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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

C'est quoi, ce Blog ?

Glossaire

Un jour d'avance. | 17 janvier 2008

Vous aurez remarqué que la date à côté du titre de mes billets est précisément la même que celle des évènements du passé que je relate ci-dessous, c'est mon fil rouge entre eux.

Demain, cependant, je n'aurais pas accès à Internet. Je vous donnerai donc, dans quelques instants, l'évènement suivant avec un jour d'avance. Il portera le titre : « Découverte des îles Hawaï / 17 Janvier 2008 » ( au lieu du 18, désolé ). A bientôt et merci de me lire.

Publié par Papyves à 11:56:24 dans Faits de Société. | Commentaires (0) |

Tempête du désert. | 17 janvier 2008

Le 17 Janvier 1991, à 03 heures du matin, débute l'opération «  Desert Storm  », tempête du désert, menée par une coalition internationale pour attaquer l'Irak de Saddam Hussein, coupable d'avoir annexé l'émirat du Koweit pour son pétrole.

En Août 1990, en effet, Saddam Hussein veut se venger de la décision unilatérale du Koweit d'augmenter sa production de pétrole de 20%, ce qui fait chuter les cours et donc les recettes de l'Irak qui était déjà sorti exsangue de sa précédente guerre avec l'Iran. Pour cela, il envahit le Koweit, facilement tant la résistance est faible. Mais il est aussitôt surpris par la violence des réactions internationales car cette annexion risque de déséquilibrer le marché du pétrole.

Inquiètes et désinformées par les Américains, les monarchies arabes du Golfe pensent que l'Arabie saoudite sera la prochaine cible de Saddam et elles acceptent alors, pour être défendues, l'intrusion de forces « infidèles » sur leur sol.

Le Général américain Norman Schwarzkopf prend la tête d'une coalition de 605.000 hommes venant de 28 pays différents, en application de la résolution 678 du Conseil de sécurité de l'ONU. Les bombes pleuvront pendant 42 jours sur ce que les occidentaux pensaient être la quatrième puissance militaire du monde, laissant le champ ( on devrait dire le sable ) libre aux forces terrestres ( parmi lesquelles la Division Daguet française ) pour foncer sur Bagdad. Mais elles n'y entreront pas, stoppées qu'elles furent par un Président Bush ( père ) inquiet de voir que les chiites du Sud de l'Irak ( alliés de l'Iran ) se soulèvent contre Saddam. Le pays risquant de sombrer dans la guerre civile, ce qui compromettrait l'installation durable américaine dans la région, Schwarzkopf reçoit l'ordre d'arrêter la percée aux portes de la ville.
Cette « Guerre du Golfe » aura fait
plus de 200.000 morts du côté irakien dont une moitié de civils et seulement une grosse centaine du côté allié. Saddam Hussein est rentré dans le rang, une puissante base militaire anglo-saxonne peut stationner, pour longtemps croit-on, au milieu des champs de pétrole. Tout le monde semble satisfait.

Mais on connaît la suite, malheureusement. Les attentats du 11 Septembre 2001 à New York ont réduit à néant ce précaire équilibre.

 

Publié par Papyves à 00:08:33 dans Faits politiques. | Commentaires (0) |

Jan Palach s'immole par le feu. | 16 janvier 2008

Au pied du Musée national surplombant la principale avenue de Prague, un étudiant en Lettres de 21 ans s'immole par le feu ce 16 Janvier 1969 pour protester contre l'intrusion des chars soviétiques venus écraser le soulèvement tchèque au printemps 1968 et contre la passivité de ses concitoyens. Son agonie de trois jours est horrible.
En effet, après les évènements explosifs de Mai 1968 en France, la révolution estudiantine commuée en revendications sociales s'étend à l'Europe centrale sous la forme d'une aspiration à la démocratie et à la scission d'avec le « protecteur » moscovite. En Août, les blindés et troupes soviétiques pénètrent en Tchécoslovaquie pour mettre un terme au vent de liberté qui secoue le pays.
Depuis avril, Alexander Dubcek, premier secrétaire du parti communiste tchécoslovaque, tente de concilier marxisme et liberté. Le pays le suit dans l'enthousiasme : c'est le Printemps de Prague qui, croit-on, va installer « le socialisme à visage humain ». L'espoir vers la liberté que ce printemps a suscité est à la hauteur de la déception ressentie à l'arrivée des chars du Pacte de Varsovie. C'est insupportable pour Jan Palach qui s'immole donc en public à titre de protestation. Le nom de cet étudiant ( qui avait laissé un message pour expliquer son geste ) deviendra aussitôt le symbole de la résistance tchécoslovaque à l'oppression. La société endormie s'est réveillée, les étudiants ont fait la grève de la faim, d'autres ont suivi son exemple et se sont transformés en torche vivante, montrant le désespoir d'une jeunesse désireuse de démocratie.
Pendant vingt ans, jusqu'en 1989 et la chute du Mur de Berlin, des dissidents, des citoyens courageux et des opposants à la dictature se réuniront chaque année, le 19 janvier, sur la place Venceslas, pour commémorer l'acte de Jan Palach.
Ce symbole est aujourd'hui aussi connu que celui de l'étudiant qui stoppe une colonne de chars chinois sur la place Tien An Men, en 1989, à Pékin.
Cela force l'admiration, non ?
 

 

Publié par Papyves à 00:27:13 dans Faits politiques. | Commentaires (1) |

La croisade des Albigeois. | 15 janvier 2008

Le 15 janvier 1208, le légat du pape, Pierre de Castelnau, est assassiné sur une route du Languedoc sur les ordres du comte de Toulouse, Raimon VI, qu'il venait d'excommunier. Avec ce meurtre débute une guerre affreuse, la croisade des Albigeois, qui va mettre à feu et à sang le Midi toulousain, de la Garonne au Rhône. Le légat venait d'excommunier Raimon VI, descendant du chef de la première croisade en Terre Sainte, en raison de son excessive sollicitude pour les Cathares ( du mot grec katharos qui signifie pur ), aussi appelés Albigeois ( référence géographique évidente ) et considérés comme hérétiques puisque ne reconnaissant pas le dogme et les enseignements de l'Eglise catholique.

Ce drame de trop entraîne le Pape à lancer l'appel à la croisade, malgré le peu de soutien du roi Philippe Auguste qui a fort à faire avec les Anglais et se tient en retrait de cette guerre civile ou fratricide. C'est la première fois, en effet, qu'une croisade est dirigée contre des gens qui se réclament du Christ mais cet aspect ne gêne pas les contemporains. Elle va avoir raison de l'hérésie mais son effet le plus tangible sera l'annexion de la région au domaine capétien, ce qui deviendra la France. Originaires de l'Italie du nord, les cathares recueillaient depuis un demi-siècle un succès croissant dans le Midi toulousain en raison de leur doctrine simple et exigeante, fondée sur l'opposition entre le Bien et le Mal. Ils se disent les « vrais chrétiens », condamnant l'Ancien Testament, ce que conteste l'Eglise qui envoie contre eux les « inquisiteurs » qui ne seront pas tendres avec les « parfaits » comme ils désignaient eux-mêmes ces hérétiques. Ces derniers préféraient s'appeler les « bonshommes et les bonnes femmes ».

Ce n'est qu'en 1229, par le traité de Paris avec Saint Louis, que la croisade des Albigeois viendra à bout de ces « boulgres », dont le nom rappelle l'origine bulgare ou balkanique de l'hérésie cathare. Le dernier baroud d'honneur sera le siège de Montségur, près de Foix en 1244 où plus de deux cents cathares refusent de renier leur foi et sont brûlés vifs au pied de la forteresse. Ultime barbarie d'une guerre qui n'en manqua pas. L'hérésie va perdurer encore un demi-siècle dans les villages reculés des Pyrénées. Le dernier parfait ou bonhomme cathare est brûlé en 1318.

Aujourd'hui, cette page d'histoire douloureuse fait le bonheur du tourisme local qui en fait une source de fierté et d'identité régionale occitane en s'appuyant notamment sur les ruines des châteaux cathares du Midi Toulousain.

( Image : Expulsion des Albigeois de Carcassonne en 1209 )

 

Publié par Papyves à 00:17:10 dans Faits politiques. | Commentaires (3) |

Constitution sur mesure. | 14 janvier 2008

Le 14 Janvier 1852, une nouvelle Constitution est promulguée en France qui donne les pleins pouvoirs, pour 10 ans, au futur Napoléon III.

Charles, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er, est le premier Président de la République française, élu en décembre 1848 pour 4 ans, grâce à la légende napoléonienne.

Mais son appétit du pouvoir est insatisfait.

Dans la nuit précédant le 02 Décembre 1851, anniversaire du sacre de Napoléon 1er et de sa plus grande victoire à Austerlitz, Louis-Napoléon Bonaparte annonce par décret la dissolution de l'Assemblée et le rétablissement du suffrage universel, en vue de son accession au titre d'Empereur. Après ce coup de force, véritable coup d'état, et la répression qui s'ensuivit, le plébiscite est un succès et la nouvelle constitution du 14 Janvier 1852 porte le mandat du Prince-Président à 10 ans avec les pleins pouvoirs ( « Étant responsable, il faut que son action soit libre et sans entrave ).

Le second Empire est officialisé le 02 Décembre 1852 ( bien sûr, force des symboles ) et le pouvoir personnel sans partage commence, parfois entaché de contradictions et d'indécisions.

Cependant, son règne, emprunt d'admiration de la modernité britannique, est marqué par une œuvre de développement industriel, économique et financier considérable, notamment la transformation de Paris par le préfet Haussmann. Constamment sous-estimé ou méprisé par beaucoup de ses contemporains, en particulier par les élites traditionnelles ( Thiers, Victor Hugo ), il règnera quand même 22 ans et laissera une trace non négligeable.

La fin de son régime découlera de la défaite de 1870 lors de la guerre franco-prussienne.

Bien qu'il ait déclaré un jour « l'Empire, c'est la Paix », son régime s'était montré assez belliqueux, avec trois guerres européennes et plusieurs expéditions coloniales ( Crimée, Mexique notamment ).

Verra-t-on un jour son tombeau quitter Farnborough en Angleterre pour revenir sur la mère patrie ?

 

Publié par Papyves à 00:06:53 dans Faits politiques. | Commentaires (5) |

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