C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Non loin du Fort de Douaumont qui rassemble, à Verdun, les restes non identifiés de plus de 130.000 soldats français et allemands, au lieu-dit Ravin de la Dame, le Monument de « la Tranchée des baïonnettes » rappelle un épisode de la Grande guerre qui a beaucoup marqué les esprits.
Le 12 Juin 1916, le 137° Régiment d'Infanterie de Fontenay-le-Comte occupe, avec ses soldats bretons et vendéens, le bord Sud du ravin de la Dame. La consigne est simple : « Résister sur place ». Installés dans des trous d'obus, les Poilus attendent que le bombardement, ininterrompu depuis 05 heures du matin, cesse pour monter à l'assaut de la tranchée adverse. Soudain un obus explose, au raz d'une tranchée du bois Morchée, et rabat un volume de terre tel que les 57 soldats d'une section sont ensevelis vivants. Seuls les canons des fusils, armés de leurs baïonnettes dépassent de l'amas de terre retombée.
Après la guerre, la presse baptisa le lieu « la tranchée des fusils » car les baïonnettes n'étaient pas en place lorsque le site fut redécouvert puis on changea bientôt ce nom en « tranchée des baïonnettes » beaucoup plus évocateur et les photos firent le tour du monde. C'est ainsi qu'un riche banquier américain, Georges T. Rand, ému par l'événement, fit un don de 500.000 francs qui servit à l'édification, par l'architecte André Ventre, du mémorial que l'on peut voir aujourd'hui, au dessus de la tranchée. Celui-ci sera inauguré par le Président de la République, Alexandre Millerand, le 08 Décembre 1920.
Dans le courant de l'année 1920, le Service des Sépultures de guerre et d'Etat civil de la 6° Région militaire fouille le site, lieu de mémoire des anciens du 137° R.I. Des exhumations sont effectuées et 21 corps découverts, allongés et désarmés. Aucun n'est debout, l'arme à la main. Parmi ces 21 soldats français, dont un lieutenant inconnu, 14 furent identifiés et enterrés dans le cimetière de Fleury puis dans la nécropole nationale de Douaumont. Les 7 soldats inconnus furent ré-inhumés dans la tranchée et des carcasses de fusils, garnies de baïonnettes aux lames brisées, plantées à proximité des croix latines en bois où ils reposent désormais. Fin de la légende.
Car c'est bien une légende que ces 57 combattants ensevelis, au même instant, par une salve d'obus qui les recouvrit de terre. Les obus ne tombent jamais alignés et leur effet de souffle n'est pas comparable à une gigantesque pelleteuse qui rabat la terre de l'explosion, telle une charrue, sur une centaine de mètres. Les fusils, eux, ont bien été plantés verticalement dans la terre mais pour marquer l'emplacement des cadavres que les soldats regroupaient dans des boyaux inutilisés, servant de fosse commune, afin qu'on les retrouve plus tard, après l'offensive. Généralement, d'ailleurs, l'usage voulait qu'on les plantât crosse en l'air mais il est vraisemblable aussi que, dans la précipitation et le stress du combat, quelques fusils aient été déposés debout, le canon vers le haut. On agissait ainsi avec ses propres soldats mais aussi avec ceux de l'ennemi, quand on les dépassait, car il fallait rapidement enterrer les corps.
Plusieurs versions opposent quand même les rapporteurs des combats de ce 12 Juin. D'aucuns disent qu'un poilu vendéen, le sergent Victor Denis, excédé par les assauts allemands et les bombardements répétés, aurait planté les fusils des blessés de la veille ( qu'ils n'avaient pas emporté sur les civières ), en les alignant comme pour une préparation d'assaut pour simuler à l'ennemi un nombre plus important de soldats prêts au combat. D'autres pensent que les soldats avaient posé leurs fusils sur le bord de la tranchée, pour jeter les grenades dont ils avaient les bras chargés. D'autres enfin, comme le Lieutenant abbé Polimann, disent que ce sont les soldats allemands, eux-mêmes, qui ont dressé les fusils des morts qu'ils rencontraient dans leur progression, pour qu'on les retrouve. Ils versaient ensuite pieusement de la terre sur ces tombes improvisées.
Quoiqu'il en soit, même s'il n'y a pas eu d'hommes debout, ensevelis le fusil à la main, il y a quand même eu des combats inhumains, dans la boue et les éclats d'obus que les soldats des deux camps devaient endurer sans relâche et sans s'attendrir sur ceux qui tombaient ou gémissaient auprès d'eux. Légende ou pas, il est bon que ce monument de la « Tranchée des baïonnettes » nous invite au recueillement et au respect envers nos anciens qui sont morts pour que vive notre liberté.
Publié par Papyves à 00:27:31 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Avec le débarquement des Alliés en Normandie, le 06 Juin 1944, les maquis multiplient les opérations de sabotage et de harcèlement afin de handicaper les mouvements des troupes allemandes. C'est le cas pour la Panzer-division SchutzStaffel (SS) « das Reich » du général Lammerding, attaquée dans Tulle par les FFI et qui procède à des exécutions de représailles. Le 10 Juin, le régiment « der Führer » de cette division quitte Saint Junien. En début d'après midi, une colonne de 8 camions et 2 blindés à chenilles, commandée par le Sturmbannführer Adolf Diekmann, est aux portes d'Oradour-sur-Glane, un paisible village du Limousin, à 20 km de Limoges. La mission de ce bataillon est de récupérer les armes et munitions des maquisards, de délivrer le Major Kämpfe captif et, en cas d'échec, de fusiller 40 « terroristes », pour l'exemple.
Convoqué par le commandant Diekmann, le maire du village fait clamer, par le crieur public, l'ordre aux habitants de se rassembler sur le Champ de foire. Ce qu'ils font sans peur, pensant qu'il s'agit d'un contrôle de routine. Les soldats allemands fouillent les maisons et en sortent, sans ménagement, les personnes qui s'y trouvent encore, y compris dans les fermes alentours. Un des alsaciens enrôlés de force dans la SS, un « Malgré-nous », traduit les propos du commandant qui parle d'une cache d'armes et de la disparition d'un officier SS, enlevé par les maquisards FTP. La population ne dit mot. Après avoir écarté les femmes et les enfants, l'officier interroge à nouveau les hommes sur l'emplacement des caches d'armes. Pas de réponse. Alors, les 180 hommes et jeunes gens sont emmenés vers différents bâtiments, non habités, du village qu'ils doivent, sous la menace de mitrailleuses, vider de tout ce qu'ils contiennent.
Pendant ce temps, les 350 femmes et enfants sont dirigés vers l'église et y sont enfermés. Les soldats déposent une lourde caisse d'où dépassent des mèches et y mettent le feu mais elle n'explose pas tout de suite et se contente de faire une épaisse fumée qui asphyxie les otages, pris de panique. C'est alors que les militaires ouvrirent le feu et jetèrent des grenades sur ces pauvres victimes sans défense jusqu'à ce qu'il n'en reste plus une vivante. Seule Marguerite Rouffanches, 47 ans, eut la vie sauve, en s'échappant par un vitrail brisé, après avoir fait le mort pendant la tuerie. Le silence obtenu, les soldats recouvrent les corps de paille et de bois et y mettent le feu. L'église s'embrase et le clocher s'effondre.
De leur côté, les hommes fouillent toujours les granges et autres garages, à la recherche d'hypothétiques caches de munitions. Soudain, une explosion se fait entendre en provenance de l'église. C'est le signal du mitraillage des différents groupes épars. Les « radounauds », nom des habitants, tombent les uns sur les autres et les SS achèvent ceux qui gémissent encore. Puis ils font le tour du village, pillent à l'occasion et mettent le feu aux habitations visitées, école comprise. Après que les SS aient quitté Oradour, vers 22 heures, on dénombrera 642 victimes et 328 constructions brûlées.
Une autre version des faits, dite révisionniste, établit que le massacre n'était pas prémédité mais résulte d'une bavure effectuée par une troupe harcelée par les maquisards, lors de son repli, de Montauban vers le Nord. La détonation dans l'église, en particulier, serait due à l'explosion, sûrement accidentelle, d'une énorme réserve d'explosifs que les résistants FTP avaient cachée dans le clocher. Se croyant attaqués, les SS avaient ainsi riposté par des fusillades exagérées.
Aujourd'hui, les ruines béantes, conservées en l'état sur ordre du Général de Gaulle, s'offrent encore au visiteur et un mémorial Centre de la mémoire immortalise la souffrance de ce « village martyr ». Souvenons-nous !
Publié par Papyves à 04:04:15 dans Faits politiques. | Commentaires (4) | Permaliens
Lorsqu'à 16 ans, en 1861, bel adolescent romantique, Ludwig Otto Frederik Wilhem von Wittelsbach, le futur Louis II de Bavière, se rend à l'Opéra pour entendre « Lohengrin », il éprouve un choc émotionnel qui va le transformer en mécène au profit de l'auteur Richard Wagner qu'il va aussitôt revoir dans « Tannhaüser » et protéger toute sa vie. A 18 ans, montant sur le trône de son père Maximilien II de Bavière, Louis n'entend rien à la politique et fuit la société que son éducation recluse et stricte lui a peu donné l'occasion de fréquenter. Aimant la solitude, il ne concédera qu'un amour platonique pour sa cousine "Sissi", Elisabeth impératrice d'Autriche et une indifférence pour sa fiancée Sophie de Bavière, soeur de Sissi.
Souhaitant revivre le monde de Tannhaüser dans la vraie vie, il fait entamer la construction du château de Neuschwanstein puis, ébloui par la magnificence de Versailles, il songe à en reproduire la beauté à Linderhof. Ce sera finalement sur une île qu'il érigera son petit Versailles puis d'autres châteaux tout aussi extravagants.
Mais le monde bouge autour de lui et comme il ne se passionne pas pour la politique, son chancelier lui conseille de s'allier à l'Autriche en 1866 contre les Prussiens qui rêvent d'une grande Allemagne. Erreur, ce sera la dure défaite de Sadowa. Il change alors de chancelier mais le nouveau est favorable à une alliance avec la Prusse. Bonne pioche, cette fois, car la Bavière participera ainsi à l'écrasement de la France en 1870 et intégrera une Allemagne naissante sous la domination du chancelier Bismarck.
On a oublié que ce roi, qui haïssait la guerre, voulait à sa manière le bien de ses sujets, a créé l'équivalent d'une Croix rouge allemande, a construit la synagogue de Munich et le théâtre wagnérien de Bayreuth. L'histoire ne retient que le passage d'un roi fou ou illuminé qui a construit des châteaux inutiles. La vérité est plus complexe, comme toujours. La construction de ses châteaux, justement, a créé des emplois pendant des dizaines d'années.
Le 13 Juin 1886, alors qu'il n'a que 41 ans et n'est pas malade, on découvre son corps inerte à côté de son médecin, dans le lac du parc de Berg, derrière le château où des Munichois venaient de l'incarcérer de force. A-t-il voulu se suicider, après avoir étranglé son médecin ? A-t-il voulu s'évader en bateau de ce lieu de détention, avec la complicité de ce même médecin, et les choses auraient mal tourné ? Je penche plutôt, avec d'autres historiens, pour le complot ou le coup d'Etat en douceur, donc pour l'assassinat. En effet, la famille de son oncle Léopold, le Prince Luitpold, avait fondé de grands espoirs d'accès au trône, lorsque le père de Louis, le roi Maximilien II n'avait pas encore d'enfant, alors que Léopold avait déjà une descendance. Espoirs déçus avec la naissance de Louis puis, 3 ans après, de Othon, son jeune frère. « Aujourd'hui mon fils, tu n'es plus rien ! » dira la femme de Léopold en soulevant son fils du berceau.
Or, voici que Louis II, ce roi solitaire, plus féru d'art architectural, de musique et de littérature qu'impliqué dans les affaires du royaume, qu'on juge homosexuel puisqu'il a repoussé une fiancée, dépense toute son énergie et les deniers de la Bavière en de vaines constructions médiévales. On va le faire passer pour fou et prendre sa place. Pour assurer le coup, son frère Othon, second prétendant, est interné. Une commission d'aliénistes, avec un psychiatre munichois réputé, Bernhard von Gudden, est désignée pour vérifier son état de démence et on l'interne au château de Berg, au Sud de Munich. Sa destitution est officiellement prononcée le 09 Juin 1886 et, curieusement, son oncle Léopold prend aussitôt la régence, dès le 10 Juin, comme s'il y était préparé. Trois jours après, le roi Louis II est trouvé mort, dans des circonstances vite étouffées.
Elle me semble bien juste la maxime populaire qui dit « Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage ». Mon cher Ludwig, plus jamais, je ne dirai que tu étais fou.
Publié par Papyves à 00:25:04 dans Faits politiques. | Commentaires (4) | Permaliens
Au « bon » temps de la Révolution française, un vent de folie s'était emparé des nouveaux dirigeants. Le 22 Septembre 1792, la Convention ( Assemblée ) révolutionnaire proclame la République ( la Première ). Exit la Royauté, Louis XVI sera condamné et guillotiné le 21 Janvier 1793. C'est la liesse pour les Sans-culottes et, à une époque où on accoure sur la place du marché pour voir écarteler un voleur ou « raccourcir » un manant, l'établissement de la « Grande Terreur » qui voit disparaître, sans jugement, Lavoisier, Malesherbes, André Chenier, Danton ( voir ici ), etc ... ne surprend pas le citadin.
Dans ce monde de brutes, un décret du 18 floréal an II ( 07 Mai 1794 ), adopté par la Convention montagnarde, instaure un calendrier de fêtes républicaines, en lieu et place des fêtes catholiques et marquant les valeurs dont se réclame la République. Cependant, pour tempérer les tendances athées des ultra-révolutionnaires qui appellent à la destruction des églises en les transformant en Temples de la Raison, Maximilien de Robespierre établit le « culte de l'Etre Suprême ». Il s'agit, selon lui, d'une religion naturelle, déiste, indépendante de tout clergé, en prise directe avec Dieu et reconnaissant l'immortalité de l'âme. Ce culte, inspiré par Jean-Jacques Rousseau et exercé lors des fêtes citoyennes, doit promouvoir les valeurs de civisme, de fraternité, d'amitié et de bonheur.
Pour marquer cette nouvelle ère, Robespierre instaure une « Fête de l'Etre suprême », le 20 prairial an II ( 08 Juin 1794 ), des Tuileries au Champ de Mars qui sera imitée dans pratiquement toutes les régions françaises. Ce jour-là, marchant seul devant des députés à moitié convaincus, arborant une écharpe tricolore, il dépose un bouquet de fleurs devant la statue de la Sagesse ( ça me rappelle Mai 1981 ) puis met le feu aux mannequins qui symbolisent l'Athéisme, l'Ambition, l'Egoïsme et l'Hypocrisie.
Mais l'unité morale derrière la Convention ne prend pas corps, au contraire et Robespierre doit intensifier la Terreur pour éliminer, y compris dans son propre camp, les opposants aux mesures décrétées par le Comité de Salut public et qu'imposent la situation intérieure chaotique et les menaces nombreuses aux frontières. C'est ainsi que la loi du 22 prairial ( 10 Juin 1794 ) réorganise la justice révolutionnaire en supprimant la défense et l'interrogatoire préalable des accusés, ne laissant au tribunal que le choix entre l'acquittement et la mort. En 2 mois, 1.200 exécutions auront lieu rien qu'à Paris.
Toutes ces mesures radicales ne plaisent pas et des cris de « A bas le tyran » commencent à fuser. En Juillet ( 09 thermidor ), les députés craignant d'être à leur tour victimes de la terreur, mettent en minorité Robespierre qui sera accusé puis dirigé, lui aussi vers l'échafaud qu'il avait si souvent désigné comme sentence à ses adversaires. En Octobre 1795, la Convention sera dissoute et laissera place au Directoire.
Comme quoi, à trop vouloir faire la fête avec des outils dangereux, on peut facilement se retrouver la cible de son propre fusil.
Publié par Papyves à 00:53:28 dans Faits politiques. | Commentaires (2) | Permaliens
Alors que Barak Obama vient de remporter l'investiture démocrate, un autre sénateur américain, il y a exactement 40 ans, venait lui aussi de gagner les élections primaires de Californie. Mais pour lui, le chemin allait, malheureusement, s'arrêter là.
Sénateur de l'Etat de New York depuis 1964, après avoir été l'Attorney General (Justice) de son défunt frère et Président JFK, Robert Francis Kennedy, dit Bob, est assassiné, lui aussi, à Los Angeles, par un Palestinien, Sirhan Sirhan, qui tire plusieurs coups de revolver, le 05 Juin 1968, pour, dira-t-il, le punir d'avoir apporté son soutien à Israël dans la guerre des Six Jours. Bob venait juste de remporter les primaires démocrates de Californie, auxquelles il s'était présenté à la suite de l'annonce du Président Lyndon Johnson, affaibli par la guerre du Viet-Nam, de ne plus se représenter. Bob décèdera le lendemain, 06 Juin 1968, à 43 ans.
Comme l'assassinat de John Fridgerald Kennedy, le 22 Novembre 1963, à Dallas, ce meurtre est aussitôt sujet à controverses. Sirhan a tiré de face mais le médecin légiste aurait retrouvé une balle mortelle entrée dans la nuque du candidat. Alors, un ou plusieurs tireurs, acte isolé ou complot ? Les mêmes questions qu'au Texas, 5 ans auparavant ressurgissent.
Bobby laissera 11 enfants à sa veuve Ethel Skakel, qui auront des destins plus ou moins tragiques. Et petit à petit, l'idée d'une malédiction des Kennedy va prendre corps, renforcée à chaque accident ... et ils seront nombreux.
Tout commence avec les grands-parents de John Kennedy. Son arrière-grand père Patrick meurt à 35 ans du Choléra et sa grand-mère Josie est responsable de la noyade de sa petite sœur. Elle perdra aussi, pour alcoolisme, deux frères irlandais, de 21 et 25 ans. En 1920, Joe, le père de John, échappe à un attentat qui fera 38 morts. Rosemary, la sœur de John, subit une lobotomie, à 24 ans, qui la rendra handicapée mentale. Elle sera cachée jusqu'à la fin de ses jours. Le frère aîné de John, Joe junior, meurt à 29 ans, dans l'explosion de son avion au dessus de la Manche, dans une mission secrète pendant la seconde guerre mondiale, puis c'est le tour de sa sœur, Kick, qui meurt à 28 ans dans le crash de son avion en Ardèche, en 1948. C'est aussi dans le crash d'un avion que périrent, en 1955 dans l'Oklahoma, les parents de l'épouse de Bob Kennedy. En 1963, Jackie Bouvier Kennedy, épouse de John, perd un second enfant en bas âge mais, surtout, elle voit la cervelle de son Président de mari lui sortir du crâne, lors de l'attentat par balles de Dallas. JFK avait 46 ans. L'année suivante, Ted, le frère de John, est sorti miraculeusement de l'avion crashé qui l'emmenait à un meeting. Il n'aura que quelques vertèbres brisées. George, le beau-frère de Bob, aura moins de chance, lui, car il sera tué dans un accident d'avion, en 1966 dans l'Ohio. Peu de temps après, un enfant de 6 ans est éjecté de la voiture de la fille de ce même George et meurt.
Et les accidents continuent. Le 05 Juin 1968, on l'a dit, Bob Kennedy est assassiné de plusieurs balles en Californie. Un an plus tard, Edward Ted Kennedy, le frère de John, perd le contrôle de son Oldsmobile qui tombe dans un cours d'eau. Mary, sa passagère, meurt noyée mais Ted ne prévient la police que le lendemain après avoir essayé d'étouffer l'affaire. Ce sera la fin de sa carrière politique. En 1973, un nouvel accident d'avion à Athènes et c'est Alexander, le fils d'Onassis et de Jackie Kennedy, qui meurt à 24 ans. Même année, un accident de jeep dans le Massachusetts et c'est Joseph, fils de Bob, qui blesse sa passagère, paralysée à vie. Même année encore, le fils de Ted, âgé de 12 ans, est amputé de la jambe droite, suite à un cancer des os. En 1975, on soupçonne fortement deux neveux de la veuve de Bob de l'assassinat d'une jeune fille de 15 ans, dans le Connecticut. Un autre neveu, Michael, percute en voiture deux policiers, en 1978 et s'enfuit. Un poteau téléphonique l'arrête. Il est drogué. En 1983, Bob junior est découvert inconscient, une aiguille dans le bras, dans les toilettes d'un avion. David, un autre fils de Bob, décède à 28 ans, d'une overdose en 1984. Christina Onassis, 37 ans, est retrouvée morte, en 1988, dans un club privé de Buenos-Aires. William, un neveu de John Kennedy, est accusé d'un viol à Palm Beach, en 1991. Michael, le fils de Bob, se tue dans un accident de ski, dans le Colorado, en 1997. Deux ans plus tard, John-John, le fils de John et Jackie, qui avait salué, gamin, la dépouille de son père assassiné, se tue en avion, à 38 ans, avec son épouse et la sœur de celle-ci, dans le Massachusetts. Enfin, Robert, le beau-fils du compagnon de Jackie, figure parmi les passagers du vol 77 d'American Airlines qui s'est écrasé sur le Pentagone, le 11 Septembre 2001, de triste mémoire.
On n'ose même plus évoquer le destin tragique de l'amie très intime de John et Bob Kennedy, Marilyn Monroe, qui décède d'une overdose de barbituriques, à 36 ans, en 1962. Suicide ou complot, là aussi ?
Tous ces bels gens aimaient trop la vie et la vivaient à 100 à l'heure, à l'excès parfois, au mépris du danger souvent, surexposés toujours. Alors malédiction, fatalité ou inconscience ?
Heureusement, chacun garde son intime conviction.
Publié par Papyves à 01:03:51 dans Faits politiques. | Commentaires (1) | Permaliens
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