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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

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Claude Empereur romain. | 01 août 2008

 

Il apparaissait peu probable qu'un homme comme Claude, bègue, gauche et à l'élocution hésitante, devienne Empereur romain. Et pourtant, c'est bien ce prince effacé, peu politique mais érudit qui réussit à mettre la Bretagne ( Angleterre actuelle ) à genoux et qui bénéficia, de ce fait, du « triomphe » réservé aux seuls vainqueurs de la trempe de César et Auguste.

Après l'assassinat, en 41, de son neveu Caligula, le seul à l'avoir sorti de ses livres pour le faire consul (en 37), Claude se trouvait être le seul descendant de la lignée Auguste, Tibère, rescapé des purges sanglantes qui avaient entaché Rome pendant qu'il déchiffrait paisiblement l'ancienne écriture des Etrusques, faute d'avoir obtenu quelque magistrature. Les soldats de la garde prétorienne, inquiets à l'idée que le meurtre de leur chef Caligula ne menace leurs privilèges, en offrant enfin aux sénateurs l'opportunité de restaurer la République, se sont souvenus de cet héritier falot mais légitime, quoique âgé de 52 ans et sont allés le débusquer dans la cachette qu'il occupait en pensant échapper aux représailles de l'assassinat de son neveu. Mené au camp des prétoriens, il fut reconnu imperator par ceux-ci, puis par les sénateurs penauds.

Né le 1er Août 10 avant JC, à Lugdunum en Gaule, le Lyon d'aujourd'hui, Tiberius Claudius Nero Drusus Germanicus, dit Claude, est donc le premier empereur romain né hors d'Italie. Dénigré par les siens dès son plus jeune âge, il se méfie des intrigants et commence son règne en achetant l'Armée et en liquidant les meurtriers de Caligula, histoire de calmer les futures ambitions d'un candidat tyrannicide. Puis le « principat » de Claude, sa façon de gouverner, s'installa de façon bien différente à celle de ses prédécesseurs, Auguste, Tibère ou Caligula. Peu désireux de partager le pouvoir avec les aristocrates arrogants du Sénat, ceux-là même qui l'avaient tant méprisé, il s'entoura de ministres choisis parmi les anciens esclaves de la maison impériale. Ces « affranchis », souvent grecs, les Pallas, Narcisse ou Calliste, ne rendaient de comptes qu'à l'empereur et ne recevaient d'ordres que de lui. Une manière comme une autre de mettre le Sénat romain sur la touche.

Le gouvernement avec ces affranchis fut profitable à l'Empire qui put mener de grands travaux (assèchement de lacs, routes, pont du Gard, rénovation d'aqueducs), instaurer la paix intérieure et, cerise sur le gâteau, intégrer, en 47, cinq provinces dont la riche province de (Grande)-Bretagne à l'Imperium romanum. Ayant ouvert l'administration aux non romains, gaulois ou grecs, Claude s'était réservé le domaine judiciaire dans lequel il excellait. « Il rendit toujours la justice avec beaucoup de zèle ... ne s'en tenait pas toujours aux termes de la loi, mais la rendait plus douce ou plus sévère, selon sa droiture et son équité naturelles », commente l'historien Suétone. Hostile aux religions étrangères, il bannit les Juifs de Rome, en 49, pour prosélytisme actif et poursuit le druidisme.

Claude n'eut, hélas, jamais beaucoup de chance avec les femmes. Il divorça de ses deux premières épouses car l'une était volage et l'autre s'opposait à lui « pour des différents légers », note encore Suétone. Mais il fit ensuite deux autres mauvais choix avec Messaline, la prétendue dévergondée et Agrippine, ambitieuse et sans scrupule. Pendant l'absence de son empereur de mari, en vacances sur le port d'Ostie qu'il avait créé, Messaline épouse son beau Silius en grandes pompes. Provocation, mariage de carnaval ou complot d'affranchis déçus? Toujours est-il que Claude se doit, à son retour, en 48, de la faire transpercer par un glaive, ce qui fait le bonheur de la jeune nièce, Agrippine, la fille de Germanicus, qui voulait à tout prix exercer elle-même le pouvoir, en attendant de propulser son fils sur le trône. Ce qu'elle réussit, après avoir envoûté Claude au point qu'il déshérite son propre fils, Britannicus ( cognomen-surnom- qu'il lui avait donné après la conquête de la Bretagne ) au profit de Néron, le fils qu'avait déjà Agrippine. Dès la fin de l'année 49, celle-ci reçut le titre prestigieux de Augusta ( impératrice ) puis, moyennant l'administration d'un plat de champignons vénéneux à son glouton de mari, elle put prendre progressivement le contrôle des rouages de l'Etat avant de les confier à son fils.

Quand on a la hantise du complot, on se méfie plus volontiers d'un soldat ou d'un messager que d'un plat d'amanites servi par de douces mains. Adieu, Claude, tu auras bien tenu ton rang.

 

Publié par Papyves à 02:38:02 dans Faits politiques. | Commentaires (2) |

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