C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
Depuis le 27-12-2007 :
352272 visiteurs
Depuis le début du mois :
676 visiteurs
Billets :
272 billets
Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< Acide Désoxyribo Nucléique. | Le nuage de Tchernobyl. | Pause >>
Comme souvent, une grande catastrophe naît de l'accumulation de négligences et d'erreurs bénignes en soi mais qui, cumulées, s'avèrent dramatiques. Ce fut le cas ce 26 Avril 1986 autour du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, à 110 kilomètres de Kiev, en Ukraine.
La centrale nucléaire Lénine, sur un affluent du Dniepr près de Tchernobyl ( noir et blanc, en russe ), est une vieille centrale de 1977, dont le cahier des charges et les normes de construction n'avaient pas été respectés et qui ne dispose pas d'enceinte de confinement, de type Three Mile Island, par exemple.
Ce 26 Avril, les opérateurs de la centrale effectuaient un test sur un système de contrôle électrique de l'un des 4 réacteurs. Pour cela, les systèmes de sécurité avaient été désactivés, et les signaux de dysfonctionnement mal interprétés. Au départ, une température excessive à l'intérieur de la cuve où sont situés les barres (crayons) de combustible nucléaire et le graphite, servant de modérateur, entraîne une surpression et l'explosion thermique du cœur de cette partie de centrale. La dalle du toit en béton, de 200 tonnes, saute et libère, dans l'atmosphère, des matériaux gazeux ou solides, fortement radio-actifs. Qui plus est, cette dalle retombe sur le réacteur en dessous qui entre en fusion. Cette explosion a été entretenue, par la suite, par la combustion du graphite. Un ballet d'hélicoptères ( Vidéo ) sera chargé de déverser des milliers de sacs de sable, d'argile et de plomb dans le brasier pour arrêter la réaction incontrôlée.
D'emblée, fidèles à la culture du secret du système soviétique, les autorités ont minimisé la gravité, prétendument moyenne, de l'accident (en fait, de niveau 7, le plus élevé) et n'ont jamais averti des risques encourus, les ouvriers et soldats qu'ils ont envoyés en grand nombre pour colmater le trou béant, construire un « sarcophage » géant et ramasser les débris. Ce n'est que lorsque la Suède détecte un taux anormal de radioactivité dans l'atmosphère, deux jours plus tard, que les autres pays d'Europe vont s'inquiéter et que l'Agence soviétique Tass sera obligée de donner quelques détails sur l'explosion et ses conséquences. Il faudra bien aussi évacuer les 115.000 habitants qui résidaient dans un rayon de 30 kilomètres autour du site.
La déflagration a projeté dans l'air un immense nuage, fait de débris divers, tous lourdement radio-actifs et dont les effets s'atténueront avec le temps. Les vents vont pousser et disperser ce nuage sur toute l'Europe mais certains gouvernements, comme la France, auront peur d'en révéler toute l'étendue.
Dans les mois qui ont suivi, quelques 600.000 ouvriers « liquidateurs », venus d'Ukraine, Biélorussie, Pays Baltes ou Russie, ont été chargés de décontaminer le terrain, sans bénéficier, pour eux-mêmes, de protection suffisante. Beaucoup en sont morts ou ont contracté des cancers, notamment de la tyroïde. En 2000, les autres tranches de la centrale ont été arrêtées, sous la pression de l'Union européenne et en échange d'aides financières importantes.
Le bilan réel des victimes ne sera jamais connu avec certitude. On l'estime à des centaines de milliers de morts ou de malades, atteints de leucémies, cancers multiples ou déformations congénitales. Mais, à quelque chose malheur est bon, dit le proverbe, et cet accident forcera toutes les autres nations à renforcer leurs propres mesures de sécurité, même si leurs centrales sont mieux conçues et mieux contrôlées.
On sait que l'économie mène le monde et que 1 kg d'uranium produit la même quantité d'énergie que 50 wagons de charbon mais Tchernobyl fut un avertissement pour l'humanité. Ne l'oublions pas !
Publié par Papyves à 01:21:33 dans Faits de Société. | Commentaires (4) | Permaliens
09-05-2008 12:33
De Papyves Sujet:
Plusieurs Url: [Liens]
09-05-2008 11:54
De Stéphane Sujet:
Source
07-05-2008 12:28
De TAOMUGAIA
Sujet:
erreur humaine Url: [Liens]