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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

C'est quoi, ce Blog ?

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La Loi sur les Suspects. | 17 septembre 2008

L'installation de la République, après des siècles de royauté, n'allait pas de soi dans la France révolutionnaire d'après la prise de la Bastille. Il fallait gagner les acquis de la révolution et se garder de dangers autant intérieurs qu'extérieurs. L'exécution du roi Louis XVI, sacrilège suprême pour les monarchies européennes, entraîne la formation d'une coalition contre-révolutionnaire autour de la Prusse et de l'Autriche. Les attaques contre la religion, avec persécutions de prêtres, au profit d'un culte de la raison, choquent et déstabilisent le bas peuple. La Vendée et plusieurs grandes villes sont en état de rébellion. Les Assignats (bon reçu en cas de prêt, assigné donc gagé sur les biens du clergé) perdent de leur valeur et les prix montent. Partout, la révolte gronde et on se demande si la révolution des « Sans-culottes » est une bonne chose.

Le 05 Septembre 1793, la Convention (Assemblée nationale) décide de prendre des mesures fermes pour sauver les acquis de la Révolution. La « Terreur » est mise à l'ordre du jour à des fins de « salut public » pour faire face aux dangers qui menacent la nation. En moins d'un an, cette politique basée sur l'arbitraire va ensanglanter le paysage français, livré à une poignée de tribuns s'excitant mutuellement et gouvernant à coups de lois et décrets expéditifs. Ecoutons Robespierre : « ... On conduit le peuple par la raison et les ennemis du peuple par la terreur. ... La terreur n'est autre chose que la justice prompte, sévère, inflexible : elle est donc une émanation de la vertu. ... ».

Un Tribunal révolutionnaire d'exception, nommé par la Convention, est chargé d'examiner la situation des « ennemis de la République » que lui présentent les Comités de surveillance. On s'espionne et on se dénonce mais la situation économique continue à se dégrader. Chômage, pénuries et inflation pèsent sur les Sans-culottes qui doivent, en outre, échapper à la levée en masse pour les troupes aux frontières. Les députés croient remédier à cette spirale en instaurant une loi du « maximum légal » qui bloque les salaires et les prix mais l'effet est inverse : les greniers se vident et les paysans bloquent leurs récoltes, sous-payées. On parle de guillotine pour les « accapareurs ».

Le 17 Septembre 1793, le Comité de Salut Public propose à la Convention qui l'adopte une « Loi des suspects », en fait un décret qui permet l'arrestation de ceux qui « n'ayant rien fait contre la Liberté, n'ont rien fait pour elle », selon le mot de la Commune de Paris. C'est la porte ouverte à tous les abus et tout le monde se sent menacé, outre les cibles traditionnelles : nobles, religieux, parents d'émigrés, fonctionnaires destitués, officiers suspects de trahison, paysans et commerçants affameurs.

Au nom de la Terreur institutionnalisée, environ 500.000 personnes seront emprisonnées. Un degré supplémentaire est même franchi, le 22 Prairial an II (ce jour du calendrier révolutionnaire correspond au 10 Juin 1794), avec la Loi qui supprime les avocats, laissant la sentence à l'intime conviction des juges et jurés. Désormais, il n'y a que 2 issues au procès : l'acquittement ou la mort. C'est la « Grande terreur ». On comprend ainsi pourquoi 16.000 personnes furent guillotinées et 25.000 autres victimes, dans tout le pays, d'exécutions sommaires après délation. La vengeance personnelle, la jalousie et l'appât du gain n'y étaient sans doute pas étrangers. Figurent parmi ces victimes des noms célèbres comme Danton, Marie-Antoinette ou Lavoisier.

Avec la chute de Robespierre, l'incorruptible, le 09 Thermidor an II (27 Juillet 1794), et son exécution le lendemain, le mouvement d'épuration s'essouffle et tombe lentement en désuétude. La lassitude, peut-être. La loi sur les suspects sera finalement supprimée en Octobre 1795. Mais la peur d'échouer, après un tel élan d'espoir devant cette République naissante, avait entraîné les révolutionnaires, notamment les Montagnards, dans une fuite en avant répressive, quelque peu totalitaire et schizophrène.

La victoire de Fleurus, en Juin 1794, grâce aux ballons captifs, redonnera du tonus à la République qui pourra exporter ses idéaux d'égalité et de liberté en dehors de la France. On peut même se demander si la révolution bolchevique prônée par Lénine, en 1917, ne se réclame pas de cet héritage. C'est aussi au nom du peuple qu'il fallait instaurer une dictature du prolétariat. Il a toujours bon dos, le peuple, quand il s'agit de prendre le pouvoir.

 

Publié par Papyves à 01:51:04 dans Faits de Société. | Commentaires (2) |

Sissi assassinée. | 10 septembre 2008

 

Le samedi 10 Septembre 1898, une vieille dame élégante de 61 ans est assassinée à Genève, sur le quai du Mont-Blanc. Fait divers banal. Sauf que la victime n'est pas du tout banale puisqu'il s'agit d'Elisabeth, affectueusement appelée « Sissi », l'impératrice d'Autriche, en même temps reine de Hongrie.

Elisabeth de Wittelsbach est une duchesse de Bavière insouciante et heureuse jusqu'à ses 16 ans passés au château de Possenhofen, près de Munich, où elle joue du piano, monte librement à cheval, court en forêt et écrit des poèmes. Son père, le duc Maximilien de Bavière et sa mère, la princesse Ludovika, ne sont pas sévères avec cette enfant espiègle qui grandit au milieu de ses 7 frères et sœurs.

En 1853, on accueille l'empereur d'Autriche, François-Joseph 1er de Habsbourg, qui doit se fiancer avec Hélène, la grande sœur de Sissi. Mais il tombe amoureux de la belle Elisabeth qu'il épouse l'année suivante alors qu'elle n'a que 17 ans. Elle lui fera, successivement, deux filles Sophie et Gisèle puis, plus tard, un garçon Rodolphe. Cependant, la petite duchesse devenue impératrice supporte mal la pesante étiquette de la cour de Vienne où sa tante, l'archiduchesse Sophie, lui mène la vie dure et l'espionne. D'ailleurs, elle lui emporte ses enfants pour les éduquer. De son côté, l'empereur est accaparé par les obligations de sa fonction et la laisse souvent seule. Aussi, Elisabeth préfère-t-elle retourner dans la Hongrie qu'elle affectionne particulièrement. Elle plaidera en faveur de ce pays dont elle parle la langue. Elle n'est sans doute pas étrangère au compromis austro-hongrois qui vise à contrer l'influence grandissante de la Prusse. Sinon, pourquoi l'aurait-on couronnée reine de Hongrie en 1867 ?

Se sentant étouffer à Vienne où elle est peu aimée, Sissi fuit autant que possible le château de Hofbourg, en Autriche. Sa santé décline et elle tousse de plus en plus. On soupçonne la tuberculose et un séjour à Madère est décidé. Là, elle revit et se prend un goût pour les voyages, revenant régulièrement en Hongrie mais aussi en Grèce où elle fait construire et en Irlande pour sa passion du cheval. Une petite Marie-Valérie couronnera, en 1868, cette parenthèse heureuse.

Malheureusement, le destin va frapper cette famille déjà éprouvée par la perte de la jeune Sophie à l'âge de 2 ans, et l'assassinat de Maximilien, au Mexique après la défaite de Camerone. Sissi verra ainsi partir successivement son cousin Louis II le fou, (ou prétendu tel), noyé en Bavière, en 1886, son père en 1888, son seul fils Rodolphe, 31 ans, malheureux en amour et atteint d'une maladie vénérienne, qui se suicide à Mayerling en 1889, sa mère Ludovika, épuisée par ses 8 grossesses, en 1892 et enfin sa jeune soeur Sophie Charlotte, brûlée dans l'incendie du bazar de la Charité à Paris. Ces malheurs à la chaîne la rendent neurasthénique et mélancolique.

Un journal de Genève rapporte, le 09 Septembre 1898, que l'impératrice Elisabeth séjourne dans la ville. Il a l'imprudence de citer le nom de l'hôtel. Un anarchiste de 26 ans, Luigi Luchini, voulant à tout prix tuer un prince européen, saute sur l'occasion. Alors que Sissi se dirige le lendemain, avec sa dame de compagnie, vers le bateau qui doit lui faire traverser le lac, Luigi se précipite et lui enfonce une fine dague dans la poitrine. Elle décède quelques instants plus tard.

Le destin sentimental et tragique de Sissi impératrice a suscité une abondante littérature et fait la gloire, au cinéma, de Romy Schneider. Nulle autre que Romy ne pouvait incarner cette pétillante princesse, trop à l'étroit dans son château.

 

Publié par Papyves à 00:37:17 dans Faits de Société. | Commentaires (5) |

Courte pause | 07 septembre 2008

Chers amis, je dois faire une courte pause dans l'émission de mes bulletins journaliers.

Je serai muet pendant trois jours seulement.

Alors, patience et merci pour votre fidélité.

En attendant, revisitez mes articles anciens ou replongez vous dans les paroles de chansons de ces trois « monstres » que sont Jacques Brel, Léo Ferré et Georges Brassens.

Publié par Papyves à 13:14:24 dans Faits de Société. | Commentaires (1) |

Septembre noir à Munich | 05 septembre 2008

 

Les peuples arabes, qui n'ont jamais accepté l'implantation, depuis 1948, d'un Etat juif sur le territoire de « leur » Palestine, doivent subir l'humiliation de la guerre des Six jours, en 1967, sous le regard amusé de la plupart des Occidentaux. Déçus par Nasser, les Palestiniens de souche, peu défendus par leurs frères, se tournent vers des leaders plus musclés, comme le marxiste Georges Habache, qui préconisent le terrorisme. Mais cette nouvelle politique d'attentats qu'ils vont organiser, en se spécialisant dans les détournements d'avions, heurte l'opinion internationale et dessert leur combat. En 1972, une autre occasion de plaider leur cause, devant les médias du monde entier, va leur être offerte grâce aux Jeux Olympiques.

Les Allemands attendent des Jeux Olympiques de Munich (München) qu'ils effacent le triste souvenir des Jeux de Berlin en 1936, présidés par Hitler. Tout se déroule bien, dans une organisation parfaite, pendant une semaine lorsque, le 05 Septembre 1972 au matin, huit hommes armés et cagoulés s'infiltrent dans le village olympique et gagnent le bloc 31 où dort la délégation israélienne qui est plaquée brusquement contre le mur. Un lutteur israélien et un entraîneur, qui ont compris la situation, tentent de s'échapper et sont abattus. Les neufs autres sportifs sont pris en otage.

Au réveil, les écrans de télévision de la planète découvrent l'intrusion du terrorisme et de la Palestine dans ce qui aurait du être une pacifique fête inter-Etats. Le chef du commando, qui dit agir au nom de « Septembre noir », exige l'échange des 9 otages contre 234 prisonniers détenus dans des prisons israéliennes ainsi que d'Ulrike Meinhof et Andreas Baader en Allemagne.

Créé par les services secrets du Fatah, principale composante de l'OLP de Yasser Arafat, Septembre noir doit son nom à ce mois de Septembre 1970 où l'armée jordanienne opéra une action d'éviction des combattants palestiniens sur son territoire. Soupçonnés de recourir au terrorisme, ceux-ci furent tués, arrêtés ou obligés à l'exil.

Le Chancelier Willy Brandt est doublement embarrassé car les otages sont juifs et l'attaque a eu lieu sur le « Land » de Bavière qui n'a pas de compétence particulière en contre-terrorisme. Par fierté, les autorités refusent les tireurs d'élite qu'Israël leur propose et tentent de négocier avec les terroristes, leur offrant même une grosse somme d'argent pour qu'ils laissent les Jeux se dérouler, hors de leurs revendications. Mohamed Daoud Odeh, le cerveau de la prise d'otages, reste inflexible. Finalement, on fait mine d'être d'accord pour les transporter au Caire et on prépare leur interception.

Peu après 22h00, un bus emmène Palestiniens et Israéliens jusqu'aux hélicoptères attendant sur la place olympique. Le ministre de l'Intérieur, Hans Dietrich Genscher, sursaute lorsqu'il compte 08 terroristes car le gouvernement pensait qu'ils n'étaient que 05 et n'avait donc placé que 05 tireurs d'élite sur l'aérodrome de Fürstenfeldbruck où un avion a été positionné avec des stewards policiers, cachés. Les preneurs d'otages s'avancent vers l'avion, découvrent qu'il est vide et comprennent le piège. C'est le début d'une fusillade nocturne effectuée dans la plus grande confusion. Les 05 tireurs d'élite allemands n'ont pas d'équipement adéquat, jumelles de vision nocturne et communication radio notamment, et ne se sont pas réparti les cibles. Les terroristes rafalent alors vers les deux hélicoptères où les otages sont toujours attachés et les tuent. Une grenade est jetée dans un appareil qui s'enflamme avec ses occupants prisonniers. Les 09 otages sont tués dans le massacre, 05 terroristes et un policier sont abattus.

Embarrassée par la présence des 3 terroristes palestiniens restant sur son sol, l'Allemagne sera « servie par le sort » qui voudra qu'un Boeing 727 de la Lufthansa soit détourné, le 29 Octobre suivant, après son décollage de Beyrouth. L'exigence des preneurs d'otages dans l'avion est, fort opportunément, une rançon et ... la libération des 3 détenus palestiniens. Ce qui est fait immédiatement, d'où l'instauration d'un doute sur une possible concertation préalable quant aux modalités de la prise d'otages.

Cet événement tragique des JO de Munich permit heureusement une prise de conscience face à un danger nouveau et partout des unités de lutte contre le terrorisme et le grand banditisme virent le jour, GSG 9 (Grenzschutzgruppe 9) en Allemagne, GIGN puis RAID en France, SAS en Grande Bretagne ou SWAT, Seals et Delta Force aux USA. Dommage qu'on ne fasse que de la répression et qu'on ne cherche pas à combattre le mal à la source.

Après les poings levés des athlètes noirs à Mexico, et la tribune médiatique offerte à Munich, on comprend que les Jeux Olympiques soient regardés comme l'occasion de revendiquer sa différence. Les Tibétains l'ont bien compris cette année 2008.

 

Publié par Papyves à 00:17:10 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

Oradour en Ossétie. | 03 septembre 2008

 

Alors qu'en France a lieu la rentrée des classes, que le GIGN neutralise en douceur un forcené qui menaçait son psychologue avec un couteau et au moment où l'Ossétie fait parler d'elle, ces trois éléments (rentrée, forcené, Ossétie) firent déjà l'actualité, en Septembre 2004, de triste façon.

Le 1er Septembre est une fête très populaire dans toutes les écoles du Caucase. Parents et membres de la famille accompagnent chaque enfant pour célébrer ce « jour de la connaissance ». A Beslan, en Ossétie du Nord, petite province russe, voisine de la Tchétchénie, il y a bien 1.300 personnes rassemblées dans le complexe scolaire. Soudain, une trentaine d'hommes armés et cagoulés fait irruption dans l'école en tirant des coups de feu. Enseignants, parents et enfants mélangés sont poussés vers le gymnase surchauffé où ils s'entassent pendant que les assaillants piègent les bâtiments. Le siège va durer 3 jours, sans manger ni boire, au cours desquels des dizaines d'otages seront tués dès que les autorités essayeront de s'approcher de trop près. Des membres de la Police russe et des forces spéciales (Spetsnaz) établissent un cordon de sécurité autour de l'école.

Le chef du commando déclare agir sur ordre du chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev mais il ne formule pas de revendications précises. Enfin, lorsque tous les médias étrangers ont rejoint Beslan, il se décide à évoquer l'indépendance de la Tchétchénie que le président Poutine doit, selon lui, annoncer à la télévision, faute de quoi les otages qui meurent de soif ne seront pas libérés.

Les rebelles séparatistes revendiquent l'indépendance de la Tchétchénie et ils n'en sont pas à leur premier coup de force. Un hôpital en 1995 et le théâtre de Moscou en 2002 avaient déjà été leur cible avec une issue sanglante à chaque fois. Pour la Russie, c'est une question de maintien de l'ordre interne que viennent troubler des « terroristes ». Pour le reste du monde, cette région est sensible du fait qu'elle est traversée par un réseau d'oléoducs qui exploitent le pétrole de la mer Caspienne, via les ports de Bakou et Makatchkala. La prise d'otages intervient 3 jours après l'élection présidentielle en Tchétchénie et quelques heures seulement après la fin du sommet Poutine, Chirac, Schröder au cours duquel le président russe est félicité (Légion d'Honneur) pour la bonne organisation du processus démocratique.

Au matin du troisième jour, le 03 Septembre 2004, après une tentative avortée de conciliation, les forces russes se décident à intervenir par la force. Le dispositif de sécurité a été renforcé par du lourd, blindés et lance-flammes compris. Tout le monde va tirer, sans souci de préserver la vie des otages. La version officielle dit que les rebelles ont fait exploser une bombe à l'arrivée des forces légales mais aucun éclat n'a touché les otages. Une vidéo récente, adressée au Collectif des victimes, laisse à penser qu'un tir de roquette russe, en direction du gymnase, a donné le signal de l'assaut qui fut sanglant : 344 civils tués dont 186 enfants, 11 soldats et 700 blessés. Un seul preneur d'otages sur les 32 sera épargné. Jugé par la cour de justice d'Ossétie du Nord, il sera condamné à la réclusion à perpétuité. Les corps carbonisés ou affreusement mutilés seront rendus, sans ménagement, aux familles choquées.

A qui profite le crime ? Le commando de mercenaires semble avoir été piloté de l'extérieur. De mauvaises langues disent que le président Poutine avait intérêt à classer la prise d'otages en acte « terroriste » pour accréditer son action de force en Tchétchénie. Les occidentaux, américains en tête, sont soupçonnés de soutenir Bassaïev pour le contrôle des rails d'oléoducs vers l'Europe. Les Tchétchènes, eux-mêmes, réclameraient le départ des troupes russes de leur province. Toujours est-il que près de 350 personnes, dont 186 enfants sont morts pour des intérêts qui les dépassent, le jour de la rentrée à Beslan. Aucun des responsables, ayant fait tirer aux armes lourdes sur une école remplie d'élèves, ne sera inquiété, une enquête officielle ayant blanchi les services de sécurité. Après le sauvetage du Koursk et celui du théâtre Nord-Ost, on sait désormais quel est le prix de la vie en Russie.

Ah oui, je sais à qui profite ce carnage. Un cinéaste, auteur du très controversé La Chute, réalise un film commercial, tiré de la tuerie, intitulé The School. Il y aura sûrement beaucoup de sang. Donc, succès assuré.

 

Publié par Papyves à 00:15:46 dans Faits de Société. | Commentaires (2) |

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