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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

C'est quoi, ce Blog ?

Glossaire

Pause. | 28 juin 2008

 

Chers amis, je dois faire une pause dans l'émission de mes bulletins journaliers.

Mais cette parenthèse sera courte.

Alors, patience et merci pour votre fidélité.

En attendant, voici une photo de la France, l'Italie et les Pays-Bas, qui se demandent ce qu'a ce ballon de particulier pour qu'ils aient été, tous les trois, éliminés de l'Euro 2008 de Foot. 

Publié par Papyves à 11:21:41 dans Faits de Société. | Commentaires (6) |

Les grandes avenues du Baron Haussmann. | 23 juin 2008

 En 1850, la capitale française n'a pas l'aspect harmonieux que nous lui connaissons aujourd'hui. Un entrelacs de rues étroites et sinueuses forme le cœur de Paris que la population rend responsable de l'insalubrité, empêchant la circulation de l'air et la dispersion des miasmes, porteurs de maladies. Ouvrir de grandes avenues serait plus hygiénique.
Napoléon III, dès qu'il obtient les pleins pouvoirs, peut imprimer sa marque en matière d'urbanisme, pour des raisons sociales certes, mais diront certains, pour des raisons tactiques aussi en permettant à la force publique de s'élancer sur de grandes artères que le canon peut battre sur toute leur longueur. Les soulèvements populaires ont renversé plusieurs régimes depuis 1789. Napoléon reprend les idées de Rambuteau ( qui avait réalisé les premières percées en 1836 ) et cherche l'homme déterminé et fidèle qui saura mettre sa politique en œuvre. Il a vu la transformation de Londres avec ses grands parcs et son réseau d'assainissement. Paris se doit d'être à la hauteur. Ce sera le Baron Georges Eugène Haussmann que l'on nomme Préfet de la Seine, le 23 Juin 1853.
Haussmann a l'obsession de la ligne droite. Il va tailler de grandes coupes Est-Ouest et Nord-Sud, se croisant au Châtelet, de 20 à 30 mètres de large qui nécessiteront d'abattre de nombreux bâtiments, amputer des cours, raser l'église Saint-Benoit et la moitié de l'île Saint-Louis ou même la maison où il est né car mal placée sur son plan. Mais on lui doit les Champs Elysées, les avenues en étoile qui convergent vers l'Arc de Triomphe et quelques belles perspectives. Il aura eu raison de l'insalubrité et du choléra, mais pas de la tuberculose.
La rénovation de Paris se veut globale, en surface et en sous-sol. En surface, percement de nombreux grands boulevards, vastes avenues et rues transverses qui vont désengorger Paris. Mais construction aussi de nouveaux édifices, comme l'Opéra ( de Garnier ), les Halles ( de Baltard ), des ponts, les grandes gares ou certains théâtres. Enfin, aménagement de parcs et jardins, comme le parc du Luxembourg ou de Montsouris et l'entretien des bois de Vincennes et de Boulogne. En sous-sol, un nouveau circuit d'approvisionnement en eau potable et en gaz ainsi qu'un système d'évacuation des déchets et des eaux usées. L'eau potable, qui était puisée dans l'Ourcq jusqu'alors, sera acheminée depuis Château-Thierry sur un aqueduc de 600 kilomètres, construit par l'ingénieur Belgrand entre 1865 et 1900. En sous-sol encore, le système des égouts, datant de 1370, est complètement rénové et élargi jusqu'à Asnières où il débouche et une loi de 1852 impose le raccordement des immeubles à ces égouts modernes.
La construction des immeubles, le long des nouvelles voies, est soumise à des conditions particulières sur l'aspect des façades et des balcons qui doivent être alignés au même niveau, d'un immeuble à l'autre. La pierre de taille est obligatoire sur les boulevards. Mais Haussmann n'a pu éviter la dissymétrie, encore actuelle, entre l'Ouest plus bourgeois et l'Est plus populaire.
Grâce au soutien inconditionnel de Napoléon III, le « Baron » Haussmann ( qui aurait usurpé son titre ) pourra présider pendant 17 ans (1853 à 1870) aux énormes changements urbains de la capitale qui seront financés par un emprunt de l'Etat, de 250 millions de francs, en 1865 puis un autre de 260 millions en 1869. Les travaux d'Haussmann seront donc décidés et encadrés par l'Etat, mis en œuvre par les entrepreneurs privés et financés par l'emprunt. Sa persévérance à transformer Paris lui vaudra d'accéder à la fonction de Sénateur, en 1857 puis de membre de l'Académie des Beaux-Arts, dix ans plus tard.
Mais interminables, défigurant certains quartiers, gouffres à dépenses non contrôlées, les travaux d'Haussmann s'attirèrent des critiques et mécontentements légitimes, notamment à cause des expropriations. Emile Zola, dans son roman « La curée » et plus encore Jules Ferry dans un célèbre pamphlet qu'il intitule « Les comptes fantastiques d'Haussmann » (1) dénonceront la corruption et le trou financier qui se creuse, à mesure que les prêts diminuent. Le Baron constructeur sera finalement renvoyé au début de 1870, après un débat au Parlement, quelques mois avant la défaite de Sedan et la chute du Second Empire qu'il aura soutenu jusqu'au bout.
Aujourd'hui encore, nous pouvons admirer ces ensembles architecturaux harmonieux et homogènes, par quartier entiers, qui tranchent sur l'anarchie de certains centres des capitales étrangères. Je regrette quand même cette « verrue » qu'est la tour Montparnasse qui avait sa place ... à la Défense.
(1)   : par allusion aux « Contes fantastiques d'Hoffmann »
 

Publié par Papyves à 10:19:12 dans Faits de Société. | Commentaires (1) |

Pablo Escobar, roi de Colombie. | 19 juin 2008

 

Le plus grand criminel de tous les temps, mis à part les régimes nazi, stalinien, cambodgien, etc, j'ai nommé Pablo Escobar, fut aussi l'homme le plus puissant et le plus riche dans son pays, la Colombie, pendant les 20 ans où il fit régner la terreur et la soumission à ses règles, grâce au trafic de la drogue.

Sa méthode de prise de pouvoir était simple, il suffisait de corrompre et toutes les portes s'ouvraient. « Que choisis-tu, de l'argent ou une balle ? », c'est-à-dire la corruption ou la mort. Difficile de résister à des arguments d'un tel poids. La peur rend sage.

Meurtrier sans scrupule, Escobar est responsable d'innombrables assassinats de juges, journalistes ou hommes politiques qu'il faisait suivre par des troupes armées à son service. Il peut revendiquer le record d'avoir accroché à son tableau de chasse, 3 des 5 candidats à l'élection présidentielle de 1989. Ce fils d'une famille humble s'était astucieusement mis les pauvres dans la poche, tel un Robin des Bois, en faisant construire des hôpitaux, des habitations sociales et des stades. L'opération « Medellin sans taudis » eut un franc succès si bien qu'il fut élu au Parlement colombien, pour peu de temps cependant car son passé sanglant fut révélé.

Pablo passait ses journées au téléphone, à boire, manger, faire l'amour avec des jeunes femmes vénales et dormir. Il consommait peu de la cocaïne qu'il vendait mais usait beaucoup de cannabis. 45% de la coca venait du Pérou, 35% de la Colombie et 20% de la Bolivie. Il avait amassé par son trafic de cocaïne, facilement mais violemment, plus de 4 milliards de narcodollars, la septième fortune au monde en 1989. Certains creusent encore sur les lieux où il a vécu pour trouver les 10 autres milliards qu'il aurait prétendument cachés.

Le trafiquant n'avait peur que d'une chose, c'est de l'extradition vers les Etats-Unis où il savait ne pas pouvoir appliquer ses méthodes de barbare. Aussi, réussit-il, toujours en soudoyant largement, à faire changer la Constitution du pays afin que l'extradition soit interdite en Colombie. Dès cette mesure adoptée, le 19 Juin 1991, Pablo accepte de s'en remettre à la justice colombienne, contre la promesse de ne jamais quitter son pays et de résider dans une prison qu'il exige de construire lui-même. En fait de prison, il s'agissait plutôt d'un luxueux domaine, garni de toutes les commodités et d'où Pablo put reprendre immédiatement la gestion de ses trafics, au sein du cartel de Medellin sans être même inquiété par le cartel concurrent de Cali.

Comprenant qu'elle s'était fait rouler, la police antidrogue colombienne tenta de l'arrêter, en 1992, dans sa « prison » pour le mettre dans un lieu fermement gardé. Mais il put s'échapper de son palace d'autant plus facilement que les gardes, voire certains policiers étaient achetés. Il va dès lors se lancer dans la prise d'otages.

C'est alors qu'apparaît, en 1993, un mystérieux groupe terroriste, paramilitaire, dénommé « Los Pepes » qui se met à employer les méthodes de Pablo lui-même et abat systématiquement une ou plusieurs personnes de l'entourage du criminel, presque chaque nuit. Pablo sent que l'étau se resserre vers la cellule familiale et il tente, sans succès car les Services spécialisés américains l'ont mis sur écoute, de mettre sa femme et ses enfants à l'abri, à l'étranger.

Une équipe de recherche et de surveillance, nommée Centra Spike, fut constituée pour cerner l'endroit où Pablo Escobar se trouvait. Comme il changeait de chambre d'hôtel tous les jours, il fallait le cibler très rapidement pour mettre en place une embuscade. Le hasard fit placer une voiture équipée en matériel d'écoute dans la rue où il téléphonait à sa femme. Les policiers eurent tôt fait d'encercler le pâté de maisons et, quand l'assaut fut donné, Pablo s'enfuit par une fenêtre donnant sur les toits intermédiaires. C'est là qu'il fut abattu, à 44 ans, le 02 Décembre 1993, de plusieurs balles dont une mortelle qui lui traversa la tête.

Malheureusement, d'autres cartels ont remplacé celui du parrain de la drogue et les « affaires » continuent, plus florissantes que jamais.

 

Publié par Papyves à 01:47:49 dans Faits de Société. | Commentaires (3) |

La Liberté éclairant le Monde. | 17 juin 2008

 

Afin de commémorer le centenaire de l'indépendance américaine ( 04 Juillet 1776 ) et en signe d'amitié entre les deux nations, la France décida d'offrir une monumentale statue aux Etats-Unis. C'est le sculpteur français Frédéric-Auguste Bartholdi qui reçut la mission.

D'un commun accord, il fut convenu que les Etats-Unis se chargeraient de la construction du socle de base, alors que les Français seraient responsables de celle de la statue. Cependant, des problèmes financiers survinrent des deux côtés de l'Atlantique. Les souscriptions et collectes de dons, nombreuses au lancement de l'idée même, chutèrent lorsque le financement prévu dut être revu à la hausse.

Pour la constitution de la carcasse interne, Bartholdi fit appel à l'ingénieur Gustave Eiffel qui réalisa le squelette métallique de l'ensemble. Les cuivres de l'enveloppe extérieure étant confiés à l'architecte Eugène Viollet-le-Duc qui eut l'idée d'employer la technique du métal repoussé.

Bartholdi avait espéré pouvoir terminer l'assemblage de l'ensemble de son œuvre pour le 04 Juillet 1876 mais des ennuis se succédèrent comme le plâtre de la main qui se brisa. Il fut quand même possible d'exposer celle-ci, au bout de son bras tendu, à Philadelphie en Septembre, afin de relancer, en Amérique, les souscriptions pour le piédestal qui s'étaient taries.

Les pièces de cuivre de la statue furent fabriquées dans les ateliers de la société « Gaget-Gauthier », en 1878 et des répliques miniatures furent construites afin de les vendre le jour de l'inauguration et faire ainsi de la publicité à l'entreprise. De là, le mot de Gadget désignant toutes sortes de produits publicitaires.

C'est Bartholdi lui-même qui eut l'idée de placer cette œuvre gigantesque de 93 mètres ( socle compris ) de haut ( qu'il voulut tournée vers l'Europe )  sur une île avancée, nommée Bedloe's Island et qui deviendra, en 1956, Liberty Island.

Une fois construite, il fallut l'acheminer par delà l'océan Atlantique par bateau. Elle fut alors démontée en 350 pièces et placée dans 214 caisses, hormis le bras droit, déjà sur le sol américain. La frégate l'Isère entra dans le port de New York, le 17 Juin 1885, sous les acclamations mais il fallut encore plusieurs mois pour la dresser sur son piédestal, au moyen des caisses de rondelles, rivets et autres boulons. L'inauguration officielle n'intervint donc que le 28 Octobre 1886, en présence du Président Grover Cleveland et de Ferdinand de Lesseps et du Président du Sénat pour la France. Le succès fut immédiat et des copies de différentes tailles seront construites de par le monde, la plus grande n'étant pas celle de Paris mais de Colmar. Un siècle plus tard, en 1986, la statue bénéficia d'un lifting complet, avec notamment une nouvelle torche ( la même que celle que l'on peut voir au Pont de l'Alma ) afin de paraître comme neuve pour le bicentenaire. Mais après les attentats de Septembre 2001, il n'est plus possible de monter à l'intérieur.

Depuis son érection en 1886, elle a ainsi été la première vision des Etats-Unis pour des milliers d'immigrants, après une longue traversée de l'océan Atlantique. Tel le colosse de Rhodes, la statue de la Liberté semble effectivement vouloir éclairer la voie d'une vie nouvelle aux arrivants. Ayant connu les affrontements lors de la Commune parisienne, Bartholdi aurait-il voulu représenter l'attitude d'une jeune fille juchée sur une barricade, à la manière de la patriote aux seins nus de Delacroix, brandissant le drapeau tricolore ? Il ne le dira pas, non plus qu'il ne dévoilera le modèle féminin qui servit d'exemple à la sculpture du visage.

Mais quel beau symbole que cette femme qui éclaire les premiers pas des immigrants sur le nouveau continent.

 

Publié par Papyves à 00:21:28 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

Les lois Jules Ferry. | 16 juin 2008

 

Pour expliquer la guerre de 1870 perdue contre la Prusse, on désigna comme bouc émissaire le fait que les soldats allemands étaient mieux instruits que les Français. Il fallait donc faire de l'enseignement une priorité.

En 1881, une série de lois, dites « lois Jules Ferry » sur l'école primaire, rendent l'enseignement primaire public gratuit, ce qui permet de le rendre ensuite obligatoire en 1882 pour les enfants de 06 à 13 ans. Par la même occasion, ( et c'était peut-être là le but de Jules ) l'enseignement devient également laïc. La loi du 16 Juin 1881 sur les capacités, en particulier, repose sur le principe simple selon lequel, pour avoir le droit d'enseigner, il faut justifier des connaissances élémentaires auxquelles on prétend initier les élèves. Cette mesure visait très clairement les congrégations religieuses.

On notera qu'il est question d'obligation d'instruction et non d'école obligatoire car l'instruction peut-être donnée dans les familles, les écoles publiques ou libres et dans les établissements d'instruction. La première conséquence est d'orienter vers l'école rurale et donc vers l'alphabétisation, les garçons de fermes et les filles à qui on préférait, jusqu'alors, confier les tâches ménagères. Une Ecole normale de jeunes filles est même fondée à Sèvres. « Gratuité, obligation, laïcité » seront les trois maîtres mots de ces lois Ferry par lesquels il est, lui-même, devenu la figure emblématique de la laïcité française et l'un des pères fondateurs de l'identité républicaine en France.

Fils d'avocat et avocat lui-même, Jules Ferry ne fut pas seulement Ministre de l'instruction publique. Maire de Paris pendant que la capitale était assiégée par les Prussiens, en 1870 et 1871, il imposa le rationnement et gagna ainsi le surnom de « Ferry-Famine ». Député des Vosges de 1876 à 1889, il fera profiter largement sa circonscription de sa position à l'Assemblée. Franc-maçon et républicain, il accédera au poste de Président du Conseil ( on dirait Premier Ministre, aujourd'hui ) et se montrera un farouche partisan de l'expansion coloniale française, en direction de la Tunisie, Madagascar, Tonkin et autre Congo, en opposition avec le conservateur Adolphe Thiers. A ce titre, il répétera que « les races supérieures ont le devoir de civiliser les races inférieures ». C'est peut-être ce qui lui valut d'être l'objet de deux tentatives de meurtre, au pistolet, en 1887. Président du Sénat, enfin, il briguera, sans succès à cause des Boulangistes, la présidence de la République. Le gouvernement, lorsqu'il meurt en Mars 1893, lui octroie des funérailles nationales.

Si tous les élèves chantent, à la récré, que « c'est ce sacré Charlemagne qui a inventé l'école », ils pourraient aussi louer l'action de ce bougre de Jules qui l'a rendue accessible à tous et a donc contribué à l'essor global de la Nation.

 

Publié par Papyves à 01:02:01 dans Faits de Société. | Commentaires (2) |

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