C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< Madame, Le Chevalier dEon. | Les alliances avec le Diable. | Jeanne est faite prisonnière. >>
La politique d'Hitler n'avait qu'un seul but : effacer l'humiliation et le « Diktat » du traité de Versailles de 1919, par lequel l'Allemagne était sortie vaincue du premier conflit mondial, face à l'ennemi héréditaire, la France. Pour se présenter, à nouveau, en force, devant les armées françaises, il devait manœuvrer finement pour remilitariser en douceur et neutraliser politiquement les grandes puissances voisines. C'est ainsi qu'il orchestrera une série d'accords et d'alliances, prétendument de paix, en fait pour se prémunir d'une attaque à droite quand il concentrait ses forces à gauche.
Le maillon faible était l'Italie qui ne se méfia pas. En Octobre 1936, le comte Ciano, gendre de Mussolini, rendit compte en ces termes de l'accord d'amitié, signé à Berchtesgaden, entre l'Allemagne et l'Italie : « Cette verticale Berlin-Rome n'est pas un diaphragme, mais un Axe autour duquel peuvent s'unir tous les Etats européens ». Un axe, le mot fera florès et désignera les puissances alliées à l'Allemagne, dont le Japon qui la rejoindra en Novembre.
L'Allemagne et le Japon signent, ensuite, le « Pacte anti-Komintern », en Novembre 1936, n'osant pas citer directement l'URSS, crainte par les deux puissances. Contraint d'abandonner sa protection sur l'Autriche, Mussolini s'associa à ce Pacte en 1937. Le Japon rejoindra aussi l'Axe en Septembre 1940.
L'annexion par Hitler, en 1938, de l'Autriche (Anschluss), de culture germanique, fut présentée comme une exception et donc acceptée par les autres capitales. Celle des « Sudètes » allemandes de Tchécoslovaquie fit faire la grimace à certains diplomates alliés mais le Führer multipliait les déclarations et gestes d'apaisement, endormant la méfiance des Chamberlain et autres Daladier, jusqu'à les convier, avec Mussolini, à signer les accords de Munich, ce dont ils se félicitèrent tous, puisque la Paix était préservée. L'invasion de la Tchécoslovaquie, peu de temps après, leur confirma leur erreur.
Mussolini jalousait Hitler pour ses réussites sociales et son nationalisme renaissant. Il se mit à l'imiter, adoptant le « pas de l'oie » pour ses troupes de parade, se lançant dans le racisme anti-sémite, à tel point que le pacte d'assistance mutuelle en cas d'agression, parut au Duce tout naturel. Cette Alliance offensive, du nom de « Pacte d'acier », fut signée le 22 Mai 1939 à Berlin par Joachim von Ribbentrop et le Comte Ciano (encore lui), pacte par lequel les deux nations se garantissaient leur « Lebensraum », leur espace vital. Ce pacte fonctionna notamment lors de la guerre d'Espagne, avec le général Franco et en 1941 quand Hitler envoya l'Afrika-Korps du général Rommel pour sauver les Italiens en Libye.
Les revendications allemandes sur le couloir de Dantzig réveillèrent, enfin, les chancelleries anglaises et françaises. Pas touche à la Pologne. Mais que va faire la Russie ? Le ballet diplomatique pour l'obtention de nouveaux accords reprit de plus belle et c'est l'Allemagne qui remporta la mise en concluant le Pacte germano-soviétique du 23 Août 1939. Dès lors, le sort de la Pologne, prise en tenaille, était réglé.
On connaît la suite, déclarations de guerre début Septembre 1939, Blitzkrieg et embrasement progressif de la planète jusqu'au suicide du Führer, le 30 Avril 1945.
C'est Churchill qui résumera le mieux la naïveté des hommes politiques, face à la volonté d'expansion d'Adolf Hitler, en disant à Chamberlain : « You were given the choice between war and dishonour. You chose dishonour and you will have war », vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre. That's great and true, Winston !
Publié par Papyves à 08:18:35 dans Faits politiques. | Commentaires (5) | Permaliens
23-05-2008 03:37
De Gilles Sujet:
Hitler et Staline
22-05-2008 08:55
De ratminagrobis
Sujet:
bonjour l'historien Url: [Liens]