C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
« Plutôt mourir debout que vivre à genoux ». Cette belle maxime survivra à son auteur de la révolution mexicaine du début du siècle.
Métis indien, Emiliano Zapata est né en 1879 dans un village de l'Etat du Morelos, au Sud du Mexique d'un père métayer, petit propriétaire qui élève et dresse les chevaux. Sa famille s'est battue contre l'Espagne et contre l'intervention française à l'époque de Camerone. Elu Président du Comité de défense de son village, il s'oppose alors aux exactions des grands planteurs. Il ressent profondément les injustices dont sont victimes les peones ( paysans pauvres ) obligés de travailler dans les haciendas, ces grandes plantations qui produisent massivement de la canne à sucre et sont soutenues par le dictateur Porfirio Diaz.
Pendant que, dans le Sud du pays, Emiliano Zapata recrute des bandes révolutionnaires à base de paysans, un autre guérillero, Pancho Villa, soulève les paysans du Nord, au cri de « Tierra y Libertad », terre et liberté. En Novembre 1911, un ancien propriétaire terrien qui avait aussi promis la restitution des terres aux peones, Francisco Madero, accède à la présidence mais refuse d'appliquer cette mesure, une fois élu. Il tente même d'acheter Zapata qui le repousse et présente, au contraire au gouvernement, le Plan de Ayala qui propose, maladroitement écrit, des réformes agraires radicales en faveur des petits paysans. « Editez-le, ainsi tout le monde saura que Zapata est fou » dira Madero.
Après presque trois ans de guérilla, en Février 1913, Madero est assassiné par le général Huerta qui s'est retourné contre son chef et se fait désigner Président. L'opposition s'organise autour de Zapata, Pancho Villa et du Gouverneur Carranza, face à une armée gouvernementale qui fait régner la terreur. Certains intellectuels de Mexico rejoignent Zapata dont la renommée grandit. Mais aucun accord n'est trouvé pour désigner un chef suprême, objectif de Carranza, et unir ces trois forces révolutionnaires. En décembre 1914, les deux armées de libération de Zapata, l'« Attila du Sud » et de Villa, le « Centaure du Nord » investissent Mexico, les deux chefs se font photographier dans le Palais Présidentiel mais, n'étant pas faits pour la politique, ils quittent bientôt la ville pour que leurs troupes reprennent les travaux des champs.
Carranza en profite. Sous prétexte de pacification, il lance depuis Veracruz des actions violentes pour isoler Zapata dans sa région de Morelos. Mais Zapata reste toujours incontrôlable et dangereux.
Déçu par le comportement de son ancien compagnon Carranza qui oublie ses promesses, Zapata, illettré, lui fait écrire une lettre de reproches qui sera sa perte. Voyant qu'il est désormais menaçant pour lui-même, et décidé à l'éliminer, Carranza tend un piège à son « ami » Zapata en le conviant à l'invitation d'un colonel rallié à sa cause. En arrivant dans l'hacienda où doit se dérouler la fête, le 10 Avril 1919, le général révolutionnaire de 39 ans est immédiatement abattu par les soldats de l'armée fédérale.
Son exemple sera repris, après 1995, par le Subcomandante Insurgente Marcos qui défendra les droits des indigènes du Chiapas, en se référant du Zapatisme. Consécration !
Publié par Papyves à 00:07:24 dans Grands Chefs | Commentaires (2) | Permaliens
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