C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Modeste boulanger de Pudding Lane, quartier de la City de Londres, Thomas Farynor ne savait pas qu'en oubliant d'éteindre son four à pain, dans la nuit du 02 Septembre 1666, il allait déclencher le plus grand incendie de toute l'histoire de l'Angleterre. Pudding Lane est un quartier surpeuplé du vieux Londres et sa maison qui brûle est plutôt une attraction pour les badauds. D'une dizaine, il en vient bientôt des centaines pour voir les maisons voisines être attaquées à leur tour.
Les pompiers n'existent pas à cette époque mais les incendies, qui sont fréquents dans ces quartiers construits en bois, ne font pas peur du fait que la population a toujours réussi à y faire face en organisant des chaînes humaines avec des seaux d'eau. C'est sans doute ce que pense le maire de la ville, sir Thomas Bludworth, quand il se rend sur place mais ne s'alarme pas et ne prend aucune mesure pour parer à l'extension du sinistre. Bien au contraire, il disparaît et on ne le reverra plus pendant les 4 jours que durera l'incendie.
Pourtant, le fort vent d'Est pousse les flammes vers les entrepôts de chanvre et de poix situés à Thames Street, le long de la Tamise. L'embrasement de ces entrepôts accélère subitement la propagation de l'incendie qui, dès lors, devient incontrôlable. Il faudrait ouvrir des coupe-feux en détruisant des maisons sur une ligne, en aval des flammes mais le maire n'est plus là pour donner l'autorisation de ces destructions. Alors, le roi est alerté et Charles II Stuart, lui, rejoint les sauveteurs. Déjà des milliers de maisons sont la proie des flammes et on ne peut plus approcher du brasier. Charles envoie ses soldats pour détruire des centaines de maisons, rue par rue, afin de circonscrire le feu.
Côté Sud, au moins, on est sûr que la Tamise fera barrage aux flammes mais voici que les boutiques du seul pont de Londres s'enflamment elles aussi. Le feu va-t-il basculer sur la rive droite ? Heureusement, une large brèche dans l'alignement des bâtiments construits sur le pont fait office de coupe-feu, comme lors du précédent incendie de 1632.
A l'Ouest, on croit que la petite rivière Fleet forme aussi un coupe-feu naturel mais les flammes, poussées par le vent d'Est, bondissent au-delà et les hommes du frère du roi, Jacques, Duc de York doivent courir pour les rattraper. L'étroitesse des rues ne facilite pas le passage des sauveteurs qui doivent, en outre, se frayer un chemin au travers des charrettes pleines de meubles que les habitants sinistrés tirent vers les portes périphériques de la ville.
Curieusement, les gens sont si abasourdis par la force du brasier qu'ils ne songent plus à sauver leurs biens mais observent leur embrasement jusqu'à ce qu'il leur faille, à leur tour, fuir devant la chaleur de l'incendie. Des campements de fortune se constituent dans les faubourgs dont le chroniqueur Samuel Pepys rapporte l'extrême dénuement. La location des moindres barques et canots atteint des records, ainsi que les denrées alimentaires et de première nécessité. Tout malheur fait naître ses profiteurs. De plus, la peur et la suspicion régnant, des rumeurs font état de gestes prémédités de la part de pyromanes qui ne peuvent être que les ennemis traditionnels : la chasse aux étrangers, notamment français prend corps en de nombreux quartiers.
Tous avaient cru que la cathédrale Saint-Paul, avec ses épais murs de pierre, serait un refuge inviolable et les libraires y avaient entreposé leurs livres, au milieu des familles hagardes. Mais elle était en travaux et les échafaudages en bois mirent le feu à la toiture qui s'écroula en propageant les flammes à tout l'édifice.
L'année précédente, en 1665, une épidémie de peste avait provoqué 70.000 décès. Cette fois, malgré les 13.200 maisons et 87 églises détruites, on fit état de faibles pertes humaines mais qui ne prennent sans doute pas en compte les mendiants, infirmes ou vieillards pris au piège.
Un tribunal spécial, Fire court, fut constitué afin de reconstruire la ville au mieux des intérêts des habitants. Ceux-ci étant très pressés d'en voir l'aboutissement, on reconstruisit à l'identique de l'imbroglio des rues, sans respecter les grandes avenues du plan ambitieux que proposait l'architecte Christopher Wren, à la manière du Français Haussmann.
Dans cet événement, on peut s'étonner de constater l'extrême apathie du maire de Londres qui se trouva complètement débordé et paniqué par la tournure des événements. Bien loin de l'attitude courageuse de Rudolf Juliani, celui de New York, lors des attentats du 11 Septembre 2001.
Publié par Papyves à 01:05:37 dans Faits de Société. | Commentaires (2) | Permaliens
Prétentieux qui voudrait résumer la vie de Louis XIV en une page alors que ce grand Monarque fut roi pendant 72 ans. Certes, il ne régna vraiment que 54 ans car la reine mère Anne d'Autriche assuma la régence pendant son adolescence, avec l'aide du cardinal Mazarin qui fut un bon précepteur pour le jeune roi. A la mort du cardinal, qui ne sera pas remplacé comme Premier Ministre, en 1661, Louis annonce qu'il tient seul, désormais, les rênes du royaume. Il ne les lâchera plus, limogeant d'emblée le surintendant des finances, Fouquet. Le ton d'un règne sans partage est donné. La « fronde » du parlement et de la haute noblesse a renforcé sa détermination.
Intelligent et énergique, Louis XIV choisit personnellement ses ministres. Colbert lui procure l'argent dont il a besoin, Le Tellier et Louvois lui donnent une excellente armée et de Lionne lui ménage de précieuses alliances. Il peut ainsi user de son prestige sur tout le continent.
Ayant choisi lui-même le soleil comme emblème, le « Roi Soleil » ne démérite pas son nom, malgré un orgueil démesuré car il aura porté la France à son apogée, grâce à des conquêtes territoriales, protégées par la « ceinture de fer » des citadelles de Vauban, grâce au soutien de nombreux artistes et hommes de lettres, comme Madame de Sévigné, Corneille, Racine, Molière, La Fontaine ou Lully, Mansard et Le Nôtre, grâce à l'édification ou la décoration de palais somptueux, comme Versailles, les Invalides, le Val de Grâce, Marly.
Le mode de vie de l'aristocratie, rassemblée à la cour de Versailles où il faut se montrer, les représentations festives ou artistiques, ainsi que le faste architectural et la mode vestimentaire, séduisent toutes les élites d'Europe qui se mettent à parler français. Avec 20 millions d'habitants, la France est alors le pays le plus peuplé et le plus prospère d'Europe.
Louis XIV aura été grand aussi par le nombre de ses conquêtes féminines. Amoureux de Marie Mancini, il est forcé, après le traité des Pyrénées en 1659, d'épouser la fille du roi d'Espagne, Marie-Thérèse d'Autriche mais il se console, dès 1667, dans les bras de Madame de Montespan qui lui donne 8 enfants. L'affaire des poisons, en 1680, lui permet de donner ses faveurs à Madame de Maintenon. On ne compte pas le nombre des belles qui se couchèrent dans le lit royal.
Mais il aura aussi ruiné le pays en constructions fastueuses et par d'innombrables querelles avec les nations voisines, nées de ses maladresses comme vouloir « révoquer l'Edit de Nantes », en 1685, par lequel Henri IV avait accordé l'absolution aux Protestants, relançant ainsi une guerre avec les alliés de l'Angleterre,
Le déclin s'amorça en 1689 quand l'armée française fut battue par Guillaume d'Orange puis subit des revers en Espagne. L'augmentation des impôts, la « capitation » et le « dixième », couplée à de mauvaises récoltes répétées, à la famine, contribuèrent à l'effondrement d'un régime absolu incarné par un monarque sûr de sa légitimité. « l'Etat, c'est moi » aurait été l'une de ses formules.
La mort du Dauphin en 1711 puis celle du Duc de Bourgogne, petit-fils du roi, affecteront profondément Louis XIV qui s'éteint le 1er Septembre 1715, atteint par la gangrène, à 77 ans. C'est finalement son arrière-petit-fils, le Duc d'Anjou, qui hérite d'un royaume aux bords de la faillite.
Né à Saint-Germain en Laye, mort à Versailles, Louis-Dieudonné (ainsi dénommé car il avait été désiré pendant plus de 20 années par Louis XIII et Anne d'Autriche), sera enterré à la basilique de Saint-Denis. Le soleil aura rayonné sur le pays pendant plus d'un demi-siècle, éclairant le monde. Bien joué, Louis !
Publié par Papyves à 02:35:36 dans Grands Chefs | Commentaires (0) | Permaliens
Qui n'a jamais entendu, dans son entourage, l'expression « Arrête de travailler, t'es Stakha ou quoi ? ». Il est fait référence, ici, au grand principe économique appelé « Stakhanovisme » qui a vu, en Union Soviétique, l'apologie des travailleurs acharnés, cherchant à hisser la nation au plus haut niveau de production industrielle. De nos jours, selon le langage courant, on est Stakha quand on veut en faire plus que ce qui est demandé.
Alexeï Stakhanov est un mineur de la région du Donbass qui travaille dans une mine ukrainienne de charbon, à Irmino le long de la rivière Donets. Mais l'ambiance est morose car les chefs subissent des remontrances quotidiennes de la part d'un Parti qui voit que le Plan quinquennal est en panne, que les ouvriers ne succombent pas à « l'émulation socialiste » mais, au contraire, s'amusent de l'adage « Ils font semblant de nous payer, nous faisons semblant de travailler ».
En 1935, un Komsomol (groupe de jeunes communistes actifs), voulant se faire bien voir, lance un concours destiné à élire l'ouvrier qui extraira le plus gros volume de charbon. Stakhanov est, dans son équipe, celui qui tient le perforateur, sorte de marteau-piqueur portatif. Il réussit, le 31 Août 1935, à amasser 105 tonnes de minerai, en moins de 06 heures de travail, alors que la norme journalière est de 07 tonnes, soit 15 fois plus. Un exploit, vite salué par l'entourage puis par la tête du Parti qui voit aussitôt le bénéfice que l'on peut tirer de cet événement. Tous les médias soviétiques célèbrent l'exploit, Stakhanov est élevé au faite de la morale prolétarienne et montré en exemple dans toutes les usines.
Quinze fois la norme, c'est énorme, c'est même impossible, mais on est prêt à croire au miracle dans cette Russie qui attendait l'événement symbole de la réussite d'une politique mais qui a du mal à transformer ses paysans en ouvrier d'usines. Soyons tous des Stakhanov. Malheureusement, comme il fallait s'y attendre, Stakhanov a triché en rapportant son exploit et c'est la Komsomolskaya Pravda, elle-même, qui le dit en publiant, en 1988, les mémoires de l'organisateur du fameux record, un certain Constantin Petrov. Le mineur héros s'était fait aider par au moins deux de ses camarades, sinon par toute son équipe. Cela ramène l'exploit à de justes proportions. Qu'importe, la propagande a fonctionné pendant suffisamment longtemps et des milliers d'ouvriers se sont essoufflé à essayer de lui ressembler, pour le bien de la glorieuse URSS.
A Pékin en Août 2008, les formidables exploits des jeunes sportifs chinois sont sans doute le dernier exemple vivant de la théorie du Stakhanovisme au service de l'Etat. Des gamines et de très jeunes enfants ont été entraînés durement, pendant de longues heures, dans des usines à champions qui ont été ouvertes dès l'annonce de l'attribution des Jeux Olympiques à la Chine en 2001. Le but était, là aussi, politique : prouver indirectement le bien fondé du régime communiste.
Aujourd'hui, on ne croit plus guère à ces doctrines économiques éprouvées. Fini les Marx, les Taylor, les Keynes, les Attali. Mais on cherche toujours la solution au bonheur des peuples. Le slogan « Remettre la France au travail » et l'antienne « Travailler plus pour gagner plus » sonnent curieusement, comme un retour au Stakhanovisme d'Etat, à nos oreilles accoutumées au libre choix de chacun.
Publié par Papyves à 00:29:23 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens
Après avoir été la compagne de César, à qui elle laissera un fils, Césarion, la dernière reine de la dynastie macédonienne des Ptolémées, Cléopâtre, avait complètement envoûté Marc Antoine lorsqu'il avait convoqué cette prétendue reine d'Egypte à Tarse (en Turquie actuelle) au point qu'il abandonnera tout ce qu'il possédait à Rome pour vivre avec elle. Il en aura même trois enfants, dont deux jumeaux, à qui il confiera plus tard ses territoires d'Orient.
La liaison entre Antoine et Cléopâtre qui s'éternise au-delà des mers, n'est pas du goût des romains qui le font savoir. Octave, qui aspire à gouverner seul, profite de l'accusation de trahison envers son rival, qui renie Rome et ses Dieux, pour déclarer qu'il lui fera la guerre si le Sénat le mandate.
En 31 av JC, le long des côtes grecques, à Actium, Octave provoque Antoine lors d'une grande bataille navale, sachant que celui-ci est plus puissant sur la terre ferme. Cléopâtre offre alors ses navires égyptiens à Antoine mais, au cours de la bataille confuse, ceux-ci rebroussent chemin. La flotte d'Octave, commandée par Agrippa, plus mobile, défait la lourde flotte des galères d'Antoine et celui-ci pense que Cléopâtre l'a trahi. Il s'enfuit lui aussi, laissant ses marins seuls, et rejoint Alexandrie pour s'expliquer avec son amante.
Malheur, un émissaire lui fait dire qu'elle s'est suicidée de honte. Fou de douleur et honteux de sa défaite, il demande à son serviteur Eros de le tuer avec son épée. Le fidèle Eros libère sa lame du fourreau mais, au lieu de tuer Antoine, il se transperce lui-même. Antoine se saisit ensuite du glaive et se l'enfonce dans la poitrine mais insuffisamment et il survit. Or, voici qu'un serviteur apporte la nouvelle que Cléopâtre est vivante. On transporte le corps blessé jusqu'au Mausolée où la reine se languissait et c'est dans les bras de sa princesse que Marc Antoine agonise.
En grand vainqueur, Octave, le futur Auguste, se présente à Alexandrie et propose un accord à Cléopâtre qui se méfie. Refusant de figurer au triomphe d'Octave, elle préfère rejoindre Antoine dans la mort et se suicide, le 30 Août 30 av JC, pour échapper à cette infamie. La légende, rapportée par Plutarque, veut qu'elle se soit fait porter un panier de figues dans lequel se trouvait un serpent aspic mortel. Sans doute, a-t-elle pris du poison, plus efficace.
La beauté de ces deux amants, entretenue par les vers de Shakespeare et les films récents (Elisabeth Taylor) n'est là que pure légende, car le portrait qui est fait de l'un comme de l'autre, sur des pièces de monnaie datées de 32 ac JC, est bien loin d'être avantageux. Blaise Pascal plaisantera même sur le nez de l'Egyptienne qui, « s'il avait été plus court, en aurait changé la face du monde ».
Publié par Papyves à 01:09:10 dans Grands Chefs | Commentaires (0) | Permaliens
C'est l'histoire d'un peuple fier qui était tranquillement en train de régler la guerre de succession de son empereur décédé, en 1527, par l'affrontement entre ses deux fils, à l'Ouest de la chaîne de montagnes des Andes, lorsque des étrangers blancs et barbus, montés sur des chevaux, s'invitent à cette guerre civile. L'empereur Inca Huayna Capac avait réussi à étendre son empire (capitale Cuzco, Machu Pichu) sur un vaste territoire de l'Amérique du Sud, quasiment de Santiago du Chili au Sud jusqu'aux abords de la Colombie au Nord. Mais ses deux fils Huascar et Atahualpa se disputent la succession et le lieu de la future capitale.
Dans le même temps, des conquistadors espagnols, alléchés par les premières conquêtes d'Hernan Cortés qui a soumis le royaume Aztèque au Mexique, se lancent à la recherche d'un nouvel Eldorado. Le capitaine Francisco Pizarro, frustre et inculte quinquagénaire, débarque en 1532 au Nord du Pérou, à la tête d'une petite armée que l'empereur Charles Quint lui a concédée, au vu de ses récits enflammés. Ayant compris la rivalité entre les deux frères, prétendants au trône Inca, il s'allie avec l'un pour piéger l'autre. C'est Huascar, le perdant du moment, qui mène Pizarro jusqu'à Cajamarca (Pérou actuel) en Novembre 1532. De là, le conquistador invite Atahualpa, le frère vainqueur, à une grande fête à laquelle celui-ci se rend avec toute sa cour et son armée triomphante. « Sans armes » précise Pizarro qui s'empresse de refermer les portes du village derrière la troupe d'indiens désarmés. En présentant une Bible à l'empereur Inca et en lui demandant de se convertir au Dieu des Chrétiens, l'Espagnol sait d'avance que son hôte va refuser. Lorsque Atahualpa repousse le livre saint avec dédain, Pizarro donne le signal à ses combattants cachés de se saisir de lui, pendant que ses accompagnateurs sont abattus ou s'enfuient, effrayés par les chevaux et les chiens. Les Espagnols les pourchassent jusqu'à la nuit tombée et laissent des milliers de morts sur le terrain dont toute l'aristocratie indienne qui avait accompagné le « Sapa Inca ».
Pour sa libération, Atahualpa devra s'acquitter d'une montagne de métaux précieux et de bijoux que ses sujets rassemblent en dépouillant, pendant des mois, tous les temples de l'Empire. Tant que la pièce où il est détenu n'est pas remplie d'or et d'argent, le « fils du Soleil » reste prisonnier. Ses généraux lui apportent des nouvelles de son frère Huascar, prince de Cuzco, qui est fait prisonnier et enfermé dans la forteresse de Sacsahuaman. Les Espagnols lui laissent croire qu'ils vont libérer Huascar, alors Atahualpa, qui n'a toujours pas compris la perfidie de ses geôliers, fait exécuter son rival.
Alors qu'il pense pouvoir être libéré, au vu des trésors amassés, l'empereur péruvien doit subir un simulacre de jugement qui le condamne au bûcher. Magnanime, Pizarro lui offre une mort moins pénible s'il accepte de se laisser baptiser. Atahualpa sera finalement étranglé, le 29 Août 1533, avec la corde qui le maintient au poteau où il est attaché.
Fort de ses armements modernes, Francisco Pizarro poursuit la conquête du pays et fonde la ville de Lima mais son caractère belliqueux l'amène à se disputer avec ses compagnons. Il fait exécuter son lieutenant Almagro, entraînant ainsi la vengeance des amis de ce dernier. Il meurt sous les coups de poignards de ceux-ci, le 26 Juin 1541.
Il est sidérant de constater qu'à toutes les époques, donc aujourd'hui encore, s'emparer des biens d'autrui par la force est une constante et que des peuples qui se prétendent supérieurs à d'autres s'efforcent de plier sous le joug de vieilles civilisations aux coutumes qui les dérangent. Heureusement, leur tour viendra aussi de fléchir le genou.
Publié par Papyves à 01:45:03 dans Conquêtes | Commentaires (0) | Permaliens
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