C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
Henri de Navarre, premier souverain français de la branche dite de « Bourbon », est sacré Roi de France en l'église de Chartres par l'archevêque de Bourges, le 27 Février 1594. Il prend alors le nom de Henri IV. La cérémonie n'a pas pu se dérouler à Reims, comme les anciens Capétiens l'avaient fait avant lui, car la ville appartient aux Guise, opposés aux Bourbons.
Originaire du Béarn, né au château de Pau, Henri IV est huguenot ( protestant calviniste ). Succédant à sa mère, Henri devient d'abord roi de Navarre en 1572 puis se marie à Marguerite de Valois, sœur de Charles IX dite la « reine Margot » mais qui est catholique. Cette dualité de religions à la tête du royaume entraînera le massacre de la « Saint Barthélémy » déclenchée, le 24 Août 1572, par la reine-mère Catherine de Médicis qui veut éviter la guerre avec la catholique Espagne et pousse à l'élimination des chefs protestants, dont l'amiral Gaspard de Coligny, qui en étaient partisans. Plus de 5.000 victimes seront dénombrées sur tout le territoire en quelques semaines d'un exorcisme collectif que personne ne put arrêter. Epargné par les massacres, Henri IV est contraint de se convertir au catholicisme. Il aura cette phrase célèbre, en abjurant sa foi : « Paris vaut bien une messe ».
Après ce énième épisode des guerres de religions de cette époque, un traité de paix sera signé par Henri IV lui-même, le 13 Avril 1598, c'est « l'Edit de Nantes » autorisant, dans certaines limites, la liberté de culte pour les protestants. Après plusieurs décennies de guerres civiles, la France connaît enfin la paix. Vient alors une période de gouvernance assagie, avec des ministres compétents tels que le Duc de Sully. En 1600, après avoir fait annuler son mariage avec la reine Margot, le « Bon Roy Henry » épouse Marie de Médicis dont il aura six enfants.
Dix ans plus tard, avec une armée complètement réorganisée, Henri IV s'apprête à repartir en guerre contre les Habsbourg lorsqu'il est assassiné à Paris par Ravaillac, un catholique fanatisé, le 14 Mai 1610.
D'Henri IV, on se souvient, comme des images d'Epinal, de la « Poule au pot » qu'il souhaite voir cuire dans chaque marmite, de l'Edit de Nantes qui met fin à des années d'affrontement religieux et permet de s'occuper enfin de « labourage et pâturage qui sont les deux mamelles de la France ». On oublie les atrocités et les guerres pour sourire doucement à l'évocation de ses 13 enfants illégitimes et de ses innombrables maîtresses.
Ne disait-on pas qu'il était le « Vert Galant » ? De nos jours, cela ne se fait plus, n'est-ce pas ?
Publié par Papyves à 00:25:06 dans Grands Chefs | Commentaires (0) | Permaliens
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