C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Ayant laissé progressivement le pouvoir depuis les années 1980 du fait de sa maladie de Parkinson, Deng Xiaoping meurt le 19 Février 1997 en laissant une Chine puissante et conquérante. On se souvient récemment de lui comme le dirigeant qui a ordonné le massacre de la place Tien An Men en Juin 1989.
Né en 1904 dans une famille de propriétaires fonciers du Sichuan, Deng Xixian ( son vrai nom jusqu'en 1927 ) fait des études en France comme bien d'autres futurs dirigeants chinois ( Zhou Enlai notamment qui l'initie au communisme ). Il participera à la longue marche de Mao Zedong en 1934/35 et occupera diverses responsabilités jusqu'en 1959, année où la politique désastreuse du Grand bond en avant de Mao le pousse au pouvoir avec Liu Shaoqi. Mais la révolution culturelle l'écartera pour un temps. Victime des purges, il se fera discret jusqu'à son retour en grâce en 1973.
A la mort de Mao en 1976, Deng use de formules démagogues pour s'attirer le soutien du peuple et du parti. En 1978, il devient le Chef suprême de la République Populaire de Chine et met tout de suite en marche un chantier de réformes pour moderniser la Chine de manière prudente ( traverser la rivière en tâtant les pierres ) mais résolue . Ce chantier de réformes touchait à la fois le système juridique, politique, économique, social et les relations de la chine avec ses voisins et le reste du monde. En affirmant que le communisme ne signifie pas partager la pauvreté, il fait de l'économie une priorité nationale. Ce fut l'économie de marché socialiste ( ou le capitalisme à la chinoise ) dont les réformes étaient d'abord testées à l'échelon local avant d'être généralisées. Grande réussite dans le domaine de l'agriculture et de l'industrie légère mais échec dans ses tentatives de réformer le secteur industriel d'Etat dans les principales villes intérieures. De plus, corruption et inflation accompagnèrent les changements dans les années 1980
Dix ans après la mort de Deng Xiaoping, l'héritage du père des réformes chinoises est visible à chaque coin du pays, devenu, après la rétrocession de Hong Kong, la quatrième puissance économique mondiale. C'est la Chine qui a remplacé les anciennes puissances coloniales en Afrique, par exemple. Les milliers de journalistes qui vont déferler sur Pékin à l'occasion des Jeux Olympiques en Juin 2008 vont pouvoir s'en faire une idée plus précise.
Publié par Papyves à 00:06:55 dans Faits politiques. | Commentaires (2) | Permaliens
Après le débarquement en 1945, les Alliés décident de pilonner les grandes villes allemandes, signifiant ainsi clairement au peuple allemand sa défaite et annihilant tout reste de confiance dans le régime hitlérien. La magnifique ville de Dresde, appelée "la Florence de l'Elbe", paiera l'un des plus lourds tributs à cette politique de destruction réalisée par le « bomber command » de Winston Churchill. Dans la nuit du 13 au 14 Février 1945, les avions Lancaster de la Royal Air Force britannique déversent 7 000 tonnes de bombes incendiaires, sans interruption durant une quinzaine d'heures, sur l'ancienne capitale du royaume de Saxe, rasant 800 ans d'histoire et faisant au bas mot 35 000 victimes écrasées, brûlées vives ou asphyxiées.
Au moment de l'attaque, Dresde est totalement bondée et sans défense, tous ses canons anti-aériens ( la Flak ) ont été envoyés sur le front et la chasse ne pourra être avertie à temps. En plus des 700.000 habitants, 500.000 réfugiés venus de l'Est de l'Allemagne peuplent la ville qui n'avait qu'un intérêt artistique et architectural et non pas stratégique, hormis le nœud de communications. Beaucoup de victimes disparaissent en fumée sous l'effet d'une température souvent supérieure à 1000°C, la moitié des habitations est détruite, réduites en cendres et le quart des zones industrielles est atteint. Les dernières vagues d'assaut n'ont aucun mal à se repérer du fait du brasier visible à distance. Ce sont les B-17 de l'US.Air Force qui achèveront le travail sur une ville déjà en ruines.
Mais plus de 60 ans après, Dresde se dresse à nouveau, plus belle que jamais, comme un pied de nez à la guerre. La ville renaît de ses cendres et ses trésors, mis à l'abri des bombardements, sont aujourd'hui exposés au château de Versailles.
Conçue pour faire plier la volonté de résistance adverse et accélérer la capitulation, cette opération radicale nous rappelle les deux bombes d'Hiroshima et de Nagasaki, encore plus meurtrières. Faut-il vraiment en arriver jusque là ?
Quelle imbécillité, la Guerre !
Publié par Papyves à 00:04:57 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Dans la soirée du dimanche 13 Février 1820, le duc de Berry quitte l'Opéra et raccompagne sa femme jusqu'à la voiture. C'est alors qu'un ouvrier sellier, Louis-Pierre Louvel, bonapartiste isolé et fanatique, se précipite sur lui avec un poignard qu'il lui enfonce brutalement dans la poitrine. Le duc aura la force d'arracher la lame puis tombera en syncope avant de mourir à 06 heures du matin après une longue agonie au cours de laquelle il demandera grâce pour son bourreau et révèlera que son épouse, Marie-Caroline de Bourbon-Sicile est enceinte.
Charles-Ferdinand d'Artois, le duc de Berry est effectivement la dernière personne susceptible de donner un héritier Bourbon à la famille royale. Neveu du vieux roi Louis XVIII et second fils du futur Charles X, il est le dernier descendant mâle. Louvel est donc persuadé « d'éteindre la race » comme il dira. Son geste aura pourtant été inutile puisque la duchesse de Berry donnera naissance, le 29 Septembre suivant, au duc de Bordeaux, Comte de Chambort, qu'on prénommera Henri en souvenir du premier des Bourbons, le « bon roi Henri IV » et Dieudonné, « donné par Dieu ». La ferveur populaire parlera de « l'enfant du miracle », suivant l'expression d'Alphonse de Lamartine.
Louvel a raté son coup. Condamné à mort, il marchera courageusement au supplice et sera décapité en place de Grève ( l'Hôtel de ville actuel ) le 08 Juin 1820, après avoir assuré jusqu'au bout qu'il n'avait pas eu de complice. Pourtant, certains soutiennent encore aujourd'hui qu'il était probablement Louis XVII, transféré du temple par Robespierre.
Lorsque Charles X abdique après l'insurrection des trois glorieuses en Juillet 1830, Henri-Dieudonné de Bourbon, comte de Chambort, pense, lui, monter sur le trône sous le nom de Henri V, mais l'Assemblée Nationale lui préfère une monarchie parlementaire qu'accepte Louis-Philippe 1er. d'Orléans. Puis, après 40 ans d'exil et la chute du second Empire lors de la défaite de Sedan, son intransigeance pour imposer le drapeau blanc d'Henri IV lui fera perdre encore l'occasion de restaurer la monarchie. Il meurt en Autriche, sans descendance, le 24 Août 1883 et avec lui la Maison de Bourbon. La branche aînée semble décidément frappée de malédiction.
Publié par Papyves à 00:03:04 dans Faits politiques. | Commentaires (4) | Permaliens
Guide spirituel de la révolution chiite, l'ayatollah Khomeyni arrive au pouvoir en Iran, le 11 Février 1979, après avoir renversé le Shah, Mohammad Reza Pahlavi. Une dictature de fanatiques religieux en remplace une autre d'inspiration occidentale.Rouhollah Mousavi Khomeyni possédait les titres d'Ayatollah ( « signe de Dieu » en arabe ) et de Sayyed ( « seigneur, descendant du prophète » ). Né en 1902 dans une famille très croyante, où figurent déjà des Ayatollahs, il devient professeur de théologie à Qom puis se lance dans l'opposition aux réformes de modernisation du Shah. Ces réformes, appelées « révolution blanche » incluaient notamment le droit de vote des femmes, inacceptable. Arrêté en 1963 à la suite d'émeutes puis condamné à mort, il est rapidement gracié par le Shah pour ne pas être perçu comme un martyr.
Forcé alors à l'exil en Turquie puis en Irak, il radicalise son discours au point d'indisposer ses hôtes et part pour Neauphle-le-Château, en France, sans même demander l'asile politique. C'est de là qu'il galvanise, à distance, ses fidèles pour l'établissement d'une révolution islamique, prônant le pouvoir absolu du religieux. De retour dans son pays, il prend le pouvoir le 11 Février 1979 et devient le « Chef spirituel suprême » par qui toute décision doit passer, y compris l'approbation de l'élection du premier Président de la république islamique d'Iran, Bani Sadr. Le régime s'appuie alors sur un véritable culte de la personnalité et une régression des droits acquis dans la période précédente. Les droits de l'homme, en particulier, seront amplement bafoués et toute référence occidentale interdite. C'est ainsi que des étudiants acquis à sa cause retiendront en otage 52 citoyens américains pendant 445 jours, entre 1979 et 1981, dans l'ambassade des Etats-Unis. L'opération héliportée, lancée par Jimmy Carter, pour les libérer tournera à la catastrophe. C'est ainsi également que Salman Rushdie sera condamné à mort par une fatwa pour avoir blasphémé le Prophète dans son livre « les versets sataniques ».
Craignant l'expansion d'une révolution chiite au-delà des frontières d'Iran, le Président Irakien Saddam Hussein ( qui lorgnait aussi sur le pétrole ) envahit l'Iran en Septembre 1980, entraînant de ce fait les deux pays dans une guerre de huit ans qui les ruinera démographiquement. Après la guerre, Khomeyni ordonnera l'exécution de 30.000 prisonniers politiques.
L'Ayatollah Khomeyni sera finalement terrassé par une hémorragie interne le 03 Juin 1989. Une foule d'un million d'Iraniens accompagnera ses obsèques.
Plusieurs guides suprêmes lui succéderont et plusieurs présidents tenteront d'améliorer l'économie d'un pays pourtant gros exportateur de pétrole mais aucun ne relâchera la bride sur une population opprimée et muselée.
Qu'est donc la Perse devenue ?
Publié par Papyves à 00:07:43 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
C'est le 22 Janvier 1980 qu'Andrei Sakharov est arrêté et déporté à Gorki ( Nijni-Novgorod ) avec son épouse Elena Bonner. Docteur en physique, il avait été un des contributeurs du programme de recherche aboutissant à la première bombe thermonucléaire (H) soviétique en 1953. Parallèlement à ses recherches, et de plus en plus fortement, il affirme son intérêt pour les droits de l'homme et le contrôle des armes nucléaires (il participe notamment à l'élaboration du traité de Moscou de 1963 interdisant les essais atmosphériques). Ses prises de position en faveur des Droits de l'homme en URSS, contre les tentatives de réhabilitation de Staline et contre la répression qui s'abat sur les dissidents sous Brejnev lui valent l'estime du monde entier, pas du KGB. Dans le bloc soviétique, sous Staline et Brejnev, la société est encadrée, embrigadée et la répression s'abat sur tous ceux qui ne se conforment pas au modèle, notamment les intellectuels. Passé au premier plan de l'opposition au régime, avec l'écrivain Alexandre Soljenitsyne, Sakharov dénonce les internements arbitraires, les camps de travail, les multiples violations des libertés fondamentales. En 1975, les autorités refusent de lui délivrer un visa pour se rendre à Oslo, pour recevoir le prix Nobel de la Paix qu'il vient de recevoir. A partir de 1980, il est assigné à résidence et ne pourra retrouver sa liberté de mouvement qu'avec l'arrivée au pouvoir de Gorbatchev.
Et dire qu'il est encore des régimes qui croient qu'on peut embrigader la pensée humaine et museler l'opposition. Le monde n'avance que par la contestation tout comme les peuples n'accèdent à la liberté que grâce à l'éducation.
Curieux et paradoxal, quand même, d'avoir attribué le Prix Nobel de la Paix à un des inventeurs de la bombe atomique qu'on appellerait aujourd'hui de destruction massive.Publié par Papyves à 00:21:04 dans Faits politiques. | Commentaires (2) | Permaliens
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