C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Né en 1636, presque en même temps que Louis XIV, Nicolas Boileau, dit aussi Boileau-Despréaux, décède à Paris le 13 Mars 1711. Après avoir eu dix enfants d'un premier lit, son père, greffier au Parlement, se remarie et en a encore six dont Boileau. Nous sommes là dans une bourgeoisie parlementaire et mondaine, entourée de religieux et de juristes. Boileau sera donc du Palais et un peu d'Eglise. A la mort du père, lorsqu'il a 21 ans, ses frères académicien et écrivain l'introduisent dans les milieux en vogue où il va développer sa liberté de jugement.
Parce qu'il l'admire, il soutient Molière dans la querelle de l'Ecole des Femmes mais il restera toujours misogyne. Chargé, grâce à Madame de Montespan et bien malgré lui, d'écrire l'histoire du roi, avec son ami Racine, il ne sera pas le flatteur escompté mais sera reçu à l'Académie française en 1684. Il pense déjà à ses « satires » des mœurs du temps, impitoyables et efficaces et qui lui vaudront sa notoriété et des ennemis. Il fréquente ses aînés Molière et La Fontaine mais il reste isolé en son temps, comme lors de la querelle des Anciens et des Modernes, où il attaque le moderne Perrault, coupable de prétendre que le siècle de Louis XIV était supérieur, en matière littéraire, à celui de Périclès et d'Auguste.
Passionné par la poésie en vers, prônant un nouvel Art poétique, parodiant le Cid et la tragédie dans le « Lutrin », il est hostile aux flatteurs et montrera toute sa vie une rare indépendance. C'est contre la casuistique ( argumentation morale sur les cas de conscience ) qu'il mènera son dernier combat en se rapprochant de la dure morale janséniste de Port-Royal, alors persécuté par les Jésuites.
De l'édition de ses « Œuvres », dont toutes ne seront pas publiées, on retiendra ses épîtres et surtout ses satires. C'est dans « Art poétique », en 1674, que l'on trouve quelques bons mots qui ont fait le bonheur de nos leçons de morale ou de civisme, en école primaire :
« Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ».
« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ».
« Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire ».
Quelle belle période littéraire féconde qui annonce le siècle des Lumières !
Publié par Papyves à 00:15:34 dans Faits de Société. | Commentaires (3) | Permaliens
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