C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Loin d'être un poisson d'Avril, malheureusement, c'est bien le 1er Avril 1994 qu'est décédé le plus célèbre photographe français contemporain, j'ai nommé Robert Doisneau, ce « braconnier de l'éphémère » ou ce « pêcheur d'images » comme il aimait à se peindre lui-même et qui est devenu mondialement connu avec des clichés noir et blanc d'anthologie comme ce fameux « baiser de l'hôtel de ville » à Paris ou les poses si touchantes d'écoliers distraits par l'horloge ou encanaillés au retour de l'école. On sourit encore à l'évocation de ces garnements qui sonnent en courant aux portes des bourgeois, dévalent les pentes de Montmartre ou reviennent, goguenards, les bras chargés du marché voisin.
Photographe du Paris éternel, romantique et populaire, Doisneau savait cueillir en douceur les petits moments de bonheur de la vie quotidienne, où cyclistes, ouvriers, amoureux ou policiers se trouvent être les acteurs involontaires d'un tableau en mouvement constant.
Né à Gentilly en 1912, au moment même où sombre le Titanic, il fait des études de graveur-lithographe et obtient son diplôme en 1929. Ses premières photographies seront des publicités puis un reportage sur le marché aux puces, vendu à l'Excelsior.
A son retour du service militaire qui confortera ses idées anarchistes, il est embauché comme photographe salarié aux usines Renault de Boulogne-Billancourt où il restera cinq ans. Au motif de « retards répétés », il s'en fait licencier en 1939 et décide de devenir photographe illustrateur indépendant. Lorsque la guerre survient, il sert dans l'armée française jusqu'en 1940 puis participe à la résistance. Ayant rejoint l'agence Rapho, en 1946 comme indépendant, il vend ses clichés à des magazines aussi divers que Life, Point de vue, Match, La vie ouvrière, Réalités ou Vogue et effectue des reportages à l'étranger ( URSS, Etats-Unis, Yougoslavie ). Témoin d'une histoire en mouvement, Doisneau aura tout photographié, du clochard à l'aristo, y compris de grandes figures de notre temps comme Picasso, Tati, Prévert ou Orson Welles et aura obtenu de nombreux prix, tels que celui de Kodak en 1947, de Niepce en 1956 ou Balzac en 1986.
Avec la notoriété viennent les contrats et la publication de nombreux ouvrages dans lesquels ses instantanés de la vie au quotidien deviennent des pages d'histoire. Maintenant toujours une certaine distance avec ses sujets, il guette avec humour l'anecdote, la petite histoire, montrant beaucoup d'ironie, de tendresse mais aussi de nostalgie.
« Moi j'aime les gens pour leur fragilité et leurs défauts » dira-t-il, « je m'obstine à arrêter ce temps qui fuit ... ». Il mourra à 82 ans au sommet de sa gloire, en laissant deux filles mais surtout une œuvre personnelle d'une extrême richesse et variété.
Chapeau l'artiste ! ( sur la photo, notez le regard de l'homme ).
Publié par Papyves à 00:46:12 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens
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