C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Les provinces formant actuellement les Pays-Bas ( on a tort de parler globalement de « Hollande » qui n'est qu'une région, d'ailleurs divisée en deux provinces, des Pays-bas ) furent progressivement rassemblées, par mariage, achat et surtout conquêtes, par les ducs de Bourgogne, les Habsbourg autrichiens, les Espagnols sous Charles Quint et les Français à l'époque de Napoléon.
La déclaration de guerre de la France à l'Empereur d'Autriche François II, le 20 Avril 1792, fait des Pays-Bas autrichiens ( ceux du Sud ), un théâtre d'opérations, car ceux-ci étaient revenus aux Habsbourg d'Autriche. Ils en seront libérés par la victoire de Fleurus, le 25 Juin 1794, remportée par Jourdan sur les Autrichiens qui les chasse définitivement des Pays-Bas.
Au Nord, dans les Provinces-Unies, des patriotes, attachés à la cause de la révolution française, en appellent à l'intervention de la France. Pichegru y répondra et, après Amsterdam, s'emparera même, le 21 Janvier 1795, de la flotte hollandaise bloquée par la mer gelée au Helder, à la suite d'un mémorable raid de cavalerie. On n'avait jamais vu des cavaliers prendre d'assaut des navires.
Il faut donc conclure le traité franco-néerlandais de La Haye, le 16 Mai 1795, par lequel la nouvelle République batave abandonne à la France la Flandre zélandaise, Venlo et Maastricht et doit verser une indemnité de 100 millions de florins, tout en acceptant l'occupation du pays par 25.000 hommes. Le « stathouder », Lieutenant-général, des Provinces-Unies, Guillaume V d'Orange-Nassau se réfugie en Angleterre. Le 1er Octobre, est proclamée l'annexion des Pays-Bas autrichiens et de l'évêché de Liège à la France. Le pays est divisé en 9 départements.
En Juin 1806, la République batave est érigée en Royaume et se voit dotée d'une constitution. Le nouveau roi de Hollande, Louis Bonaparte et son épouse, Hortense de Beauharnais, font leur entrée à La Haye le 23 Juin.
Les limites actuelles des Pays-Bas furent fixées au XIX° siècle.
Il est remarquable de se souvenir que les Provinces-Unies connurent, au XVII° siècle, un apogée intellectuel, artistique et économique et constituèrent un Empire colonial, sur toutes les mers, avec des possessions en Indonésie, au Cap et à Ceylan notamment. De l'Empire colonial néerlandais, il ne reste plus que les 12 provinces continentales et les 2 territoires insulaires d'Aruba et des Antilles néerlandaises, lesquelles vont constituer des communes à statut particulier.
Aujourd'hui, dans cette démocratie parlementaire, bien qu'Amsterdam soit la capitale officielle du Royaume, c'est La Haye qui est la plus connue car elle abrite, outre le siège du gouvernement et des ambassades, de nombreuses organisations internationales, notamment à caractère juridique. Par ce fait, ce petit pays européen a conservé une grande influence dans le monde. Comme on dit, là-bas : « God Zij Met Ons » (Dieu avec nous).
Publié par Papyves à 08:35:35 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Le conflit israélo-palestinien ( on pourrait dire l'opposition Juifs-Arabes ) est trop ancien et trop complexe pour qu'on puisse le résumer en quelques phrases. Je voudrais juste rappeler ici l'anniversaire du 14 Mai 1948 où les Juifs ont proclamé l'Etat indépendant d'Israël, à l'Ouest de Jérusalem et du Jourdain, entraînant ainsi l'hostilité et même la haine des pays arabes voisins et l'engrenage successif dans des guerres d'occupation, des attentats ou des Intifadas populaires dont on ne voit pas l'issue, aujourd'hui encore. C'est David Ben Gourion, chef du mouvement sioniste, qui déclare la création et l'indépendance de ce nouvel Etat.
Historiquement, la grande Palestine correspond au très ancien royaume d'Israël, créé par Moïse après la fuite d'Egypte du peuple Hébreu vers le pays de Canaan ( terre promise ). Mais elle comprend, dés l'origine aussi, une population musulmane nombreuse qui s'estime sur son propre sol, de plein droit. En 1948, la Palestine est encore sous protectorat anglais mais ceux-ci ont d'autres soucis, après la grande guerre, et transfèrent leur autorité à l'ONU.
Bien avant le déclenchement de la deuxième guerre mondiale et l'horreur des chambres à gaz où l'extermination d'un peuple entier avait été programmé, les Juifs d'Europe et de Russie s'expatriaient déjà vers la Palestine, de façon clandestine, pour échapper aux contrôles des Anglais qui voulaient en limiter le nombre, afin de faciliter l'imbrication avec les autochtones musulmans. Le Conseil de sécurité de l'ONU décide, en Novembre 1947, de partager ce territoire en deux pour offrir une place, à titre de réparation, aux survivants des camps d'extermination nazis. Pourtant, les Anglais feront tout leur possible pour limiter le retour de cette diaspora juive et des navires seront même refoulés, à l'approche d'Haïfa. On connaît l'épisode de l'Exodus, par exemple. De leur côté, bien évidemment, les pays arabes n'acceptent pas cette résolution et cette implantation forcée. On ne pouvait pas rêver d'une situation plus explosive. Dès cette date de Mai 1948, les affrontements vont commencer et se poursuivre, malgré quelques trêves plus ou moins longues et quelques tentatives d'accords multiples, jusqu'à aujourd'hui.
Un jour, lointain sûrement, Juifs et Arabes feront vraiment la Paix, au sein de frontières respectées par tous. Mais, il restera le problème de Jérusalem que chacun revendique comme une capitale, où se trouvent les lieux Saints des deux communautés.
Alors, Toi mon Dieu, Toi Allah, il faut vraiment nous aider, cette fois, pour en finir avec ce conflit et que chacun puisse venir prier, calmement, sur cette « Terre sainte ».
Publié par Papyves à 08:26:50 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Le Maréchal Joszef Klemens Pilsudski, mort le 12 Mai 1935 à Varsovie, est un personnage assez controversé, au parcours atypique : leader du Parti socialiste polonais, Chef d'Etat, Premier ministre puis dictateur.
Polonais de famille noble de Lituanie, il a étudié le droit à Vilnius avant de militer, au travers de son journal « Robotnik » (l'ouvrier), pour la cause nationaliste et de se passionner pour « l'art de la guerre » à la lecture de Karl von Clausewitz. C'est ainsi qu'on le retrouve à la tête d'une brigade polonaise au sein de l'armée austro-hongroise au début de la première guerre mondiale. Après l'armistice de Novembre 1918, il proclame la République à Varsovie et instaure le suffrage universel pour l'élection de la Diète constituante qui le confirme dans ses fonctions de Chef de l'Etat (1918 à 1922). Patriote, il oeuvre, ensuite, pour que la Pologne, dépecée par la Russie, l'Autriche et la Prusse, recouvre son indépendance et sa souveraineté parlementaire.
Il devient immensément populaire lorsqu'il repousse l'Armée rouge, sur la Vistule, en Août 1920. Il a sans doute évité, ainsi, le déferlement bolchevique et spartakiste sur l'Ouest de l'Europe et déjoué la possible collusion germano-russe contre la Pologne. Le traité de Riga, en Lettonie, signé le 18 Mars 1921, avec les représentants du gouvernement bolchevique, permet à la Pologne de repousser les limites de la frontière orientale. Fait Maréchal après la victoire, Pilsudski est resté le chef des forces armées polonaises jusqu'à sa mort.
Il avait, à partir de 1920, une vision d'Etat fédéral avec des « cantons », Pologne, Lituanie, Biélorussie et Ukraine. Une sorte de grande fédération d'Europe centrale, allant de la Roumanie à la Lettonie. Mais celle-ci portait atteinte aux intérêts allemands et russes et inquiétait Français et Anglais. Elle ne se fit pas.
Retiré de la vie publique en 1923, il y revient le 12 Mai 1926, grâce à l'Armée qu'il avait contribué à reformer, par un coup d'Etat qu'on dit plébiscité par la nation. Il est nommé Premier ministre avec les pleins pouvoirs. Prenant très tôt conscience du péril nazi, ne voulant pas laisser la Pologne retomber sous le joug des bolcheviques ( futurs communistes ), il instaure un Etat fort et tente de consolider l'unité du pays. Traité de dictateur, qui aurait copié Staline, Mussolini et Hitler, il fut plutôt un « despote éclairé » qui mit fin aux lois de discrimination contre les juifs, tenta de prévenir les démocraties occidentales du danger de laisser grossir le nazisme, et dut signer des traités de non-agression avec l'Allemagne et l'URSS, avant de se tourner finalement vers le vieil allié français et la puissante Angleterre.
Cette figure emblématique, qui garda le pouvoir jusqu'à sa mort en 1935, symbolise la Pologne de cette période, patriote et fière.
Depuis sa mort, le 12 Mai 1935, onze ans jour pour jour après le coup d'Etat de 1926, son corps repose en la cathédrale de Cracovie et son cœur près de sa mère à Vilnius.
Finalement, fut-il dictateur ou sauveur ? La polémique court toujours.
Publié par Papyves à 08:36:39 dans Faits politiques. | Commentaires (5) | Permaliens
Il est rare de voir 100.000 personnes assister aux funérailles d'un détenu, mort dans sa cellule après 66 jours de grève de la faim. C'est pourtant ce qui est arrivé, le 05 Mai 1981, à Bobby Sands, 27 ans, dans les rues de Belfast en Irlande du Nord. On se souvient de l'hostilité qui a opposé, en une véritable guerre civile, de 1969 à 2007, les nationalistes républicains catholiques, partisans de l'intégration à l'Irlande, l'Eire, et les unionistes loyalistes protestants, fidèles à la couronne britannique.
A 10 miles de Belfast, à Long Kesh, les Anglais avaient construit une prison moderne et sûre, véritable forteresse de 8 blocs en forme de H, du nom de « The Maze », le labyrinthe. Les prisonniers catholiques républicains, pour la plupart militants de l'Irish Republican Army (IRA) qui y étaient emprisonnés, bénéficiaient du même statut que les prisonniers politiques et étaient donc dispensés de travaux, pouvaient porter des vêtements civils et garder une certaine organisation interne au sein de la prison. Mais, le 1er Mars 1976, ce statut et ces faveurs sont abolis par le gouvernement travailliste de Harold Wilson qui classa tout le monde en criminels. Dès lors, les républicains détenus se sont engagés dans un processus de non-coopération en 5 points, refusant notamment de porter l'uniforme de prisonnier et de se laver. Comme ils portaient une simple couverture pour couvrir leur nudité, on appela cette protestation la « Blanket Protest » mais leurs revendications pour retrouver un statut privilégié n'aboutirent pas. Ils passèrent alors au stade suivant qui est le chantage de la grève de la faim.
Une première grève en 1980, décidée par le Sinn Fein, passe quasiment inaperçue et les promesses du gouvernement, en échange de son arrêt, ne seront pas tenues. De nouveaux prisonniers promettent, en 1981, d'aller cette fois jusqu'au bout de la démarche afin que le gouvernement prenne en compte leurs « five demands ». Bobby Sands, de son vrai nom Robert Gerard Sands, leur chef en prison, entame une grève de la faim le 1er Mars, bientôt suivi par d'autres, aussi déterminés que lui.
C'est à ce moment qu'un député républicain meurt et que des élections anticipées sont provoquées. Bien que le mouvement républicain était abstentionniste depuis 1922, pour protester contre la scission de l'Irlande, toute la communauté catholique se rassemble pour proposer la candidature de Sands qui est élu député en Avril 1981, provoquant une immense clameur dans la prison, bien que les postes radio fussent officiellement interdits. Le gouvernement réagira en changeant, mais un peu tard, la loi électorale.
Dans sa cellule, où il purge 14 ans de détention pour possession d'arme, Bobby Sands tient un journal, rédigé pendant les 17 premiers jours où il tient encore debout, sur du papier hygiénique qui passe clandestinement à l'extérieur. Il le signe Marcella, du nom de sa sœur qu'il adore. Malgré sa mort, le 05 Mai 1981, Margaret Thatcher, le premier ministre, ne fléchit pas car des actes de violence terroristes étaient toujours perpétrés et ce seront 10 autres compagnons qui mourront avant la fin de l'été. « Il ne peut être question d'un statut politique pour quelqu'un qui est en prison pour un crime. Un crime est un crime. Ce n'est pas politique ». La nouvelle de ces « martyrs » fera le tour du monde, contribuant à faire connaître la cause des catholiques d'Irlande du Nord. « Que faites vous pour eux ? », aurait-on demandé à la Dame de Fer, pendant la grève de la faim. Réponse : « Je fais mon devoir : je leur présente trois repas par jour ». Elle finira quand même par satisfaire leurs revendications.
Plus tard, après un premier cessez le feu de l'IRA, en 1994, qui va suspendre quelque temps les attentats, un long processus de paix sera enclenché avec le Sinn Fein jusqu'à l'accord de Stormont en 1998 puis le partage historique du pouvoir entre le protestant Ian Paisley et le catholique Gerry Adams, en 2007. Cependant, l'IRA ne déposera les armes, et encore lentement, qu'à partir de 2005.
Aujourd'hui, depuis 2000, The Maze, la prison de Long Kesh, est fermée mais combien d'autres établissements carcéraux du type Abou Ghraïb ou Guantanamo, verront encore le jour dans le monde, avant que les Etats n'humanisent les conditions d'incarcération des prisonniers ? On craint de ne jamais voir le bout de l'horreur.
Publié par Papyves à 07:20:16 dans Faits politiques. | Commentaires (2) | Permaliens
Rouget de l'Isle, de son vrai nom Claude Joseph Rouget « de Lisle », n'est pas plus marseillais que l'hymne qu'il a composé. Il est né à Lons-le-Saunier en 1760 et deviendra officier français du Génie en même temps que poète et auteur dramatique.
C'est dans la nuit du 24 Avril 1792 qu'il improvisera, sur demande du baron Frédéric de Dietrich, maire de Strasbourg, son « Chant de guerre pour l'Armée du Rhin », dédié au maréchal Lukner. Quatre jours plus tôt, la France a déclaré la guerre à l'Autriche et Dietrich s'adresse au jeune Rouget de Lisle qu'il sait violoncelliste à ses heures, en ces termes : « Monsieur de Lisle, faites-nous quelque beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l'appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la nation ». Le capitaine s'exécute aussitôt avec fougue. Le lendemain, le chant est prêt. Pour les paroles, il s'est inspiré des affiches de conscription et des chansons populaires de l'époque. La musique sera esquissée sur son violon.
Entonné par le bataillon des volontaires Marseillais dans leur marche vers Paris en Juillet Août 1792, ce chant martial est très vite appelé « La Marseillaise » par les Parisiens et il accompagnera partout en Europe, au XIX° siècle, le mouvement des nationalités avant d'être supplanté par l'Internationale. Le 14 Mars 1879, la III° République en fait l'hymne national français par une loi. Dès lors, il sera chanté dans les écoles et sur tous les champs de bataille.
Ayant eu un premier succès avec l'Hymne à la Liberté, mis en musique par Ignace Pleyel, royaliste autrichien, Rouget de Lisle avait composé d'autres chants patriotiques ou engagés et publié plusieurs œuvres, en vers ou en prose mais sa carrière littéraire ne perce pas, bien qu'il soit en phase, dans ses textes, avec toutes les époques, royauté, révolution ou restauration. Il finira sa vie dans une situation précaire, devant même vendre l'héritage de son père. Malade, il est recueilli par un camarade de l'Armée et s'éteint chez celui-ci, à Choisy-le-Roi en Juin 1836, à 76 ans. Raymond Poincaré fera transporter ses cendres aux Invalides en 1915.
La ville de Lons-le Saunier lui a rendu de nombreux hommages, lui élevant notamment une statue, commandée à Bartholdi, cestui-là même qui façonna la statue de la Liberté offerte à la ville de New York.
En tant qu'hymne national, inscrit dans la Constitution, la Marseillaise est immuable, même si les paroles paraissent un peu trop guerrières à certains. La transformer aujourd'hui serait comme changer les trois couleurs du drapeau. Impensable !
Publié par Papyves à 08:09:25 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
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