C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
Depuis le 27-12-2007 :
354147 visiteurs
Depuis le début du mois :
2551 visiteurs
Billets :
272 billets
Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< Evita, la Madone de Peron. | Baden-Powell crée les Scouts. | Le mystère des Crop Circles. >>
A la fin du XIXème siècle, les Boers d'Afrique du Sud, descendants de colons néerlandais et français, futurs Afrikaners, s'étaient organisés en petites républiques libres, regroupées au Transvaal par les Britanniques. Croyant les annexer facilement, les Anglais se heurtèrent à une farouche résistance de ces colons paysans qui réussirent quelques sièges de villes tenues par les Britanniques. Ce fut le cas de Mafikeng (ou Mafeking) où s'est illustré un certain Robert Baden-Powell.
Le britannique Robert Stephenson Smyth Baden-Powell ( dit BP, prononcez BiPi ), fils de pasteur, est le colonel qui tient la petite garnison de Mafeking face à l'encerclement des soldats Boers, en 1899. Alors que toutes les autres places fortes s'effondrent, BP résistera 217 jours, en utilisant des jeunes « éclaireurs » (scouts in English) comme agents de liaison. De cet épisode, il rapportera la gloire et surtout la conviction que la jeunesse peut être sainement encadrée dans un but noble, pour peu qu'on lui fasse confiance. Il publie ses observations, au retour de cette mission, dans un fascicule appelé « Aids to scouting ».
Le 29 Juillet 1907, à 50 ans déjà, il organise un camp de 15 jours avec une vingtaine de garçons, sur l'île de Brownsea ( non loin de celle Wight, au Sud de l'Angleterre ). Il y teste ses idées ( scouting for boys ) d'éducation par le jeu, l'indépendance et la confiance. Puis il affine les 5 buts initiaux du scoutisme par les 10 articles de la « loi scoute » et définit la « promesse » qui n'imposent aucune interdiction mais proposent une hygiène de vie axée sur le « faire de son mieux ». Trois classes d'âge sont différenciées : Louveteaux, Eclaireurs et Routiers. Aujourd'hui, on entend aussi les termes de Jeannette, Pionniers, Compagnons, Aînés, etc ... mais l'esprit reste le même. En 1909, sa soeur Agnès organise les premières compagnies de « Guides », les scouts filles, en fonction des principes que BP publie dans la revue « Girl guiding edition ». Puis viennent les scouts marins « Sea scouts ».
En 1910, Baden-Powell démissionne de l'Armée pour prendre la tête du mouvement qui a pris de l'ampleur au niveau mondial. Son épouse Olave deviendra Chef-guide mondiale, en remplacement de sa sœur. Le « Jamboree », rassemblement selon BP, de 1920 réunit des scouts de 21 pays. En 1927, Robert est anobli par le roi George V et devient Lord Baden-Powell of Gilwell. Il continuera, avec son épouse, à parcourir le monde pour soutenir de nouvelles créations du mouvement scout. Du Kenya, où il se retire à la fin de sa vie, il fait parvenir son dernier message : « Ceci est juste un petit mot d'adieu, pour vous rappeler, quand j'aurais disparu, que vous devez tâcher, dans la vie, d'être heureux et de rendre les autres heureux.... Contentez vous de ce que vous avez et faites-en le meilleur usage possible.... Essayez de laisser ce monde un peu meilleur qu'il ne l'était quand vous y êtes venus.... Soyez fidèles à votre promesse, même quand vous serez adultes. »
Aujourd'hui, les scouts sont plus de 28 millions répartis dans plus de 216 pays du monde entier, soutenus par plusieurs religions. Rien qu'en France, quelques 80 groupements se réclament du scoutisme ( record mondial ) en étant, pour certains, soit trop militaires, soit trop religieux, ce qui entraîne, malheureusement, des dérives observées notamment au cours des séances d'attribution du « Totem », l'animal fétiche à chacun. Il n'est pas toujours facile, pour les parents, de choisir la bonne troupe. La plupart est fondée sur des bases confessionnelles, catholiques comme « Scouts et guides de France », protestantes comme les « Eclaireurs unionistes de France » ou musulmanes mais les « Eclaireurs de France », par exemple, sont laïcs. Le plus grand groupe se nomme simplement « Scouts de France » et le second est l'association française des « Guides et Scouts d'Europe ». Une dizaine seulement est reconnue par le ministère mais tous ces rassemblements ne sont représentés que par un seul organisme, devant les instances internationales, c'est la « Fédération du scoutisme français ». Chaque troupe affiche une tenue spécifique mais tient à conserver le foulard traditionnel et la fleur de lys (ou le trèfle, parfois la croix).
Finalement, le scoutisme et ses valeurs humaines préparent les adolescents à se forger un caractère, à devenir des adultes responsables, d'eux-mêmes d'abord, de leur entourage ensuite. Quel bel objectif, Robert, tu as défini pour les jeunes de ce monde. Face aux difficultés de la vie, toutes les « patrouilles » s'écrient en chœur « Scout toujours, prêt ! ».
Publié par Papyves à 00:10:59 dans Faits de Société. | Commentaires (2) | Permaliens
11-11-2008 05:45
De koffi marius Sujet:
salut scout
29-07-2008 23:54
De Patrick PIKE Sujet:
précision Url: [Liens]