C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< Mort de Boris Eltsine. | La Marseillaise. | Acide Désoxyribo Nucléique. >>
Rouget de l'Isle, de son vrai nom Claude Joseph Rouget « de Lisle », n'est pas plus marseillais que l'hymne qu'il a composé. Il est né à Lons-le-Saunier en 1760 et deviendra officier français du Génie en même temps que poète et auteur dramatique.
C'est dans la nuit du 24 Avril 1792 qu'il improvisera, sur demande du baron Frédéric de Dietrich, maire de Strasbourg, son « Chant de guerre pour l'Armée du Rhin », dédié au maréchal Lukner. Quatre jours plus tôt, la France a déclaré la guerre à l'Autriche et Dietrich s'adresse au jeune Rouget de Lisle qu'il sait violoncelliste à ses heures, en ces termes : « Monsieur de Lisle, faites-nous quelque beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l'appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la nation ». Le capitaine s'exécute aussitôt avec fougue. Le lendemain, le chant est prêt. Pour les paroles, il s'est inspiré des affiches de conscription et des chansons populaires de l'époque. La musique sera esquissée sur son violon.
Entonné par le bataillon des volontaires Marseillais dans leur marche vers Paris en Juillet Août 1792, ce chant martial est très vite appelé « La Marseillaise » par les Parisiens et il accompagnera partout en Europe, au XIX° siècle, le mouvement des nationalités avant d'être supplanté par l'Internationale. Le 14 Mars 1879, la III° République en fait l'hymne national français par une loi. Dès lors, il sera chanté dans les écoles et sur tous les champs de bataille.
Ayant eu un premier succès avec l'Hymne à la Liberté, mis en musique par Ignace Pleyel, royaliste autrichien, Rouget de Lisle avait composé d'autres chants patriotiques ou engagés et publié plusieurs œuvres, en vers ou en prose mais sa carrière littéraire ne perce pas, bien qu'il soit en phase, dans ses textes, avec toutes les époques, royauté, révolution ou restauration. Il finira sa vie dans une situation précaire, devant même vendre l'héritage de son père. Malade, il est recueilli par un camarade de l'Armée et s'éteint chez celui-ci, à Choisy-le-Roi en Juin 1836, à 76 ans. Raymond Poincaré fera transporter ses cendres aux Invalides en 1915.
La ville de Lons-le Saunier lui a rendu de nombreux hommages, lui élevant notamment une statue, commandée à Bartholdi, cestui-là même qui façonna la statue de la Liberté offerte à la ville de New York.
En tant qu'hymne national, inscrit dans la Constitution, la Marseillaise est immuable, même si les paroles paraissent un peu trop guerrières à certains. La transformer aujourd'hui serait comme changer les trois couleurs du drapeau. Impensable !
Publié par Papyves à 08:09:25 dans Faits politiques. | Commentaires (0) | Permaliens