Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

Rechercher

Compteur

Depuis le 27-12-2007 :
347496 visiteurs
Depuis le début du mois :
19675 visiteurs
Billets :
272 billets

Visiteurs en direct

Commentaires

Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

C'est quoi, ce Blog ?

Glossaire

Calendrier Révolutionnaire | 31 décembre 2008

 

A  écouter  les  radios  ou  en  lisant  la  Presse,  on  pourrait  croire  que  nous  sommes  entrés  dans  l'ère  de  la  « Sinistrose ». Eh  bien  non,  figurez  vous  que  nous  sommes  en  « Nivôse »,  du  21  Décembre  au  19  Janvier.  Du  moins,  le  serions  nous  restés  si  le  Calendrier  Révolutionnaire,  aussi  appelé  Calendrier  Républicain,  était  toujours  en  vigueur.

Au  lendemain  de  la  prise  de  la  Bastille,  le  14  Juillet  1789,  l'usage  était  apparu  d'appeler  l'année  1789  « l'an  1  de  l'ère  de  la  Liberté ».  On  se  souvient  des  Soldats  de  l'An  II  par  exemple.  Tous  les  symboles  furent  bon  à  prendre  pour  rompre  avec  l'ordre  ancien,  la  Monarchie  et  ses  privilèges,  cette  période  que  les  Sans-Culottes  désigneront  par  « l'ère  vulgaire ».  Il  s'agit,  notamment,  d'effacer  toute  trace  des  anciens  régimes  s'appuyant  sur  les  racines  chrétiennes  du  Calendrier  Grégorien  et  d'instaurer  le  culte  de  l'Etre  suprême,  indépendant  du  clergé.

Initié  par  Gilbert  Romme,  avec  l'aide  de  Chénier  et  du  poète  Fabre  d'Eglantine,  l'élaboration  de  ce  calendrier  républicain  a  demandé  plus  d'un  an  de  débats  très  vifs.  Le  début  de  la  nouvelle  ère  est  fixé  au  22  Septembre  1792,  jour  de  l'équinoxe  d'automne  mais  aussi  jour  de  la  proclamation  de  la  première  République,  qui  devient  ainsi  le  1er  Vendémiaire  An 1.

Pourquoi  Vendémiaire ?  L'année  est  divisée,  de  façon  simple,  en  12  mois  de  30  jours  chacun,  lesquels  reçoivent  un  nom  distinct.  On  garde  les  quatre  saisons  de  trois  mois  mais  ces  derniers  reçoivent  un  nom  en  rapport  avec  la  nature  et  les  produits  de  la  terre.  L'année  commence  en  Septembre,  période  des  vendanges,  ce  sera  donc  Vendémiaire.  Puis  viennent  les  premiers  brouillards  et  brumes  d'Octobre-Novembre,  ce  sera  Brumaire.  Les  premiers  frimas,  Frimaire.  La  deuxième  saison  est  l'hiver  avec  Nivôse  sous  la  neige,  Pluviose  sous  la  pluie  et  enfin  Ventôse,  en  Février-Mars,  sous  les  giboulées  et  le  vent.  La  troisième  saison  de  l'année  révolutionnaire  est  le  printemps  qui  voit  s'écouler  les  mois  de  Germinal,  allusion  à  la  pousse  des  graines,  Floréal  en  Avril-Mai  pour  l'éclosion  des  fleurs,  Prairial  pour  l'abondance  des  prairies.  Enfin,  vient  l'été  et  ses  moissons  d'où  Messidor,  la  chaleur  de  Thermidor  en  Juillet-Août  et  Fructidor  donnant  de  belles  récoltes.

Tout  ceci  est  bien  poétique  mais  pas  très  scientifique  car  12  fois  30  ne  font  jamais  que  360  jours,  même  en  pleine  révolution.  Alors,  puisque  la  Terre  s'obstine  à  tourner  en  365  jours,  sans  parler  des  années  bissextiles,  on  invente  la  correction  des  5  jours  supplémentaires  qui  seront  les  « Fêtes  sanculottides »  et  on  baptise  bien  sûr  ces  jours-là  également : on  fêtera  ainsi  la  Vertu,  le  Génie,  le  Travail,  l'Opinion  et  les  Récompenses.  Car  chaque  jour  est  rebaptisé,  non  sans  mal,  et  les  jours  de  la  « décade »  de  10  jours  aussi.  Exit  la  semaine,  voici  la  décade  avec  une  racine  latine :  Primedi  désigne  les  1er,  11ème  et  21ème  jours,  Duodi  les  2ème,  12ème  et  22ème  jours,  Tridi  les  3ème,  13ème  et  23ème  jours,  etc  pour  Quartidi,  Quintidi,  Sextidi,  Septidi,  Octidi,  Nonidi  et  Décadi.  

Le  dernier  jour  de  la  Décade,  le  dixième  donc,  est  maintenu  férié  mais  cela  n'arrange  pas  le  bas  peuple  qui  perd  en  fréquence  de  repos  par  rapport  aux  semaines.  De  52  repos  dominicaux,  le  nouveau  décompte  passe  à  41  jours  de  repos  seulement,  d'où  la  contestation  et  le  peu  d'empressement  à  suivre  ce  calendrier  et  le  peu  de  goût  de  la  population  pour  le  choix  des  prénoms  issus  des  noms  tarabiscotés  des  jours  rebaptisés  Pissenlit,  Fumier,  Chélidoine,  Scorsonère,  Bitume,  Hémérocalle,  Rhubarbe,  Pintade  ou  Verge  d'or.    

Tombé  en  désuétude,  hormis  dans  l'Administration,  ce  calendrier  compliqué  et  approximatif,  s'achèvera  le  31  Décembre  1805  après  la  signature  de  son  abrogation  par  Napoléon  au  moyen  du  « senatus-consulte »  du  22  Fructidor  an  XIII,  soit  le  09  Septembre  1805.  Dommage,  nous  étions  hier  le  jour  du  Fléau,  aujourd'hui  celui  du  Granit  et  demain  celui  de  l'Argile.  Cela  avait  tout  de  même  une  autre  allure.

Allez,  je  plaisante  et  ne  renie  pas  mes  racines  chrétiennes.

Bonne  Saint-Sylvestre  à  tous.

Bonne  Année  aussi  aux  non  Chrétiens !  Notre  terre  tourne  à  la  même  vitesse  pour  chacun  d'entre  nous,  quelque  soit  son  prénom.

 

Publié par Papyves à 15:35:02 dans Faits de Société. | Commentaires (3) |

Encore le Congo, hélas ! | 07 novembre 2008

 

Puisque l'on reparle du Congo, ex Zaire, et des atrocités qui s'y passent, entraînant des déplacements immenses de populations, dans la région des Grands lacs, au Kivu et à Goma  notamment, voici une photo que j'avais prise à N'Gandagica en 2005 ou 2006.
Ce pays si riche en minerais et en potentialités de toutes sortes croule sous la misère et la corruption de ses dirigeants qui détournent, sans vergogne, l'aide internationale, puis reconstituent une armée clandestine, avec tous les miséreux de leur ethnie, pour repartir à la conquête du pouvoir quand ils en sont finalement évincés par la force.
Quelle tristesse !

Publié par Papyves à 18:07:20 dans Aventures | Commentaires (4) |

Au bout du chemin. | 26 septembre 2008

Pour ceux qui en ont assez de voir ce bout de chemin, voici ce qu'on trouve au delà du virage.

 

Publié par Papyves à 15:30:38 dans Aventures | Commentaires (3) |

Au Revoir. | 21 septembre 2008

 

Chers amis, je vais être obligé de vous quitter pendant une période relativement longue.

En effet, un changement dans mes activités, à partir de ce lundi, ne me permettra plus de consacrer le temps nécessaire à la rédaction d'un article journalier.

 

Je mets donc ce blog en sommeil pour une période indéterminée.

 

J'y ai pris beaucoup de plaisir, ai reçu beaucoup d'encouragements. Donc, je reviendrai, en espérant que l'hébergeur ne me jette pas aux orties.

J'ai cherché à être le plus objectif possible, même si ma sensibilité personnelle devant certains événements devait ressortir. Le fil rouge de ce blog est l'Histoire ou plutôt les histoires du passé car j'ai voulu toucher à tout, ne rien m'interdire et varier les plaisirs. J'ai commencé avec quelques lignes puis me suis enhardi. Maintenant, je crois même que je suis trop long, je dois lasser le lecteur, par définition pressé.

 

Lebuzuk Historik est tout jeune, n'a même pas un an, 9 mois très exactement, environ 250 articles, et déjà plus de 82.000 lecteurs, soit plus de 3 ou 400 par jour, venant de tous les continents, même hors du champ de la Francophonie (voyez la mappe-monde).

Ecrire un résumé d'une page sur n'importe quel sujet historique, chaque jour (ou presque) quand on n'est pas enseignant ni historien est un challenge que je souhaitais mener le plus loin possible. J'ai tenu le rythme pendant 9 mois et n'ai pratiquement jamais été contredit pour le fond de ce que j'avançais.

 

Vous, mes fidèles lecteurs, je vous devais ce rendez-vous quotidien, même si souvent il m'en a coûté de le concrétiser. Nous nous retrouverons mais après cette phase de plusieurs mois où mes pas me mènent sur un autre chemin (d'où la photo).

 

Merci pour votre fidélité.

Papyves. ( c'est ainsi que m'appellent mes petits-fils ).

 

Publié par Papyves à 00:13:48 dans Faits de Société. | Commentaires (10) |

Les diamants de Bokassa 1er. | 20 septembre 2008

 

Elevé par les missionnaires, après le décès de ses parents, dans cette région appelée alors Oubangui-Chari (du nom des fleuves locaux), Jean-Bedel Bokassa s'engage dans l'Armée française à l'âge de 18 ans, en 1939, ce qui va l'amener à participer, dans les rangs des Forces françaises libres, au débarquement en Provence et à la bataille du Rhin. Il servira la France plus de 20 ans.

Dans son pays d'origine, la Centrafrique, David Dacko arrive au pouvoir en 1959, juste avant l'indépendance, lorsque le Président Barthélémy Boganda est tué dans un crash d'avion. En 1964, lorsque Dacko voit revenir son cousin Jean-Bedel au pays, en capitaine de la Légion, tout auréolé de gloire et la poitrine couverte de médailles, justement gagnées en Indochine et en Algérie, il n'hésite pas une seconde à lui confier, avec le titre de Chef d'état-major et le grade de colonel, la réorganisation de l'Armée à Bangui. Fin 1965, le chef de la Gendarmerie tente un coup de force pour destituer Dacko mais c'est J.B. Bokassa qui retournera la situation à son profit en neutralisant les gendarmes et en prenant le pouvoir, le 31 Décembre 1965. C'est ce qu'on appellera le « coup d'Etat de la Saint-Sylvestre ».

Dans les premières années où il assoie son pouvoir de façon brutale, avec l'assentiment tacite de la France, Bokassa reste populaire du fait des grandes idées de retour à la terre, de réforme agraire et de valeur travail. Rapidement cependant, le « soudard », comme l'appelait le Général de Gaulle, perd tout sens de la mesure et, grisé par le pouvoir absolu, il s'auto-proclame « Président à vie » en 1972, puis « Maréchal » en 1974, en souvenir de Napoléon qu'il avait étudié en France. C'est par une monumentale et fastueuse cérémonie, en Décembre 1977, au cours de laquelle il se place lui-même la couronne « d'Empereur » sur la tête, que le ridicule atteint son comble. Pour l'occasion, le souverain avait revêtu le même costume que le Maréchal Ney lors du sacre de Napoléon 1er mais, parmi les 5.000 invités, aucun Chef d'Etat n'avait fait le déplacement.

Le pays est mené d'une main de fer, avec son lot d'exécutions et de torture contre les opposants, les ressources détournées « normalement » et le peuple reste à l'écart des distributions, bien évidemment. Pour payer les fonctionnaires, JBB se tourne vers le voisin Libyen. Afin de séduire Kadhafi, de qui il attend une aide financière, il n'hésite pas à se déclarer musulman et à changer son nom pour des consonances plus coraniques.

En Janvier 1979, des étudiants manifestent contre le prix élevé qu'ils doivent payer pour confectionner l'habit à l'effigie de l'Empereur. Bokassa 1er s'implique personnellement dans la répression de ce mouvement qui fait une centaine de morts parmi les étudiants. Dés lors, non seulement « notre cher ami » n'est plus en odeur de sainteté auprès de la diplomatie française  mais il devient carrément gênant. Le 21 Septembre de la même année, lors d'une nouvelle visite qu'il effectue en Libye, la France de Valéry Giscard d'Estaing lance une opération commando, appelée « Opération Barracuda » dont l'objectif est double : destituer le dictateur Jean-Bedel Bokassa pour le remplacer par son prédécesseur plus docile, David Dacko, et récupérer des documents compromettants liés à la proximité, voire l'amitié, entre les deux présidents, Bokassa et Giscard d'Estaing dont la passion de la chasse au gros gibier l'avait amené à de nombreuses reprises en Centrafrique. Les deux objectifs sont atteints.

Pendant que l'Empereur déchu se réfugiait à Abidjan, en Côte d'Ivoire, la presse française, le Canard enchaîné et Le Monde en tête, ressortait une lettre de 1973, signée de la main de Bokassa lui-même et autorisant le don d'une plaquette de diamants de 30 carats au profit du ministre des finances de l'époque, un certain VGE. C'est dans cette rivière de diamants que va se noyer le Président Giscard, alors qu'il brigue un second mandat de 7 ans. A mesure que la polémique et les doutes enflaient sur la véracité de ces « cadeaux », VGE les balayait d'un silence de mépris. « Il faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison » déclare-t-il. Erreur, car les électeurs se sont passionnés pour cette affaire bien exploitée par la gauche et certains gaullistes. Qui ne dit mot, consent. C'est finalement François Mitterrand qui rafle la mise le 10 Mai 1981.

Jean-Bedel reste en exil pendant 4 ans chez Houphouët Boigny, pendant que son successeur à Bangui tente de rétablir un fonctionnement républicain des institutions, puis on le revoit en France, dans les Yvelines jusqu'en 1986, où il se décide à rentrer dans le pays qui l'a condamné à mort. En l'espace de 6 ans, de 1987 à 1993, sa peine sera commuée en prison à vie, puis en 10 ans de réclusion puis en amnistie. Il meurt en 1996 d'un arrêt cardiaque, à 75 ans, persuadé que son peuple et ses 17 femmes l'avaient toujours aimé. Il laisse 50 enfants reconnus.

Il est étonnant de constater, au travers de cet exemple, que les intérêts de la France aient conduit ses présidents successifs à appuyer des dictatures africaines jusque dans leurs aberrations les plus flagrantes.

 

Publié par Papyves à 00:47:47 dans Faits politiques. | Commentaires (4) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| >>

Time here in France

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

World Locations

La Météo

Heure - GMT --- UTC - Time

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03