C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
L'apôtre de la non violence, le Mahatma Gandhi, est assassiné par un extrémiste hindou le 30 janvier 1948. Il lui est reproché de n'avoir pas conservé l'intégrité territoriale de l'Inde lors de l'accession à l'indépendance. L'impossible entente religieuse entre musulmans et hindous a en effet entraîné une partition entre Inde et Pakistan et un exode massif de populations.Mohandas Karamchand Gandhi est né dans le Gujerat en 1869 d'un père appartenant à la caste intermédiaire des marchands ( gandhi signifie épicier ) qui l'élève dans la tolérance de l'Islam mais c'est surtout l'influence du Jaïnisme qui va inspirer le jeune Mohandas. Cette religion prône, en effet, la non violence radicale, l'ahimsa, envers les hommes et les animaux. Marié à 14 ans, il fait ses études à Londres où il sera avocat puis il part en Afrique du Sud pendant 20 ans avant de revenir aux Indes en 1914 pour mettre un terme à l'exploitation coloniale de son pays, sans répandre une goutte de sang. Il y parvient en 1947 grâce à un programme de non-coopération, de boycotts et de manifestations silencieuses, telles que la marche du sel en Mars 1930 où il parcourt, avec ses disciples, 350 km jusqu'à la mer pour ramasser symboliquement une poignée de sel frappé par une taxe imposée par le pouvoir britannique. Il est bien sûr arrêté et mis en prison comme il le sera souvent.
Lors de la seconde guerre mondiale, « Bapu ( père ) » comme on le surnommait, lance le slogan anti-anglais « Quit India as masters » et pousse à l'insurrection. Il retourne en prison, avec de nombreux membres du Congrès, sa femme Kasturbai y meurt. Churchill le fait libérer en 1944 puis les travaillistes accélèrent le processus de décolonisation car la Grande-Bretagne est plus préoccupée de son redressement économique et social que du sort de son lointain Empire. La partition du pays est effective en Août 1947 avec Lord Mountbatten malgré le jeûne protestataire du Mahatma ( qui signifie : « Grande Ame » ).
C'est parmi ses frères les plus proches, les hindous, qu'un extrémiste le tuera de trois balles lors d'une prière publique, le 30 Janvier 1948. Jawaharlal Nehru a depuis, comme Premier Ministre, repris à sa manière le combat du Père de la Nation indienne. Même le problème douloureux des castes qu'il a combattu sera allégé.
La vie ascétique et l'enseignement de Gandhi inspirèrent Martin Luther King, Nelson Mandela et Ang San Su Kyi, ainsi que le cinéma : On se souvient de la remarquable interprétation de Ben Kingsley en 1982.
Pour ma part, j'aime à me souvenir d'une de ses maximes : « Colère et intolérance sont les ennemis d'une bonne compréhension ». Voilà de la sagesse !
( Photo : Nehru et Gandhi )
Publié par Papyves à 00:09:28 dans Grands Chefs | Commentaires (1) | Permaliens
La Chine vivait tranquillement en quasi autarcie quand les Européens et notamment les Britanniques vinrent, au XVIII siècle, les obliger à commercer avec eux en leur fournissant du thé puis de l'opium ( suc de pavot utilisé comme médicament depuis Homère ) que les Anglais tiraient en abondance de leur colonie indienne, en particulier du Bengale. Le port de Canton avait été désigné par l'Empereur chinois comme le seul port où les étrangers pouvaient accoster, ceux-ci ne devant, en outre, traiter qu'avec les représentants de la Co-Hong, puissante compagnie de marchands. Pour accroître leur commerce, les Anglais avaient inondé la Chine avec les ballots d'opium qu'ils savaient addictif et que le peuple chinois finit par utiliser comme une drogue. 12 millions en sont consommateurs déjà en 1820.
Cela préoccupait l'Empereur qui se décida à l'interdire purement et simplement mais, comme le commerce continuait clandestinement, il ferma le port de Canton aux étrangers dès le 29 Janvier 1841, déclenchant, par la même, la première guerre de l'opium. Les Anglais répliquèrent par le blocus de la ville. Leur armement nettement supérieur n'eut pas de mal à vaincre les jonques asiatiques et, en 1842, le Traité de Nankin leur ouvrit l'accès libre aux 5 autres ports, sans passer par la Co-Hong et, surtout, leur offrit la concession de l'archipel de Hong Kong où ils établirent leur base commerciale, en créant une véritable colonie britannique pour plus de 150 ans. L'Empire Qing ne digérera pas cet affront, d'autant qu'il avait déjà du rembourser en millions de dollars les 1300 tonnes d'opium détruites préalablement. Hong Kong ne sera rétrocédée à la Chine qu'en 1997, à la fin du bail.
Une guerre semblable reprendra de 1856 à 1860, avec l'aide des Français cette fois, pour protéger les commerçants occidentaux, en fait pour renforcer encore la pénétration européenne en Chine et briser les dernières résistances de l'Empire du Milieu. Le commerce n'a pas d'odeur. Les Russes même profiteront de la faiblesse des chinois défaits pour avancer leurs pions au Nord sur l'Oussouri et l'Amour.
Il est curieux de noter que ce sont les produits les plus dangereux, aujourd'hui l'héroïne, qui procurent les plus gros bénéfices à leurs vendeurs, d'où l'attrait des mafias pour ces commerces. Le problème n'est pas simple à éradiquer car supprimer les cultures de pavot, par exemple, ruine des milliers de petits paysans.
Bon, allez, on s'en fume une petite ?
Publié par Papyves à 00:05:16 dans Conquêtes | Commentaires (0) | Permaliens
Dans son Palais de Westminster, le Roi d'Angleterre Henri VIII meurt, le 28 Janvier 1547, après 38 ans de règne et 6 mariages tumultueux marqués par des répudiations, exécutions ou décès suspects. Il n'en fallait pas plus pour en faire un des modèles du « Barbe-Bleue » de Charles Perrault paru en 1697. Il faut dire qu'il avait quand même fait décapiter deux de ses épouses, Anne Boleyn et Catherine Howard pour adultère, que les autres divorcèrent ou moururent étrangement. La répudiation de sa première femme, Catherine d'Aragon, entraîna un schisme avec Rome et le début de l'Anglicisme dont il devint le chef suprême.En psychanalyse, on a écrit que la clef tâchée de sang indélébile est le symbole de la défloraison. Ce conte apparaît dès lors comme une mise en garde à l'encontre de l'adultère qui pourrait tenter certaines femmes.
Ah bon, pas toutes ?
Publié par Papyves à 00:04:49 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens
A 78 ans, le dernier Maréchal de France, Alphonse Juin, s'éteint au Val de Grâce le 27 Janvier 1967. Pied-noir né à Bône et fils de gendarme, cet élève doué sort major de la Promotion Fez de Saint-Cyr en 1912, celle du Général de Gaulle. Homme de terrain et fin stratège, il se bat au Maroc, avec ses Tabors et ses Goumiers, pendant la première guerre mondiale puis sur le front champenois en 1915 où il perd l'usage de son bras droit, ce qui en fera le seul officier à saluer de la main gauche.
Après un stage à l'école de guerre, il est affecté en Tunisie puis au 7ème régiment de tirailleurs algériens de Constantine où il se mariera et enfin à nouveau au Maroc. Pénétré de la doctrine propre à Lyautey, il se révèle, au poste de chef de cabinet militaire du résident général du Maroc aussi bon stratège qu'organisateur avisé et fin diplomate en étant associé à la mise en œuvre de la politique de pacification entamée par Lyautey.
Elevé en 1938 au rang de Général de Brigade à l'âge de cinquante ans, il va bientôt vivre sa deuxième guerre mondiale à la tête de la 15ème Division d'Infanterie Motorisée. Il tiendra tête à l'avancée allemande à Valenciennes mais, ne voulant pas reculer, sera fait prisonnier et interné à la forteresse de Königstein. Rapatrié sur la demande du Maréchal Pétain, il est nommé commandant en chef pour l'Afrique du Nord en 1941, en remplacement de Weygand. Lors du débarquement allié en Afrique, en 1942, Juin pousse Darlan à proclamer le cessez-le-feu et favorise le ralliement à Giraud. Il passe des accords avec le commandement américain, ordonne la mobilisation et déclenche les hostilités sur le front tunisien face à l'Africacorps du Général Rommel. Nommé Général d'Armée en 1942, il commande en 43 et 44 le corps expéditionnaire français qui va se couvrir de gloire en Italie. Vainqueur au Garigliano sur le belvédère du Monte Cassino en privilégiant une attaque en souplesse par les flancs ( grâce aux mulets de sa « Royal Brêle Force » de Spahis marocains, selon le mot moqueur des Anglo-saxons ) plutôt qu'un affrontement direct, il offre aux Américains une voie triomphale vers Rome et Sienne, en Juin 1944.
Rappelé à Alger comme chef d'état-major de la Défense nationale, il transmet son commandement au Général de Lattre de Tassigny, le 23 Juillet 1944. Il assumera ensuite la haute fonction de Résident Général au Maroc.
Alphonse Juin sera un rare français à avoir exercé, de 1952 à 1956, la charge de commandant interallié des Forces Atlantiques terrestres du secteur Centre-Europe de l'OTAN, sous les ordres directs du Général Eisenhower, futur Président américain.
C'est en 1952 aussi qu'il est élevé, le 08 Mai, à la dignité de Maréchal de France et, comme le veut la tradition, élu à l'Académie Française, en Novembre, accueilli par le discours de Maurice Genevoix. Cependant, Juin verra les dernières années de sa vie assombries par la guerre d'Algérie. Il se montrera hostile à la politique algérienne du Général de Gaulle mais refusera néanmoins de soutenir le putsch des généraux en 1961.
Il est, bien sûr, inhumé aux Invalides.
Publié par Papyves à 16:24:05 dans Grands Chefs | Commentaires (2) | Permaliens
La mission Apollo 1 devait être la première mission habitée du programme Apollo, et devait être lancée le 21 février 1967 pour durer 14 jours. La NASA avait choisi un équipage trié sur le volet : Gus Grissom, Ed White et Roger Chaffee. Le test prévu ce 27 Janvier 1967 se faisait au sol, le vaisseau perché en haut du lanceur Saturn mais en ayant débranché toutes les connections ( Plug-out simulation ) avec le pas de tir situé à quelques kilomètres. Ne subsistaient que les liaisons radio.Publié par Papyves à 00:09:20 dans Conquêtes | Commentaires (0) | Permaliens
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