Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

Rechercher

Compteur

Depuis le 27-12-2007 :
347496 visiteurs
Depuis le début du mois :
19675 visiteurs
Billets :
272 billets

Visiteurs en direct

Commentaires

Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

C'est quoi, ce Blog ?

Glossaire

Le temps d’aller en fumer un. | 15 août 2008

 

Le temps d'aller en fumer un.

 

Chers amis, je dois faire une courte pause dans l'émission de mes bulletins journaliers.

Je serai muet pendant deux ou trois jours.

Alors, patience et merci pour votre fidélité.

 

En attendant, revisitez mes articles anciens.

Merci à vous !

Publié par Papyves à 14:28:26 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

Inde et Pakistan séparés. | 15 août 2008

 

Sous la pression d'un vaste mouvement nationaliste mené par le Pandit Jawaharlal Nehru, président du Parti du Congrès et miné par l'influence internationale grandissante du Mahatma Mohandas Gandhi, avocat de la non-violence active (Ahimsa), le gouvernement britannique se voit contraint d'accorder, le 15 Août 1947, l'indépendance de l'Inde, jusqu'alors « Empire des Indes » depuis 182 ans. Ce sera dorénavant un « Dominion » du Commonwealth.

Dans le même temps, croyant apaiser les tensions entre les communautés religieuses, et pour donner raison aux exigences de Muhammad Ali Jinnah, le leader de la Ligue musulmane, Lord Mountbatten désigne une Commission chargée d'effectuer la partition en deux Etats, selon des critères de religion majoritaire. Les Hindous et les Sikhs d'une part, les Musulmans d'autre part. L'avocat londonien Cyril Radcliffe, qui ne connaît pas les Indes, trace une frontière qui mutile des zones urbaines et rurales, de populations mélangées. Le Penjab et le Bengale sont à majorité musulmane mais abritent de grosses minorités d'hindous et de sikhs. Lahore et Karachi, villes de commerçants et de fonctionnaires, sont à majorité hindoue. Ce sera le point de départ des massacres inter-ethniques et des déportations de populations.

Le musulman Ali Jinnah décroche le rêve de sa vie : une Inde indépendante en « deux nations » et non pas une Inde unique qui serait un Etat principalement Hindou. De son côté, Gandhi avait souvent mis en garde contre la partition du pays qui engendrerait, disait-il, la « monstrueuse vivisection » de son pays. La Birmanie et Ceylan (Sri Lanka actuel), majoritairement bouddhistes, ne sont pas des enjeux de cette partition.

Le nouveau Pakistan (pays des purs) que Redcliffe vient d'arracher à l'Inde est, en outre, séparé en deux parties éloignées l'une de l'autre de 1.800 kilomètres. Le Pakistan occidental (Karachi) et le Pakistan oriental (Dacca) deviennent deux provinces musulmanes d'une République islamique. L'Inde, membre du Commonwealth, devient une République laïque (Delhi) qui promulgue sa constitution en 1950. Les Etats princiers des Indes, souverains, sont laissés libres de choisir la nation qu'ils souhaitent intégrer. Le choix se fera facilement selon la religion du peuple sauf pour trois d'entre eux, dont le Cachemire (ou Kashmir, en haut à gauche pour les non littéraires) pour lequel le contentieux subsiste encore aujourd'hui.

Pour rejoindre le centre de gravité de leur communauté religieuse, des millions d'indiens vont alors se mettre en mouvement sur les routes et dans les trains. Une migration forcée sans précédent s'organise (encore qu'organisé n'est pas le mot juste). 15 millions de personnes franchissent les frontières dans les deux sens : 9 millions d'hindous et de sikhs quittent le Pakistan, à l'Est et à l'Ouest de la péninsule, alors que 6 millions de musulmans s'exilent d'Inde centrale. Mais, les routes de cet exode deviennent vite l'objet d'un massacre sauvage. Des bandes de toutes communautés, armés de couteaux et de haches, s'acharnent sur les déplacés, femmes et enfants compris. Mêmes scènes d'horreur dans les trains bondés qui amènent les réfugiés des deux côtés, loin de chez eux. Gandhi avait plaidé pour l'harmonie des religions mais des voisins, qui se connaissent, se livrent à un impitoyable massacre. On peut se demander si l'assassinat du Mahatma, le 30 Janvier 1948, n'est pas le dernier meurtre de cette série, plus qu'un geste isolé.

Ces horribles exactions non contrôlées resteront longtemps dans les mémoires et le moindre incident de frontière entraînera souvent un conflit indo-pakistanais, comme en 1947-49, en 65, en 71-74 quand Rahman proclame la création du Bangladesh (à l'Est) et en 1998-99 où les deux belligérants se livrent même à des menaces d'utilisation d'armes nucléaires. Depuis, les relations restent tendues entre Islamabad et New Delhi, notamment à propos du Cachemire, revendiqué aussi, en partie, par la Chine.

Que de telles manifestations de haine entre communautés voisines, allant souvent jusqu'à la guerre, dans une région de plus d'un milliard d'habitants, soient encore possibles aujourd'hui, fait frémir quand on sait que ces deux Etats possèdent un armement nucléaire offensif. D'autant plus que le Pakistan est devenu la base arrière des Talibans et de Alkhaïda.

 

Publié par Papyves à 00:23:03 dans Faits politiques. | Commentaires (0) |

Pétain condamné à mort. | 14 août 2008

 

Qui, comme Napoléon, croupit à la fin de sa vie enfermé dans une île, jusqu'à sa mort à 95 ans ? Qui fut Chef d'Etat français et accusé de haute trahison ? Qui est reçu à l'Académie Française et se voit confier le Ministère de la Guerre ? Qui fut condamné à mort à 89 ans, après avoir été le sauveur de la nation ? Qui a été le chef du Général de Gaulle et gracié par celui-ci ? Qui fut Maréchal de France et frappé d'indignité nationale par la justice de son pays ? Qui est choisi par Joffre pour défendre Verdun face aux Allemands ? Qui est choisi par le Parlement unanime pour recevoir les pleins pouvoirs ? Qui laissa faire la rafle du Veldiv, enrôler les Français de l'Est dans la Wehrmacht, partir les travailleurs dans les usines ennemies ? Qui reste le vainqueur de Verdun dans l'esprit de tous les Français et le collaborateur avec Hitler dans celui des politiques ?

Philippe Pétain fut cet homme là, tant aimé et soutenu par tout un peuple, au moment de Verdun et du premier conflit mondial, puis tant haï et rejeté par les mêmes âmes déçues, au sortir de la débâcle et de l'humiliation de la seconde guerre mondiale. Car le personnage est énigmatique et complexe. Officier désigné pour effectuer les cours de tactique à l'Ecole de guerre, juste avant Foch, il est le premier à comprendre le caractère décisif de la coordination artillerie-infanterie-aviation et la nécessité de la supériorité aérienne préalable dans les conflits. Le jeune de Gaulle, affecté dans le régiment de Pétain, s'en inspirera. Il s'élève contre les offensives meurtrières du Chemin des Dames, baïonnette au canon et peste contre l'inutilité de la Ligne Maginot si elle n'est pas associée à des forces motorisées mobiles. C'est ainsi qu'il deviendra le vainqueur de la bataille de Verdun et de la voie sacrée.

En fait, il y a deux Pétain. Le généralissime, habile tacticien, économe de la vie de ses hommes, et qui redonne le moral aux troupes affectées par les mutineries et l'obstination de quelques généraux bornés. C'est le sauveur de Verdun, adulé par tous, celui qui reçoit le bâton de Maréchal en Décembre 1918, des mains de Poincaré, à 62 ans, après avoir gravi ses étoiles au feu. Et il y a le Pétain naïf et crédule, qui a pris goût à la politique et au pouvoir, malgré l'âge avancé ( ou peut-être à cause de l'âge, il a 84 ans en 1940 ) et qui croit qu'il est possible d'oublier l'occupation ennemie pour faire table rase des difficultés en fraternisant, qui prône la révolution nationale et refondatrice. « Travail, Famille, Patrie », retour aux valeurs traditionnelles, pourvu que Hitler nous laisse nous réorganiser. Mais on ne reconstruit pas sa maison pendant qu'elle flambe.

Le héros de 14-18 a fait place, après que les pleins pouvoirs lui soient donnés pour éviter le chaos, à la victime expiatoire qui offre son torse aux coups de l'ennemi pour éviter la perte complète de la souveraineté nationale. Mieux vaut collaborer avec le diable, dans une demie France occupée, que la soumission totale du pays à une Allemagne dont les forces sont écrasantes. Pétain croit sérieusement que, puisque les alliés ne veulent pas s'engager, l'armistice va épargner des milliers de vies humaines, va permettre de conserver la puissante flotte maritime et le vaste empire colonial que Hitler craint de ne pouvoir contrôler. La poignée de mains de Montoire est, selon lui, le prix à payer pour sauver ce qui peut l'être. Et il est suivi, politiques et fonctionnaires lui font allégeance, jusqu'aux exactions de la milice.

Mais la victoire vient d'ailleurs, de l'extérieur où un autre général appelle à la reprise du combat, avec l'aide des Anglo-saxons qui ne peuvent rester l'arme au pied, et l'opinion se retourne à mesure que la victoire se fait plus précise. Comment ce vieux fou a-t-il pu nous entraîner dans ce déshonneur, clament ceux-là même qui l'avaient applaudi, à l'Assemblée ou dans les rues ?

Le 14 Août 1945, on oublie de demander à l'accusé Philippe Pétain de se lever pour écouter la sentence que le Tribunal spécial, désigné parmi les parlementaires et jurés résistants, va prononcer : « condamné à mort pour intelligence avec l'Allemagne » et pour avoir « demandé l'armistice » afin de « prendre le pouvoir » en vue d'instaurer une politique dont l'objet était « de détruire ou changer la forme du gouvernement ». Condamné d'avance dans un procès à charge, avec des défenseurs courageux, tel le général Weygand, mais qu'on n'écoute pas. Puis on le destitue de son rang de Maréchal et de sa dignité nationale. C'est un vieil homme de 89 ans qui est poussé dans une cellule humide de la citadelle de la Pierre-Levée sur l'île d'Yeu où il restera, seul sans voir la mer, plus de 6 ans.

Le plus vieux condamné du monde vit un jour arriver le directeur de l'administration pénitentiaire qui s'appelait Amor. Bien que malade, il ne put résister au plaisir d'un jeu de mots : « Amor, dit-il, Comme moi ? ».

 

Publié par Papyves à 06:57:08 dans Faits politiques. | Commentaires (4) |

Hernan Cortès anéantit les Aztèques. | 13 août 2008

 

Le peuple Aztèque, avant la découverte des Amériques par Christophe Colomb, était le peuple « élu du soleil pour diriger le monde ». En 200 ans, ils étaient passés du statut de nomades à celui de conquérants dominateurs de la vallée de Mexico. Bien organisés socialement et politiquement, maîtrisant l'agriculture, ils bâtirent un Empire fort, respecté de tous leurs voisins.

Les Aztèques ne craignent personne sauf la colère des dieux et du soleil dont il faut régénérer l'énergie en lui offrant le sang de victimes humaines lors de sacrifices sanglants répétés. Ces sacrifices religieux, qui consistent souvent à arracher, à vif, le cœur de la victime et à l'offrir sur une pierre sacrée, nécessitent de nombreux prisonniers de guerre, d'où les fréquentes expéditions et razzias qui en ont fait de valeureux guerriers.

Un aventurier espagnol ambitieux, cousin de Francisco Pizarro qui découvrira les Incas, Hernan Cortès, insatisfait des trésors naturels des Antilles que se disputent déjà trop d'aventuriers européens, a vent des richesses de ce peuple éloigné. Il affrète 11 navires avec armes et bagages, en Février 1519 depuis Cuba et descend vers le golfe d'or annoncé.

L'un des Dieux aztèque et toltèque, nommé Quetzalcoatl, le « Dieu serpent à plumes », devait revenir d'une expédition avec des compagnons aux armures dorées, l'année du roseau, soit en 1519. Lorsque Hernan Cortès débarqua à Vera Cruz, au printemps 1519, avec 500 hommes, dans son habit de Conquistador, au milieu de ses 15 cavaliers, les amérindiens autochtones qui n'avaient jamais vu de chevaux ni de fusils, le prirent aussitôt pour l'apparition de leur Dieu et lui firent un accueil cordial et craintif. Grâce à une indienne servant d'interprète, Cortès apprit l'existence de la capitale de cet Empire, la riche Tenochtitlan, 300.000 habitants, que dirigeait le Tlatoani (chef) Moctezuma. L'expédition pour l'atteindre dura jusqu'au mois de Novembre, avec l'aide de peuplades opposées aux Aztèques. Moctezuma fut lui aussi impressionné par les visiteurs et ouvrit grand les portes de la ville à ce descendant du Dieu. Mais, une fois dans la place, Cortès emprisonne l'empereur et gouverne à sa place la magnifique cité.

Cependant, on informe Cortès qu'un navigateur rival a débarqué. Il confie alors les clefs de la cité à un lieutenant et se rend sur la côte. Ne le voyant pas revenir de ce long périple, les amérindiens le croient disparu et se révoltent contre les Espagnols restés à Tenochtitlan. Rapidement informé, Cortès rebrousse chemin et galope au secours de ses compatriotes. Mais les Aztèques sont déchaînés par la mort de leur chef, Moctezuma, et encerclent les Espagnols qui ne peuvent quitter les marais. C'est la déroute pour l'expédition de Cortès qui échappe de peu à la mort, au cours de cette « Noche triste ». Piqué au vif, il rassemble toutes les forces qui lui restent fidèles, indiens compris, et repart au combat contre le nouvel empereur, Cuauhtémoc, le 13 Août 1521. Ses armes modernes font merveille contre les boucliers de cuir et de plumes et le carnage de plusieurs milliers d'Aztèques est complet.

Sur les ruines de la ville ancienne, sera construit Mexico et la « Nouvelle Espagne » sera offerte à Charles Quint. Après avoir encore découvert la Californie, Cortès finira tristement sa vie en Espagne sans avoir eu conscience d'avoir rayé de la carte du monde, par les armes et la variole, un peuple qui avait, certes des coutumes barbares à base de sacrifices humains et d'esclavage, mais qui savait irriguer des terres infertiles ou, au contraire, créer des polders sur des marécages, à base de jardins flottants, qui nourrissait des milliers de personnes grâce à une agriculture riche et variée, goûtait déjà aux délices du « xocoatl », le chocolat, qui fumait la pipe de tabac parfumée, usait modérément des breuvages fermentés et des champignons hallucinogènes, pratiquait l'élévation sociale par le mérite et recourait à l'impôt.

En brûlant les livres et les poèmes des temples, écrits en « nahuatl » et en détruisant les statues de jade et de pierres qu'il rencontrait, Cortès aura-t-il eu conscience d'anéantir à jamais une civilisation extraordinairement « moderne », qui autorisait le divorce et le remariage, où les filles, qui allaient toutes à l'école, pouvaient devenir sage-femme, un peuple qui se divertissait par des chants, des pièces de théâtre ou un jeu de pelote compliqué dont la balle devait franchir un anneau en haut d'un mur ?

Malheureusement, l'obscurantisme est de toutes les époques. Les Talibans n'ont-ils pas détruit, en 1998, à Bamiyan en Afghanistan, les statues de Bouddha vieilles de 16 siècles ?

 

Publié par Papyves à 01:43:39 dans Conquêtes | Commentaires (0) |

Le Koursk ne répond plus. | 12 août 2008

 

A la fin de la guerre froide, l'état de l'armée soviétique n'est pas aussi inquiétant ni surtout aussi opérationnel que les occidentaux l'avaient longtemps craint. La marine russe, en particulier, souffre de délabrement avancé du à un budget en récession constante. Seule, la flotte de sous-marins fait encore illusion. Dès son arrivée au pouvoir, le président Poutine veut montrer au monde, et à son peuple, que la Russie est redevenue une grande puissance. De grandes manœuvres aériennes et navales dans la mer de Barents, avec la participation du tout nouveau bijou, le sous-marin nucléaire Koursk, fleuron de la Marine, vont lui servir de prétexte, en Août 2000.

De nombreux observateurs, dont des Chinois, sont embarqués sur certains bâtiments afin de juger de l'efficacité de la torpille Schkval qui atteint 500 km/h sous l'eau ( au lieu des 70 km/h pour les torpilles traditionnelles ) grâce au système de « supercavitation » qui crée une enveloppe d'air en avant de celle-ci et réduit donc les frottements. Pour les Américains, la présence des Chinois à ces manœuvres est le signe qu'ils veulent acquérir cette nouvelle technologie. Inacceptable car menaçant leurs intérêts dans le Pacifique. Ils dépêchent donc leurs propres sous-marins Memphis, Splendid et Toledo dans la zone.

Le 12 Août 2000, vers 07h30, les sismologues norvégiens enregistrent une explosion de niveau 1,5 suivie deux minutes plus tard par une seconde plus forte de 3,5 sur l'échelle. Le Koursk, joyau de 154 m et 13.500 tonnes, vient de sombrer par 108 mètres de fond, emprisonnant 118 membres d'équipage dont 7 observateurs. Les torpilles de l'avant ont explosé, tuant plusieurs marins et créant une voie d'eau irréparable. Dès l'annonce de l'accident, les autorités de Moscou en minimisent la gravité. Elles refusent fièrement l'aide occidentale de secours alors que les moyens russes sont inadaptés. On prétexte le mauvais temps, le fait que les trappes d'ouverture soient endommagées ou des contraintes techniques pour faire durer en longueur les opérations de sauvetage. Lorsqu'enfin, les bathyscaphes anglais et norvégiens sont autorisés à s'approcher du sous-marin en perdition, 5 jours après le naufrage, les marins rescapés ont fini depuis longtemps de cogner contre la coque. Tous sont noyés.

Une entreprise néerlandaise spécialisée, la seule qui accepte de couper l'épave en deux pour laisser la partie avant dans la mer, sera choisie pour renflouer le navire. Lorsque la coque sort de l'eau, un trou rond au tiers avant semble accréditer la thèse d'un tir de torpille. Dès lors, les hypothèses les plus folles vont être émises, entretenues par le mystère dans lequel les autorités ont voulu placer l'événement.

Explosion due à une mine de la seconde guerre mondiale, attentat déclenché par une taupe tchétchène au sein de l'équipage, tir délibéré d'une torpille hostile, collision avec un sous-marin étranger ( thèse soutenue par les amiraux russes eux-mêmes ) ou explosion accidentelle d'une vieille torpille d'ancienne génération, utilisant du peroxyde d'hydrogène, très instable ( thèse officielle retenue ). Tout y passe. Mais pas de transparence avec les médias qui continuent de supputer.

La commission d'enquête, confiée au procureur Oustinov par Poutine lui-même, conclut à un accident dans le compartiment des torpilles qui se serait répercuté en chaîne sur les autres ogives de tête, d'où les deux explosions. Une autre thèse soutient que la première explosion accidentelle aurait été perçue (onde de choc) par l'un des deux sous-marins US comme une agression, ce qui aurait entraîné une riposte de leur part. D'autres croient que l'un de ces sous-marins américains, qui jouaient au chat et à la souris avec le Koursk, dans ces bas-fonds, aurait heurté l'avant de celui-ci en ouvrant une grosse voie d'eau fatale.

Peut-on raisonnablement penser que les USA aient délibérément coulé le sous-marin nucléaire pour empêcher la signature du contrat avec les Chinois et les priver du Schkval ? Toujours est-il que Vladimir Poutine et Bill Clinton se sont longuement entretenu au téléphone, sans doute pour éviter une escalade nucléaire. Mais pourquoi les américains ont-ils soustrait en urgence le Memphis des regards indiscrets ? Pourquoi Putin a-t-il abandonné ses marins ? Pourquoi garde-t-il au secret les lettres trouvées dans les poches de quelques unes des victimes ? Pourquoi a-t-il attribué, pour la première fois, une énorme somme de dédommagement aux familles ? Pourquoi le patron de la CIA est-il venu à Moscou le 17 Août ? Tant de questions sans réponse entretiennent les rumeurs. Voir la vidéo.

On est toujours dans un pays où la mort de citoyens innocents ne vaut rien face à la raison d'Etat. Que c'est méprisable, la raison d'Etat !

 

Publié par Papyves à 03:11:53 dans Faits politiques. | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| >>

Time here in France

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

World Locations

La Météo

Heure - GMT --- UTC - Time

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03