C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< Le temps daller en fumer un. | Echec du débarquement en France. | Le Printemps sous la botte. >>
Au milieu de la seconde guerre mondiale, en 1942, les troupes allemandes triomphent sur tous les fronts. La France est totalement occupée, y compris la zone libre au Sud, les Anglais sont cantonnés sur leur île et Hitler porte son effort de conquête sur le front russe, avec 200 divisions à l'Est. Depuis plusieurs mois, Staline insiste auprès des Alliés pour que soit créé un deuxième front à l'Ouest, ce qui soulagerait la pression nazie sur l'Armée rouge.
A l'inverse de l'Anglais Churchill qui y est réticent, l'Américain Roosevelt est partisan d'une opération de débarquement sur les côtes de la Manche française, ce qui permettrait de tester « die Festung Europa », le Mur de l'Atlantique, que les Allemands sont en train de terminer face à l'Angleterre. Churchill se rallie à une opération « limitée », qui aura pour nom « Rutter » et aura lieu en Juin 1942. Les dirigeants canadiens insistent pour être sélectionnés, car leurs soldats, stationnés en Angleterre, ont été peu engagés jusqu'alors. Ce sera donc la 2° Division canadienne, commandée par le général John H. Roberts, assisté de forces aériennes et navales.
Des répétitions, grandeur nature, sur l'île de Wight, permettent d'apporter des corrections au plan et d'entraîner les hommes. Mais l'opération, plusieurs fois reportée à cause de la météo, sera finalement annulée au milieu du Channel, alors que la destination finale, Dieppe, a été annoncée aux troupes. Le secret est éventé et Montgomery veut tout arrêter mais Lord Mountbatten ne l'écoute pas et la replanifie pour le mois d'Août.
Le 19 Août 1942 à l'aube, les 250 bâtiments de guerre de « l'opération Jubilée », accompagnés d'une flottille de 58 aéronefs, arrivent en vue des falaises françaises. Ce sont essentiellement les 4.965 Canadiens des 4° et 6° Brigades, 1.100 Britanniques, 56 Américains et 15 Français de la France libre. Mais il n'y a pas de parachutistes ni les bombardiers que l'Air marshal Harris a refusé de risquer « dans des démonstrations inutiles », donc pas de bombardements préventifs. De plus, l'effet de surprise est perdu car un convoi allemand, parti de Boulogne, a croisé l'armada dans la nuit et a d'ailleurs éparpillé le Groupe n° 5 avec le Commando 3, sur l'aile Est.
La 302° Division d'infanterie allemande est en état d'alerte maximum et se tient prête, du haut de ses fortifications, à neutraliser les plages. C'est un véritable carnage et un déluge de feu qui attend les péniches de débarquement qui peuvent accoster, sous les tirs nourris des mitrailleuses et mortiers allemands, appuyés par des avions qui bombardent en piqué. Plusieurs barges ont raté leur cible, comme les chars Churchill du régiment de Calgary qui seront détruits et ne pourront pas soutenir la première vague. Par manque de communications, dont beaucoup n'ont pas franchi la plage, les compagnies ayant débarqué tentent de progresser isolément, sans lien avec leur voisin. Le Haut commandement de Roberts, au vu de renseignements épars, croit la situation stabilisée à terre et renvoie une autre vague de soldats canadiens qui vont encore grossir le nombre des victimes. Seul, le Commando n° 4 de Lord Lovat, à l'Ouest de Dieppe, réussira sa mission, détruira les canons ennemis désignés et fera même une trentaine de prisonniers.
Lorsque l'ordre de rembarquement, « vanquish » est lancé, en fin de matinée, les valeureux soldats des Saskatchewan ou Highlander regiments, ceux du Royal Hamilton, de l'Essex Scottish, les fusillers Montroyal ou le 14° Cavalry regiment tout comme le Royal Marine auront laissé sur la plage, près de 1.250 morts ou disparus, 1.500 blessés et quelques 2.000 prisonniers qui termineront la guerre dans les camps de concentration nazis. Un nombre impressionnant de matériels sera détruit dont le destroyer Berkeley, 30 péniches de débarquement et 98 avions alliés. Des armes et landing-crafts sont abandonnées sur place. Hitler dira à ce propos « C'est la première fois que les Anglais ont l'amabilité de traverser la mer pour offrir à l'ennemi un échantillonnage complet de leurs nouvelles armes ».
L'opération Jubilée est donc un désastre pour les Alliés mais elle aura permis, au prix du sang, de recueillir des renseignements sur le Mur de l'Atlantique et de préparer la future Opération Overlord de Juin 1944 qui sera camouflée par la manœuvre réussie de déception, appelée Fortitude. Nos amis Canadiens, qui avaient déjà vaillamment combattu en Europe, à Vimy en 1917, ont payé cher cette répétition générale du « Jour le plus long ».
Publié par Papyves à 00:11:22 dans Conquêtes | Commentaires (5) | Permaliens
27-08-2008 00:12
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19-08-2008 13:13
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Planification
19-08-2008 11:03
De Papyves Sujet:
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19-08-2008 04:15
De Gilles Sujet:
Raid prive?