C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Je vous donne mon mail personnel, si vous voulez vraiment me joindre : logetteyves@yahoo.fr,. Merci de votre fidélité. Papyves.
Tous les élèves, en classe, savent que Christophe Colomb a découvert l'Amérique. Mais, lui, mourra le 20 Mai 1506 sans jamais l'avoir su. Voici pourquoi :
Bien que les historiens se disputent sur sa nation d'origine, en le qualifiant tantôt de Catalan ou de Portugais, de Provençal ou de Corse, tantôt d'Italien ou de Juif espagnol, ils semblent s'accorder pour le faire naître à Gênes vers 1451. Gênes, à cette époque, est effectivement totalement tournée vers les activités maritimes, pour lesquelles il se passionne dès le plus jeune âge.
Cristoforo Colombo ( Cristobal Colon, en espagnol ) a lu Ptolémée certifiant que la terre était ronde, et les récits de Marco Polo, et il rêve d'atteindre les « Indes » et ses épices par le « Ponant », l'Ouest. L'occasion lui en est donnée quand les Turcs bloquent, en 1476, les passages terrestres vers l'Orient. Il décide donc qu'il voguera plein Ouest sur la « mer Océane », ( l'Atlantique, totalement inconnu ). Le robuste gouvernail d'étambot sur les nouvelles caravelles portugaises, l'astrolabe perfectionné par les Arabes, de nouvelles cartes marines et, bien sûr, la boussole, autorisent de grandes traversées.
Après plusieurs échecs de cour royale en cour royale, il réussit à persuader les Espagnols ( en fait, Aragon et Castille ) de financer l'armement de sa première expédition. D'après ses calculs, les Indes ne sont qu'à 6.000 miles. Il se trompe et le voyage semble bien long aux équipages qui se mutinent mais, fort heureusement, Colomb bute sur des îles peuplées « d'indiens » nus. Il vient d'effectuer la découverte du « nouveau monde » qu'il persistera à nommer, toute sa vie, les Indes ou la Chine. Nous sommes le 12 Octobre 1492 et ses 3 caravelles mouillent devant l'île de San Salvador, aux Bahamas, après 35 jours interminables. Puis ce sera Haïti, Cuba et, plus tard, Trinidad et les côtes du Vénézuéla au débouché de l'Orénoque, une nouvelle île selon lui alors qu'il a découvert les « Amériques », nom qu'on leur donnera après « Amerigo » Vespucci.
Colomb lancera 4 expéditions de ce type, d'inégale ampleur, quant au nombre de navires et de matelots, au gré de la confiance qu'on lui accorde ( celle-ci se mesure en poids d'or rapporté ) et, justement, les 500 esclaves indiens qu'il ramène, pour preuve de sa bonne foi, sont considérés comme des « sujets » et non des esclaves, par la reine Isabel. Il tombe alors en disgrâce, est enchaîné en cale sèche pour le trajet retour, alors que les contrats signés jusqu'alors l'ont fait « Amiral de la mer Océane » et « Vice-roi des Indes occidentales », riche de toutes les terres et trésors découverts dans cette mer des Caraïbes.
Abandonné de tous, sauf de ses frères, Christophe Colomb meurt à Valladolid, en 1506, dans l'indifférence générale, alors qu'il avait donné à l'Espagne les plus grands territoires. Quand enfin on s'apercevra de l'importance de cette découverte, sa dépouille sera revendiquée, pour être honorée. C'est ainsi que Colomb voyagera encore, dans son cercueil, jusqu'à Séville puis Saint Domingue, La Havane et à nouveau Séville. Il avait tenu à être inhumé avec les fers qui lui enserraient les chevilles pendant sa disgrâce. On n'a jamais vu un mort voyager autant. Sacré Colomb, va !
Publié par Papyves à 08:21:20 dans Conquêtes | Commentaires (0) | Permaliens
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