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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

C'est quoi, ce Blog ?

Glossaire

Mort de Boris Eltsine. | 23 avril 2008

 

Décédé il y a tout juste un an, le 23 Avril 2007, Boris Eltsine est le premier Président démocratiquement élu de Russie. Le 12 Juin 1991, en effet, il remporte les élections au suffrage universel et en profite pour se nommer aussi chef du gouvernement.

Issu d'une famille paysanne de l'Oural, Boris Eltsine gravit normalement les échelons du Parti communiste depuis son inscription en 1961, jusqu'à ce que Mikhaïl Gorbatchev le nomme à sa tête. Mais la chute du Mur de Berlin, le 09 Novembre 1989, va précipiter l'implosion de l'URSS qui éclate en 11 nouveaux Etats indépendants.

Fantasque mais courageux, Boris n'hésite pas à monter sur un char, en 1991, pour haranguer la foule, en vrai démocrate, et faire barrage aux partisans du maintien du communisme qu'il avait lui-même supprimé. Mais celui qui brava les chars, cette année là, n'aura aucun scrupule à les envoyer contre ses opposants, en 1993 tout d'abord, quand il bombarda le Parlement récalcitrant et en 1994 ensuite, pour écraser l'espoir d'indépendance de la petite république de Tchétchénie même s'il se défend d'en avoir donné l'ordre.

Réélu en Juin 1996, il fera un second mandat en pointillés, tant il aura d'absences, dues à la maladie, à un triple pontage coronarien mais aussi à l'alcool. Il changera régulièrement de Premier Ministre pour essayer de maintenir ses réformes mais les anciens communistes veillent. Fin 1999, il n'est plus que l'ombre de lui-même, bouffi et titubant, incapable de maîtriser une crise financière majeure et le pillage des richesses du pays par les oligarques qui lui avaient soufflé de privatiser des pans entiers de l'économie.

Finalement, en échange de l'immunité à vie ( ce qui laisse à penser qu'il a bien profité, lui aussi, de sa position privilégiée ), il passe la main, en 2000, à son successeur désigné, le jeune Vladimir Poutine qui aura moins de scrupule, en tant qu'ancien du KGB, à ne pas paraître démocrate. Le jeune et froid dauphin a fait mine de vouloir poursuivre les réformes de l'appareil d'état que le dernier Tsar avait engagées. Mais celles-ci seront vite rangées dans les placards et la mise au pas reprendra par cet « héritier » qui va verrouiller à nouveau le pouvoir.

Boris Eltsine aura tenté, à sa manière, souvent chaleureuse, d'instaurer la démocratie en Russie et de l'arrimer à l'Occident, en établissant la liberté de parole, sans faire donner la force, sauf en Tchétchénie, pour s'opposer au départ des Etats satellites d'ex-Union Soviétique. Ce fut une période de liberté pour les jeunes et les intellectuels Russes mais une régression économique, malheureusement, pour le petit peuple pendant que d'autres, et pas seulement la maffia, opéraient des ascensions fulgurantes.

Ainsi, une tentative de démocratisation a échoué dans le plus vaste Etat du monde mais gageons que ce n'est qu'un recul pour mieux sauter, la prochaine fois.

 

Publié par Papyves à 07:35:47 dans Faits politiques. | Commentaires (4) |

Des gaz à Ypres. | 22 avril 2008

 

En Belgique, lors de la première guerre mondiale, la ville d'Ypres va tristement devenir célèbre, non seulement par les trois batailles successives qui s'y déroulèrent en 1914, 1915 et 1917 pour barrer la « course à la mer » aux Allemands, mais surtout pour le fait que, pour la première fois, des gaz toxiques et mortels furent envoyés, poussés par le vent, en direction des tranchées adverses.

L'utilisation de gaz toxiques était connue depuis le Moyen-Âge mais avec les progrès rapides des sciences, chimie notamment, les risques furent tels que la Convention de La Haye décida de les interdire en 1899. Des dispositions plus récentes, concernant l'emploi des gaz, figurent dans le Protocole de Genève de 1925 et la résolution 2603 des Nations Unies de 1969 mais les progrès sont lents et aujourd'hui, par exemple, bien que 183 Etats aient signé la Convention pour l'interdiction des armes chimiques, 37% seulement des stocks mondiaux d'agents chimiques à objectif militaire ont été détruits.

Le premier emploi massif eut donc lieu, le 22 Avril 1915, entre Ypres et Langemarck, où les Allemands de la IV° Armée ont rassemblé 4.000 cylindres de gaz asphyxiants à base de chlore, la chlorine, facile à stocker et dont les effluves mortelles seront emportées par le vent jusqu'aux lignes de la 87° Division française, faisant instantanément 3.000 morts bretons, normands et algériens et provoquant la panique, ce qui ouvrira une brèche de 8 km de large sur la ligne de front. Ce gaz, appelé Ypérite du nom de la ville d'Ypres, était du sulfure d'éthyle dichloré, mortel à 15 km et son odeur le fit surnommer « gaz moutarde ». Il fallut attendre plusieurs mois et plusieurs milliers de morts supplémentaires pour que le masque à gaz remplace le bâillon imbibé d'huile, sensé protéger les combattants. Français et Anglais utiliseront aussi les gaz toxiques, notamment en Champagne et à Loos, et des unités spécialisées seront créées de part et d'autre du front.

C'est sur cette terre martyrisée de Poelkapelle que disparut aussi Georges Guynemer, le glorieux aviateur aux 53 victoires, dont ni le corps ni le Spad ne furent retrouvés, tant les pluies d'obus avaient retourné le sol. C'est aussi non loin de là qu'un caporal de 24 ans du 16° régiment de réserve bavarois, Adolf Hitler, va être atteint, en Octobre 1918, par les gaz moutarde lancés par les alliés, d'où sa haine des Français et des Anglais.

Aujourd'hui, le monde entier craint une action terroriste, employant des moyens chimiques ou neurotoxiques, comme l'ont déjà fait Saddam Hussein à Halabja ou la secte Aoun dans le métro de Tokyo.

L'imagination humaine est inépuisable quand il s'agit de découvrir de nouveaux moyens de courir à sa propre perte.

 

Publié par Papyves à 07:50:59 dans Faits politiques. | Commentaires (0) |

La Baie des Cochons. | 20 avril 2008

 

Au temps de la dictature du Général Batista, l'île de Cuba était devenue, du fait de sa proximité avec la Floride, un lieu de villégiature et de débauche pour maffieux américains. Un ancien avocat qui avait pris le maquis pour s'opposer à ce régime de corruption, Fidel Castro, devint le symbole de la révolte pour tout un peuple. Il n'eut ainsi pas de mal, dès 1959, à conquérir La Havane, faisant fuir tous les notables et nationalisant les plantations de sucre détenues par les Américains. Sa politique d'expropriation des terres et de nationalisation de l'industrie lui valut l'opposition des Etats-Unis qui fomentèrent un coup de force pour l'éliminer du pouvoir.

C'est Eisenhower qui avait remis à John F. Kennedy, le jour de la passation de pouvoirs, le dossier « Baie des Cochons ». Il s'agissait d'un projet de renversement de Castro, mis au point par la CIA ( Central Intelligence Agency ), grâce à un débarquement massif de futurs opposants au « Lider Massimo ».

Environ 1.500 exilés cubains seront entraînés par la CIA, dans un camp de jungle en Amérique centrale. L'invasion, précédée d'un bombardement aérien et appuyée par des chars débarqués, eut lieu le 17 Avril 1961 sur la côte Sud-Ouest de Cuba, au lieu dit « Playa Giron », dans la Baie des Cochons. Mais le second jour, Kennedy n'autorisa pas un nouveau bombardement aérien et, de surcroît, les avions cubains n'avaient pas tous été réduits au silence. Ce sont eux qui frapperont les navires, au large, attendant d'être engagés en deuxième vague. Au sol, le soutien de la population, que les Américains imaginaient en faveur des exilés, fut au contraire massif derrière Fidel Castro qui avait galvanisé leur patriotisme par des formules chocs, telle que : « Venez défendre votre révolution ».

Pas de couverture aérienne suffisante, pas de soulèvement populaire anticastriste, des pertes importantes et inattendues face à une résistance déterminée, le refus final de Kennedy d'engager l'Armée américaine, bref, tous les ingrédients pour que l'opération se solde par un désastre. Après 72 heures, le 20 Avril 1961, Fidel Castro peut savourer sa victoire et montrer au monde, dans un long discours comme il aime à les faire, que son régime est disposé à défendre chèrement son autonomie. L'embargo qui va le frapper aussitôt l'entraînera dans les bras de l'Union soviétique, trop heureuse d'implanter cette épine aux portes des USA.

On peut lire, aujourd'hui, à l'entrée de la Baie des Cochons, le panneau suivant : « Giron, première défaite de l'impérialisme yankee en Amérique Latine ». Cet échec des Américains va entamer la crédibilité du nouveau Président qui, heureusement, sortira grandi, juste un an après en 1962, par son attitude lors de la crise des fusées soviétiques, dans cette même île de Cuba.

Cette invasion manquée, il y a 47 ans, consacre la fin du mythe de l'invincibilité des Etats-Unis qui - le présent nous le montre - perdure encore. Le « Commandante » aussi a la vie dure, qui a vu passer 10 Présidents américains.

 

Publié par Papyves à 06:57:08 dans Faits politiques. | Commentaires (2) |

Pol-Pot sans état d’âme. | 17 avril 2008

 

Alors que les opérations s'enlisent dans la guerre du Vietnam, les Etats-Unis organisent un coup d'Etat au Cambodge, en Mars 1970, pour renverser le roi Norodom Sihanouk, accusé de ne pas lutter contre les Viêt-Cong utilisant son territoire comme refuge.

La guerre civile qui s'en suivra profitera à une bande de révolutionnaires communistes dont Pol-Pot, l'un des plus sanguinaires et brutaux tyrans du siècle.

Plus que le Bouddhisme qu'on lui apprend dans sa jeunesse, c'est la politique qui passionne le futur Pol-Pot. Engagé dans le mouvement anti-français de Hô-Chi-Minh (Vietnam) au cours de la seconde guerre mondiale, il devient membre du Parti Communiste Indochinois en 1949. De son séjour à la Sorbonne en France, entre 1949 et 1953, où il étudiera peu et n'obtiendra aucun diplôme, il retiendra l'idéologie marxiste et fréquentera Yeng Sary et Khieu Samphan, les futurs rebelles qui seront ses lieutenants dans le génocide. C'est au départ des Français d'Indochine, en 1954, qu'il entre au Parti révolutionnaire du Kampuchéa, appelé « Khmer rouge ». Il en gravira rapidement les échelons.

Dans les années 1970, aidé de la Chine qui craint l'extension du communisme soviétique, le maoïste Pol-Pot luttera dans le maquis contre le régime de SAR Sihanouk et profitera de la guerre civile sévissant au Cambodge, à la suite de l'intrusion des forces vietnamiennes et du coup d'Etat du maréchal Lon Nol, pour entrer en force dans Phnom Penh, la capitale, le 17 Avril 1975, à la tête de ses fidèles khmers rouges, rebelles du FUNK ( Front Uni National du Kampuchéa ).

Commence alors un régime totalitaire avec éliminations et déportations massives d'une grande partie de la population. Sous le nom de « Kampuchéa démocratique », cette dictature particulièrement dure s'appuie sur une organisation policière quasi-mystique, l'Angkar, dirigée par une poignée de révolutionnaires fanatiques, dont fera partie Pol-Pot ( c'est son nom de guerre ), secrétaire général du Parti Communiste Kampuchéen depuis 1963. L'épuration de la population, qu'il conduit avec méthode contre les habitants non pur khmers et les vietnamiens, procède de sa vision raciste et simpliste. Les citadins sont envoyés dans les rizières pour y travailler, les intellectuels et religieux sont torturés et les opposants, appelés « réactionnaires » sont abattus. C'est simple et expéditif comme un nettoyage ethnique.

En 4 ans et 5 grandes purges, les Khmers rouges vont former des enfants pour torturer, vont exécuter directement 300.000 personnes et éliminer 2 millions d'individus par privations, maladies ou sévices, soit près d'un tiers de la population cambodgienne. La terreur cessera lorsque le Vietnam, avec l'aide de l'URSS en 1979, envahira le pays, entraînant la fuite de Pol-Pot dans la jungle où il tentera de reconstruire une guérilla pour revenir aux « affaires ». Condamné à mort par contumace, il trouvera une retraite dorée en Thaïlande où il sera finalement retrouvé mais s'éteindra en 1998, à 73 ans, avant d'avoir pu être jugé pour ses crimes. Sa comparution devant le tribunal international n'aurait, de toute façon, pas pu avoir lieu car son corps ( mais est-ce bien lui ? ) fut rapidement incinéré.

De mon point de vue, ce surnom de Pol-Pot qui lui fut donné par les autorités chinoises ( abréviation de POLitique POTentielle ) ne lui va pas aussi bien que celui que forment les quatre premières lettres de son vrai nom, SALOth Sar. Lui se faisait appeler « Frère n°1 », .... frère du Diable, sans doute.

 

Publié par Papyves à 07:34:40 dans Faits politiques. | Commentaires (0) |

Le Chemin des Dames. | 16 avril 2008

 Désolé pour ceux qui pensaient, grâce au titre « Le chemin des Dames », visionner de jolies créatures, cet article retrace, bien au contraire, une phase douloureuse de notre passé, j'allais dire militaire mais c'est trop réducteur, de notre passé historique commun lors des combats de la guerre mondiale de 1914 / 1918.
Le 16 Avril 1917, sur ordre du général Robert Nivelle, les Français lancent une nouvelle grande offensive entre Soissons et Reims, dès 06 heures, sur la crête du « Chemin des Dames » pour rompre le front allemand. Avant que Nivelle ne remplace le général Joseph Joffre, c'est ce dernier qui avait conçu, en liaison avec les troupes anglaises, une attaque conjointe, Français face au Nord vers Laon et Anglais face à l'Est, entre Vimy et Soissons. Mais les Allemands, sentant le vent, s'étaient retirés, fin Mars 1917, sur la Ligne Hindenburg. Les Alliés mettent 3 semaines pour s'en apercevoir. Le plan est caduc mais Nivelle persiste, croyant peut-être que la victoire de Napoléon 1er sur Blücher, un siècle plus tôt, au même endroit à Craonne, lui portera chance. Il attaquera seul, sans les Anglais.
Plus qu'une simple crête, le Chemin des Dames est un plateau calcaire, observatoire Est-Ouest, séparant l'Aisne au Sud, de l'Ailette au Nord et que les Allemands qui le dominent par des nids de mitrailleuses, ont eu le temps d'aménager en forteresse dont les boyaux enterrés et bétonnés relient les carrières souterraines, comme la Caverne du Dragon.
Malgré un bombardement massif par l'artillerie et l'engagement d'une quarantaine de chars d'assaut, de type Schneider ou Saint-Chamont, nouveauté sur le terrain, l'échec des fantassins lancés, nus face à une crête fortement tenue, fera 29.000 morts de plus en une semaine. Le roulement des tirs d'artillerie, plus de 500 obus par minute, qui devait avancer de 100 mètres toutes les 3 minutes devant la progression des fantassins, sera trop rapide pour des soldats trop lourdement harnachés et devant gravir des pentes boueuses, ravinées par les trous d'obus. En effet, surtout pour monter à l'assaut, les bidons d'eau, pelles, couverture, grenades, vivres, masque à gaz et munitions plombent les mollets des hommes qui ne peuvent donc pas rester sous la protection des chars. Ceux-ci, d'ailleurs, sont trop dispersés pour avoir un réel effet de percussion. De plus, les conditions météo sont exécrables, les Tirailleurs Sénégalais sont transis de froid.
L'offensive Nivelle qui devait durer 48 heures maximum, se poursuit en fait durant des semaines. Les pertes, environ 134.000 hommes, sont considérables. Le général Mangin est relevé de son commandement.
La désillusion est immense chez les poilus qui ne supportent plus les sacrifices inutiles et les exhortations de l'Etat-major. Des centaines de mutineries et de refus de monter à l'assaut, éclatent alors ça et là, en Mai et en Juin. Cela influe sur les offensives dont certaines doivent être suspendues. Philippe Pétain, qui a remplacé Nivelle, les mate en faisant fusiller une cinquantaine de mutins. Ces véritables grèves de poilus seront illustrées par la Chanson de Craonne qui passera de tranchée en tranchée. Maxime Leforestier la chantera et on peut la retrouver dans le film « Un long dimanche de fiançailles ».
Les Allemands n'abandonneront le Chemin des Dames qu'en Octobre 1917, après d'autres batailles dont celle du fort de la Malmaison.
Difficile d'imaginer, aujourd'hui, une telle boucherie pour quelques arpents de terre. Quelle folie, la guerre !
 

Publié par Papyves à 00:15:17 dans Faits politiques. | Commentaires (1) |

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