C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.
L'Afrique du Sud avait besoin d'un héros pour dépasser ses démons : Nelson Rolihlahla Mandela est né, en 1918, dans le Sud du Lesotho, tout en bas de l'Afrique, fils d'un chef local. Après des études brillantes puis un diplôme de droit en 1942 à Johannesburg, il participe, dès 1944, à l'African National Congress (ANC), parti modéré et non violent de la bourgeoisie noire. Celui-ci prône la résistance à la politique raciste du gouvernement, qui a été conquis par le Parti National Afrikaner en 1948, et qui instaure « l'Apartheid », c'est-à-dire la domination des Blancs sur les autres ethnies sud-africaines (Métis, Bantous et Indiens).
Le 21 Mars 1960, des militants brûlent pacifiquement, devant le commissariat de la ville de Sharpeville, des passeports intérieurs, institués pour les seuls noirs dans les transports en commun. Interprétant mal un mouvement de foule, la Police tire sans sommation et fait 79 morts et 178 blessés. Ce sera le début de la résistance armée des noirs. Mandela fonde alors, dans la clandestinité, le réseau Umkhonto we Sizwe, prônant l'action armée. Il sera bien sûr arrêté et condamné à 5 ans de travaux forcés puis, en 1964, à la prison à vie pour subversion.
Il restera 26 ans en prison, toujours en contact avec ses militants, jusqu'à ce que le Président Frederick Willem de Klerk supprime l'interdiction d'existence qui pèse sur l'ANC et lui permette ainsi, le 11 Février 1990, d'être libéré. Klerk fera même appel à lui pour instaurer un régime de transition vers la fin de l'Apartheid. Les deux hommes obtiennent alors, en 1993, le Prix Nobel de la Paix.
En Avril 1994, des élections, pour la première fois démocratiques, sont organisées. Elles seront remportées largement par l'ANC et Nelson Mandela sera élu Président de la République d'Afrique du Sud, le 09 Mai 1994. Il prêtera serment devant un parterre international huppé, venu à Pretoria pour le féliciter. Le nouveau gouvernement qu'il forme en réunissant l'ANC, le Parti National et le Parti Zoulou, est multiracial. Ses deux vice-présidents sont Mbeki et de Klerk.
Il sera davantage un Chef d'Etat qu'un chef de gouvernement, rôle qu'il confie à Thabo Mbeki, mais il redonne une légitimité internationale à l'Afrique du Sud qu'il donne en exemple pour ce qui est de la réconciliation nationale. Ainsi, l'Afrique du Sud qui avait été exclue des Jeux Olympiques en 1968, pour cause d'Apartheid, fait-elle sa réapparition, et de quelle manière, en remportant la finale de la coupe du monde de Rugby, en 1995, face à la Nouvelle-Zélande.
Comme il s'y était engagé, Mandela n'est pas candidat à un second mandat et Thabo Mbeki lui succède en 1999. Dès lors, s'appuyant sur sa Fondation, il se consacre à ses combats pour les valeurs qui lui tiennent à cœur et devient médiateur pour toute l'Afrique. Son autobiographie « Long Walk to Freedom » sera largement acclamée.
Après son divorce d'avec Winnie, il se remarie avec la veuve de l'ancien Président du Mozambique. Le 06 Janvier 2005, il annonce publiquement le décès de son fils, Makgatho Mandela, des suites du Sida, rompant ainsi avec un tabou. De nombreuses familles, personnalités et politiques compris, avaient caché jusqu'alors cette maladie, considérée comme une honte. Par son geste, il fait comprendre à tous que c'est une maladie ordinaire.
Toute sa vie, qu'il aura passée souvent emprisonné, ce petit homme souriant, surnommé « le Gandhi de l'Afrique » aura donné à son pays et au monde une grande leçon de courage et d'abnégation digne. Comment ne pas applaudir à des phrases comme « ...être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres ».
Publié par Papyves à 05:47:57 dans Grands Chefs | Commentaires (0) | Permaliens
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