C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< Des Nazis sur les Champs. | Goodyear dans la misère. | Les lois Jules Ferry. >>
La société Goodyear se dispute, avec Michelin, le haut du panier de l'industrie mondiale du pneumatique. Elle doit son existence à la passion d'un homme et à un heureux hasard. L'homme s'appelait Charles Goodyear, quincaillier en faillite, mais obsédé par le caoutchouc dont il réalisait toutes sortes d'objets et de vêtements. Bien que toutes ses expériences, pour en améliorer la résistance, soient un échec, il persévère et fait toutes sortes de mélanges et de cuissons, sans succès. Le matériau utilisé, latex issu de la sève laiteuse de l'hévéa incisé, fond à la chaleur et craque à basse température. Il est connu depuis longtemps des peuples d'Amérique du Sud, sous le nom de « cahuchu » et découvert par les conquistadors.
L'heureux hasard intervint le jour où, en 1839, Charles oublia un morceau de caoutchouc sur le poêle brûlant, après qu'il l'ait mélangé avec du souffre. Curieusement, la matière qu'il retira du poêle avait une autre consistance et se révéla être extrêmement résistante en même temps que très souple. Goodyear venait d'inventer le procédé connu aujourd'hui sous le nom de « vulcanisation », d'après Vulcain, le Dieu du feu chez les Romains. Pourtant, il n'en deviendra pas riche pour autant car il tarda à déposer son brevet, qui ne lui sera accordé que le 15 Juin 1844, et d'autres, tel Hancock lui soufflèrent les bénéfices de la découverte. Criblé de dettes, contractées pour ses multiples expériences, Charles Goodyear fit même plusieurs passages par la case prison. A sa mort, en 1860, il devait encore 200.000 dollars.
Aujourd'hui, l'entreprise qui porte son nom ( mais n'a rien à voir avec sa famille ) est florissante et fait vivre 300.000 personnes, rien qu'aux Etats-Unis. Certaines des réalisations contemporaines, décrites comme de « nouvelles » applications pour le caoutchouc, avaient en fait été proposées par Goodyear, un siècle plus tôt. C'est le cas des emballages alimentaires extensibles, sous forme de films plastiques, de la peinture caoutchoutée, des ressorts de voiture, des canots de sauvetage, des combinaisons de plongée, etc ...
Mais l'inventeur génial et têtu était aussi un philosophe, à sa manière. « La vie, disait-il, ne saurait être évaluée selon les richesses accumulées. Je ne suis pas disposé à me plaindre que d'autres aient récolté les fruits de ce que j'ai semé. Un homme ne devrait avoir de regrets que lorsqu'il sème et que personne ne récolte ». Quel bel exemple de désintéressement. Comme on voudrait des patrons et des chercheurs de cette trempe !
Publié par Papyves à 01:40:31 dans Faits de Société. | Commentaires (6) | Permaliens
19-06-2008 09:01
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18-06-2008 10:00
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17-06-2008 17:05
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