C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Publié par Papyves à 02:45:52 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Avec le coup d'Etat militaire fomenté par le colonel Mengistu, à Addis-Abeba, en 1974, c'est la plus ancienne dynastie du monde qui perd son dernier roi, le « négus nigesti », Roi des rois, lion de Judas, défenseur de la foi chrétienne orthodoxe, force de la Trinité, élu de Dieu. Tous ces titres, en effet, étaient attachés à la fonction de l'empereur d'Ethiopie Hailé Sélassié 1er.
Fils du Ras (chef) Makonnen, ce neveu de l'empereur Ménélik II, reçoit pour nom de naissance, en 1892, « Ras Tafari » (celui qui est redouté) Makonnen. On le dit descendant, au 225ème rang, du roi Salomon et de la reine de Saba. Du moins, les « rastas » jamaïcains, qu'il est allé visiter en 1966, tel le messie, croient-ils dur comme fer en cette incarnation de leur prophétie.
Elève des missionnaires français, l'adolescent aide sa tante impératrice à administrer le pays qu'on nommait à l'époque Abyssinie. Proclamé négus, en 1928, il prend le nom de Hailé Sélassié (pouvoir de la Trinité) puis est couronné Empereur, en Novembre 1930, à la mort de l'impératrice alors qu'il a déjà 38 ans. Aussitôt, il s'emploie à moderniser le pays, en lui donnant une Constitution, en sollicitant l'appui financier de l'étranger. Lorsque Mussolini décide d'envahir l'Ethiopie, en 1935, l'empereur oppose une héroïque résistance à la tête de ses troupes mais, inférieur techniquement, il doit s'expatrier. C'est à Bath, en Grande Bretagne, qu'il attendra 5 années de pouvoir revenir diriger son pays, sollicitant au passage, une intervention de la SDN, la Société des Nations, ancêtre de l'ONU.
En Mai 1941, après que les brigades anglo-indiennes et les forces françaises libres aient libéré sa capitale des fascistes, il y fera une entrée triomphale. Mais tout est à reconstruire du fait que les élites ont fui ou ont été décimées par l'occupant. Hailé Sélassié plaide alors la cause de son pays d'abord, de l'Afrique ensuite et enfin du Tiers monde dont il devient la figure de proue, auprès des instances internationales. Il obtient le siège de l'OUA, Organisation de l'unité africaine qui vient d'être créée en 1963, à Addis-Abeba même. Il confie la magistrature, la police et les douanes aux Britanniques, l'entraînement de l'armée aux Belges et fait appel aux Américains, aux Allemands et aux Russes pour développer son agriculture et son industrie. Bien sûr, il abolit l'esclavage.
Mais l'unité du pays dont il rêve, déjà mise à mal par le Territoire français des Afars et des Issas, est menacée par les revendications de la province de l'Erythrée dont le Front de Libération se durcit avec le temps depuis 1961. A l'intérieur, l'aristocratie et le clergé, tout comme les propriétaires fonciers, sont réticents aux réformes qui entament leurs pouvoirs et privilèges. La scolarisation de la population, l'un de ses thèmes favoris, ne progresse guère.
Durant les dernières années de son règne, une famine catastrophique pendant l'hiver 1973-74 entraîne une grande partie de la population dans la misère. Pendant ce temps, la télévision montre le négus, octogénaire, peu préoccupé par la disette de son peuple, nourrissant ses lions et ses chiens avec de la viande de premier choix. On accuse alors le régime de corruption et d'enrichissement personnel et l'opposition, appuyée par les étudiants, s'organise. C'est donc dans l'indifférence totale que la junte militaire, dirigée par Mengistu Hailé Maryam à la tête d'un groupe d'officiers, le renverse le 12 Septembre 1974 pour établir un régime marxiste révolutionnaire. Mais celui-ci ne fera pas mieux car le « négus rouge » sera plus tard accusé de génocide.
Le 27 Août 1975, les médias annoncent la mort en prison d'Hailé Sélassié. Les circonstances de celle-ci restent obscures mais ne semblent rien devoir au hasard. Sa dépouille, ultime humiliation, sera enterrée sous les toilettes du Palais impérial d'où il sera exhumé en 1992 pour rejoindre, en grande discrétion, Ménélik II dans le mausolée d'Addis-Abeba.
Pendant 44 ans de règne absolu, le Roi des rois aura su se jouer de tous les pièges mais n'aura pas fait progresser les conditions de vie de son peuple dont l'espérance de vie n'atteint pas 45 ans. Celui-ci ne fera donc rien pour le sauver d'une disparition brutale. Aujourd'hui, l'Ethiopie n'a toujours pas vaincu les démons traditionnels qui la minent : conflits ethniques (dont la guerre avec l'Erythrée en 1998-2000), sécheresse, famine, corruption. Et pas même de pétrole pour que les Grands s'y intéressent.
Publié par Papyves à 00:35:26 dans Faits politiques. | Commentaires (3) | Permaliens
Aujourd'hui, triste 9.11, tous nos regards se portent vers New York bien sûr. Mais n'oublions pas cet autre anniversaire où la démocratie a mordu la poussière, elle aussi :
Lorsqu'aux élections présidentielles du Chili, en Septembre 1970, alors que le président sortant Eduardo Frei ne peut pas légalement se représenter, on voit arriver un marxiste en tête des suffrages, c'est une énorme surprise à Santiago mais aussi à Washington.
Salvador Allende, médecin franc-maçon issu de la bourgeoisie chilienne, qui n'est pas un inconnu en politique, a bénéficié de l'appui des communistes. Ayant devancé deux candidats du centre et de la droite, avec 36,3% des voix seulement, il verra son élection validée par le Parlement puisqu'il n'y a pas de deuxième tour. Il va instaurer un régime socialiste qui satisfait le peuple mais mécontente le milieu des affaires par des réformes jugées coûteuses (hausse des salaires, réforme agraire, nationalisation des mines de cuivre).
Les Américains apprécient peu de voir leurs compagnies de cuivre expropriées sans consultation. Le président Richard Nixon, empêtré dans le bourbier du Vietnam, craint la réédition d'une prise de pouvoir prosoviétique, au Chili, du type de celle de Fidel Castro à Cuba. Henry Kissinger, son Secrétaire d'Etat, lui aurait soufflé « Je ne vois pas pourquoi il faudrait s'arrêter et regarder un pays devenir communiste à cause de l'irresponsabilité de son peuple ». De là à imaginer un soutien direct de la CIA dans la dégradation de la situation qui va suivre l'arrivée d'Allende, il n'y a qu'un pas que certains franchissent rapidement.
De fait, les problèmes s'accumulent sur le plan économique, attisés par une opposition de droite mais aussi de la gauche révolutionnaire (comme le MIR). Durant l'été 1973, de multiples grèves (notamment transports) et insurrections menacent la stabilité du pays qui est presque au bord de la guerre civile. Allende fait un geste vers les militaires et nomme Carlos Pratt à la tête du gouvernement. Ce chef de l'Armée de Terre laisse donc sa place comme chef d'état-major à un général sans grande envergure nommé Augusto Pinochet.
Mais les commandants des armées de l'Air et de la Marine sont décidés à mettre un terme à l'expérience socialiste désastreuse. Ils convainquent Pinochet de se joindre à la Junte et au matin du 11 Septembre 1973, le Palais de la Moneda, siège du pouvoir, est investi en douceur par les troupes putchistes. Cependant, Allende résiste avec ses 500 fidèles. Alors, l'ordre est donné de bombarder le bâtiment avec les avions. On retrouvera Salvador Allende « suicidé » d'une rafale de mitraillette, alors qu'il tient encore un pistolet en main.
Ce coup d'Etat est bien accueilli par les démocrates-chrétiens et les conservateurs qui pensent récupérer le pouvoir mais, contre toute attente, Augusto Pinochet le garde et le durcit même en installant une vraie dictature qu'il ne quittera qu'au bout de 17 ans de pouvoir absolu. Suppression du Congrès, des syndicats, presse censurée, pouvoir militaire et répressif, toute la panoplie caricaturale est mise en œuvre.
Croyant demander une simple formalité, le « chef suprême de la nation » remet son pouvoir en jeu lors d'un référendum mais la sanction tombe et il doit laisser la présidence de la république et son mandat, en 1990, à Patricio Aylwin. Depuis, le Chili renoue lentement avec la démocratie, grâce notamment à Ricardo Lagos et à Michelle Bachelet.
Pourtant, à la mort de Pinochet, en Décembre 2006, à l'âge de 91 ans, malgré les violations des droits de l'homme et les milliers de disparitions inexpliquées orchestrées par les « caravanes de la mort » et pour lesquelles d'ailleurs il ne sera jamais jugé, il se trouvera une partie de la population pour regretter la politique économique qu'il avait engagée. Les motivations des peuples sont véritablement impénétrables.
Publié par Papyves à 01:23:07 dans Faits politiques. | Commentaires (1) | Permaliens
Quand elle prit fin, après 4 années d'horreur, on ne s'imagine pas ce que fut le traumatisme de la première Guerre mondiale qui vit les plus jeunes générations de l'Europe se faire massacrer par vagues successives. Pour les survivants et les familles, ce fut comme un lent tsunami ou un 11 Septembre qui s'éternise. « Plus jamais ça ». Dans ces conditions, il n'est pas étonnant de rencontrer un homme politique, dans les années 1920-1930, qui se donne pour idéal de restaurer la paix entre toutes les nations, jadis ennemies. Ce fut le cas de l'avocat devenu 11 fois ministre et Président du Conseil, notamment pendant la terrible bataille de Verdun, j'ai nommé Aristide Briand.
Passant des Affaires étrangères à l'Intérieur, de la Justice à l'Education nationale, Briand montrera son immense talent de conciliateur et de persuasion, manquant de peu d'obtenir l'abolition de la peine de mort. Engagé nettement à gauche, orateur redouté, ce militant socialiste n'eut de cesse d'arrondir les angles et de rechercher les compromis, si bien que ses amis politiques le qualifient de traitre lorsqu'il brise une importante grève de cheminots et défend, avec Emile Combes, la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, en Décembre 1905, alors qu'il est ministre de l'Instruction publique et des Cultes.
Lorsqu'en 1924, pour l'éloigner du pouvoir, il est envoyé à la SDN, Société des Nations, il rencontre une scène à sa mesure. Il se fait alors le champion de la paix et s'attaque au difficile dossier des « réparations », non encore résolu. Sa politique de réconciliation avec l'Allemagne lui sera, bien sûr, reprochée mais il persiste et obtient la signature du Pacte de Locarno sur la sécurité de l'Europe, en 1925, grâce à des conversations directes avec le ministre des AE allemand Stresemann. L'Allemagne est admise à la SDN. « Pacifiste bêlant » pour ses adversaires, Aristide Briand reçoit le Prix Nobel de la Paix en 1926.
Pour pallier l'absence des Etats-Unis et de l'URSS au sein de la SDN et réintroduire ces deux pays dans le système de sécurité collective européenne, Aristide Briand profite du 10ième anniversaire, le 06 Avril 1927, de l'entrée des Américains dans la première Guerre mondiale, pour proposer, dans un discours à son homologue américain, le Secrétaire d'Etat Frank B. Kellogg, un pacte bilatéral par lequel les deux pays s'engageraient à renoncer mutuellement à la guerre comme moyen politique. Le sénateur républicain approuve et propose même que ce traité devienne universel et soit étendu aux autres Etats qui s'engagent à le respecter.
C'est ainsi que le 27 Août 1928, dans le salon de l'Horloge du ministère des AE à Paris, les représentants de 15 nations, sous la présidence de Briand, Kellogg et Gustav Stresemann, signent le « Pacte Briand-Kellogg » par lequel ils renoncent solennellement à la guerre. 48 autres nations les suivront bientôt.
Renoncer à la guerre, déclarer la guerre « hors-la-loi », quel bel objectif mais quelle utopie aussi. C'est comme si on votait une loi contre la pluie ou les orages. On peut signer un pacte et déclarer la guerre aussitôt après, en invoquant des circonstances extraordinaires. Le Krach de Wall Street en 1929 et la crise économique, tout autant que la montée en puissance des idées revanchardes, vont anéantir les efforts et les vœux pieux de la SDN, pas encore surnommée le « machin » par dérision. Paralysée par la règle de l'unanimité et impuissante par manque de glaive propre, la Société des Nations ne pourra pas répondre à l'agressivité des Etats fascisants, Allemagne, Italie, Japon, voire Espagne qui foulèrent de leurs bottes sanglantes ce parchemin idyllique.
Mais qu'il est beau et courageux cet élan contre la guerre. Nous avons réentendu Briand en Février 2003, lorsque Dominique de Villepin, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, a bravé les Etats-Unis pressés d'en découdre avec l'Irak. « La guerre est toujours le constat d'un échec » a-t-il précisé. C'est encore vrai aujourd'hui, et pas seulement en Irak, malheureusement.
Publié par Papyves à 00:49:07 dans Faits politiques. | Commentaires (4) | Permaliens
Pour venger les Girondins proscrits par la Convention, Charlotte Corday s'introduisit, en 1793, dans le domicile du chef des Jacobins, le député Jean-Paul Marat et l'assassina. Symboliquement, c'est par ce nom « Opération Charlotte Corday » que fut nommée, par ses auteurs, la tentative d'assassinat du Général de Gaulle, le 22 Août 1962, au Petit Clamart, en banlieue Sud de Paris.
Après le Conseil des Ministres, Charles et Yvonne de Gaulle se rendent pour le week-end à Colombey les deux Eglises. Pour rejoindre l'avion qui les attend à Villacoublay, un convoi discret de 2 Citroën DS 19 est simplement accompagné de 2 motards. Parmi les trois itinéraires planifiés, on choisit au dernier moment celui qui passe par Clamart. Mais un indicateur passe le renseignement aux comploteurs qui se mettent en place au carrefour du Petit Clamart où la voiture devrait ralentir. Au signal, une voiture doit déboucher devant le convoi pour le stopper et permettre ainsi aux occupants d'une fourgonnette de tirer sur le couple présidentiel avec des fusils mitrailleurs dérobés il y a peu.
Mais, ce soir là, il pleut légèrement et la brume empêche de bien voir le journal que le chef du commando agite pour signaler l'arrivée du convoi. Celui-ci roule plus vite que prévu et la voiture verrou n'a pas le temps de lui barrer la route. De la fourgonnette, les trois hommes surpris tirent en direction des pneus pour l'arrêter mais elle file. « Baissez-vous ! » crie le colonel Alain de Boissieu, gendre et aide de camp. Heureusement, car la rafale de Mat 49 tirée par Georges Watin est à hauteur des têtes des passagers. Le gendarme Francis Marroux, le fidèle conducteur, a le réflexe de rétrograder puis d'accélérer à fond pour quitter le lieu de l'embuscade au plus vite, imité en cela par la seconde voiture où se trouve le service de sécurité. La DS est criblée de balles mais reste sur sa trajectoire, malgré 2 pneus crevés. La voiture verrou de Gérard Buisines la prend en chasse et Alain de la Tocnaye, passant le bras par la portière, tente de mitrailler l'arrière de la voiture présidentielle mais son arme s'enraye.
Par chance, personne ne sera touché, ni dans le convoi ni parmi la population. On relèvera 06 impacts de balles sur la DS, 04 sur la suivante, 01 dans le casque d'un motard et on retrouvera 100 douilles sur les lieux de l'attentat. Arrivé à Villacoublay, le général passe la garde en revue comme si de rien n'était et commente de cette phrase l'événement « Cette fois, c'était tangent. Ces gens-là tirent comme des cochons ».
Un jeune polytechnicien, Jean-Marie Bastien-Thiry, lieutenant-colonel de l'Armée de l'Air, concepteur des fameux missiles SS 11, est le cerveau de cet attentat manqué et fomenté avec l'aide du CNR, Conseil National de la Résistance. Son attachement à de Gaulle bascule le 16 Septembre 1959 lorsque le Général annonce le projet d'un « référendum d'autodétermination » sur l'Algérie (qui obtiendra 75% de Oui en 1961). C'est pour lui une trahison et son opposition aux revirements du général de Gaulle rejoint celle des déçus de « l'Algérie française » qui se constituent en organisation extrémiste, l'OAS, Organisation de l'Armée Secrète. Bastien-Thiry n'en fait pas partie mais possède la même rage qu'eux pour faire payer à de Gaulle le fait d'avoir bradé le rêve commun et lâché ses anciens compagnons d'armes tout autant que les colons français d'Algérie ainsi que ces milliers de Harkis musulmans fidèles à la France qui vont bientôt se faire massacrer chez eux. De Gaulle s'est servi du soutien des généraux pour revenir au pouvoir, a endormi la vigilance des plus virulents par un « Je vous ai compris » et maintenant qu'il est installé dans le fauteuil suprême, il prend tout le monde à contre-pied. Pour Bastien-Thiry comme pour l'OAS, c'est un traitre qui doit payer sa forfaiture par la mort. De nombreux attentats, après les accords d'Evian, seront ainsi perpétrés contre le Général jusqu'en 1965 mais sa « baraka » lui permettra de toujours s'en sortir.
Tous les organisateurs de l'attentat du Petit Clamart, parmi eux des Hongrois, seront retrouvés et condamnés, à mort pour trois d'entre eux, par la Haute Cour militaire de justice. Estimant que leur chef endossait la responsabilité pour tous et qu'il avait eu le mauvais goût de faire tirer sur une femme, le Général de Gaulle refusa sa grâce. Bastien-Thiry sera donc le seul fusillé au Fort d'Ivry, le 11 Mars 1963.
Charles de Gaulle, qui sentait la fragilité de sa propre légitimité, exploita l'émotion causée par l'attentat pour proposer l'élection du Président de la République au suffrage universel et non plus par une assemblée de notables. Un référendum entérinera cette proposition.
On peut donc dire que la V° République prend effectivement naissance au moment de l'attentat du Petit Clamart. Le sacrifice du dernier fusillé de France ne refermera pas, malheureusement, la page du traumatisme de ce que beaucoup considèrent encore comme un abandon et un déchirement.
Publié par Papyves à 03:30:13 dans Faits politiques. | Commentaires (1) | Permaliens
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