C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
Depuis le 27-12-2007 :
372066 visiteurs
Depuis le début du mois :
20470 visiteurs
Billets :
272 billets
Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< Zapata assassiné. | Le tyran Idi Amin Dada. | Le premier Homme dans lespace. >>
Né Ougandais nubien dans la région de Kampala, non loin du lac Victoria, le jeune Idi Amin Dada est gardien de chèvres avant d'intégrer, en 1946, comme aide cuisinier, le régiment des King's African Rifles de l'Armée impériale britannique, stationné à proximité. Son physique impressionnant (1m91, plus de 100kg) le prédispose pour être soldat plutôt que cuisinier. Il se fait ainsi remarquer par sa cruauté envers les Mau-Mau du Kenya qu'il est chargé de combattre au sein de son bataillon. Caporal puis sergent en 1953, bien qu'analphabète, il est fait effendi, plus haut grade pour un noir dans l'armée coloniale. Responsable d'un véritable massacre contre des nomades, en 1962, dans plusieurs villages, il ne sera pas inquiété du fait que l'indépendance est proche et qu'il faut garder des liens avec ces soldats du cru. Amin aura traversé cette période militaire en étant, en outre, consacré champion de natation et de boxe.
Après l'indépendance, en 1962, le premier ministre ougandais, Milton Obote, originaire d'une ethnie du Nord comme lui, récompense Idi Amin de son soutien en le nommant commandant adjoint de la jeune armée, puis Général chef d'état-major. Obote, lui-même, se proclame Président en destituant son prédécesseur Mutesa. Mais, après avoir appris qu'Obote planifiait de l'arrêter pour détournement de millions de dollars des fonds de l'armée, Amin Dada profite d'un voyage d'Obote à Singapour pour prendre le pouvoir par un coup d'Etat, le 25 Janvier 1971.
Dès lors, le pays va vivre une période d'atrocités et d'éliminations brutales sans précédent. Les escadrons de la mort du State Research Bureau pourchassent et assassinent, parfois à la dynamite, tous ceux qui ne soutiennent pas le coup d'état. Une tentative de reprise de pouvoir d'Obote depuis la Tanzanie se solde par une sanglante répression.
En même temps que le régime se militarise, l'économie se dégrade : En Août 1972, à la suite d'un rêve, Amin donne 90 jours aux 50.000 Indo-pakistanais pour quitter le pays. Or, ce sont eux qui détenaient les principaux commerces et entreprises d'Ouganda. Au fur et à mesure que la vraie nature d'Amin se révèle, les pays étrangers se détournent de lui, ferment leurs ambassades et refusent de lui vendre de nouvelles armes. Idi Amin se tourne alors vers Kadhafi et les mouvements de libération palestiniens. C'est ainsi qu'il autorise, en 1976, un airbus détourné de Tel-Aviv vers la Libye, à se poser à Entebbe, au Sud de Kampala. Les otages, qui devaient être échangés contre des prisonniers de la Fraction armée rouge, sont finalement libérés par un commando israélien. Le succès de l'opération va contribuer largement à la chute du dictateur.
Amin, depuis son coup d'état, s'était autoproclamé Maréchal et Président à vie. Il s'était accordé, en tant que « dernier roi d'Ecosse », un nombre impressionnant de médailles, dont la Victoria Cross et la Military Cross, au titre de campagnes militaires en Birmanie qu'il s'était inventées. Il voyait la présidence de la future réunion de l'OUA, en 1975, comme son apothéose : Election d'une « miss OUA », rallye automobile auquel le maréchal participa au volant de sa Citroën-Maserati, démonstration militaire sur les rives du lac Victoria, tout fut bon pour lui donner de l'éclat.
En 1979, en proie à des révoltes civiles et des mutineries militaires, Amin croit sauver son régime aux abois en envahissant la Tanzanie, mais la contre-attaque qui pousse jusqu'à Kampala, sa capitale, l'oblige, le 11 Avril, à s'exiler en Arabie Saoudite où il décédera, seul, en 2003, à 80 ans supposés, sans jamais avoir été inquiété pour les 300.000 victimes et le pays en ruine laissés derrière lui.
Finalement, à la longue, les « bouffonneries » de Big Daddy n'amusaient plus personne.
Publié par Papyves à 00:12:56 dans Faits politiques. | Commentaires (2) | Permaliens
10-04-2008 14:26
De Olivier Sujet:
Amin Dada