C'est sympa un Blog : On peut aller au bout de son monologue sans risquer d'être interrompu. On n'est même pas obligé de lire les commentaires d'autrui.
Non, je rigole, si j'écris c'est pour être lu, pardi. Alors, bonne lecture. Vous pouvez zapper, je ne m'en offusquerai pas.
En fait, si je suis là, c'est parce que je cherche surtout à me souvenir de l'anniversaire du jour. Que s'est-il passé aujourd'hui ? On oublie trop le passé. L'histoire nous apprend pourquoi nous en sommes arrivés là. J'évite quand même de choisir un événement anniversaire qui sera bien médiatisé.
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Chers lecteurs blogeurs. J'ai reçu plusieurs messages me disant que vous avez des difficultés pour mettre des commentaires à la suite de mes billets. Beaucoup d'entre vous ne peuvent pas me répondre. Je n'y suis pour rien et n'ai pas mis de verrou. Merci de votre fidélité. Papyves.
<< Les vérités de La Palice. | La bataille dHernani. | La voiture du peuple. >>
Autorisé par le roi à créer une pièce de son choix pour la Comédie Française, le jeune auteur Victor Hugo choisit un drame historique se déroulant en Espagne qui va déclencher une véritable bataille d'artistes. Lors de la première de son « Hernani », le 25 Février 1830, en effet, les « Jeune France » conduits par Théophile Gauthier et Gérard de Nerval font un triomphe à l'auteur alors que les partisans du courant littéraire traditionnel, les « Classiques » censurent par leurs cris toute atteinte à la monarchie et aux règles admises du théâtre que ce jeune provocateur se permet de transgresser.
La pièce Hernani raconte l'histoire des amours tumultueuses d'un proscrit par le roi d'Espagne, amoureux de la jeune infante Dona Sol, elle-même courtisée par le vieux Don Ruy Gomez et le roi Don Carlos, futur Charles Quint. Victor Hugo innove en brisant les trois règles du théâtre de Boileau, « unités de lieu, de temps et d'action », mêlant lyrisme et trivialité et prenant des libertés avec le vocabulaire habituellement utilisé sur les planches. C'est le début du « romantisme ».
Durant les répétitions, les acteurs, eux-mêmes, étaient déroutés par le jeu et les textes qu'on leur imposait et proposaient des modifications. Mademoiselle Mars, par exemple, ne put pas se résoudre à déclamer le vers suivant : « Vous êtes mon lion superbe et généreux ». Victor Hugo tenait bon à chaque représentation, malgré les critiques de la presse et les attaques répétées de jour en jour par les anciens en perruques et les classiques. Il faut dire que ses amis, venus du « cénacle », tels que Honoré de Balzac, Hector Berlioz, Vigny, Musset, Alexandre Dumas étaient toujours plus nombreux et plus bruyants si bien qu'il fut de bon ton, dans les salons mondains et littéraires, de dire qu'on allait « rire à Hernani ».
Grâce à ces affrontements de courants opposés, le succès fut assuré, le romantisme à la Française lancé. Ainsi Sainte-Beuve, porte-parole du romantisme bien que dénigreur de l'art hugolien, a noté : « La question romantique est portée, par le seul fait d'Hernani, de cent lieues en avant et toutes les théories des contradicteurs sont bouleversées ».
Hernani ne fut pourtant pas la pièce la plus jouée puisque devancée par Ruy Blas, On ne badine pas avec l'amour ou Lorenzaccio.
L'année d'Hernani ( 1830 ) est aussi celle de la « Symphonie fantastique » de Berlioz et du « Rouge et le Noir » de Stendhal. Quelle ébullition artistique !
Publié par Papyves à 00:12:03 dans Faits de Société. | Commentaires (0) | Permaliens