C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Deux diplomates et un journaliste français sont enlevés à Beyrouth en Mars 1985 par l'organisation intégriste libanaise du Jihad islamique qui exige la fin de l'aide française à l'Irak alors en guerre contre l'Iran. Un chercheur du CNRS, Michel Seurat, en mourra un an plus tard.
Le 08 Mars 1986, c'est au tour d'une équipe de 4 journalistes d'Antenne 2 d'être enlevés, toujours à Beyrouth, au prétexte que deux Irakiens, opposés au régime de Bagdad, ont été expulsés de France. Laurent Fabius, Premier ministre, déclare « Nous ne céderons pas au chantage ! ». Les deux premiers otages, Philippe Rochot et Georges Hansen, seront libérés en Juin, Aurel Cornéa en Décembre et le dernier, Jean-Louis Normandin, l'année suivante avec Roger Auque qui avait été enlevé entre-temps.
Entre 1982 et 1991, plus de 150 rapts d'occidentaux auront lieu au Liban par plusieurs groupes révolutionnaires. Dix d'entre-eux trouveront la mort en captivité. Les derniers détenus français seront libérés en 1988.
C'est ce même Jihad islamique, émanation du Hezbollah, qui avait revendiqué l'attentat du Drakkar, le 23 Octobre 1983, au cours duquel 58 parachutistes français des 1er et 9° RCP trouvèrent la mort dans les décombres de cet immeuble de 9 étages. Deux minutes auparavant, un attentat similaire touchait le contingent américain de l'aéroport, tuant 241 Marines US. Ces soldats d'une force Onusienne étaient pourtant présents, à la demande du gouvernement libanais, pour maintenir la sécurité de la population.
L'Iran des Mollahs, la Syrie, et aujourd'hui peut-être le Pakistan, ont été le terreau de tous ces mouvements révolutionnaires islamiques ( classés terroristes par nombre de pays dont les USA ) qui empoisonnent encore le Moyen-Orient en prônant une « guerre totale anti-juive et anti-infidèles ». Citons, après le Front populaire de libération de la Palestine, le Hezbollah, le Hamas, le Jihad, rejoints maintenant par Al-Qaïda. Autant de mouvements de guérillas qui attisent la haine entre des peuples qui, pourtant, vivaient paisiblement côte à côte, il n'y a pas si longtemps. Il est malheureusement plus facile de promettre le paradis et 72 vierges à de jeunes désespérés crédules, embrigadés pour des attentats suicides meurtriers, que de leur fournir du pain et un emploi.
Il est long le tunnel qui mène à la Paix dans cette poudrière d'où sort une multitude de mèches prêtes à être allumées. Quand on sait que « Hezbollah » veut dire « parti de Dieu », on a peine à croire que Allah a voulu tous ces crimes et ces malheurs.
Publié par Papyves à 00:02:58 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens
Le 06 Mars 1475, naissance de Michel-Ange, peintre et sculpteur italien, de son vrai nom Michelangelo Buonarroti, qui symbolisera le génie de la Renaissance, au même titre que Léonard de Vinci. Sculpteur incomparable, peintre et architecte, Michel-Ange est aussi ingénieur militaire et poète. On lui doit les magnifiques fresques de la Chapelle Sixtine.
Le 06 Mars 1836, les 200 Texans retranchés dans Fort-Alamo, dont le légendaire Davy Crockett, s'inclinent face aux troupes mexicaines du général Santa-Anna. Le Texas qui rêvait d'une République indépendante sera sauvé par les Américains et ne sera pas Mexicain.
Le 06 Mars 1869, le chimiste russe Dimitri Mendeleïev présente sa « classification périodique des éléments ». En classant ces éléments d'après le poids de leur atome, il observe que leurs propriétés chimiques se répètent à intervalles réguliers. Il en déduit son tableau à doubles entrées qui révolutionne la chimie.
Le 06 Mars 1899, le laboratoire allemand Dreser dépose, à Munich, le brevet de l'aspirine. En synthétisant le dérivé acétylé de l'acide salicylique, ce médicament analgésique, que la firme Bayer va commercialiser, reste encore la solution à bien des petits bobos.
Le 06 Mars 1946, naissance à Douala au Cameroun de Patrick Baudry, pilote d'essai et astronaute français du CNES. Après 2 ans à la Cité des Etoiles à Moscou, il effectue une mission spatiale avec la NASA en 1985 sur Discovery. Pilote de chasse et d'hélicoptères, il est surtout pilote d'essai à Airbus Industrie avec plus de 12.000 heures de vol sur 350 types d'appareils.
Le 06 Mars 1980, la coupole accueille pour la première fois une femme en la personne de Marguerite Yourcenar, élue par ses pairs à l'Académie française. L'auteur des « Mémoires d'Adrien » et de « L'œuvre au noir » a bénéficié du soutien actif de Jean d'Ormesson. Le machisme recule dans le monde des Lettres. Tant mieux !
Le 06 Mars 1982, le Professeur français Christian Cabrol réalise la première greffe double Cœur-poumons. Il avait déjà été le premier en France et le second au monde, après Christian Barnard, à greffer un cœur en 1968 puis un cœur totalement artificiel. C'est beau la science !
Publié par Papyves à 00:05:32 dans Faits de Société. | Commentaires (1) | Permaliens
Héritées du Moyen-Age, les anciennes localisations de quartiers et de rues dans nos villes étaient souvent énigmatiques pour le visiteur de l'Ancien Régime. Telle famille habite dans la paroisse Saint-Nicolas, à la Grande Borne, près de la maison où pend l'enseigne « A l'auberge du gros tonneau ». Casse-tête à une époque où les rues n'ont pas encore de nom et les maisons aucun numéro. Une ordonnance royale, en date du 1er Mars 1768, prescrira enfin la numérotation des maisons, rue par rue, dans toutes les villes de France. Celle-ci reprend, en fait, une exigence militaire qui faisait que, pour loger plus rapidement chez l'habitant, les troupes fatiguées par une journée de marche, les fourriers indiquaient à la craie, sur les portes des maisons, des numéros qu'ils communiquaient aux soldats. A l'exception des miséreux et de quelques privilégiés, les habitants étaient tenus d'héberger chez eux, à tour de rôle, les soldats de passage. Cette obligation était fort impopulaire puisque de bons bourgeois devaient accueillir dans leur foyer des soudards qui n'étaient pas des modèles de bonne éducation ( les officiers, plus raffinés, descendaient dans les auberges ). Quand une unité prenait ses quartiers d'hiver, les maréchaux des logis avaient donc les pires difficultés pour caser les hommes à travers toute la ville. L'ordonnance de Louis XV de 1768 tente donc de remédier à cette difficulté. Les villes s'y plieront avec peu d'empressement.
La nomenclature officielle des noms de rue ne vient qu'après, en 1784, avec la gravure artisanale de lettres creusées dans la pierre au coin de chaque rue, afin que celles-ci fussent repérables par un nom spécifique. Les pierres gravées d'origine ont malheureusement pratiquement toutes disparu avec la Révolution mais les noms sont restés, mémoire d'une activité perdue, faisant chanter parfois le passé d'une évocation poétique ou énigmatique.
Rien qu'à Paris, la « rue du chat qui pêche » ou la « rue du Bac » ( lequel permettait la traversée des blocs de pierre pour la construction des Tuileries ), la « rue Vide-Gousset » ( à cause des vols ), la « rue de l'arbalète » ou encore le « Cimetière des Innocents » en témoignent. On sait que la « Cour des Miracles », rue Damiette, voyait tous les mendiants « handicapés » retrouver le soir une parfaite agilité, sitôt passé le périmètre contrôlé par eux.
Pourtant, cette pratique commode de désignation des rues et des maisons ne fut pas reprise par les nouveaux conquérants des Amériques. Aux Etats-Unis, les rues n'ont pas de noms mais on se rencontre à l'angle de la VIème et de la VIIème avenues. D'autres procédés ont été utilisés, au travers des âges, comme cette tradition de suspendre une lanterne rouge sur le devant d'une maison close ( reprise, cette fois, aux USA, en red light ) ou d'y faire figurer le numéro en chiffres énormes ( donc évidents ).
Il est dommage que les enseignes des rues et des commerces du Moyen-Age, si truculentes, n'aient pas été conservées. Pourquoi Voltaire a-t-il voulu remplacer « cul-de-sac » par « impasse » ? Oserais-je vous rappeler que la « rue Réaumur », physicien français, était celle où les dames attendaient à l'air libre, appuyées aux murs, rue que les clients nommaient donc « raie au mur » ? On ne sait plus rire, nous sommes devenus « coincés ».
Publié par Papyves à 00:07:08 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens
Autorisé par le roi à créer une pièce de son choix pour la Comédie Française, le jeune auteur Victor Hugo choisit un drame historique se déroulant en Espagne qui va déclencher une véritable bataille d'artistes. Lors de la première de son « Hernani », le 25 Février 1830, en effet, les « Jeune France » conduits par Théophile Gautier et Gérard de Nerval font un triomphe à l'auteur alors que les partisans du courant littéraire traditionnel, les « Classiques » censurent par leurs cris toute atteinte à la monarchie et aux règles admises du théâtre que ce jeune provocateur se permet de transgresser.
La pièce Hernani raconte l'histoire des amours tumultueuses d'un proscrit par le roi d'Espagne, amoureux de la jeune infante Dona Sol, elle-même courtisée par le vieux Don Ruy Gomez et le roi Don Carlos, futur Charles Quint. Victor Hugo innove en brisant les trois règles du théâtre de Boileau, « unités de lieu, de temps et d'action », mêlant lyrisme et trivialité et prenant des libertés avec le vocabulaire habituellement utilisé sur les planches. C'est le début du « romantisme ».
Durant les répétitions, les acteurs, eux-mêmes, étaient déroutés par le jeu et les textes qu'on leur imposait et proposaient des modifications. Mademoiselle Mars, par exemple, ne put pas se résoudre à déclamer le vers suivant : « Vous êtes mon lion superbe et généreux ». Victor Hugo tenait bon à chaque représentation, malgré les critiques de la presse et les attaques répétées de jour en jour par les anciens en perruques et les classiques. Il faut dire que ses amis, venus du « cénacle », tels que Honoré de Balzac, Hector Berlioz, Vigny, Musset, Alexandre Dumas étaient toujours plus nombreux et plus bruyants si bien qu'il fut de bon ton, dans les salons mondains et littéraires, de dire qu'on allait « rire à Hernani ».
Grâce à ces affrontements de courants opposés, le succès fut assuré, le romantisme à la Française lancé. Ainsi Sainte-Beuve, porte-parole du romantisme bien que dénigreur de l'art hugolien, a noté : « La question romantique est portée, par le seul fait d'Hernani, de cent lieues en avant et toutes les théories des contradicteurs sont bouleversées ».
Hernani ne fut pourtant pas la pièce la plus jouée puisque devancée par Ruy Blas, On ne badine pas avec l'amour ou Lorenzaccio.
L'année d'Hernani ( 1830 ) est aussi celle de la « Symphonie fantastique » de Berlioz et du « Rouge et le Noir » de Stendhal. Quelle ébullition artistique !
Publié par Papyves à 00:12:03 dans Faits de Société. | Commentaires (3) | Permaliens
Dans son atelier de Strasbourg, Gutenberg, né à Mainz en Allemagne, réussit, le 23 Février 1440, la première impression d'une page lisible, à l'aide d'une presse et de caractères mobiles en plomb, réutilisables à l'infini. C'est une révolution dans l'imprimerie qui utilisait, jusqu'alors, le travail long, minutieux et individuel de copistes et enlumineurs.
Johannes ( Jean ) Gutenberg fait d'abord son apprentissage pour devenir orfèvre, utilisant à cet effet la maîtrise d'alliages, bases de l'imprimerie traditionnelle. Plusieurs années de recherche, tenues dans le plus grand secret, lui permettent de donner naissance, en 1454, à une Bible en latin de 1282 pages et en 180 exemplaires. La production des livres de masse par juxtaposition de lettres de plomb et d'étain, sur une table pressée des milliers de fois sans altération de qualité, est un événement majeur de la Renaissance. Le savoir n'est plus réservé aux clercs.
Pourtant Gutenberg connaîtra une existence difficile et sera même ruiné à la suite d'un procès que lui intentera son commanditaire, Johann Fust, celui qui lui avait prêté l'argent nécessaire à la création de sa presse moderne mais qui lui confisquera celle-ci en dédommagement des sommes que Gutemberg ne peut rembourser du fait que les livres suivants, calendriers notamment, ne se vendent pas. Fust, aidé de Schoeffer, poursuivra l'impression pour son propre compte et s'expatriera à Paris, lançant ainsi les premiers pas de l'imprimerie française.
Sans ressources, Johannes Gutenberg aura la chance, sur la fin de sa vie, de bénéficier du soutien de l'archevêque de Mainz ( Mayence ) qui lui octroie une rente. Il meurt en 1468, largement méconnu par ses contemporains et sera enterré à Mainz dans un cimetière, détruit depuis. Qu'est devenue sa tombe ? Mystère. Heureusement, son invention reste et avec elle, notre plaisir de la lecture.
On entend aujourd'hui des détracteurs qui prétendent que l'imprimerie xylographique à caractères mobiles était déjà connue en Asie bien avant lui. Peut-être, mais Gutenberg est celui qui aura amélioré la technique de typographie avec des alliages sans déformation, des matrices en négatif, une casse de composition, une encre qui ne « poche » pas et, surtout, une presse révolutionnaire dont il eut l'idée, selon la légende, en voyant fonctionner un pressoir à vin.
Comme quoi, les plaisirs de la table peuvent rejoindre ceux de l'esprit.
Publié par Papyves à 00:17:05 dans Faits de Société. | Commentaires (19) | Permaliens
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