C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Fils d'un paysan géorgien, ancien séminariste, Joseph Staline a réussi à éliminer tous ses opposants pour instaurer, à la tête du Parti communisme d'Union soviétique, une dictature personnalisée, héritière de la révolution bolchevique de Lénine. De son vrai nom Iossif Vissarionovitch Djougachvili, celui que les russes appelleront le « Petit Père des Peuples » s'éteint tranquillement dans son lit, à Moscou, le 05 Mars 1953 après avoir fait disparaître des millions de personnes dans les goulags.
Par un jeu patient d'intrigues, d'alliances successives avec les diverses factions du parti unique bolchevik et en s'appuyant sur la Tcheka ( police politique ) à sa main, Staline ( homme d'acier en russe ) accéde progressivement au pouvoir absolu, transformant l'URSS en un « régime totalitaire » marqué par des purges massives de populations et le culte de la personnalité. Peu porté à l'internationalisme, méprisant envers le Komintern, il théorise sa politique sous le nom de « Marxisme-Léninisme » et crée le Gosplan pour contrôler les objectifs de planification qu'il rehausse d'année en année.
Lénine le trouve trop brutal et lui préfère Trotski mais Lénine est déjà malade et ce bureaucrate laborieux et discret, en apparence, qu'est Staline a déjà tissé son réseau en éliminant tous ses opposants, fussent-ils de sa famille. Il règle ses comptes avec les généraux, les techniciens et spécialistes compétents qui ont osé contredire ses directives irréalistes, ordonne la déportation de milliers de Polonais et Baltes, suspects à ses yeux et il sédentarise les nomades du Kazakhstan qui perdent ainsi leurs traditions culturelles.
Craignant, par ailleurs, l'invasion de l'extérieur par les capitalistes, il entreprend, pour y faire face, une industrialisation forcée de l'économie qui draine toutes les énergies et une collectivisation des ressources rurales qui mène les campagnes à la ruine et à la famine. Les kolkhoses et sovkhoses n'étant pas rentables à la longue, il concède, en 1935, un lopin de terre aux paysans mais c'est bien tard, le mal est fait, le cheptel a été mangé sur place pour se nourrir, la famine a fait des millions de morts, les Koulaks ( paysans supposés riches ) ont été déportés par familles entières vers la Sibérie et abandonnés à leur sort.
Malgré ses exactions criminelles, son aura reste grande dans le pays du fait qu'il est assimilé au vainqueur de la Seconde Guerre mondiale contre le Nazisme qu'il a contribué à écraser sur le front Est, notamment à Stalingrad. Le pacte qu'il avait signé en 1939 avec Hitler pour se partager la Pologne est oublié. Présent à la Conférence de Yalta, aux côtés de Roosevelt et de Churchill, Staline en profite pour placer les pays de l'Europe de l'Est sous le contrôle de l'URSS avec des gouvernements pro-soviétiques.
Son successeur, Nikita Khroutchev, attendra 1956 pour rompre officiellement avec le Stalinisme mais nombre de russes lui sont encore gré d'avoir hissé le pays au niveau d'une grande puissance mondiale. Le peuple n'a pas de mémoire.
Publié par Papyves à 01:01:18 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Descendant en droite ligne d'un émigré français originaire de l'île de Ré, George Washington est élu, à l'unanimité, premier Président des Etats-Unis d'Amérique, le 04 Mars 1789. Il deviendra ensuite une figure mythique de la jeune République, en quelque sorte le Père de la Nation. Consécration suprême, son nom sera donné à la nouvelle capitale fédérale ( Washington DC ) dans l'année qui a suivi sa mort.
Né en Virginie au foyer d'un riche propriétaire terrien, il doit prendre la tête du domaine de Mount Vernon, à la mort de son père, alors qu'il n'est encore qu'un adolescent. Adjudant dans l'Armée de Sa Majesté britannique en 1753, il est envoyé sur l'Ohio pour contenir les Français de la rive d'en face. Le récit qu'il publiera de cette mission lui acquiert une popularité immédiate. Devenu maître des Francs-maçons puis officier, il s'illustre ensuite pendant la guerre de Sept ans ( 1756-1763 ) puis pendant la guerre d'Indépendance pour laquelle il délaisse son mandat de député de Virginie pour devenir le chef des troupes insurgées. Malgré des troupes mal équipées, il résiste avec honneur et courage aux forces anglaises, jusqu'à la victoire décisive de Yorktown, obtenue en bonne partie grâce aux Français.
Après le Traité de Versailles qui consacre son triomphe, George Washington se retire sur son domaine de Mount Vernon, en Virginie. Il en est rappelé une nouvelle fois en 1787 pour présider la Convention chargée de donner une Constitution à la Fédération.
Elu Président des Etats-Unis en 1789 contre John Adams, l'un des leaders de la guerre d'Indépendance qu'il prendra quand même comme premier ministre, il sera réélu pour un second mandat de quatre ans mais refusera le troisième.
Retiré de la vie politique en 1797, il meurt en pleine gloire, à l'âge de 67 ans, en 1799. Administrateur habile, il a laissé son empreinte sur les institutions du pays et sur l'histoire fédérale.
George Washington est l'un des quatre présidents dont le visage est sculpté dans le Mount Rushmore ( voir mon billet du 31.01.08 ), son portrait est dessiné sur le billet de Un dollar US et sur de nombreux timbres. Le troisième Lundi de Février est un jour férié fédéral pour fêter son anniversaire.
L'Amérique ne pouvait pas rêver plus grand Premier Président pour initier la légende de la nation.
Publié par Papyves à 00:03:31 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Après la Révolution d'Octobre ( Novembre 1917 ) en Russie, les Bolcheviques instaurent, avec Lénine, un communisme d'état strictement encadré. Le Tsar Nicolas II a abdiqué, les armées « blanches » ont été vaincues à Sébastopol, le Bolchevisme peut régner sans partage. Ce n'est pas du goût des marins révolutionnaires de Kronstadt qui revendiquent un pouvoir à des Soviets ( conseils de délégués des ouvriers, soldats et paysans ) libres de déterminer le déroulement de la révolution et non plus au parti léniniste seul. « Tout le pouvoir aux soviets » montre bien l'espoir d'une démocratie socialiste réelle. Elle sera écrasée.
Le 28 Février 1921, l'équipage du cuirassé Petropavlosk, amarré dans cette ville de garnison qu'est Kronstadt, sur une petite île à 30 kilomètres à l'Ouest de Saint-Pétersbourg ( Petrograd à l'époque puis Léningrad ), s'insurge contre la dictature du parti communisme et réclame la réélection des soviets, la liberté de réunions, le travail libre pour les ouvriers et les paysans. Le cuirassé Sébastopol puis toute la ville les suivront car on ne supporte plus les méfaits des bolcheviques qui multiplient les exécutions sommaires, bien que la guerre civile soit terminée, réquisitionnent les récoltes et réduisent les prolétaires à la famine. Mais Zinoviev et surtout Trotski, commissaire à la guerre, craignent qu'une contre-révolution ne s'étende au reste du pays, voire à l'Europe et décident d'écraser cette rébellion, sans même écouter les revendications de ces protestataires qui osent clamer : « Il est clair que le parti communiste russe n'est pas le défenseur des travailleurs qu'il prétend être ...s'étant emparé du pouvoir, il n'a plus qu'une seule crainte : le perdre. »Au bout de seize jours, les soldats de l'Armée Rouge, commandés par le futur maréchal Toukhachevski, s'emparent de Kronstadt et de sa citadelle en progressant sur la surface gelée du golfe de Finlande. 900 marins sont exécutés tandis que 8.000 parviennent à fuir vers la Finlande, des milliers d'autres seront déportés en Sibérie ou au Caucase. La répression de la tchéka se poursuivra pendant des semaines par l'élimination des prisonniers dans un bain de sang.
Lénine tire très vite les enseignements de la révolte. Dès le 12 Mars 1921, il annonce devant le Congrès du parti la mise en œuvre d'une Nouvelle politique économique ( NEP ) destinée à relancer l'initiative paysanne. Dans le même temps, il liquide les derniers partis politiques à l'exception du parti communiste.
Il a eu très peur qu'à l'instar du cuirassé Potemkine, en 1905, la révolte d'un autre cuirassé ne lui conteste la mainmise sur l'appareil communiste qu'il venait de conquérir. Ouf, il peut rétablir la « dictature du prolétariat » qui, bien sûr, ne signifie rien moins que la dictature du Parti.
Publié par Papyves à 00:10:43 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Pour protester contre l'interdiction d'un banquet républicain, les libéraux, emmenés par Barrot, Louis Blanc, Michelet et Lamartine, organisent une grande manifestation de la Madeleine au Palais Bourbon, le 22 Février 1848, contre le roi Louis-Philippe. Les bourgeois, les étudiants et les ouvriers seront rejoints, le lendemain, par la Garde nationale. Bien qu'ayant renvoyé son Premier ministre, le triste et impopulaire Guizot, pour calmer le jeu, Louis-Philippe est contraint d'abdiquer en faveur de son petit-fils, le Comte de Paris. L'insurrection se poursuivra pendant deux jours avec barricades et coups de feu. On relèvera une vingtaine de morts. Le 24 Février 1848, les insurgés entrent dans le Palais Bourbon et, dans la nuit, Lamartine, Arago et Ledru-Rollin proclament la II° République. Deux jours plus tard, Lamartine convainc les républicains d'adopter le drapeau tricolore et fait, par ailleurs, abolir la peine de mort pour les délits politiques. Le 2 Mars, le suffrage universel est institué pour les hommes de plus de 21 ans.
Louis-Philippe, que la révolution des « Trois Glorieuses » des 26, 27 et 28 Juillet 1830, avait porté au pouvoir, est renversé par ...une autre révolution. C'est la fin de la « Monarchie de Juillet ».
La révolution parisienne aura un énorme retentissement dans les élites européennes. Devant la contagion révolutionnaire, les monarques concèdent des Constitutions à Berlin, Munich, Vienne, Turin ...C'est le « Printemps des peuples ». Un an plus tard, en présidant le Congrès international de la paix, Victor Hugo lancera : « Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure et vous constituerez la fraternité européenne ... ». On ne peut pas être plus prophétique.
Mais la Deuxième République échouera sur la question sociale, ouvrant la voie au Second Empire.
Publié par Papyves à 00:09:07 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Ayant toujours prôné la non-intégration de la communauté noire aux Etats-Unis, le leader noir américain Malcolm Little, alias Malcolm X est assassiné, lors d'un meeting à Harlem, le 21 Février 1965 par un Black Muslim, membre de Nation Of Islam, organisation partisane d'un état noir indépendant aux Etats-Unis dont il était lui-même un fervent défenseur.Que de chemin parcouru aux USA jusqu'à Barack Obama qui pourrait devenir le prochain Président des Etats-Unis.
Publié par Papyves à 01:22:58 dans Faits politiques. | Commentaires (3) | Permaliens
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