis va aux toilettes et va se recoucher.
Combien de fois a telle fait ça cette nuit? Elle sait plus.
Perdue dans ses sens, le froissement des draps est une avalanche noire qui l'engloutie lourdement. Elle croit qu'elle va étouffer ensevelie sous le sable mais le matin le souvenir flou et oppressant d'un cauchemar est la seule preuve qu'elle a dormi. Glauque.
Machinalement, parce qu'il n'y a pas grand chose d'autre à faire, elle se prépare pour partir au collège. Il n'y a rien.
Elle est consciente du problème mais voilà longtemps qu'elle cherche et qu'elle ne trouve pas. Elle regarde les gens autour d'elle. A cet instant elle prend le petit déjeuné, à côté d'elle maman, qui à un poste à responsabilités abstraites et fatigantes, papa est vendeur automobile et ça n'a aucun intérêt. Il n'y a pas un regard échangé entre eux trois. Il n'y a rien de non codé, du bonjour morose du matin à la bise hypocrite du soir. De l'amour il n'y a que les rites qui l'imite mais Mélodie n'essaye plus de s'y raccrocher.
Vis dans le néant.
Le bol du petit déjeuner vient de disparaître.
Une voix pressée tente de communiquer son stress. Comme poussée par les aiguilles de la montre de maman Mélodie atterrit devant la porte du collège. Dans l'élan elle suit le mouvement de foule. La houle des sacs noirs et bleus marine la noie. Elle prend conscience qu'elle voit flou. Pour trouver un endroit tranquille elle se dirige vers le numéro de sa salle de cour. "C'est bientôt l'heure." Cette plate réalité mathématique est la seule qu'elle puisse encore appréhender. Autour d'elle des camarades de classe qu'elle reconnaît sans émotions commence à s'attrouper. Ils font beaucoup de bruit. Les mots qu'elle ne comprend pas bien et les intonations exagérées ou hors propos: elle se sens étrangère à ces beuglements qui redeviennent très vite un brouhaha flou. Sonnerie et la foule commence à bouger. Elle la suit tandis que derrière elle le soleil se lève à peine.
C'est un soleil rouge qui illumine le ciel nuageux.
La jeune fille le regarde en souriant, elle semble lui parler un moment, sans doute lui souhaite elle une bonne journée!
Brusquement elle se met a courir dans sa direction.
Cette façon de s'activer quand on ne s'y attend pas semble être habituel chez elle. A contre jour, ombre chinoise avançant irrégulièrement à travers les champs vers le grand bâtiment blanc, elle est une tache inopportune dans le paysage horizontal mais dès qu'elle pose le pied sur la première marche de pierre lissée par l'usure la voilà en harmonie avec la dignité du lieu. Changeant à nouveau son attitude elle monte dans le temple avec la foule venue du village sans se mélanger à elle.
Publié par emmanokoto à 21:48:50 dans Le fil | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai toujours étais très imaginative et j'ai toujours passé une partie de ma vie dans le monde parallèle de mes délires, cependant je n'avais jamais essayé d'écrire une longue histoire avant celle ci. Je me suis lancée dans l'écriture de cette fic" parce que ça allait mal dans ma vie, pour rien cacher.
Quand j'ai commencé à écrire j'me suis dis "faut que je comprenne ce qui me bloque dans la vie et cette histoire ce pourra prendre fin que quand j'aurais trouvé une réponse".
Le fait qu'elle soit restée inachevée me semble donc de mauvais augures et j'ai décidée de profiter de la création de ce blog (au départ motivée par les demandes de Makkuro et Momoïro, si si) pour la reprendre, la corriger, lui donner un dénouement.
Au delà d'une expérience thérapeutique pour moi j'espère que ça pourra être aussi une jolie histoire, un peu farfelue et amusante.
Contrairement à Pinku and black le titre ne s'est pas imposé dès le départ mais petit à petit alors que l'écriture était déjà bien avancée, je pense donc que c'est pas la peine de me lancer dans une explication fastidieuse, vous comprendrez pourquoi "le fil" le moment venu. C'est l'histoire d'une jeune fille qui cherche le bonheur, ou qui fuit son mal être, je ne sais pas trop...donc si vous avez envie de partager mes introspections parce que vous êtes curieux ou parce que vous poursuivez la même quête, lisez ce qui suit.
Comme cette fic" date de l'année dernière il y a peu être des passages que je changerais au fur et à mesure que je ré-écrirais ici "une version définitive" mais je n'ai pas l'intention de faire des grands changements car ce texte a été écrit dans un état d'esprit bien particulier et je voudrais le conserver comme je l'ai ressentit à ce moment pour qu'il conserve tout son sens.
Bonne lecture à tous ceux qui voudront lire
A propos des noms des personnages
Pour cette fic" j'ai choisi des prénoms qui soient japonais ou français mais qui soient tous aussi des nom communs. Chaque prénoms français est aussi un mots et aucun prénom japonais n'est écrit en kanji mais est un mot, de la même façon.
Les prénoms sont choisis pour être représentatifs de la personnalité du personnage et de son rôle dans l'histoire, évidemment.
Tsubame, diminutif Tsu : signifie "camélia": nom masculin, arbruisseau à belles fleurs originaire d'Asie.
"Sous les neiges de janvier dans l'île d'Oshima, la première fleur qui éclot est celle de "l'arbre qui annonce le printemps""
Shiroï: signifie "blanc"
Hito: signifie "personne": 1_ être humain en général
2_ individu considéré en lui même
3_ (en droit) entité représentant une ou plusieurs personne à qui la capacité s'être sujet de droits est reconnue.
4_ (grammatical)forme du verbe et du pronom qui permet de distinguer la ou les personnes qui parlent, à qui on parle, dont on parle
5_ pronom indéfini, nul, aucun, absence
Mélodie: 1_ suite de sons formant un air
2_ ce qui est agréable à l'oreille
3_ composition pour une seule voix avec accompagnement musical
Iris: 1_ membrane colorée de l'oeil
2_ plante à fleur ornementale
3_ poudre parfumée tirée du rhizome de cette plante.
adj irisé : qui a les couleurs de l'arc en ciel
Surannée: qui n'est plus en usage, démodée
Hoshi: signifie "étoile": 1_ astre fixe qui brille par sa lumière propre
2_ astre considéré par rapport à son influence sur la destinée des hommes.
Publié par emmanokoto à 21:48:07 dans Le fil | Commentaires (0) | Permaliens
attention ce chapitre contient un ou des > lemons < (déjà je vous averti qu'y'en a alors si je vous dis combien y'a plus d'surprise)
à trois heure du matin les frontières entre les mondes s'amincissent
Ce matin, il n'est pas venu vers moi.
Je m'attendais à quoi?
Je m'attendais exactement à ça mais j'espérais quand même l'inverse.
A près m'être dit un bonne fois pour toute de plus que j'étais con, j'ai essayé de me recadrer en énumérant tous les éléments de ma vie à part lui. Au lieu de ça je me surprend à énumérer toutes les petites parcelles de choses qui se sont passées avec lui. Ca fait 15 ans que je vis et 5 jours que je le connais. Que je le connais... recadrement numéro un "je ne le connais pas !" c'est vrai, je ne sais rein de lui, son nom, ses cheveux, un contact bref et brutal, ...son rire, sa voix, sa façon de répondre en cour, sa voix lorsqu'il est mal à l'aise, la différence entre les deux, j'en sais déjà trop pour pouvoir dire "je ne le connais pas".
Cette situation... est frustrante ! Pourquoi ? Je connais cela et rien que cela de la plupart de mes camarades, non ? Ben en fait non, sans doute que j'ai déjà vu Megumi passer la main dans ses cheveux et Keigo rire au réfectoire avec des potes mais je n'ai pas retenu tout ça et si on me parle du rire de Keigo, il se fond dans la masse des bruits que j'ai entendu et je ne peux pas le ré-entendre de mémoire, pas comme son rire à "lui". Je peux le ré-entendre en boucle jusqu'à ce que ça devienne horripilant puis carrément horrifique ! Mais si je pousse un bon cri pour arrêter de l'entendre, je suis content quand il revient de voir que je ne l'ai pas perdu, ce précieux petit enregistrement de ma mémoire.
La seule façon de me libérer de l'obsession de ces petits moments de "lui" serait de le connaître plus. Avoir pleins d'images, l'avoir entier. Pour ne plus me sentir seul face à mes obsessions de "lui", être avec lui.
Cela est impossible.
Lui et moi sommes très différents. Que pourions nous faire ensemble? Les seules fois où nous l'avons été (essayons de voir la situation plus objectivement: la seule fois) ça n'a pas été un moment de bonheur où je flottais loin au dessus de mes démons obsessionnels, faut pas se mentir.
Fin des divagations du jour.
Cour de géo.
Cour de japonais.
Cour d'anglais.
Réfectoire.
Cour de Japonais ancien.
Cour de maths.
Métro.
_Tadaïma !
Il entre chez lui en s'annonçant d'une voix enjouée et se penche immédiatement sur le livre à la couverture luxueuse qui est tout le temps ouvert sur ce guéridon kitch dans l'entrée. Il y lit quelque chose puis un doux sourire vient sur ses lèvres et il s'incline vers le livre comme s'il venait de recevoir une consigne de lui.
Il prend son sac et va le poser dans l'alcôve qui lui appartient, il s'assoit par terre. Il n'a eu aucuns soucis aujourd'hui, objectivement, tout s'est bien passé en cour, il a suivit, prit des notes, il a mangé équilibré au réfectoire, il ne s'est pas laissé distraire par ses pensées divagentes. Pourtant il se sent comme si on lui avait gribouillé dessus.
Il se lève, enlève tout ce qu'il porte en haut et revient sur ses pas jusque dans l'entrée, là face à la porte ornée du grand miroir Pa-qua, il enlève également ses chaussures avant d'entrer.
Cette pièce est comme un temple pour lui.
Dans cette chambre de femme il joue à l'esprit frappeur.
A genoux sur le lit, il déplace les coussins, tripote leurs rubans. Comme un chat, il passe à quatre pattes sur le tabouret de la coiffeuse, se saisit d'un tube de rouge à lèvre, va pour se maquiller avec puis arrête son geste. Tous les tubes de rouges à lèvres entassées dans cette petite boîte transparente il les ouvre et les regarde avant d'en choisir un et de s'en peindre les lèvres finalement.
Ses cheveux clair maintenu en arrière avec le bandeau noir qui est là pour ça et maquillé ainsi il est bien plus coloré. Il se recule sur le lit pour se regarder de loin, son torse nu apparaissant dans le cadre du miroir il ressemble à nouveau à un garçon. Cette image doit lui paraître incongru car il enlève le bandeau et secoue ses cheveux devant son visage pour le cacher.
Cette fois il se lève pour aller s'asseoir normalement sur le tabouret et se démaquille soigneusement. Il va refaire normalement les noeuds des angles des coussins qu'il avait noué ensemble et quitte cette pièce.
De retour dans le salon il regarde l'heure pour évaluer le temps qu'il a passé à délirer dans la chambre de Shoubi et se reconnecter avec la réalitée. Par la grande fenêtre panoramique il voit que le soleil est déjà en train de se coucher. Les mots échangés à la même heure, hier, sur ce canapé, avec Shoubi, face à ce même spectacle, lui reviennent en mémoire.
Il l'a pas fait. Il n'y est pas allé à ce rendez vous.
Il a l'impression qu'avec l'heure passé tout est fini, comme le bal de Cendrillon. Mais contrairement à ses prévisions, loin d'être un soulagement, la fin de cette chose dérangeante lui compresse la poitrine, un sentiment d'angoisse grandit en lui. Il regarde une nouvelle fois la pendule, il aurait déjà dû partir depuis longtemps si il voulait y aller, c'est vrai, mais l'heure du rendez vous n'est pas passée.
Il se met à agir convulsivement, il voudrait aller très vite, rattraper ce truc qu'il voulais laisser partir il y a une heure. Il se rhabille vite fait, retrouve ses chaussures dans l'entrée, écrit d'une main tremblante quelque chose dans le livre puis part avec presque rien.
Après les cours, j'ai attendu de voir les quatre loustiques quitter l'établissement puis je suis parti directement en direction des entrepôts, à pied. Comme je savais pas quoi faire, la marche à occupé mon temps et mon esprit. En cour de route je me suis arrêté chez moi prendre des fringues, j'en aurais bien acheté pour m"éviter ça mais je n'avais plus assez d'argent sur moi pour avoir quelque chose de correcte. Ma mère était là avec mes soeurs qui regardaient les dessins animés à la télé. Ma mère m'a dit qu'ils m'avaient attendu hier sur un ton de reproche style la part qu'elle avait cuisiné pour moi avait été gâchée. Soeurette deux voudrait un chien, ce serait pratique dans ce genre de circonstances, je me demande pourquoi ils le font pas.
Je me suis quand même changé dans les toilettes d'un restau de ramen dans lequel j'ai mangé plutôt que chez moi. J'ai plus de sous, ce soir je serais obligé de rentrer... mais c'est pas grave, après avoir cassé la gueule de ces quatre types voir mon père ne devrait pas trop me taper sur les nerfs.
Dans les entrepôts les bruits sont amplifiés à cause de toute cette tôle. Quand on fait silence on entend très bien la mer, comme quand on colle ses mains contre ses oreilles. C'est un bel endroit.
J'y ai passé une heure ou deux sans m'en rendre compte avant que les autres crétins ne se pointent. Ils sont venu à deux, les deux pote ensembles, d'autres ne viendraient probablement pas du tout. Faut être inconscient ou trop innocent pour venir à ce genre de rendez vous. Ca à l'air d'être leur cas à eux.
Finalement un troisième s'est ramené dans la chorée de façon improvisé alors qu'on en était au climax du ballet. C'est excitant comme ça !
Il se défoule en rigolant, sa technique est bien meilleure que les deux potes, son instinct à éviter les coups à des origines plus lointaine que l'autre. C'est facile !
Les sons qui se répercutent sur les paroies métalliques de l'entrepôt lui donne comme une vision à 360°, il n'a pas choisit cet endroit juste pour faire comme dans les films, il le connaît bien, les autres sont trop innocents et finissent par s'enfuir, le laissant seul, complètement saoulé. Deux ont laissé des gouttes de leur sang ici, l'un d'eux même une belle giclée, l'autre a eu de la chance ou n'avait pas un si mauvais niveau que ça. Le vrai combat, qui avait commencé avec l'arrivée du troisième, n'avait duré qu'une vingtaine de minutes. Le brun était en sueur mais n'était pas vidé de toute son énergie et en était très frustré. Il allait se vider de cette énergie incontrôlable contre les murs quand il entendit quelqu'un courir. Des pas qui couraient puis interrompaient leur course pour quelques pas et la reprenait, la marche de quelqu'un de fatigué qui refuse de s'arrêter. Le brun se raidit en écoutant cette personne se rapprocher de lui par derrière et lui fit volte face au moment où elle pénétrait dans l'entrepôt.
Il ne s'attendait pas du tout à ça.
"Lui", après avoir couru avait les joues toutes roses à cause de sa peau si blanche. Il ne porte qu'une chemise pas entièrement boutonnée alors qu'il fait froid au bord de la mer à cette saison. Le contraste entre l'air ambiant et la chaleur de son propre corp le fait trembler comme un petit animal fragile. Ses cheveux fins sont en bataille.
En partie parce qu'il avait prévu de le faire et aussi pour l'empoigner avant qu'il se s'écroule, le brun s'est précipité sur lui sans savoir ce qu'il allait faire ensuite.
_Wah ! hum/ah!
Ca fait mal.
Son contact est encore douloureux, comme la première fois, pourtant je ne souhaite pas le fuir...
Durement plaqué par moi contre le métal glacé, il me regarde avec un air mi_soulagé mi-contrit, comme si il voyait le Christ et n'émet aucune résistance. Cet air pitoyable qu'il prend ouvertement devant moi m'agace car ça éveille en moi une violence dont je ne comprend pas la raison. Il essaye de me sourire et se rend compte que ses lèvres sont desséchées, il passe le bout de sa langue dessus, il ressemble trop à un chaton.
Brusquement il a prit mes lèvres avec les siennes, me faisant ouvrir la bouche pour entrer dedans. Ce contact intrusif est dérangeant, mais à travers le goût laissé par ses cigarettes il me fait partager ainsi le goût de son combat. Le sang frai sur le mur et sur le sol, c'est lui qui l'a fait couler, mais du sang s'écoule aussi dans sa bouche et sur ses lèvre je sens la chaleur intense de son corp et le rythme encore affolé de son coeur.
Il a le goût d'un produit de toilette. Ca ne m'étonne pas et ça m'émeut d'en savoir un tout petit peu plus sur lui, sur ce qu'il a fait avant, pendant qu'il était seul.
Il veut savoir ces moments d'intimité, son corp le lui dira.
Il passe ses mains sous la fine chemise débraillée, c'est tellement facile, ce corp est si lisse et si doux que ses mains le parcourt plus vite qu'il ne voudrait. Dès qu'il relâche un peu son éteinte ce corp glisse le long du mur qui le soutient, semblant l'inviter à le tenir plus fermement. Le brun ne se fait pas prier et l'empoigne, le serre contre lui, cherche à l'ancrer solidement à lui, prend ses jambes, le manipule comme une poupée, le décolle de ce sol qui semble le lui arracher en le posant sur ces hanches. De ses lèvres bouillantes il parcourt le corp frissonnant du blond, au fur et a mesure qu'il descend le long de son torse il veut descendre plus, tout connaître. Il fait remonter le corp le long du sien, amenant au niveau de ses lèvres ce qu'il veut embrasser jusqu'à faire passer les jambes fines de sa poupée par dessus ses épaules. Il enlève le tissu au fur et à mesure qu'il le gène mais ainsi ces bras ne sont plus libre, il ira là coûte que coûte, il décolle le blond du soutient du mur et suis sa chute, il le soutient à peine, ne prêtant pas attention à ses cris. Un fois le corp posé par terre il peut s'atteler à tirer son pantalon jusqu à ses chaussures, juste pour voir nues les jambes qu'il a senti serrer son corp. Prit par sa propre excitation il se replie sur lui même en s'éloignant de celui qui l'a mis dans cet état, plonge les mains dans ses propres vêtements.
Le corp dénudé récupère son attention en laissant échapper de petite sanglots qui le font tressaillir. Dans un mouvement pour se raccrocher à quelque chose il bascule sur le côté, se tournant à nouveau vers le sol pour y trouver un soutient. Sans comprendre, le brun se sent à nouveau ému et veut à nouveau que ce corp s'accroche au sien plutôt que de se terrer sur le sol en béton.
A nouveau il l'empoigne et le colle contre lui.
"Je ne veux plus que tu pleures, que tu t'excuses."
Guidé par son désir le brun ne peux s'empêcher de se conduire en homme. A ce moment il apparaît au brun qu'il a trouvé la solution qu'il cherchait pour attacher ce corp au au siens. Le blond aussi semble comprendre et cherche à se raccrocher au brun de ses propres forces mais l'autre ne comprend pas ses gestes pour se retourner vers lui et utilise sa violence pour l'immobiliser tandis qu'il prend de l'assurance dans son mouvement à l'intérieur de son partenaire. Après un moment d'hésitation le blond accepte sa domination et se laisse aller dans ses bras.
Assez vite le brun le relâche et s'éloigne encore. Doucement, hésitant après l'interdiction qu'il en a eu l'instant d'avant, le blond se retourne et se rapproche. Avec surprise le brun le découvre dans le même état que lui tout à l'heure, mais le regardant fixement au lieu de s'occuper de son propre corp. Est ce qu'il ne sait pas quoi faire? Se sentant inhabituellement sans gêne vis à vis de celui qu'il vient d'explorer, il fait pour lui ce qu'il sait faire comme réponse à cette situation, avec sa main. L'effet sur le blond se fait vite sentir les laissant tous les deux fébriles.
_Pardon, j'avais froid.
fit une petite voix gelée
Il le reconnaît tout de suite "lui" à cette façon de s'excuser, avant de se rappeler ce qu'il vient de faire.
_ T'es pas encore parti ?
Se rendant compte qu'il n'aurait pas dû lui dire quelque chose qu'il puisse prendre pour un reproche, au vu de sa propension à se sentir coupable, il le serre un peu contre son torse où il s'est blotti. Il a ouvert son sweat-shirt pour s'en couvrir en se collant de tout son long contre le brun. Il est si mignon.
_ Je t'ai pas fait mal ?
_ Je ne crois pas.
_ "Je ne crois pas", quelle drôle de réponse...
_ Tu me trouve bizarre ?
_ Oui
_ ah
...
_ pard
_ Non ! ...ne t'excuses pas
lui dit le brun en l'embrassant pour le faire taire.
_ Makkuro
...ce que tu m'as fait c'était
_ Ca n'était pour aucune raison !! ... tu m'en veux ?
_ Non, il n'y a pas de raison, je suis content.
_ Je suis désolée, je vois bien que je n'aurais pas dû.
_ Non ! C'est moi !
[c'est toi? c'est quoi encore ces conneries?}
J'ai dis "je ne sais pas" parce que j'étais troublé ! Tu ne m'a fait aucun mal, n'en doutes pas ! Mais moi je...je sais comment on fait les bébés !! ...mais ça ne m'était jamais arrivé à moi...
_ Ah ! ah aha ah
Tu es trop mignon. Mais quand tu dis que ça ne t'étais jamais arrivé tu veux dire que tu n'avais jamais... enfin, c'est pas techniquement impossible ça, pour un garçon ? Ca arrive forcément non ?
_ Il paraît...ça ne serait pas la première chose qui arrive aux autres mais pas à moi.
_ Comme ?
_...
_ Tu veux pas répondre ?
_ avoir de l'acné ?
Le brun rit à cette réponse pour signifier qu'il l'acceptait et n'allait pas insister. Comme le joli blond lui rendit son sourire en continuant de trembler comme une feuille Makkuro enleva sa manche droite pour que Momoïro y passe son bras et qu'ils partagent équitablement ce sweat-shirt qui était le seul vêtement chaud qu'ils avaient. Le blond accepta l'offre sans la moindre crainte prouvant ainsi qu'il ne regrettait vraiment pas ce qu'il c'était passé une ou deux heure plus tôt. Comprenant cela le brun le serra contre lui en essayant d'être tendre. Il était partagé entre un peu de culpabilité et l'intuition d'avoir fait quelque chose d'important qui allait dans le sens qu'il souhaitait suivre avec "lui".
_ Cet endroit n'est pas très confortable, désolé.
_ Tu l'as choisit parce que c'est un endroit que tu aimes n'est ce pas ?
_ C'est vrai. ...Aller viens, je vais t'amener dans un endroit mieux ! Mais il va falloir marcher pas mal, est ce que ça ira ?
_Oui
fit Momo en s'inclinant, même s'il était collé face contre moi la volonté de son mouvement était perceptible dans la contraction de ses muscles au moment où il a parlé.
marcher m'aidera à me réchauffer.
Nous sommes parti toujours habillé dans ce même sweat-shirt, heureusement que c'était un over sise.
Dès qu'on est sorti de l'entrepôt Momo a regardé les étoiles. Il a regardé le ciel pendant un moment, se laissant entièrement guider par moi. J'ai remarqué qu'avec nos corp liés ainsi il était possible de savoir tout le temps où l'autre regardait, quand il était surpris, quand il se laissait aller, quand il regardait dans le vague. Pendant tout notre chemin pour sortir des entrepôts en se dirigeant vers la mer Momo n'a pas cessé de scruter les lieux. J'ai su qu'il sentait aussi bien mon corp que je sentais le sien car pas une seule fois il n'a trébuché, levant les jambes en même temps que moi pour franchir les obstacles invisibles dans la nuit.
Quand on a atteint la plage j'ai eu envie de relâcher mon attention et de courir, j'ai senti Momo partir en avant, attiré par le bruit du ressac et je n'ai plus hésité, nous avons couru ensemble jusqu'à la mer, à la limite de s'amuser dans l'eau glacée mais nous rappelant que nous n'avions pas de change on s'est juste mouillé jusqu'aux genoux.
Pour arriver là où je voulais aller la seule façon de se repérer dans le noir complet est de suivre le chemin pour aveugles délimité par le sac et le ressac en marchant dans l'eau. Momo ne s'est pas plaint une seule fois que c'était difficile, long, ou que l'eau était glacée, je lui en était vraiment reconnaissant. Je me suis demandé un moment si j'avais bien fait d'entreprendre cette expédition avec lui mais son attitude m'a rassurée.
J'ai eu le sentiment d'avoir appris beaucoup de Momoïro cette nuit. Je me sentais comme un conquérant qui aurait définitivement posé le pied sur le territoire qu'il convoite et ne doute plus de le posséder entièrement victoire après victoires. Alors que je découvre un Momo que je n'avais pas imaginé, persévérant, capable d'endurance, m'accordant sans poser de questions toute sa fois, je le regarde avec passion, exalté par la perspective de le découvrir entièrement et de me l'approprier.
_Momo (?)
chuchotais-je pour ne pas rompre le silence qui nous avait unis jusqu'ici. Il fallait qu'on soit libre de nos mouvement pour escalader les quelques rochers donc je l'emmitouflais seul dans le sweat.
_ Viens.
Il m'a guidé doucement sur les rochers humides. Comme il était là je décidais de ne pas avoir peur des choses bizarres sur lesquelles je posais les mains, des coquillages, du lichen.
L'endroit aimé de makkuro était un amas de rochers plats qui entrait dans la mer sur un quinzaine de mètres. Sur notre gauche, à perte de vu, les lumières de Tokyo by night que la crique nous cachait, sur notre droite la sombre zone industrielle portuaire, en face de nous les étoiles et la mer à l'infini.
_ Pardon, à cause de moi tu as froid.
_ heéiiin ! Comment tu peux penser à ça dans un endroit pareil !
_ Je suis désolé, parce qu'à cause de moi ça n'est pas parfait, mais ça ne veut pas dire que je ne suis pas sensible à la féeries de cet endroit....
soudainement, sans raisons, Momo a fondu en larmes.
_ Merci de m'avoir emmené ici !
Le brun le prit dans ses bras et entreprit de le bercer doucement, sentant que Momo redeviendrait fort si seulement il lui montrait qu'il le soutenait.
_Pardon, ...ce, ...c'est parce que, ...c'est beaucoup d'émotions pour moi ce qui s'est passé ce soir.
Il fut satisfait de voir son compagnon se calmer rapidement et lui rendre ses caresses.
Ce soir là, nous avons parlé des endroits que nous aimons et où nous aimerions aller ensemble. On s'est rendu compte que l'un comme l'autre nous n'aimons pas beaucoup les endroits où il est coutume d'aller en amoureux, mais on a pensé que si on y allait ensemble on aimerait peu être donc on y irait quand même. J'ai appris que Makkuro aime beaucoup les endroits d'où on peut voir les étoiles. J'ai appris que Momoïro avait cinq endroits qu'il aimait bien rien que chez lui !
Notre rendez vous s'est fini quand je l'ai raccompagné jusqu'à une station de métro d'où il a put rentrer chez lui. Il m'a assuré qu'il était à l'aise avec le métro et qu'il n'aurait pas de difficultées même si c'était la première fois qu'il prennait cette rame. Je lui ait assuré qu'il n'y avait aucun problème pour que je rentre chez moi top-less et à pied. Nous nous sommes souri, il s'est inclibé plusieurs fois.
Quand la rame est partie je me suis dirigé vers chez moi en me sentant une responsabilitée nouvelle.
Alors que je voyais mon reflet dans la vitre de la porte l'image dans le miroir de la coiffeuse m'est revenu à l'esprit, mon corp de garçon avec mon visage maquillé.
Il pose le front sur la vitre et les mains sur son corp. "Cette image" était honteuse et pas naturelle, elle était le signe d'un dérangement chez lui qui était peu être une maladie.
Publié par emmanokoto à 21:09:49 dans Pinku and Black | Commentaires (0) | Permaliens
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