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Lebuzuk - historik

Les délires d'histoire de Papyves.../...ça s'est passé aujourd'hui !

Papyves

C'est  sympa  un  Blog : On  peut  aller  au  bout  de  son  monologue  sans  risquer  d'être  interrompu.  On  n'est  même  pas  obligé  de  lire  les  commentaires  d'autrui.


Non,  je  rigole,  si  j'écris  c'est  pour  être  lu,  pardi.  Alors,  bonne  lecture.  Vous  pouvez  zapper,  je  ne  m'en  offusquerai  pas.


En  fait,  si  je  suis  là,  c'est  parce  que  je  cherche  surtout  à  me  souvenir  de  l'anniversaire  du  jour.  Que  s'est-il  passé  aujourd'hui ?  On  oublie  trop  le  passé.  L'histoire  nous  apprend  pourquoi  nous  en  sommes  arrivés  là.  J'évite  quand  même  de  choisir  un  événement  anniversaire  qui  sera  bien  médiatisé. 

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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.

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Ce qui se conçoit bien … | 13 mars 2008

 

Né en 1636, presque en même temps que Louis XIV, Nicolas Boileau, dit aussi Boileau-Despréaux, décède à Paris le 13 Mars 1711. Après avoir eu dix enfants d'un premier lit, son père, greffier au Parlement, se remarie et en a encore six dont Boileau. Nous sommes là dans une bourgeoisie parlementaire et mondaine, entourée de religieux et de juristes. Boileau sera donc du Palais et un peu d'Eglise. A la mort du père, lorsqu'il a 21 ans, ses frères académicien et écrivain l'introduisent dans les milieux en vogue où il va développer sa liberté de jugement.

Parce qu'il l'admire, il soutient Molière dans la querelle de l'Ecole des Femmes mais il restera toujours misogyne. Chargé, grâce à Madame de Montespan et bien malgré lui, d'écrire l'histoire du roi, avec son ami Racine, il ne sera pas le flatteur escompté mais sera reçu à l'Académie française en 1684. Il pense déjà à ses « satires » des mœurs du temps, impitoyables et efficaces et qui lui vaudront sa notoriété et des ennemis. Il fréquente ses aînés Molière et La Fontaine mais il reste isolé en son temps, comme lors de la querelle des Anciens et des Modernes, où il attaque le moderne Perrault, coupable de prétendre que le siècle de Louis XIV était supérieur, en matière littéraire, à celui de Périclès et d'Auguste.

Passionné par la poésie en vers, prônant un nouvel Art poétique, parodiant le Cid et la tragédie dans le « Lutrin », il est hostile aux flatteurs et montrera toute sa vie une rare indépendance. C'est contre la casuistique ( argumentation morale sur les cas de conscience ) qu'il mènera son dernier combat en se rapprochant de la dure morale janséniste de Port-Royal, alors persécuté par les Jésuites.

De l'édition de ses « Œuvres », dont toutes ne seront pas publiées, on retiendra ses épîtres et surtout ses satires. C'est dans « Art poétique », en 1674, que l'on trouve quelques bons mots qui ont fait le bonheur de nos leçons de morale ou de civisme, en école primaire :

« Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ».

« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ».

« Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire ».

Quelle belle période littéraire féconde qui annonce le siècle des Lumières !

 

Publié par Papyves à 00:15:34 dans Faits de Société. | Commentaires (3) |

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