C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Chers amis, je dois faire une pause dans l'émission de mes bulletins journaliers.
Mais cette parenthèse sera courte.
Alors, patience et merci pour votre fidélité.
En attendant, voici une photo de la France, l'Italie et les Pays-Bas, qui se demandent ce qu'a ce ballon de particulier pour qu'ils aient été, tous les trois, éliminés de l'Euro 2008 de Foot.Publié par Papyves à 11:21:41 dans Faits de Société. | Commentaires (6) | Permaliens
Publié par Papyves à 10:19:12 dans Faits de Société. | Commentaires (1) | Permaliens
Le plus grand criminel de tous les temps, mis à part les régimes nazi, stalinien, cambodgien, etc, j'ai nommé Pablo Escobar, fut aussi l'homme le plus puissant et le plus riche dans son pays, la Colombie, pendant les 20 ans où il fit régner la terreur et la soumission à ses règles, grâce au trafic de la drogue.
Sa méthode de prise de pouvoir était simple, il suffisait de corrompre et toutes les portes s'ouvraient. « Que choisis-tu, de l'argent ou une balle ? », c'est-à-dire la corruption ou la mort. Difficile de résister à des arguments d'un tel poids. La peur rend sage.
Meurtrier sans scrupule, Escobar est responsable d'innombrables assassinats de juges, journalistes ou hommes politiques qu'il faisait suivre par des troupes armées à son service. Il peut revendiquer le record d'avoir accroché à son tableau de chasse, 3 des 5 candidats à l'élection présidentielle de 1989. Ce fils d'une famille humble s'était astucieusement mis les pauvres dans la poche, tel un Robin des Bois, en faisant construire des hôpitaux, des habitations sociales et des stades. L'opération « Medellin sans taudis » eut un franc succès si bien qu'il fut élu au Parlement colombien, pour peu de temps cependant car son passé sanglant fut révélé.
Pablo passait ses journées au téléphone, à boire, manger, faire l'amour avec des jeunes femmes vénales et dormir. Il consommait peu de la cocaïne qu'il vendait mais usait beaucoup de cannabis. 45% de la coca venait du Pérou, 35% de la Colombie et 20% de la Bolivie. Il avait amassé par son trafic de cocaïne, facilement mais violemment, plus de 4 milliards de narcodollars, la septième fortune au monde en 1989. Certains creusent encore sur les lieux où il a vécu pour trouver les 10 autres milliards qu'il aurait prétendument cachés.
Le trafiquant n'avait peur que d'une chose, c'est de l'extradition vers les Etats-Unis où il savait ne pas pouvoir appliquer ses méthodes de barbare. Aussi, réussit-il, toujours en soudoyant largement, à faire changer la Constitution du pays afin que l'extradition soit interdite en Colombie. Dès cette mesure adoptée, le 19 Juin 1991, Pablo accepte de s'en remettre à la justice colombienne, contre la promesse de ne jamais quitter son pays et de résider dans une prison qu'il exige de construire lui-même. En fait de prison, il s'agissait plutôt d'un luxueux domaine, garni de toutes les commodités et d'où Pablo put reprendre immédiatement la gestion de ses trafics, au sein du cartel de Medellin sans être même inquiété par le cartel concurrent de Cali.
Comprenant qu'elle s'était fait rouler, la police antidrogue colombienne tenta de l'arrêter, en 1992, dans sa « prison » pour le mettre dans un lieu fermement gardé. Mais il put s'échapper de son palace d'autant plus facilement que les gardes, voire certains policiers étaient achetés. Il va dès lors se lancer dans la prise d'otages.
C'est alors qu'apparaît, en 1993, un mystérieux groupe terroriste, paramilitaire, dénommé « Los Pepes » qui se met à employer les méthodes de Pablo lui-même et abat systématiquement une ou plusieurs personnes de l'entourage du criminel, presque chaque nuit. Pablo sent que l'étau se resserre vers la cellule familiale et il tente, sans succès car les Services spécialisés américains l'ont mis sur écoute, de mettre sa femme et ses enfants à l'abri, à l'étranger.
Une équipe de recherche et de surveillance, nommée Centra Spike, fut constituée pour cerner l'endroit où Pablo Escobar se trouvait. Comme il changeait de chambre d'hôtel tous les jours, il fallait le cibler très rapidement pour mettre en place une embuscade. Le hasard fit placer une voiture équipée en matériel d'écoute dans la rue où il téléphonait à sa femme. Les policiers eurent tôt fait d'encercler le pâté de maisons et, quand l'assaut fut donné, Pablo s'enfuit par une fenêtre donnant sur les toits intermédiaires. C'est là qu'il fut abattu, à 44 ans, le 02 Décembre 1993, de plusieurs balles dont une mortelle qui lui traversa la tête.
Malheureusement, d'autres cartels ont remplacé celui du parrain de la drogue et les « affaires » continuent, plus florissantes que jamais.
Publié par Papyves à 01:47:49 dans Faits de Société. | Commentaires (3) | Permaliens
Afin de commémorer le centenaire de l'indépendance américaine ( 04 Juillet 1776 ) et en signe d'amitié entre les deux nations, la France décida d'offrir une monumentale statue aux Etats-Unis. C'est le sculpteur français Frédéric-Auguste Bartholdi qui reçut la mission.
D'un commun accord, il fut convenu que les Etats-Unis se chargeraient de la construction du socle de base, alors que les Français seraient responsables de celle de la statue. Cependant, des problèmes financiers survinrent des deux côtés de l'Atlantique. Les souscriptions et collectes de dons, nombreuses au lancement de l'idée même, chutèrent lorsque le financement prévu dut être revu à la hausse.
Pour la constitution de la carcasse interne, Bartholdi fit appel à l'ingénieur Gustave Eiffel qui réalisa le squelette métallique de l'ensemble. Les cuivres de l'enveloppe extérieure étant confiés à l'architecte Eugène Viollet-le-Duc qui eut l'idée d'employer la technique du métal repoussé.
Bartholdi avait espéré pouvoir terminer l'assemblage de l'ensemble de son œuvre pour le 04 Juillet 1876 mais des ennuis se succédèrent comme le plâtre de la main qui se brisa. Il fut quand même possible d'exposer celle-ci, au bout de son bras tendu, à Philadelphie en Septembre, afin de relancer, en Amérique, les souscriptions pour le piédestal qui s'étaient taries.
Les pièces de cuivre de la statue furent fabriquées dans les ateliers de la société « Gaget-Gauthier », en 1878 et des répliques miniatures furent construites afin de les vendre le jour de l'inauguration et faire ainsi de la publicité à l'entreprise. De là, le mot de Gadget désignant toutes sortes de produits publicitaires.
C'est Bartholdi lui-même qui eut l'idée de placer cette œuvre gigantesque de 93 mètres ( socle compris ) de haut ( qu'il voulut tournée vers l'Europe ) sur une île avancée, nommée Bedloe's Island et qui deviendra, en 1956, Liberty Island.
Une fois construite, il fallut l'acheminer par delà l'océan Atlantique par bateau. Elle fut alors démontée en 350 pièces et placée dans 214 caisses, hormis le bras droit, déjà sur le sol américain. La frégate l'Isère entra dans le port de New York, le 17 Juin 1885, sous les acclamations mais il fallut encore plusieurs mois pour la dresser sur son piédestal, au moyen des caisses de rondelles, rivets et autres boulons. L'inauguration officielle n'intervint donc que le 28 Octobre 1886, en présence du Président Grover Cleveland et de Ferdinand de Lesseps et du Président du Sénat pour la France. Le succès fut immédiat et des copies de différentes tailles seront construites de par le monde, la plus grande n'étant pas celle de Paris mais de Colmar. Un siècle plus tard, en 1986, la statue bénéficia d'un lifting complet, avec notamment une nouvelle torche ( la même que celle que l'on peut voir au Pont de l'Alma ) afin de paraître comme neuve pour le bicentenaire. Mais après les attentats de Septembre 2001, il n'est plus possible de monter à l'intérieur.
Depuis son érection en 1886, elle a ainsi été la première vision des Etats-Unis pour des milliers d'immigrants, après une longue traversée de l'océan Atlantique. Tel le colosse de Rhodes, la statue de la Liberté semble effectivement vouloir éclairer la voie d'une vie nouvelle aux arrivants. Ayant connu les affrontements lors de la Commune parisienne, Bartholdi aurait-il voulu représenter l'attitude d'une jeune fille juchée sur une barricade, à la manière de la patriote aux seins nus de Delacroix, brandissant le drapeau tricolore ? Il ne le dira pas, non plus qu'il ne dévoilera le modèle féminin qui servit d'exemple à la sculpture du visage.
Mais quel beau symbole que cette femme qui éclaire les premiers pas des immigrants sur le nouveau continent.
Publié par Papyves à 00:21:28 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens
Pour expliquer la guerre de 1870 perdue contre la Prusse, on désigna comme bouc émissaire le fait que les soldats allemands étaient mieux instruits que les Français. Il fallait donc faire de l'enseignement une priorité.
En 1881, une série de lois, dites « lois Jules Ferry » sur l'école primaire, rendent l'enseignement primaire public gratuit, ce qui permet de le rendre ensuite obligatoire en 1882 pour les enfants de 06 à 13 ans. Par la même occasion, ( et c'était peut-être là le but de Jules ) l'enseignement devient également laïc. La loi du 16 Juin 1881 sur les capacités, en particulier, repose sur le principe simple selon lequel, pour avoir le droit d'enseigner, il faut justifier des connaissances élémentaires auxquelles on prétend initier les élèves. Cette mesure visait très clairement les congrégations religieuses.
On notera qu'il est question d'obligation d'instruction et non d'école obligatoire car l'instruction peut-être donnée dans les familles, les écoles publiques ou libres et dans les établissements d'instruction. La première conséquence est d'orienter vers l'école rurale et donc vers l'alphabétisation, les garçons de fermes et les filles à qui on préférait, jusqu'alors, confier les tâches ménagères. Une Ecole normale de jeunes filles est même fondée à Sèvres. « Gratuité, obligation, laïcité » seront les trois maîtres mots de ces lois Ferry par lesquels il est, lui-même, devenu la figure emblématique de la laïcité française et l'un des pères fondateurs de l'identité républicaine en France.
Fils d'avocat et avocat lui-même, Jules Ferry ne fut pas seulement Ministre de l'instruction publique. Maire de Paris pendant que la capitale était assiégée par les Prussiens, en 1870 et 1871, il imposa le rationnement et gagna ainsi le surnom de « Ferry-Famine ». Député des Vosges de 1876 à 1889, il fera profiter largement sa circonscription de sa position à l'Assemblée. Franc-maçon et républicain, il accédera au poste de Président du Conseil ( on dirait Premier Ministre, aujourd'hui ) et se montrera un farouche partisan de l'expansion coloniale française, en direction de la Tunisie, Madagascar, Tonkin et autre Congo, en opposition avec le conservateur Adolphe Thiers. A ce titre, il répétera que « les races supérieures ont le devoir de civiliser les races inférieures ». C'est peut-être ce qui lui valut d'être l'objet de deux tentatives de meurtre, au pistolet, en 1887. Président du Sénat, enfin, il briguera, sans succès à cause des Boulangistes, la présidence de la République. Le gouvernement, lorsqu'il meurt en Mars 1893, lui octroie des funérailles nationales.
Si tous les élèves chantent, à la récré, que « c'est ce sacré Charlemagne qui a inventé l'école », ils pourraient aussi louer l'action de ce bougre de Jules qui l'a rendue accessible à tous et a donc contribué à l'essor global de la Nation.
Publié par Papyves à 01:02:01 dans Faits de Société. | Commentaires (2) | Permaliens
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