...bien sur pour lire les chapitres dans l'ordre il faut commencer par la fin -_-#
Chaque thème est une histoire
J'me suis dis que je pourrais utiliser ce blog, créé y'a longtemps et plus utilisé depuis que je blogue sur vef, pour rencontrer plus de blogueurs
...mais franchement, si vous appréciez ce que j'écris, allez dans "ma vollière à papillons:
là: http://sucre-glace.vefblog.net,
la présentation est bien plus facile à suivre ^_^ (et puis c'est plus joli !)
Bienvenue à vous
vous venez d'arriver sur le blog d'une petite otaku un peu folle
Sa passion, à par les mangas évidement, c'est la création de personnages imaginaires
Mes moyens de créations sont pour l'instant l'écriture et le dessin, si je peux ce sera peu être bientôt les JBDs
Je vous souhaite beaucoup de fun dans mon monde fabulé

mon blog de créa by ptiteotaku emma est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
comme on dit^^" En fait ce que je voudrais vous demander c'est juste si vous lisez mes écrits de me laisser un petit mot juste pour me dire "quelqu'un a lu ça" ...vous pouvez en dire plus aussi bien sur ^_^
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<< Deux minutes d'entrevue | A trois heure du matin les frontières entre les mondes s'amincissent | annotation sur l'histoire "Le fil" >>
attention ce chapitre contient un ou des > lemons < (déjà je vous averti qu'y'en a alors si je vous dis combien y'a plus d'surprise)
à trois heure du matin les frontières entre les mondes s'amincissent
Ce matin, il n'est pas venu vers moi.
Je m'attendais à quoi?
Je m'attendais exactement à ça mais j'espérais quand même l'inverse.
A près m'être dit un bonne fois pour toute de plus que j'étais con, j'ai essayé de me recadrer en énumérant tous les éléments de ma vie à part lui. Au lieu de ça je me surprend à énumérer toutes les petites parcelles de choses qui se sont passées avec lui. Ca fait 15 ans que je vis et 5 jours que je le connais. Que je le connais... recadrement numéro un "je ne le connais pas !" c'est vrai, je ne sais rein de lui, son nom, ses cheveux, un contact bref et brutal, ...son rire, sa voix, sa façon de répondre en cour, sa voix lorsqu'il est mal à l'aise, la différence entre les deux, j'en sais déjà trop pour pouvoir dire "je ne le connais pas".
Cette situation... est frustrante ! Pourquoi ? Je connais cela et rien que cela de la plupart de mes camarades, non ? Ben en fait non, sans doute que j'ai déjà vu Megumi passer la main dans ses cheveux et Keigo rire au réfectoire avec des potes mais je n'ai pas retenu tout ça et si on me parle du rire de Keigo, il se fond dans la masse des bruits que j'ai entendu et je ne peux pas le ré-entendre de mémoire, pas comme son rire à "lui". Je peux le ré-entendre en boucle jusqu'à ce que ça devienne horripilant puis carrément horrifique ! Mais si je pousse un bon cri pour arrêter de l'entendre, je suis content quand il revient de voir que je ne l'ai pas perdu, ce précieux petit enregistrement de ma mémoire.
La seule façon de me libérer de l'obsession de ces petits moments de "lui" serait de le connaître plus. Avoir pleins d'images, l'avoir entier. Pour ne plus me sentir seul face à mes obsessions de "lui", être avec lui.
Cela est impossible.
Lui et moi sommes très différents. Que pourions nous faire ensemble? Les seules fois où nous l'avons été (essayons de voir la situation plus objectivement: la seule fois) ça n'a pas été un moment de bonheur où je flottais loin au dessus de mes démons obsessionnels, faut pas se mentir.
Fin des divagations du jour.
Cour de géo.
Cour de japonais.
Cour d'anglais.
Réfectoire.
Cour de Japonais ancien.
Cour de maths.
Métro.
_Tadaïma !
Il entre chez lui en s'annonçant d'une voix enjouée et se penche immédiatement sur le livre à la couverture luxueuse qui est tout le temps ouvert sur ce guéridon kitch dans l'entrée. Il y lit quelque chose puis un doux sourire vient sur ses lèvres et il s'incline vers le livre comme s'il venait de recevoir une consigne de lui.
Il prend son sac et va le poser dans l'alcôve qui lui appartient, il s'assoit par terre. Il n'a eu aucuns soucis aujourd'hui, objectivement, tout s'est bien passé en cour, il a suivit, prit des notes, il a mangé équilibré au réfectoire, il ne s'est pas laissé distraire par ses pensées divagentes. Pourtant il se sent comme si on lui avait gribouillé dessus.
Il se lève, enlève tout ce qu'il porte en haut et revient sur ses pas jusque dans l'entrée, là face à la porte ornée du grand miroir Pa-qua, il enlève également ses chaussures avant d'entrer.
Cette pièce est comme un temple pour lui.
Dans cette chambre de femme il joue à l'esprit frappeur.
A genoux sur le lit, il déplace les coussins, tripote leurs rubans. Comme un chat, il passe à quatre pattes sur le tabouret de la coiffeuse, se saisit d'un tube de rouge à lèvre, va pour se maquiller avec puis arrête son geste. Tous les tubes de rouges à lèvres entassées dans cette petite boîte transparente il les ouvre et les regarde avant d'en choisir un et de s'en peindre les lèvres finalement.
Ses cheveux clair maintenu en arrière avec le bandeau noir qui est là pour ça et maquillé ainsi il est bien plus coloré. Il se recule sur le lit pour se regarder de loin, son torse nu apparaissant dans le cadre du miroir il ressemble à nouveau à un garçon. Cette image doit lui paraître incongru car il enlève le bandeau et secoue ses cheveux devant son visage pour le cacher.
Cette fois il se lève pour aller s'asseoir normalement sur le tabouret et se démaquille soigneusement. Il va refaire normalement les noeuds des angles des coussins qu'il avait noué ensemble et quitte cette pièce.
De retour dans le salon il regarde l'heure pour évaluer le temps qu'il a passé à délirer dans la chambre de Shoubi et se reconnecter avec la réalitée. Par la grande fenêtre panoramique il voit que le soleil est déjà en train de se coucher. Les mots échangés à la même heure, hier, sur ce canapé, avec Shoubi, face à ce même spectacle, lui reviennent en mémoire.
Il l'a pas fait. Il n'y est pas allé à ce rendez vous.
Il a l'impression qu'avec l'heure passé tout est fini, comme le bal de Cendrillon. Mais contrairement à ses prévisions, loin d'être un soulagement, la fin de cette chose dérangeante lui compresse la poitrine, un sentiment d'angoisse grandit en lui. Il regarde une nouvelle fois la pendule, il aurait déjà dû partir depuis longtemps si il voulait y aller, c'est vrai, mais l'heure du rendez vous n'est pas passée.
Il se met à agir convulsivement, il voudrait aller très vite, rattraper ce truc qu'il voulais laisser partir il y a une heure. Il se rhabille vite fait, retrouve ses chaussures dans l'entrée, écrit d'une main tremblante quelque chose dans le livre puis part avec presque rien.
Après les cours, j'ai attendu de voir les quatre loustiques quitter l'établissement puis je suis parti directement en direction des entrepôts, à pied. Comme je savais pas quoi faire, la marche à occupé mon temps et mon esprit. En cour de route je me suis arrêté chez moi prendre des fringues, j'en aurais bien acheté pour m"éviter ça mais je n'avais plus assez d'argent sur moi pour avoir quelque chose de correcte. Ma mère était là avec mes soeurs qui regardaient les dessins animés à la télé. Ma mère m'a dit qu'ils m'avaient attendu hier sur un ton de reproche style la part qu'elle avait cuisiné pour moi avait été gâchée. Soeurette deux voudrait un chien, ce serait pratique dans ce genre de circonstances, je me demande pourquoi ils le font pas.
Je me suis quand même changé dans les toilettes d'un restau de ramen dans lequel j'ai mangé plutôt que chez moi. J'ai plus de sous, ce soir je serais obligé de rentrer... mais c'est pas grave, après avoir cassé la gueule de ces quatre types voir mon père ne devrait pas trop me taper sur les nerfs.
Dans les entrepôts les bruits sont amplifiés à cause de toute cette tôle. Quand on fait silence on entend très bien la mer, comme quand on colle ses mains contre ses oreilles. C'est un bel endroit.
J'y ai passé une heure ou deux sans m'en rendre compte avant que les autres crétins ne se pointent. Ils sont venu à deux, les deux pote ensembles, d'autres ne viendraient probablement pas du tout. Faut être inconscient ou trop innocent pour venir à ce genre de rendez vous. Ca à l'air d'être leur cas à eux.
Finalement un troisième s'est ramené dans la chorée de façon improvisé alors qu'on en était au climax du ballet. C'est excitant comme ça !
Il se défoule en rigolant, sa technique est bien meilleure que les deux potes, son instinct à éviter les coups à des origines plus lointaine que l'autre. C'est facile !
Les sons qui se répercutent sur les paroies métalliques de l'entrepôt lui donne comme une vision à 360°, il n'a pas choisit cet endroit juste pour faire comme dans les films, il le connaît bien, les autres sont trop innocents et finissent par s'enfuir, le laissant seul, complètement saoulé. Deux ont laissé des gouttes de leur sang ici, l'un d'eux même une belle giclée, l'autre a eu de la chance ou n'avait pas un si mauvais niveau que ça. Le vrai combat, qui avait commencé avec l'arrivée du troisième, n'avait duré qu'une vingtaine de minutes. Le brun était en sueur mais n'était pas vidé de toute son énergie et en était très frustré. Il allait se vider de cette énergie incontrôlable contre les murs quand il entendit quelqu'un courir. Des pas qui couraient puis interrompaient leur course pour quelques pas et la reprenait, la marche de quelqu'un de fatigué qui refuse de s'arrêter. Le brun se raidit en écoutant cette personne se rapprocher de lui par derrière et lui fit volte face au moment où elle pénétrait dans l'entrepôt.
Il ne s'attendait pas du tout à ça.
"Lui", après avoir couru avait les joues toutes roses à cause de sa peau si blanche. Il ne porte qu'une chemise pas entièrement boutonnée alors qu'il fait froid au bord de la mer à cette saison. Le contraste entre l'air ambiant et la chaleur de son propre corp le fait trembler comme un petit animal fragile. Ses cheveux fins sont en bataille.
En partie parce qu'il avait prévu de le faire et aussi pour l'empoigner avant qu'il se s'écroule, le brun s'est précipité sur lui sans savoir ce qu'il allait faire ensuite.
_Wah ! hum/ah!
Ca fait mal.
Son contact est encore douloureux, comme la première fois, pourtant je ne souhaite pas le fuir...
Durement plaqué par moi contre le métal glacé, il me regarde avec un air mi_soulagé mi-contrit, comme si il voyait le Christ et n'émet aucune résistance. Cet air pitoyable qu'il prend ouvertement devant moi m'agace car ça éveille en moi une violence dont je ne comprend pas la raison. Il essaye de me sourire et se rend compte que ses lèvres sont desséchées, il passe le bout de sa langue dessus, il ressemble trop à un chaton.
Brusquement il a prit mes lèvres avec les siennes, me faisant ouvrir la bouche pour entrer dedans. Ce contact intrusif est dérangeant, mais à travers le goût laissé par ses cigarettes il me fait partager ainsi le goût de son combat. Le sang frai sur le mur et sur le sol, c'est lui qui l'a fait couler, mais du sang s'écoule aussi dans sa bouche et sur ses lèvre je sens la chaleur intense de son corp et le rythme encore affolé de son coeur.
Il a le goût d'un produit de toilette. Ca ne m'étonne pas et ça m'émeut d'en savoir un tout petit peu plus sur lui, sur ce qu'il a fait avant, pendant qu'il était seul.
Il veut savoir ces moments d'intimité, son corp le lui dira.
Il passe ses mains sous la fine chemise débraillée, c'est tellement facile, ce corp est si lisse et si doux que ses mains le parcourt plus vite qu'il ne voudrait. Dès qu'il relâche un peu son éteinte ce corp glisse le long du mur qui le soutient, semblant l'inviter à le tenir plus fermement. Le brun ne se fait pas prier et l'empoigne, le serre contre lui, cherche à l'ancrer solidement à lui, prend ses jambes, le manipule comme une poupée, le décolle de ce sol qui semble le lui arracher en le posant sur ces hanches. De ses lèvres bouillantes il parcourt le corp frissonnant du blond, au fur et a mesure qu'il descend le long de son torse il veut descendre plus, tout connaître. Il fait remonter le corp le long du sien, amenant au niveau de ses lèvres ce qu'il veut embrasser jusqu'à faire passer les jambes fines de sa poupée par dessus ses épaules. Il enlève le tissu au fur et à mesure qu'il le gène mais ainsi ces bras ne sont plus libre, il ira là coûte que coûte, il décolle le blond du soutient du mur et suis sa chute, il le soutient à peine, ne prêtant pas attention à ses cris. Un fois le corp posé par terre il peut s'atteler à tirer son pantalon jusqu à ses chaussures, juste pour voir nues les jambes qu'il a senti serrer son corp. Prit par sa propre excitation il se replie sur lui même en s'éloignant de celui qui l'a mis dans cet état, plonge les mains dans ses propres vêtements.
Le corp dénudé récupère son attention en laissant échapper de petite sanglots qui le font tressaillir. Dans un mouvement pour se raccrocher à quelque chose il bascule sur le côté, se tournant à nouveau vers le sol pour y trouver un soutient. Sans comprendre, le brun se sent à nouveau ému et veut à nouveau que ce corp s'accroche au sien plutôt que de se terrer sur le sol en béton.
A nouveau il l'empoigne et le colle contre lui.
"Je ne veux plus que tu pleures, que tu t'excuses."
Guidé par son désir le brun ne peux s'empêcher de se conduire en homme. A ce moment il apparaît au brun qu'il a trouvé la solution qu'il cherchait pour attacher ce corp au au siens. Le blond aussi semble comprendre et cherche à se raccrocher au brun de ses propres forces mais l'autre ne comprend pas ses gestes pour se retourner vers lui et utilise sa violence pour l'immobiliser tandis qu'il prend de l'assurance dans son mouvement à l'intérieur de son partenaire. Après un moment d'hésitation le blond accepte sa domination et se laisse aller dans ses bras.
Assez vite le brun le relâche et s'éloigne encore. Doucement, hésitant après l'interdiction qu'il en a eu l'instant d'avant, le blond se retourne et se rapproche. Avec surprise le brun le découvre dans le même état que lui tout à l'heure, mais le regardant fixement au lieu de s'occuper de son propre corp. Est ce qu'il ne sait pas quoi faire? Se sentant inhabituellement sans gêne vis à vis de celui qu'il vient d'explorer, il fait pour lui ce qu'il sait faire comme réponse à cette situation, avec sa main. L'effet sur le blond se fait vite sentir les laissant tous les deux fébriles.
_Pardon, j'avais froid.
fit une petite voix gelée
Il le reconnaît tout de suite "lui" à cette façon de s'excuser, avant de se rappeler ce qu'il vient de faire.
_ T'es pas encore parti ?
Se rendant compte qu'il n'aurait pas dû lui dire quelque chose qu'il puisse prendre pour un reproche, au vu de sa propension à se sentir coupable, il le serre un peu contre son torse où il s'est blotti. Il a ouvert son sweat-shirt pour s'en couvrir en se collant de tout son long contre le brun. Il est si mignon.
_ Je t'ai pas fait mal ?
_ Je ne crois pas.
_ "Je ne crois pas", quelle drôle de réponse...
_ Tu me trouve bizarre ?
_ Oui
_ ah
...
_ pard
_ Non ! ...ne t'excuses pas
lui dit le brun en l'embrassant pour le faire taire.
_ Makkuro
...ce que tu m'as fait c'était
_ Ca n'était pour aucune raison !! ... tu m'en veux ?
_ Non, il n'y a pas de raison, je suis content.
_ Je suis désolée, je vois bien que je n'aurais pas dû.
_ Non ! C'est moi !
[c'est toi? c'est quoi encore ces conneries?}
J'ai dis "je ne sais pas" parce que j'étais troublé ! Tu ne m'a fait aucun mal, n'en doutes pas ! Mais moi je...je sais comment on fait les bébés !! ...mais ça ne m'était jamais arrivé à moi...
_ Ah ! ah aha ah
Tu es trop mignon. Mais quand tu dis que ça ne t'étais jamais arrivé tu veux dire que tu n'avais jamais... enfin, c'est pas techniquement impossible ça, pour un garçon ? Ca arrive forcément non ?
_ Il paraît...ça ne serait pas la première chose qui arrive aux autres mais pas à moi.
_ Comme ?
_...
_ Tu veux pas répondre ?
_ avoir de l'acné ?
Le brun rit à cette réponse pour signifier qu'il l'acceptait et n'allait pas insister. Comme le joli blond lui rendit son sourire en continuant de trembler comme une feuille Makkuro enleva sa manche droite pour que Momoïro y passe son bras et qu'ils partagent équitablement ce sweat-shirt qui était le seul vêtement chaud qu'ils avaient. Le blond accepta l'offre sans la moindre crainte prouvant ainsi qu'il ne regrettait vraiment pas ce qu'il c'était passé une ou deux heure plus tôt. Comprenant cela le brun le serra contre lui en essayant d'être tendre. Il était partagé entre un peu de culpabilité et l'intuition d'avoir fait quelque chose d'important qui allait dans le sens qu'il souhaitait suivre avec "lui".
_ Cet endroit n'est pas très confortable, désolé.
_ Tu l'as choisit parce que c'est un endroit que tu aimes n'est ce pas ?
_ C'est vrai. ...Aller viens, je vais t'amener dans un endroit mieux ! Mais il va falloir marcher pas mal, est ce que ça ira ?
_Oui
fit Momo en s'inclinant, même s'il était collé face contre moi la volonté de son mouvement était perceptible dans la contraction de ses muscles au moment où il a parlé.
marcher m'aidera à me réchauffer.
Nous sommes parti toujours habillé dans ce même sweat-shirt, heureusement que c'était un over sise.
Dès qu'on est sorti de l'entrepôt Momo a regardé les étoiles. Il a regardé le ciel pendant un moment, se laissant entièrement guider par moi. J'ai remarqué qu'avec nos corp liés ainsi il était possible de savoir tout le temps où l'autre regardait, quand il était surpris, quand il se laissait aller, quand il regardait dans le vague. Pendant tout notre chemin pour sortir des entrepôts en se dirigeant vers la mer Momo n'a pas cessé de scruter les lieux. J'ai su qu'il sentait aussi bien mon corp que je sentais le sien car pas une seule fois il n'a trébuché, levant les jambes en même temps que moi pour franchir les obstacles invisibles dans la nuit.
Quand on a atteint la plage j'ai eu envie de relâcher mon attention et de courir, j'ai senti Momo partir en avant, attiré par le bruit du ressac et je n'ai plus hésité, nous avons couru ensemble jusqu'à la mer, à la limite de s'amuser dans l'eau glacée mais nous rappelant que nous n'avions pas de change on s'est juste mouillé jusqu'aux genoux.
Pour arriver là où je voulais aller la seule façon de se repérer dans le noir complet est de suivre le chemin pour aveugles délimité par le sac et le ressac en marchant dans l'eau. Momo ne s'est pas plaint une seule fois que c'était difficile, long, ou que l'eau était glacée, je lui en était vraiment reconnaissant. Je me suis demandé un moment si j'avais bien fait d'entreprendre cette expédition avec lui mais son attitude m'a rassurée.
J'ai eu le sentiment d'avoir appris beaucoup de Momoïro cette nuit. Je me sentais comme un conquérant qui aurait définitivement posé le pied sur le territoire qu'il convoite et ne doute plus de le posséder entièrement victoire après victoires. Alors que je découvre un Momo que je n'avais pas imaginé, persévérant, capable d'endurance, m'accordant sans poser de questions toute sa fois, je le regarde avec passion, exalté par la perspective de le découvrir entièrement et de me l'approprier.
_Momo (?)
chuchotais-je pour ne pas rompre le silence qui nous avait unis jusqu'ici. Il fallait qu'on soit libre de nos mouvement pour escalader les quelques rochers donc je l'emmitouflais seul dans le sweat.
_ Viens.
Il m'a guidé doucement sur les rochers humides. Comme il était là je décidais de ne pas avoir peur des choses bizarres sur lesquelles je posais les mains, des coquillages, du lichen.
L'endroit aimé de makkuro était un amas de rochers plats qui entrait dans la mer sur un quinzaine de mètres. Sur notre gauche, à perte de vu, les lumières de Tokyo by night que la crique nous cachait, sur notre droite la sombre zone industrielle portuaire, en face de nous les étoiles et la mer à l'infini.
_ Pardon, à cause de moi tu as froid.
_ heéiiin ! Comment tu peux penser à ça dans un endroit pareil !
_ Je suis désolé, parce qu'à cause de moi ça n'est pas parfait, mais ça ne veut pas dire que je ne suis pas sensible à la féeries de cet endroit....
soudainement, sans raisons, Momo a fondu en larmes.
_ Merci de m'avoir emmené ici !
Le brun le prit dans ses bras et entreprit de le bercer doucement, sentant que Momo redeviendrait fort si seulement il lui montrait qu'il le soutenait.
_Pardon, ...ce, ...c'est parce que, ...c'est beaucoup d'émotions pour moi ce qui s'est passé ce soir.
Il fut satisfait de voir son compagnon se calmer rapidement et lui rendre ses caresses.
Ce soir là, nous avons parlé des endroits que nous aimons et où nous aimerions aller ensemble. On s'est rendu compte que l'un comme l'autre nous n'aimons pas beaucoup les endroits où il est coutume d'aller en amoureux, mais on a pensé que si on y allait ensemble on aimerait peu être donc on y irait quand même. J'ai appris que Makkuro aime beaucoup les endroits d'où on peut voir les étoiles. J'ai appris que Momoïro avait cinq endroits qu'il aimait bien rien que chez lui !
Notre rendez vous s'est fini quand je l'ai raccompagné jusqu'à une station de métro d'où il a put rentrer chez lui. Il m'a assuré qu'il était à l'aise avec le métro et qu'il n'aurait pas de difficultées même si c'était la première fois qu'il prennait cette rame. Je lui ait assuré qu'il n'y avait aucun problème pour que je rentre chez moi top-less et à pied. Nous nous sommes souri, il s'est inclibé plusieurs fois.
Quand la rame est partie je me suis dirigé vers chez moi en me sentant une responsabilitée nouvelle.
Alors que je voyais mon reflet dans la vitre de la porte l'image dans le miroir de la coiffeuse m'est revenu à l'esprit, mon corp de garçon avec mon visage maquillé.
Il pose le front sur la vitre et les mains sur son corp. "Cette image" était honteuse et pas naturelle, elle était le signe d'un dérangement chez lui qui était peu être une maladie.
Publié par emmanokoto à 21:09:49 dans Pinku and Black | Commentaires (0) | Permaliens
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