C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Comment régler, en urgence, une crise qui se situe à 6.000 km de la métropole dans laquelle des milliers de ressortissants européens sont en danger de mort immédiat ? C'est ce que la France, et le 2°Régiment Etranger Parachutiste en particulier, ont réussi en 1978, à Kolwezi.
L'intervention interarmées française, appelée « Léopard ou Bonite », dans la région minière du Shaba ( ex Katanga, au Zaïre, devenu République Démocratique du Congo ) a été déclenchée, après demande d'aide du Président Mobutu, pour faire face à une situation d'urgence où la population européenne était en train de se faire massacrer. Il fallait rétablir l'ordre et la sécurité dans Kolwezi, au profit de 3.000 européens, essentiellement Belges et Français, face à quelques centaines de « Katangais » fous furieux et qui avaient déjà tué des dizaines d'Européens. Ces héritiers des « Tigres katangais », au nombre de 4.000, sont en lutte contre le Président Mobutu, avec l'aide de mercenaires cubains venus d'Angola, pro soviétique. Regroupés au sein du FNLC (Front National de Libération du Congo), ils sont partisans de la sécession du Shaba, riche région minière du Sud-Est du Zaïre, où se trouvent cuivre, cobalt, uranium, radium et même diamants. Au moment où le Président Mobutu fait appel à la communauté internationale, ils ont déjà repoussé les inexpérimentées troupes zaïroises, parachutées à leur rencontre et ils s'en prennent aux Européens qu'ils massacrent.
La situation est suffisamment grave et urgente pour que le Président Giscard d'Estaing accepte de donner le feu vert à une intervention militaire et humanitaire. L'opération aéroportée, proposée par les Français, est initialement refusée par les Belges ( le Zaïre est issu du Congo belge ) qui la trouvent trop compliquée et risquée, surtout du fait des distances. Il faut 08 heures de vol de Solenzara jusqu'à Kinshasa et, une fois dans la capitale du Zaïre, il reste 1.350 kilomètres à parcourir, soit 03 heures de vol, pour atteindre Kolwezi, ville de 100.000 habitants très dispersés.
On décide d'un largage en deux vagues, très rapprochées, de 405 et 250 parachutistes, à bord de 4 avions C130 Hercules zaïrois et 2 C160 Transall français en provenance de N'Djamena et Libreville, ce qui créera l'effet de surprise suffisant. Le 2°REP de Calvi, en « alerte Guépard » est désigné pour la mission.
Les compagnies embarquent, le 17 Mai, en DC 8 et Boeing 707, depuis la Corse vers l'Afrique, sans les parachutes qui seront fournis à l'arrivée par les Américains. Le Jeudi 18 Mai 1978 à 03 h 00 du matin, le dernier briefing a lieu sur l'aéroport de Kinshasa, en présence de l'Ambassadeur de France, M André Ross et de l'Attaché de défense, le colonel Yves Gras.
A 14 h 30, le 19 Mai, la première vague, 3 compagnies du 2° REP, est larguée à moins de 250 mètres d'altitude pour coiffer rapidement l'objectif qui se situe à 500 mètres. Un para tombe à l'écart dans une rue où il sera lynché et 6 autres sont blessés dès le poser. Les civils pris en otage sont terrés dans des caves ou des greniers et ne peuvent sortir, sous peine d'être abattus. Il faut faire vite et les sections progressent rapidement, en bon ordre, découvrant des cadavres gisant depuis les jours précédents. La Marseillaise, entendue sur la gauche, permet de délivrer 30 otages dans la prison de Manika, avant que les Katangais ne les exécutent. Une colonne rebelle avec un blindé est disloquée par les tirs d'armes anti-chars.
A la tombée de la nuit, qui arrive vite en Afrique, les hommes du Colonel Philippe Erulin ont réussi à occuper l'ancienne ville européenne mais les rebelles sont regroupés dans la ville indigène, au Sud. Toute la nuit, ceux-ci vont tenter des embuscades et des opérations de harcèlement qui seront déjouées.
Reportée au lendemain matin, 20 Mai, la deuxième vague de légionnaires, larguée sur l'Ouest de la ville, prendra l'ennemi à revers. Elle arrivera en même temps que la 15° Wing, parachutistes belges, en provenance de Kamina, largués sur l'aéroport à 5 kilomètres au Sud. Les premiers européens seront évacués dès 12 h 00 vers Lubumbashi où est organisé un pont aérien. Dans l'après-midi, le 2°REP s'empare de la zone minière Gecamines à Metal-Shaba, au Nord, tenue par 200 rebelles.
Le bilan de l'opération est éloquent : seulement 5 morts et 20 blessés pour le régiment, 1 Belge et 1 commando marocain tués, contre 250 Katangais et 500 Zaïrois tués chez les rebelles, 1.000 armes de tous types récupérées, 2.000 Européens évacués après avoir vu 130 des leurs massacrés.
Après le départ des légionnaires et des Belges, une Force africaine composée d'éléments du Maroc, du Gabon, de Côte-d'Ivoire, du Sénégal et du Togo, équipée par la France et transportée par les Américains jusqu'à Lubumbashi, prend le relais au Shaba. Le calme ne reviendra que lentement.
La France a montré qu'elle n'abandonne pas ses ressortissants à l'étranger. La Légion a fait honneur à sa réputation. Voir la vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=-04Tl3SvxIU&feature=related
Publié par Papyves à 08:21:43 dans Aventures | Commentaires (0) | Permaliens
La côte Est du Canada ( mot qui vient de kanata = village en Iroquois ), fut découverte, on le sait, en cherchant une route vers les Indes et la Chine. Après Jacques Cartier, envoyé par François Ier, en 1534, pour y trouver des « terres neuves », et Samuel de Champlain, l'infatigable explorateur et le fondateur de Québec en 1608, les pêcheurs de morues furent les visiteurs les plus réguliers du golfe du Saint-Laurent puis des trappeurs vinrent, attirés par la fourrure.
En remontant le fleuve, en 1535, Jacques Cartier arrive à la bourgade de Hochelaga où il échange des cadeaux avec les indiens. Il gravit la montagne adjacente et, frappé par le panorama, la désigne « Mont Royal », nom qui restera sous la forme « réal ».
Un siècle plus tard, en 1639, Jérôme Le Royer de la Dauversière crée à Paris, la « Société Notre-Dame de Montréal » pour la conversion religieuse des « sauvages » de la Nouvelle France. La société désigne l'officier champenois Paul de Chomedey, Sieur de Maisonneuve, pour mener l'expédition. Celle-ci débarque, le 17 Mai 1642, avec une cinquantaine de colons français dont une femme, Jeanne Mance, qui construira le premier hôpital de la colonie et y restera jusqu'à sa mort. L'endroit choisi pour y fonder la colonie de Ville-Marie ( futur Montréal ) est le même que celui que Samuel de Champlain avait remarqué, en 1611, et qu'il avait nommé « l'île Sainte Hélène » en l'honneur de sa femme. Maisonneuve travaillera à la construction de fortifications, de puits et d'édifices divers.
Mais l'installation n'est pas de tout repos car les attaques des amérindiens « Iroquois », installés depuis 100 siècles dans la vallée du Saint-Laurent, sont nombreuses ( heureusement, ils ont peur des chiens qu'ils ne connaissent pas ) et se poursuivront jusqu'à la « Grande Paix » signée en 1701. Ville-Marie, plus tard nommée Mont-réal, reste une entreprise fragile qui ne prendra son essor que quand le commerce remplacera la ferveur religieuse.
Montréal sera dirigée par des gouverneurs représentant le roi de France, de 1642 jusqu'à 1760 puis par ceux que la Couronne d'Angleterre nommera, après la conquête victorieuse des Anglais. C'est avec eux que la ville va se développer, grâce au commerce de la fourrure notamment. Progressivement, elle se coupe en deux : à l'Est, les francophones et à l'Ouest, les anglophones mais, généreuse, elle accueille toujours de nouveaux migrants de tous pays qui participent à sa prospérité.
Puisque la Loi 22 a fait du français la langue officielle du Québec, il nous est si agréable d'entendre, ici en Europe, cette belle parole « Je me souviens ». Merci, cousins !
Publié par Papyves à 08:24:56 dans Conquêtes | Commentaires (2) | Permaliens
Les provinces formant actuellement les Pays-Bas ( on a tort de parler globalement de « Hollande » qui n'est qu'une région, d'ailleurs divisée en deux provinces, des Pays-bas ) furent progressivement rassemblées, par mariage, achat et surtout conquêtes, par les ducs de Bourgogne, les Habsbourg autrichiens, les Espagnols sous Charles Quint et les Français à l'époque de Napoléon.
La déclaration de guerre de la France à l'Empereur d'Autriche François II, le 20 Avril 1792, fait des Pays-Bas autrichiens ( ceux du Sud ), un théâtre d'opérations, car ceux-ci étaient revenus aux Habsbourg d'Autriche. Ils en seront libérés par la victoire de Fleurus, le 25 Juin 1794, remportée par Jourdan sur les Autrichiens qui les chasse définitivement des Pays-Bas.
Au Nord, dans les Provinces-Unies, des patriotes, attachés à la cause de la révolution française, en appellent à l'intervention de la France. Pichegru y répondra et, après Amsterdam, s'emparera même, le 21 Janvier 1795, de la flotte hollandaise bloquée par la mer gelée au Helder, à la suite d'un mémorable raid de cavalerie. On n'avait jamais vu des cavaliers prendre d'assaut des navires.
Il faut donc conclure le traité franco-néerlandais de La Haye, le 16 Mai 1795, par lequel la nouvelle République batave abandonne à la France la Flandre zélandaise, Venlo et Maastricht et doit verser une indemnité de 100 millions de florins, tout en acceptant l'occupation du pays par 25.000 hommes. Le « stathouder », Lieutenant-général, des Provinces-Unies, Guillaume V d'Orange-Nassau se réfugie en Angleterre. Le 1er Octobre, est proclamée l'annexion des Pays-Bas autrichiens et de l'évêché de Liège à la France. Le pays est divisé en 9 départements.
En Juin 1806, la République batave est érigée en Royaume et se voit dotée d'une constitution. Le nouveau roi de Hollande, Louis Bonaparte et son épouse, Hortense de Beauharnais, font leur entrée à La Haye le 23 Juin.
Les limites actuelles des Pays-Bas furent fixées au XIX° siècle.
Il est remarquable de se souvenir que les Provinces-Unies connurent, au XVII° siècle, un apogée intellectuel, artistique et économique et constituèrent un Empire colonial, sur toutes les mers, avec des possessions en Indonésie, au Cap et à Ceylan notamment. De l'Empire colonial néerlandais, il ne reste plus que les 12 provinces continentales et les 2 territoires insulaires d'Aruba et des Antilles néerlandaises, lesquelles vont constituer des communes à statut particulier.
Aujourd'hui, dans cette démocratie parlementaire, bien qu'Amsterdam soit la capitale officielle du Royaume, c'est La Haye qui est la plus connue car elle abrite, outre le siège du gouvernement et des ambassades, de nombreuses organisations internationales, notamment à caractère juridique. Par ce fait, ce petit pays européen a conservé une grande influence dans le monde. Comme on dit, là-bas : « God Zij Met Ons » (Dieu avec nous).
Publié par Papyves à 08:35:35 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
La guerre de Sept ans, qui a vu la France s'opposer à l'Angleterre, l'Espagne et le Portugal, s'achève tristement par le Traité de Paris, en Février 1763. Le duc Etienne de Choiseul, Premier ministre du roi Louis XV ne peut que signer la quasi-disparition du premier Empire colonial français. La France va ainsi céder, à l'Angleterre, ce qui lui reste de l'immense Louisiane, sur la rive gauche du Mississipi, la Nouvelle France ( futur Québec ), sauf Saint-Pierre et Miquelon et ses possessions indiennes, en ne conservant que 5 comptoirs.
Après ce désastreux traité de Paris, les Anglais sont présents sur tous les continents et menacent même d'étendre leur emprise sur la Méditerranée où ils possèdent déjà Gibraltar et Minorque, repris justement aux Français en 1763. Choiseul veut redonner au roi une île en Méditerranée, sorte de base stratégique pour éviter l'encerclement anglais.
Or, voici que la République de Gênes demande, une fois de plus, le soutien des français pour s'opposer à une révolte en Corse, île qui se trouve sous domination de Gênes depuis 1284. C'est l'occasion qu'attendait le ministre Choiseul pour envoyer des troupes sur l'île, sans déclencher de guerre, et aux frais des Génois. Au lieu de mater la révolte, Choiseul cantonne les milliers de troupes dans les ports et les forteresses et joue les médiateurs entre la Corse et la République de Gênes.
La dette ainsi accumulée pendant plusieurs années deviendra trop lourde pour la République ligure qui devra céder « provisoirement » ses droits de souveraineté sur l'île, par le traité de Versailles, le 15 Mai 1768. Accord provisoire, en effet, car le territoire lui serait rendu après le paiement d'une rente annuelle de 200.000 livres, pendant 4 ans. Gênes, ruinée, sera incapable de rembourser ces frais exorbitants.
La Corse restera à la France. Mais, depuis 1755, les Corses s'étaient choisi un chef, en la personne de Pasquale Paoli, qui ne voulait être ni Gênois ni Français, mais prônait l'indépendance et avait même écrit une Constitution. Après le traité de Versailles, qui s'est décidé sans lui, Paoli appelle le peuple aux armes. Le roi envoie une expédition en Août 1769, sous la conduite du marquis de Chauvelin, insuffisante pour venir à bout de la résistance corse qui s'illustre à Borgu. Choiseul renvoie alors une nouvelle expédition, de 20.000 hommes cette fois, dont des volontaires corses, qui débarque le 09 Avril, avec le comte de Vaux, Dumouriez et Mirabeau. Le 09 Mai, les troupes de Paoli sont défaites à Ponte-nuovo et lui-même se réfugie en Angleterre, un mois plus tard. Le 23 Juin 1769, une Consulta prête serment de fidélité au roi de France.
Ce morceau de France est maintenant bien arrimé à la métropole et ce ne sont pas les attentats périodiques des nouveaux indépendantistes qui entameront le profond sentiment patriotique de ses habitants. Ceux-ci peuvent être fiers de leur « île de beauté ».
Publié par Papyves à 08:19:08 dans Conquêtes | Commentaires (0) | Permaliens
Le conflit israélo-palestinien ( on pourrait dire l'opposition Juifs-Arabes ) est trop ancien et trop complexe pour qu'on puisse le résumer en quelques phrases. Je voudrais juste rappeler ici l'anniversaire du 14 Mai 1948 où les Juifs ont proclamé l'Etat indépendant d'Israël, à l'Ouest de Jérusalem et du Jourdain, entraînant ainsi l'hostilité et même la haine des pays arabes voisins et l'engrenage successif dans des guerres d'occupation, des attentats ou des Intifadas populaires dont on ne voit pas l'issue, aujourd'hui encore. C'est David Ben Gourion, chef du mouvement sioniste, qui déclare la création et l'indépendance de ce nouvel Etat.
Historiquement, la grande Palestine correspond au très ancien royaume d'Israël, créé par Moïse après la fuite d'Egypte du peuple Hébreu vers le pays de Canaan ( terre promise ). Mais elle comprend, dés l'origine aussi, une population musulmane nombreuse qui s'estime sur son propre sol, de plein droit. En 1948, la Palestine est encore sous protectorat anglais mais ceux-ci ont d'autres soucis, après la grande guerre, et transfèrent leur autorité à l'ONU.
Bien avant le déclenchement de la deuxième guerre mondiale et l'horreur des chambres à gaz où l'extermination d'un peuple entier avait été programmé, les Juifs d'Europe et de Russie s'expatriaient déjà vers la Palestine, de façon clandestine, pour échapper aux contrôles des Anglais qui voulaient en limiter le nombre, afin de faciliter l'imbrication avec les autochtones musulmans. Le Conseil de sécurité de l'ONU décide, en Novembre 1947, de partager ce territoire en deux pour offrir une place, à titre de réparation, aux survivants des camps d'extermination nazis. Pourtant, les Anglais feront tout leur possible pour limiter le retour de cette diaspora juive et des navires seront même refoulés, à l'approche d'Haïfa. On connaît l'épisode de l'Exodus, par exemple. De leur côté, bien évidemment, les pays arabes n'acceptent pas cette résolution et cette implantation forcée. On ne pouvait pas rêver d'une situation plus explosive. Dès cette date de Mai 1948, les affrontements vont commencer et se poursuivre, malgré quelques trêves plus ou moins longues et quelques tentatives d'accords multiples, jusqu'à aujourd'hui.
Un jour, lointain sûrement, Juifs et Arabes feront vraiment la Paix, au sein de frontières respectées par tous. Mais, il restera le problème de Jérusalem que chacun revendique comme une capitale, où se trouvent les lieux Saints des deux communautés.
Alors, Toi mon Dieu, Toi Allah, il faut vraiment nous aider, cette fois, pour en finir avec ce conflit et que chacun puisse venir prier, calmement, sur cette « Terre sainte ».
Publié par Papyves à 08:26:50 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens
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