C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
Depuis le 27-12-2007 :
69518 visiteurs
Depuis le début du mois :
8329 visiteurs
Billets :
224 billets
Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< Les lois Jules Ferry. | La Liberté éclairant le Monde. | Waterloo, morne plaine ! >>
Afin de commémorer le centenaire de l'indépendance américaine ( 04 Juillet 1776 ) et en signe d'amitié entre les deux nations, la France décida d'offrir une monumentale statue aux Etats-Unis. C'est le sculpteur français Frédéric-Auguste Bartholdi qui reçut la mission.
D'un commun accord, il fut convenu que les Etats-Unis se chargeraient de la construction du socle de base, alors que les Français seraient responsables de celle de la statue. Cependant, des problèmes financiers survinrent des deux côtés de l'Atlantique. Les souscriptions et collectes de dons, nombreuses au lancement de l'idée même, chutèrent lorsque le financement prévu dut être revu à la hausse.
Pour la constitution de la carcasse interne, Bartholdi fit appel à l'ingénieur Gustave Eiffel qui réalisa le squelette métallique de l'ensemble. Les cuivres de l'enveloppe extérieure étant confiés à l'architecte Eugène Viollet-le-Duc qui eut l'idée d'employer la technique du métal repoussé.
Bartholdi avait espéré pouvoir terminer l'assemblage de l'ensemble de son œuvre pour le 04 Juillet 1876 mais des ennuis se succédèrent comme le plâtre de la main qui se brisa. Il fut quand même possible d'exposer celle-ci, au bout de son bras tendu, à Philadelphie en Septembre, afin de relancer, en Amérique, les souscriptions pour le piédestal qui s'étaient taries.
Les pièces de cuivre de la statue furent fabriquées dans les ateliers de la société « Gaget-Gauthier », en 1878 et des répliques miniatures furent construites afin de les vendre le jour de l'inauguration et faire ainsi de la publicité à l'entreprise. De là, le mot de Gadget désignant toutes sortes de produits publicitaires.
C'est Bartholdi lui-même qui eut l'idée de placer cette œuvre gigantesque de 93 mètres ( socle compris ) de haut ( qu'il voulut tournée vers l'Europe ) sur une île avancée, nommée Bedloe's Island et qui deviendra, en 1956, Liberty Island.
Une fois construite, il fallut l'acheminer par delà l'océan Atlantique par bateau. Elle fut alors démontée en 350 pièces et placée dans 214 caisses, hormis le bras droit, déjà sur le sol américain. La frégate l'Isère entra dans le port de New York, le 17 Juin 1885, sous les acclamations mais il fallut encore plusieurs mois pour la dresser sur son piédestal, au moyen des caisses de rondelles, rivets et autres boulons. L'inauguration officielle n'intervint donc que le 28 Octobre 1886, en présence du Président Grover Cleveland et de Ferdinand de Lesseps et du Président du Sénat pour la France. Le succès fut immédiat et des copies de différentes tailles seront construites de par le monde, la plus grande n'étant pas celle de Paris mais de Colmar. Un siècle plus tard, en 1986, la statue bénéficia d'un lifting complet, avec notamment une nouvelle torche ( la même que celle que l'on peut voir au Pont de l'Alma ) afin de paraître comme neuve pour le bicentenaire. Mais après les attentats de Septembre 2001, il n'est plus possible de monter à l'intérieur.
Depuis son érection en 1886, elle a ainsi été la première vision des Etats-Unis pour des milliers d'immigrants, après une longue traversée de l'océan Atlantique. Tel le colosse de Rhodes, la statue de la Liberté semble effectivement vouloir éclairer la voie d'une vie nouvelle aux arrivants. Ayant connu les affrontements lors de la Commune parisienne, Bartholdi aurait-il voulu représenter l'attitude d'une jeune fille juchée sur une barricade, à la manière de la patriote aux seins nus de Delacroix, brandissant le drapeau tricolore ? Il ne le dira pas, non plus qu'il ne dévoilera le modèle féminin qui servit d'exemple à la sculpture du visage.
Mais quel beau symbole que cette femme qui éclaire les premiers pas des immigrants sur le nouveau continent.
Publié par Papyves à 00:21:28 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens