Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

Rechercher

Compteur

Depuis le 27-12-2007 :
350922 visiteurs
Depuis le début du mois :
23101 visiteurs
Billets :
272 billets

Visiteurs en direct

Commentaires

Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

C'est quoi, ce Blog ?

Glossaire

<< Septembre noir à Munich | La Smala d’Abd-el-Kader. | Courte pause >>

La Smala dÂ’Abd-el-Kader. | 06 septembre 2008

 

Pour répondre à un affront fait par le Dey d'Alger au Consul français, en 1827, une expédition fut déclenchée depuis Toulon qui sera le départ de la colonisation de l'Algérie, dès 1830. Louis-Philippe a pour stratégie une « occupation restreinte Â», c'est-à-dire s'emparer seulement de quelques villes sur la côte : Oran, Bône, Mostaganem. Dans l'intérieur du pays, un jeune chef, Abd-el-Kader, né le 06 Septembre 1808, fils d'un marabout descendant du Prophète, avait été proclamé « Ã©mir Â» par les tribus de sa région de Mascara dans l'Oranie et se battait contre les sultans turcs de Tlemcen. Ne voulant pas administrer tout le pays, les Français signèrent avec lui, en 1834, un traité d'amitié qui lui reconnaissait l'autorité sur ses rivaux indigènes et l'ensemble des autres tribus.

Tranquilles de ce côté, les français commencèrent à fonder un port, à construire des routes et assécher les marais en vue d'y accueillir des colons. Comprenant que le mouvement ferait tâche d'huile, Abd-el-Kader se jeta brusquement, en 1839, sur la riche plaine de la Mitidja et la mit à feu et à sang. Il avait déjà obtenu une petite victoire locale, en 1835, à la Macta, contre un général qui avait empiété sur ses limites tacites et il se sentait fort pour mener un « Jihâd Â», une guerre sainte.

De ce fait, le gouvernement français envoya le général Thomas Bugeaud, à la tête de l'Armée d'Afrique, avec mission de conquérir toute l'Algérie. Constituant des unités légères, zouaves, cavaliers spahis, chasseurs ou tirailleurs, françaises et indigènes et manoeuvrant en colonnes mobiles, Bugeaud fit la chasse aux excellentes et insaisissables troupes d'Abd-el-Kader qui se renforçaient de mois en mois. Mais Bugeaud mit la main sur Taqdemt, la capitale de l'émir, et occupa l'ancienne, Mascara. De plus, il l'affaiblit par des offensives incessantes et une politique de terre brûlée en avant de sa progression.

Le 16 Mai 1843, alors que l'émir patrouille à quelque distance avec ses hommes armés, le duc d'Aumale, fils du roi Louis-Philippe, tombe sur la « Smala Â» d'Abd-el-Kader, avec sa troupe de 600 Spahis, y sème la terreur et s'empare d'un butin considérable. La Smala de l'émir est constituée par une énorme suite de serviteurs, de femmes et d'enfants, poussant devant eux les troupeaux, bref, une capitale ambulante, sous toile, d'environ 30.000 personnes qui s'étend sur plusieurs kilomètres. Aumale s'empare ainsi de 50.000 têtes de bétail, de 15.000 prisonniers, des manuscrits de l'émir qui lisait et écrivait beaucoup. Ce coup d'éclat aura un énorme retentissement en France et précipitera l'exil d'Abd-el-Kader vers le Maroc.

Pas de chance pour l'émir de Mascara, Bugeaud se trouve aussi à la frontière marocaine et il défait, en Août 1844 sur la rivière d'Isly, les troupes marocaines du Sultan Abd-al-Rahman qui avait recueilli l'émir. Repoussé vers l'Algérie, encerclé par les colonnes françaises, Abd-el-Kader se rend au général Lamoricière, en Décembre 1847.

Commence alors, pour lui et sa famille, une longue captivité en France, alors que le duc d'Aumale lui avait promis de l'emmener en terre d'Islam, au plus près de La Mecque. Emprisonné à Toulon, puis au château de Pau et enfin à Amboise, il ne sera délivré qu'au bout de 5 ans, en 1852, par Napoléon III lui-même qui vient d'accéder au pouvoir. Au château d'Amboise, l'émir philosophe avec des généraux et des religieux français et écrit une série d'œuvres pour expliquer l'Islam aux Français. Dès lors, un parti « kadérien Â» se forme qui réclame, avec succès, sa libération.

Début 1853, libre et muni d'une confortable pension financière du gouvernement français, il aborde Istanbul puis s'installe définitivement, avec un groupe d'exilés, à Damas où se trouve le tombeau du grand mystique musulman Ibn Arabi, pour y enseigner la théologie.

En 1856, des chrétiens maronites sont massacrés au Liban et en Syrie car l'Empire Ottoman est accusé de leur donner trop de droits. Abd-el-Kader, fils de Mahi-ed-Dine, le « Moghrebin Â», accompagné de ses compagnons algériens, parcourt la ville de Damas et repousse les émeutiers afin de protéger les chrétiens et leurs familles. Il leur offre même l'hospitalité de sa demeure et sermonne ses frères musulmans. Encensé pour ce geste, il recevra de nombreux hommages en Occident ainsi que le grand cordon de la Légion d'Honneur.

A Damas, où il mourra le 26 Mai 1883, ce grand humaniste, fin politique, moderne et cultivé, se consacre à la religion et à la littérature, écrivant de nombreux ouvrages et poèmes, enseignant les grands textes coraniques. L'enseignement de l'émir Abd-el-Kader est un modèle de tolérance, d'ouverture et de réconciliation. Toutes les prières, enseigne-t-il, qu'elles émanent de quelque religion que ce soit, s'adressent à un Dieu unique. Le respect de tout individu, même prisonnier, est essentiel.

Ce grand soldat, cavalier émérite, ne manquera jamais de rappeler ce verset du Coran : « Celui qui tue un homme tue l'humanité tout entière Â». Dommage que ce verset ait été arraché du Livre Saint de nombreuses factions actuelles qui se réclament pourtant de leur religion pour justifier des actes ignobles.

 

Publié par Papyves à 00:39:19 dans Conquêtes | Commentaires (3) |

23-06-2009  18:01  23-06-2009 18:01
commentaire  De  harkati  Sujet:  commentaire
alors tout ce bordel avec 150 ans de colonialisme pour un coup d'eventail, mais , quel perspicacité , quel analyse historique!!
08-09-2008  14:31  08-09-2008 14:31
Poèmes.  De  Papyves identité certifiée Sujet:  Poèmes. Url: [Liens]
Merci Flâneur pour ce commentaire qui conforte mon sentiment que ce grand érudit, rassembleur de croyances opposées, gagnerait à être connu de ce côté mais aussi de l'autre côté de la Méditerranée. Bravo aussi pour ton blog de poèmes tout en sensibilité.
07-09-2008  20:58  07-09-2008 20:58
Bel éclairage  De  Flâneur identité certifiée Sujet:  Bel éclairage Url: [Liens]
tant sur cet homme politique-et fin érufit,- que sur le message d'humanisme et de dignité qu'il aura eu, et dans la peine, à en esquisser les contours. L'on y gagnerait, en cette époque toute "retournée", à en connaitre et (com)prendre toute la mesure, toute la portée.

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici

Time here in France

Septembre

DiLuMaMeJeVeSa
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930    

World Locations

La Météo

Heure - GMT --- UTC - Time

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03