C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Londres, le 18 Juin 1940 : Discours ( que l’histoire retiendra sous le nom d’Appel ) du Général de Gaulle à la BBC ( lu mais non enregistré ) :
Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.
Publié par Papyves à 05:42:47 dans Aventures | Commentaires (1) | Permaliens
Phénomène « insignifiant » aujourd’hui, dimanche 07 Juin 2009, les européens élisent leurs députés, au suffrage universel direct, pour les 5 ans à venir.
Impliquant, au sein de l’Union Européenne, 27 pays différents et 498 millions d’habitants, rien moins que cela, cet évènement devrait ou aurait du faire la Une de tous les journaux depuis des semaines. Or, il semble que tout le monde s’en moque, journalistes compris. L’Europe, c’est loin et désincarné. Qui peut citer un seul des 785 députés au Parlement européen de Strasbourg, député, pas chef de parti ?
Pourtant, l’union de près de 500 millions d’êtres, soit plus que les Etats-Unis ( 306 millions ), plus que la Russie et l’Ukraine confondus ( 187 millions ), ou le Brésil ( 190 millions ), devrait susciter un engouement et un espoir que ne reflète pas le taux record d’abstentions qui sera annoncé ce soir même.
Certes, le Parlement n’a pas les pouvoirs législatifs de la Commission qui en a le monopole, ni même ceux du Conseil des ministres ( en ce sens, on ne devrait pas parler de parlement mais d’assemblée ) mais c’est lui qui vote les dépenses communes et donc la part de ce qui est rétribué aux différentes nations et à ses administrés.
Le Parlement européen est la seule instance à être élue directement au suffrage universel par les citoyens eux-mêmes, lesquels s’en désintéressent complètement au motif que « l’Europe prendrait des décisions seule et indépendamment des avis des populations, voyez l’Irlande qu’on fait revoter après qu’elle ait dit Non au précédent scrutin ». Faux procès, à mon sens.
Méconnaissance, en tout cas, du fonctionnement et des responsabilités de chacune des instances européennes. Mais la faute en revient aux hommes politiques des différents pays et surtout aux journalistes qui ne jouent pas leur rôle d’analyse et de pédagogie pour faire comprendre aux populations les arcanes d’un système considéré comme d’autant plus complexe et loin des préoccupations des gens qu’il est méconnu. On se méfie toujours de ce qu’on ne connaît pas.
L’Europe sert d’ailleurs de bouc émissaire idéal à bon nombre de leaders politiques qui préfèrent la montrer cyniquement du doigt ( même s’ils ont voté discrètement pour les lois qui en ressortent ) plutôt que d’avouer que c’est la faiblesse de leur action qui est à l’origine de la dégradation des conditions de vie de leurs concitoyens.
Il est vrai que l’augmentation générale des prix au lendemain de l’instauration de l’Euro n’a pas arrangé l’image d’une Europe qui peine à donner des preuves de mesures de défense des intérêts des habitants et qui passe pour une organisation de régulations et d’établissement d’interdits et de normes de plus en plus contraignantes.
Au moment où les présidents français et américain commémorent, en Normandie, les combats héroïques de leurs soldats pour libérer les peuples d’Europe de la gangrène nazie, qui aurait pu parier, au lendemain du débarquement du 06 Juin 1944, ( sinon le Général de Gaulle ) que les dirigeants français et allemands, main dans la main, oeuvreraient 65 ans plus tard pour l’édification d’un nouvel ordre européen, fondé sur la paix, la liberté, des valeurs communes ?
Comment ne pas être admiratif devant ces paroles du grand poète visionnaire qu’est Victor Hugo, lorsqu’il déclarait, en 1849 déjà, au lendemain de la guerre de sécession et bien avant les deux guerres mondiales :
« Un jour viendra où vous, (…) nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne. (…). Un jour viendra où l’on verra ces deux groupes immenses, les Etats-Unis d’Amérique, les Etats-Unis d’Europe, (…) se tendant la main par dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies, défrichant le globe, (…) et combinant ensemble, pour en tirer le bien-être de tous, ces deux forces infinies, la fraternité des hommes et la puissance de Dieu. ».
Je suis allé voter ce matin car ce droit d’agir sur les décisions qui seront prises en mon nom quelque part m’a été offert par les générations qui m’ont précédées et se sont battues, à mort, pour cela. Au contraire de ces régimes totalitaires où les femmes, les exclus, les citoyens mêmes n’ont pas ce droit.
Une image devrait nous habiter, au moment de prendre la canne à pêche, ce dimanche, c’est celle de ce jeune chinois, seul devant une colonne de chars, sur la place Tienanmen. Tout un symbole. On n’a pas trouvé mieux encore que la démocratie, la voix du peuple, pour gouverner bien les peuples.
La démocratie, nous l’avons. Défendons la ! Vive l’Europe !
Publié par Papyves à 12:56:20 dans Faits politiques. | Commentaires (7) | Permaliens
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