C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Le 21 janvier 1793, à 38 ans, le roi Louis XVI est guillotiné sur la Place de la Révolution, devenue Place de la Concorde en 1795. Le 14 janvier, la Convention nouvellement élue, emmenée par Robespierre, déclare le roi de France dit « Louis Capet », coupable de trahison. Pour le peuple de Paris, la fuite avortée à Varennes en est la preuve formelle. Depuis son emprisonnement aux Tuileries avec sa famille en Août 1792, il est clair que la royauté est vaincue. Le 17 Janvier, la peine de mort est prononcée, le 21, la tête tombe.
Pendant que le bourreau Sanson lui met les sangles dans le dos, le roi de France s'écrie : « Peuple, je meurs innocent, je pardonne à mes ennemis, je désire que ma mort soit...» Un roulement de tambour couvre ses dernières paroles. Le couperet tombe. Il est 10 heures 22. Le bourreau présente alors la tête de Louis XVI au peuple, cependant que s'élève un immense cri : " Vive la Nation ! vive la République ! "
A une voix près, peut-être celle de Philippe d'Orléans, dit Philippe-Egalité, cousin du roi, celui-ci aurait sans doute bénéficié du sursis. Deux mois auparavant, en Novembre 1792, la découverte opportune d'un coffre dans les appartements royaux avait mis à jour la correspondance secrète entre Louis XVI et Mirabeau, confirmant que le roi complotait, avec le duc de Brunswick, contre le gouvernement élu par l'Assemblée Législative. Cette révélation pèsera lourd dans le procès à venir, malgré le soutien des « Girondins ».
On connaît la suite et la terreur qu'imposa Maximilien de Robespierre au nom des « Montagnards ». Le 16 Octobre 1793, Marie-Antoinette, épouse du roi déchu, sera à son tour guillotinée en place publique.
Aujourd'hui, on entend encore parfois en politique, certains s'exclamer : « il ne suffit pas de dire que des têtes vont tomber, encore faut-il dire lesquelles ». Fort heureusement, c'est un effet de style. Ne tombent que les masques. Faut-il en conclure que la politique s'humanise ? Pas sûr.
Publié par Papyves à 00:29:20 dans Faits politiques. | Commentaires (1) | Permaliens
Le 20 Janvier 1942, quinze hauts responsables nazis et des officiers SS se réunissent à Wannsee, près de Berlin, sous la présidence de Reinhardt Heydrich, chef des services secrets, afin de débattre de la « solution finale » c'est-à-dire l'extermination systématique de tous les Européens israélites ou considérés comme tels. La pire des clauses annoncées dans le programme nazi défini à Munich ( et déjà visible dans « Mein Kampf » ) se voyait concrétisée.Publié par Papyves à 00:07:53 dans Faits politiques. | Commentaires (2) | Permaliens
Le 17 Janvier 1991, à 03 heures du matin, débute l'opération « Desert Storm », tempête du désert, menée par une coalition internationale pour attaquer l'Irak de Saddam Hussein, coupable d'avoir annexé l'émirat du Koweit pour son pétrole.En Août 1990, en effet, Saddam Hussein veut se venger de la décision unilatérale du Koweit d'augmenter sa production de pétrole de 20%, ce qui fait chuter les cours et donc les recettes de l'Irak qui était déjà sorti exsangue de sa précédente guerre avec l'Iran. Pour cela, il envahit le Koweit, facilement tant la résistance est faible. Mais il est aussitôt surpris par la violence des réactions internationales car cette annexion risque de déséquilibrer le marché du pétrole.
Inquiètes et désinformées par les Américains, les monarchies arabes du Golfe pensent que l'Arabie saoudite sera la prochaine cible de Saddam et elles acceptent alors, pour être défendues, l'intrusion de forces « infidèles » sur leur sol.
Le Général américain Norman Schwarzkopf prend la tête d'une coalition de 605.000 hommes venant de 28 pays différents, en application de la résolution 678 du Conseil de sécurité de l'ONU. Les bombes pleuvront pendant 42 jours sur ce que les occidentaux pensaient être la quatrième puissance militaire du monde, laissant le champ ( on devrait dire le sable ) libre aux forces terrestres ( parmi lesquelles la Division Daguet française ) pour foncer sur Bagdad. Mais elles n'y entreront pas, stoppées qu'elles furent par un Président Bush ( père ) inquiet de voir que les chiites du Sud de l'Irak ( alliés de l'Iran ) se soulèvent contre Saddam. Le pays risquant de sombrer dans la guerre civile, ce qui compromettrait l'installation durable américaine dans la région, Schwarzkopf reçoit l'ordre d'arrêter la percée aux portes de la ville.
Cette « Guerre du Golfe » aura fait plus de 200.000 morts du côté irakien dont une moitié de civils et seulement une grosse centaine du côté allié. Saddam Hussein est rentré dans le rang, une puissante base militaire anglo-saxonne peut stationner, pour longtemps croit-on, au milieu des champs de pétrole. Tout le monde semble satisfait.
Mais on connaît la suite, malheureusement. Les attentats du 11 Septembre 2001 à New York ont réduit à néant ce précaire équilibre.
Publié par Papyves à 00:08:33 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Au pied du Musée national surplombant la principale avenue de Prague, un étudiant en Lettres de 21 ans s'immole par le feu ce 16 Janvier 1969 pour protester contre l'intrusion des chars soviétiques venus écraser le soulèvement tchèque au printemps 1968 et contre la passivité de ses concitoyens. Son agonie de trois jours est horrible.
Publié par Papyves à 00:27:13 dans Faits politiques. | Commentaires (1) | Permaliens
Le 15 janvier 1208, le légat du pape, Pierre de Castelnau, est assassiné sur une route du Languedoc sur les ordres du comte de Toulouse, Raimon VI, qu'il venait d'excommunier. Avec ce meurtre débute une guerre affreuse, la croisade des Albigeois, qui va mettre à feu et à sang le Midi toulousain, de la Garonne au Rhône. Le légat venait d'excommunier Raimon VI, descendant du chef de la première croisade en Terre Sainte, en raison de son excessive sollicitude pour les Cathares ( du mot grec katharos qui signifie pur ), aussi appelés Albigeois ( référence géographique évidente ) et considérés comme hérétiques puisque ne reconnaissant pas le dogme et les enseignements de l'Eglise catholique.Ce drame de trop entraîne le Pape à lancer l'appel à la croisade, malgré le peu de soutien du roi Philippe Auguste qui a fort à faire avec les Anglais et se tient en retrait de cette guerre civile ou fratricide. C'est la première fois, en effet, qu'une croisade est dirigée contre des gens qui se réclament du Christ mais cet aspect ne gêne pas les contemporains. Elle va avoir raison de l'hérésie mais son effet le plus tangible sera l'annexion de la région au domaine capétien, ce qui deviendra la France. Originaires de l'Italie du nord, les cathares recueillaient depuis un demi-siècle un succès croissant dans le Midi toulousain en raison de leur doctrine simple et exigeante, fondée sur l'opposition entre le Bien et le Mal. Ils se disent les « vrais chrétiens », condamnant l'Ancien Testament, ce que conteste l'Eglise qui envoie contre eux les « inquisiteurs » qui ne seront pas tendres avec les « parfaits » comme ils désignaient eux-mêmes ces hérétiques. Ces derniers préféraient s'appeler les « bonshommes et les bonnes femmes ».
Ce n'est qu'en 1229, par le traité de Paris avec Saint Louis, que la croisade des Albigeois viendra à bout de ces « boulgres », dont le nom rappelle l'origine bulgare ou balkanique de l'hérésie cathare. Le dernier baroud d'honneur sera le siège de Montségur, près de Foix en 1244 où plus de deux cents cathares refusent de renier leur foi et sont brûlés vifs au pied de la forteresse. Ultime barbarie d'une guerre qui n'en manqua pas. L'hérésie va perdurer encore un demi-siècle dans les villages reculés des Pyrénées. Le dernier parfait ou bonhomme cathare est brûlé en 1318.
Aujourd'hui, cette page d'histoire douloureuse fait le bonheur du tourisme local qui en fait une source de fierté et d'identité régionale occitane en s'appuyant notamment sur les ruines des châteaux cathares du Midi Toulousain.
( Image : Expulsion des Albigeois de Carcassonne en 1209 )
Publié par Papyves à 00:17:10 dans Faits politiques. | Commentaires (3) | Permaliens
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