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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

C'est quoi, ce Blog ?

Glossaire

Joyeuses Pâques ! | 22 mars 2008

 

Chers amis blogeurs. Je vais devoir faire une pause d'une semaine, désolé.

Pendant quelques jours donc vous n'aurez plus de billet historik journalier. Profitez en pour lire mes anciens articles que vous avez zappés ( en tapant même au hasard dans les numéros en bas de page ).

Joyeuses Pâques.

A bientôt.  Papyves.

 

Publié par Papyves à 11:33:15 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

Sous le Pont Mirabeau coule la Seine | 17 mars 2008

 

Né Wilhelm Apollinaris de Kostrowitcky, à Rome en 1880, d'une mère polonaise et d'un père sans doute officier italien, le futur poète Guillaume Apollinaire fait ses études aux lycées de Cannes et de Nice qu'il quitte sans le bac. S'étant découvert une passion pour l'écriture ( Alcools en 1913 ), il puise son inspiration dans ses rencontres amoureuses, ses amis artistes tels Alfred Jarry, Max Jacob, Derain ou Pablo Picasso mais aussi dans son engagement militaire lors de la première guerre mondiale.

Parce qu'il n'est pas encore naturalisé français, Apollinaire s'y prendra à deux fois pour être incorporé, en 1914, dans l'Armée française où il sert dans l'Artillerie puis, sur sa demande, dans l'Infanterie plus proche du front. Le 17 Mars 1916, monté en ligne comme sous-lieutenant, avec son unité, au Bois-des-Buttes, près de Reims, il est blessé à la tête d'un éclat d'obus qui perce son casque, alors qu'il lisait le Mercure de France dans sa tranchée en attendant l'assaut. Evacué vers le Val-de-Grâce, il doit être trépané suite à un abcès paralysant. Pendant sa longue convalescence à l'hôpital, il écrit une pièce « surréaliste », Les mamelles de Tirésias et beaucoup de correspondances, parfois crues, avec ses conquêtes féminines d'avant-guerre, l'infirmière Louise dite « Lou » et Madeleine Pagès dont il est amoureux fou jusqu'à ce qu'il la rencontre à Oran. Finalement, il épousera Jacqueline Kolb, la « jolie rousse » du poème.

L'auteur du « Pont Mirabeau », de nombreux poèmes et nouvelles sera le chantre de toutes les avant-gardes artistiques, louant le cubisme et un Esprit nouveau, précurseur même du surréalisme après avoir créé les calligrammes ( terme de son invention désignant ses poèmes écrits en forme de dessins ). Son art est tout d'imagination et d'intuition, sans influence d'où son côté novateur. Il tâtera de tous les registres, y compris érotique : « Les onze mille verges », publiant des chroniques, des romans et des contes : « Le poète assassiné », collaborant à de nombreux journaux et créant deux revues dont le « Festin d'Esope ».

Mort de la grippe espagnole, à la fin de la guerre en 1918, Guillaume Apollinaire est enterré au Père-Lachaise à Paris.

Au total, dans le Paris de la belle Epoque, Apollinaire a souhaité en « découdre » aussi bien avec l'ennemi dans les tranchées qu'avec le monde des Lettres où il s'est montré avant-gardiste risque-tout et audacieux. Voilà un homme libre !

 

Publié par Papyves à 00:14:00 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

Marées noires. | 16 mars 2008

 

La mer est immense et le moindre bateau est une petite coquille de noix sur une surface infinie. Pourtant, des centaines de pétroliers gigantesques se frôlent dans les deux sens sur des rails maritimes sillonnant tous les océans du monde pour acheminer le pétrole qui est le sang des sociétés modernes. Forcément, cela entraîne des catastrophes. Le 16 Mars 1978, le pétrolier libérien Amoco Cadiz s'échoue sur les roches de Portsall, dans le Nord Finistère, chargé de 227.000 tonnes de brut. L'ensemble de la cargaison ( soit les 227.000 tonnes ! un record ) s'échappe au fur et à mesure que le navire se disloque sur les brisants, polluant 360 km de littoral entre Brest et Saint-Brieuc. L'Armée est mobilisée mais le Plan Polmar ( pollution maritime ) s'avère sous dimensionné. De nouveaux rails de circulation seront imposés en Manche. Pendant ce temps, la société Amoco se défend bec et ongles pour payer le moins possible de dédommagements. Le combat « Economie contre Environnement » n'est pas prêt de s'arrêter.

Les très belles côtes bretonnes avaient déjà été souillées, en Mars 1967,  avec les nappes dérivantes sorties du ventre du Torrey Canyon, échoué en Cornouaille, libérien lui aussi mais armé par une compagnie californienne. Et la liste noire continue avec le pétrolier Exxon Valdez, en Mars (décidemment, le mois de Mars ...)1989, qui déverse 40.000 tonnes de brut de ses 180.000 embarquées, en baie du Prince William ( Alaska ). La mise en place de la Convention internationale d'indemnisation des victimes contraindra Exxon à verser, à l'issue d'un procès difficile, des milliards de dollars d'indemnités ( record, là aussi ).

On ne compte plus désormais les petites ou grosses catastrophes au large de côtes grassement engluées de goudron, comme les milliers d'oiseaux pris au piège. Quelques noms résonnent encore : le chypriote Haven qui explose, en 1991, avec 144.000 tonnes de brut, au large de Gènes mais dont les nappes lècheront la côte jusqu'à Hyères, le libérien Sea Empress, en 1996, qui perd la moitié de ses 130.000 tonnes dans un port du pays de Galles, le maltais Erika, en 1999, qui se brise en deux avec 31.000 tonnes de fioul lourd à 40 milles des plages bretonnes, occasionnant des conséquences importantes pour les activités halieutiques ( pêche ), le bahaméen Prestige, en 2002, qui se brise en deux au large de la Galice, Espagne, pendant son remorquage, laissant dériver plus de 60.000 tonnes de fioul lourd qui accosteront par plaques en Espagne et en France.

On en compte ainsi 42 en 30 ans, belle moyenne. Les nouveaux pétroliers sont à double coque renforcée mais combien d'épaves naviguent encore, sous pavillon de complaisance ? De plus, de nombreux équipages sans scrupule n'hésitent pas à vidanger leurs soutes d'hydrocarbures par des dégazages sauvages.

Il n'est pas simple, en effet, de contrôler un navire libérien à capitaux russes, affrété au Venezuela avec un équipage indonésien mais domicilié au Libéria, par exemple. Tant que la demande est là, le pétrole circulera le long de nos plages, au risque de s'y échouer. Dommage !

 

Publié par Papyves à 00:15:46 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

Ce qui se conçoit bien … | 13 mars 2008

 

Né en 1636, presque en même temps que Louis XIV, Nicolas Boileau, dit aussi Boileau-Despréaux, décède à Paris le 13 Mars 1711. Après avoir eu dix enfants d'un premier lit, son père, greffier au Parlement, se remarie et en a encore six dont Boileau. Nous sommes là dans une bourgeoisie parlementaire et mondaine, entourée de religieux et de juristes. Boileau sera donc du Palais et un peu d'Eglise. A la mort du père, lorsqu'il a 21 ans, ses frères académicien et écrivain l'introduisent dans les milieux en vogue où il va développer sa liberté de jugement.

Parce qu'il l'admire, il soutient Molière dans la querelle de l'Ecole des Femmes mais il restera toujours misogyne. Chargé, grâce à Madame de Montespan et bien malgré lui, d'écrire l'histoire du roi, avec son ami Racine, il ne sera pas le flatteur escompté mais sera reçu à l'Académie française en 1684. Il pense déjà à ses « satires » des mœurs du temps, impitoyables et efficaces et qui lui vaudront sa notoriété et des ennemis. Il fréquente ses aînés Molière et La Fontaine mais il reste isolé en son temps, comme lors de la querelle des Anciens et des Modernes, où il attaque le moderne Perrault, coupable de prétendre que le siècle de Louis XIV était supérieur, en matière littéraire, à celui de Périclès et d'Auguste.

Passionné par la poésie en vers, prônant un nouvel Art poétique, parodiant le Cid et la tragédie dans le « Lutrin », il est hostile aux flatteurs et montrera toute sa vie une rare indépendance. C'est contre la casuistique ( argumentation morale sur les cas de conscience ) qu'il mènera son dernier combat en se rapprochant de la dure morale janséniste de Port-Royal, alors persécuté par les Jésuites.

De l'édition de ses « Œuvres », dont toutes ne seront pas publiées, on retiendra ses épîtres et surtout ses satires. C'est dans « Art poétique », en 1674, que l'on trouve quelques bons mots qui ont fait le bonheur de nos leçons de morale ou de civisme, en école primaire :

« Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ».

« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ».

« Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire ».

Quelle belle période littéraire féconde qui annonce le siècle des Lumières !

 

Publié par Papyves à 00:15:34 dans Faits de Société. | Commentaires (3) |

Otages au Liban. | 08 mars 2008

Deux diplomates et un journaliste français sont enlevés à Beyrouth en Mars 1985 par l'organisation intégriste libanaise du Jihad islamique qui exige la fin de l'aide française à l'Irak alors en guerre contre l'Iran. Un chercheur du CNRS, Michel Seurat, en mourra un an plus tard.

Le 08 Mars 1986, c'est au tour d'une équipe de 4 journalistes d'Antenne 2 d'être enlevés, toujours à Beyrouth, au prétexte que deux Irakiens, opposés au régime de Bagdad, ont été expulsés de France. Laurent Fabius, Premier ministre, déclare « Nous ne céderons pas au chantage ! ». Les deux premiers otages, Philippe Rochot et Georges Hansen, seront libérés en Juin, Aurel Cornéa en Décembre et le dernier, Jean-Louis Normandin, l'année suivante avec Roger Auque qui avait été enlevé entre-temps.

Entre 1982 et 1991, plus de 150 rapts d'occidentaux auront lieu au Liban par plusieurs groupes révolutionnaires. Dix d'entre-eux trouveront la mort en captivité. Les derniers détenus français seront libérés en 1988.

C'est ce même Jihad islamique, émanation du Hezbollah, qui avait revendiqué l'attentat du Drakkar, le 23 Octobre 1983, au cours duquel 58 parachutistes français des 1er et 9° RCP trouvèrent la mort dans les décombres de cet immeuble de 9 étages. Deux minutes auparavant, un attentat similaire touchait le contingent américain de l'aéroport, tuant 241 Marines US. Ces soldats d'une force Onusienne étaient pourtant présents, à la demande du gouvernement libanais, pour maintenir la sécurité de la population.

L'Iran des Mollahs, la Syrie, et aujourd'hui peut-être le Pakistan, ont été le terreau de tous ces mouvements révolutionnaires islamiques ( classés terroristes par nombre de pays dont les USA ) qui empoisonnent encore le Moyen-Orient en prônant une « guerre totale anti-juive et anti-infidèles ». Citons, après le Front populaire de libération de la Palestine, le Hezbollah, le Hamas, le Jihad, rejoints maintenant par Al-Qaïda. Autant de mouvements de guérillas qui attisent la haine entre des peuples qui, pourtant, vivaient paisiblement côte à côte, il n'y a pas si longtemps. Il est malheureusement plus facile de promettre le paradis et 72 vierges à de jeunes désespérés crédules, embrigadés pour des attentats suicides meurtriers, que de leur fournir du pain et un emploi.

Il est long le tunnel qui mène à la Paix dans cette poudrière d'où sort une multitude de mèches prêtes à être allumées. Quand on sait que « Hezbollah » veut dire « parti de Dieu », on a peine à croire que Allah a voulu tous ces crimes et ces malheurs.

 

Publié par Papyves à 00:02:58 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

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